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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Séduire c’est résister ! Bas ou collants, bon choix Mesdames (...)

Séduire c’est résister ! Bas ou collants, bon choix Mesdames !

Voici un billet pour faire des bas en ce jour de réveillon.

Les kamikazes se font exploser et pas qu’eux ; les menaces pèsent sur l’économie ; Sarkozy désespère les classes moyennes et, en plus, il n’est même plus drôle quand il passe à la télé ; et, à la télé, il va falloir se farcir Sébastien, Drucker, Ruquier, Fogiel, Foucault. Finalement, cette existence manque fichtrement (de piment et) de sens, comme a dit notre bon Sarko à Latran. Bon, on peut toujours aller voir les moines qui vont répondre à nos questions. Mais ce n’est pas la solution raisonnable. On ne vit qu’une fois. Soyons fous et posons-nous la vraie question qui importe aux dames qui se préparent pour être sur leur 31.

Mesdames, êtes-vous plutôt bas ou collants ?

Voilà une question des plus fondamentales qui se posent dans notre monde post-moderne, une question tout aussi essentielle que Stone ou Led Zep, Agoravox ou Rue89, Saint-Laurent ou Mugler, Dolce ou Gabana, Sarko ou Royal, Télérama ou Télé 7 jours. Autrement dit, que portent les femmes sous leur jupe ? Ah que voilà une question frivole et pourtant, contrairement à ce qu’on peut penser, il y a quelque élément culturel et subversif en filigrane de ce sujet que les grandes chaînes publiques se refusent à aborder, que ce soit chez JPP ou Drucker, apôtres du socialement correct ; si bien que la chaîne Arte a pris cette délicate affaire en main en nous proposant un regard croisé sous les jupes des femmes, avec force évocations historiques. Pourrait-on philosopher sur un sujet si léger en apparence ? Oui, certainement, car l’Eros et le désir sont l’essence de l’homme, comme le travail. Et que l’évolution de la perception du porte-jarretelles à travers les âges dévoile en quelque sorte des processus de transformation des valeurs. Un thème tout trouvé pour être pensé dans un cadre nietzschéen. S’il y a une généalogie de la morale, il existe aussi une généalogie de l’érotisme, ce qui se comprend aisément car l’érotisme n’est-il pas l’essence de la morale libertine ?

Le porte-jarretelles fut inventé à la fin du XIXe siècle, pas par Gustave Eiffel comme le raconte un canular de L’Echo des savanes, mais par un corsetier qui eut l’idée de fabriquer un système d’attache des bas datant de Louis XIV, pour des raisons exclusivement médicales, les jarretières occasionnant des problèmes de circulation chez certaines femmes. Ce dispositif fut jugé très tôt inesthétique, avant de devenir un objet de séduction. Marx avait introduit la valeur d’utilité ou d’usage et s’il y a une leçon à retenir, c’est que l’usage du porte-jarretelles varie au cours des âges, autant que la signification qu’il véhicule et le désir qu’il provoque. C’est comme l’automobile, jugée en 1900 comme un véhicule hautement dangereux par certains qui n’auraient jamais imaginé que cet objet puisse devenir d’un usage aussi courant que le fut le cheval à leur époque.

Les dessous féminins, et en l’occurrence le porte-jarretelles, participent d’une économie du désir rapprochant deux subjectivités pour autant qu’elles parviennent à leur détermination. Cet objet de séduction pourrait même être utilisé pour expliquer la philosophie de la sollicitude (Ann van Sevenant, Vrin, 2001) et ce passage assez obscur de la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel, dans le chapitre « force et entendement », où il est question de forces sollicitantes qui à leur tour deviennent sollicitées. Ainsi pourrait-on penser du regard sibyllin de l’amant lorgnant d’ordinaires collants sous la jupe de sa maîtresse qui, loin d’être indifférente, choisira avec soin ses dessous pour une prochaine entrevue où cette fois, l’ordre sera inversé et ce sera elle qui prendra le côté sollicitant entraînant son amoureux dans une folle érotisation de ses neurones.

Grâce au porte-jarretelles, nous avons appris que la valeur d’usage (Marx) d’un objet peut varier énormément, que cet objet participe d’une intersubjectivité des désirs (Hegel), entre deux êtres, mais aussi titre social, comme expression d’une culture du désir et de l’Eros, enfin, l’appréciation en terme de valeur (Nietzsche) participe d’une généalogie de la morale libertine à travers les décennies du XXe, ce que nous allons rapidement explorer. Mais c’est sans doute Claude Brasseur qui en parlerait le mieux, lui qui affirme que « ôter un collant à une femme, c’est comme peler une pomme de terre. Le geste est le même. Par contre, le porte-jarretelles m’a toujours fait rêver. »

