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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Race » Le Bal aux paillettes démasqué par Yvan Attal

« Race » Le Bal aux paillettes démasqué par Yvan Attal

Est-ce qu’une robe à paillettes pourrait servir d’alibi ou de préjugés à un crime ?

Est-ce que la robe fait l’avocat ou constituerait le viol ?

Est-ce que les paillettes pourraient servir de preuve irréfutable à l’opinion préconçue ?

Est-ce que le noir est la face antagoniste du blanc ?

Bref, est-ce que « Race », en passant de Broadway 2009-2010 à Paris 2012, pourrait faire la part entre ce qui appartient à « l’affaire DSK » de ce qui a motivé l’écriture préfigurative de David Mamet ?

Si, donc, la réalité avait pu dépasser la fiction, pourrait-on s’abstraire des a priori politico-médiatiques pour établir la culpabilité ou non du prévenu ?

Un cabinet de trois avocats, composé d’un blanc, d’un noir et d’une stagiaire noire, est sollicité pour défendre un riche client blanc, accusé de viol sur une jeune femme noire, à New York.

Cela sollicite forcément la mémoire de l’actualité récente mais attention à ne pas se tromper de problématique :

« Est-ce que le fait divers peut être jugé en dehors de tout présupposé…. notamment racial ? »

Telle est la question de Mamet qui restera sans réponse élucidée, précisément …. à cause des paillettes !….

En effet, il suffirait qu’un témoin digne de confiance déclare que les fameuses paillettes auraient, fort opportunément, été retrouvées éparpillées dans la chambre du délit, pour qu’effectivement la présomption de viol se transforme en preuve établie. CQFD !

C’est, ainsi, que tout le brainstorming des trois avocats et de leur client potentiel serait balayé par une démonstration sans appel…. qui aurait la vertu de retirer une sérieuse épine d’un cabinet soucieux de sa réputation autant que de sa réussite financière.

Evidemment tout cela se passe aux Etats-Unis et ne ressemble en rien à la procédure judiciaire française dont la principale vertu est de pratiquer l’égalité de tous devant la loi excluant, de fait, toute discrimination raciale de son champ d’investigation et d’appréciation.

Reste quand même ici, comme là-bas, « l’intime conviction » à qui il est possible de faire dire beaucoup, en ce qui concerne les forces souterraines de l’inconscient… ou simplement de la cohésion sociale.

C’est, donc, dans une unité de lieu et de temps, que les quatre comédiens dialectisent autour d’une thématique socratique qu’Yvan Attal mène à la manière d’un bal masqué par Pierre Laville, d’où il serait urgent de se débarrasser de la bonne conscience… menant inéluctablement à l’impasse professionnelle.

visuel affiche

RACE - ***. Theothea.com - de David Mamet - Mise en scène : Pierre Laville - avec Yvan Attal, Alex Descas, Sara Martins & Thibault de Montalembert - Comédie des Champs-Elysées 

 


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