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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Saez - Galaxie d’Amneville (vendredi 23 avril 2010)

Saez - Galaxie d’Amneville (vendredi 23 avril 2010)

Absent de la scène depuis plusieurs années - on passera sous silence les 2 dates au Bataclan en 2007, et le début de pseudo-tournée en 2008, Saez n’en est pas moins resté productif. Entre la fin de la tournée acoustique de Debbie -achevée par un magnifique concert au théâtre municipal de Thionville le 17/12/05 auquel j’ai assisté - et le lancement de sa nouvelle tournée, Jeudi 22 avril 2010 à Lausanne, Saez a sorti pas moins de 3 albums, dont un triple, à un an d’intervalle chacun. Alors que « Varsovie - L’Alhambra - Paris » et « A Lover’s Prayer » - sorti sous le pseudonyme Yellow Tricycle ndla - n’avait bénéficié d’aucune tournée promotionnelle, son nouvel album « J’accuse  », clairement taillé pour la scène électrique, sera lui défendu partout en France, ainsi qu’en Belgique et en Suisse.

Saez_amneville_01.jpg

Galaxie – Amnéville – 23/04/10.

4 ans et demi. C’est le temps qu’il m’aura fallu attendre pour avoir la chance de revoir Damien Saez sur scène. Inutile de préciser que j’attends énormément de cette soirée. Arrivé aux environs de 18h00 devant la salle, je m’aperçois qu’une soixantaine de personnes sont déjà là, assises, debout, allongées, à l’ombre ou au soleil… Je me faufile discrètement vers les grilles et commence à attendre.

19h00. Les grilles s’ouvrent et mon projet de me placer juste devant la scène tombe à l’eau avec l’apparition d’un agent de sécurité bien décidé à faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs. Il décide, en effet, de ne laisser entrer personne tant que les rangs de l’arrière ne cesseraient pas de pousser… Résultat, plus d’une quarantaine de personnes (entrées par la seconde porte) étaient déjà amassées devant la scène à mon arrivée dans la salle. Il faudra se contenter d’être à 3m de la scène, légèrement excentré sur la gauche.


Saez amneville 02

Après plus d’une heure d’attente, les lumières s’éteignent et laissent entrer en scène Cascadeur, un drôle d’individu tout de blanc vêtu et portant un casque de pilote d’avion rétro… Un étrange énergumène qui s’installe derrière son piano et qui se lance dans un répertoire à la frontière entre la mélancolie d’Aaron, l’électro planant de Ghinzu et la voix de castra de Mika… Un mélange hétérogène qui rend plutôt bien, mais qui laisse de marbre les fans de Saez, venus pour en découdre sur du rock bien énervé.

Le Messin quittera néanmoins la scène sous des applaudissements timides après avoir troqué son casque pour un masque de catcheur mexicain sur les 3 derniers morceaux. Sa prestation n’aura duré que vingt-cinq minutes et, à en croire les échos autour de moi, ce n’était pas plus mal… Nous voilà donc parti pour 50 nouvelles minutes d’attente. La tension monte légèrement dans un public qui commence à s’impatienter alors qu’à 21h30, Saez n’est toujours pas entré en scène.

21h35. L’obscurité nous enveloppe à nouveau alors qu’une véritable explosion sonore retentit dans le public. Sous un éclairage bleu, les musiciens du groupe se mettent en place et lancent les premières notes d’une introduction instrumentale inconnue. Premier constat, l’ensemble est résolument plus rock que l’album « J’accuse ». On est dans un rock plus actuel, plus sombre et plus puissant qui laisse présager une suite à la hauteur de mes espérances.

Damien arrive à la fin de l’introduction, entame un magistrale « Les anarchitectures » immédiatement suivi d’un « Sonnez tocsin dans les campagnes » qui donne le ton d’une soirée de retrouvailles avec son public. L’heure est à la révolution, à la rébellion et à la musique, la vraie.

Saez amneville 04


Les morceaux s’enchaînent, Damien se donne à fond. Oublier les paroles d’un couplet sur « Les cour des lycées » ne le perturbe pas outre mesure. Il en faut plus, beaucoup plus pour arrêter celui que l’on appelait « Le petit prince du Rock » il y a déjà 10 ans et qui prouve désormais qu’il n’avait rien d’une étoile filante.

N’oubliant pas pour autant ses racines et son parcours, Saez nous gratifie, au milieu des extraits du nouvel album, de quelques morceaux choisis de son répertoire. Ainsi « Debbie » sera représentée par le titre éponyme ainsi que par un « Autour de moi les fous » aussi puissant que malsain. « Varsovie » se verra, quant à lui, mis en avant par « Alice » et « Jeunesse Lève-toi ». « J’veux qu’on baise sur ma tombe » viendra nous rappeler que God Blesse n’est pas qu’un double album conceptuel, il rend aussi très bien sur scène. « Fils de France » et « Embrasons-nous » ne seront pas oublier et nous montreront que, même s’il vieillit, Damien ne perd rien de son esprit revendicateur.

Après une heure et demi de scène, les musiciens s’éclipseront pour quelques instants, laissant le temps aux techniciens d’installer un siège, un pupitre et un nouveau pied de micro. Damien revient, seul, sur scène et entame un rappel à la guitare électro-acoustique. Un silence religieux tombe sur le Galaxie alors que l’artiste envoi « Jours étranges », « Putain vous m’aurez plus », « On n’a pas la thune » ou encore « Tricycle jaune ».

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Après plus ou moins vingt minutes de rappel, Saez casse une corde dans l’excitation du moment, rencontre des problèmes de sons avec la guitare de rechange et demande donc à avoir un piano en attendant que ces soucis soient réglés. « Usé » et « Saint Petersbourg » emporteront le public dans une vague d’émotions non dissimulées. Les yeux brillent, des larmes coulent, mais tous sont heureux d’être là.

Alors que l’on imagine le concert fini, les membres du groupe reviennent et entament avec Damien un ultime rappel de 3 ou 4 morceaux, parmi lesquels « Marie ou Marylin », qui permettront au public de s’enflammer une dernière fois et de se réveiller de sa torpeur sentimentale avant de reprendre la route.

Ultime remerciement, un poing levé bien haut avec la foule. S’il était froid et un peu distant au début du spectacle, les 2h30 sur scène lui ont permis de partager à nouveau avec son public et de lui prouver que le « Petit Prince » est devenu grand. Longue vie à lui.


Article : Dom Panetta


Crédits photos : Ugo Schimizzi


PLUS DE PHOTOS ICI


Plus d’informations sur Saez :

http://saez.mu/

http://www.myspace.com/saez


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1 réactions à cet article    


  • patroc 29 avril 2010 12:40

    Super !.. J’espère que sa tournée va marcher.. J’ai aimé son tout premier album (jeunes et cons). Le dernier (j’accuse) est excellent, et pourquoi pas un concert de Saez !..

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