Un rappel de nos années récentes. Dans les années 1930, le porte-jarretelles, associé au bas nylon, deviendra le symbole de la féminité et de la provocation, notamment grâce à l’affiche de L’Ange bleu où Marlène Dietrich prend une pose plus que suggestive. Après la guerre, cet objet devient ou bien utilitaire et alors il est caché, comme une vulgaire culotte, alors que lorsqu’il s’affiche ostentatoirement, il évoque la vulgarité de la prostituée. Les années 1960 et l’avènement du collant sont perçus comme un instrument de libération par les femmes qui osent la minijupe. Les références du désir ont changé. Adieu les bas nylons d’antan et les élastiques qui claquent. Puis les années 1980 annoncent le retour du porte-jarretelles, notamment à l’initiative de Chantal Thomas et voilà que cet objet s’embourgeoise, devient un symbole de séduction allié à l’esprit hédoniste des classes issues de Mai-68. Et la télé de diffuser des émissions coquines en fin de soirée pour égayer les neurones en mal d’émotions érotiques. Les significations changent. Ce fut le cas de la morue, longtemps considérée comme un plat de prolétaire et qui, en l’espace de quelques années, est devenu un mets fort apprécié par les classes moyennes et bourgeoises, et d’ailleurs fêté à Bègles sous la bienveillance de Noël Mamère et ses services municipaux qui orchestrent ces agapes goûteuses où il faut débourser au moins 20 euros par tête de pipe pour participer dans les restaurants assermentés auprès du maire. Et pas question de se pointer avec sa morue en porte-jarretelles en quête de pipe.

Après l’insouciant hédonisme des années 80, la reprise en main de l’ordre moral par les médias est en route et les émissions affriolantes en déroute. Le porte-jarretelles ne s’affiche plus, sauf dans quelques brèves d’info à l’occasion du salon de la lingerie. L’érotisme, c’est comme la religion, c’est du domaine privé, dira-t-on. Alors que les goûts sont inversés. Rien de plus vulgaire qu’une minijupe portée avec des collants et une paire de bottes à talon aiguille. Par contre, le bas nylon, avec couture, devient une marque d’élégance et de classe, lorsqu’il est porté sous une robe Lacroix ou un tailleur Saint-Laurent ou n’importe quelle tenue accessible pour pas cher dans les boutiques branchées ; détail qui a son importance, attestant que la séduction n’exige pas tant une grande fortune qu’une richesse de l’esprit doublée d’une générosité de l’âme, Mesdames ! Ne serait-ce pas aussi une marque de résistance, de remède à la morosité, d’invitation à prendre quelque distance avec le monde pour un voyage clandestin dans le pays de la séduction lorsque les dames affirment leur divinité d’Eros déclinée avec un porte-jarretelles ou une guêpière tissée dans de la soie ou dans ces nouvelles matières synthétiques aux reflets scintillants. Et pour prendre un peu de hauteur en ce monde pénétré de bassesses politiques et médiatiques, ces dames chausseront une paire d’escarpins à talons, et si nécessaire une bride pour débrider le suggestif d’un bas vintage au talon délicatement renforcé par un motif géométrique.

Alors que Sarkozy, de plus en plus collant, nous envoie vers les nonnes pour satisfaire nos aspirations spirituelles, provoquons-le des bas, en affirmant la séduction féminine comme acte de résistance et mode de subversion face à ce monde voué au matériel tristement prosaïque et bêtement festif. L’Eros comme le beau renvoie à la dimension esthétique de l’esprit, à un art et si, comme le dit Deleuze, créer c’est résister, alors osons clamer que séduire c’est résister. Si on révolutionne la séduction, la révolution se fera désirer. Et pour finir, quelques citations extraites d’un savant livre sur ce sujet.

Baudelaire : désir, vieil arbre à qui le plaisir sert d’engrais.

Jacques Laurent : c’est un ornement fantastique. Si mes femmes y sont si sensibles, c’est qu’il y a un rapport de leurs corps et de leurs formes avec cette lingerie.

Geneviève Dormann : il y a des soirs à porte-jarretelles et des soirs à culotte en coton. Les femmes s’habillent en fonction des hommes. Quand je sors, j’aime la soie, le noir, mes fines jarretelles.

Claude Brasseur : ôter un collant à une femme, c’est comme peler une pomme de terre. Le geste est le même. Par contre, le porte-jarretelles m’a toujours fait rêver.

Luis Féraud : toutes les conditions sont réunies pour que l’on assiste au retour du porte-jarretelles après l’éclipse qu’il a subie sous le règne du collant.

Dominique Lavanant : il m’arrive de porter des guêpières le soir, pour le monsieur qui partage ma vie, même si le jour, le jean est plus pratique. Ca m’amuse de jouer à la femme-objet parce que c’est pour moi complètement un rôle de composition.

Jeanne : rien de plus doux qu’un bas qui remonte sur la peau, c’est une caresse inimitable. J’aime aussi savourer la surprise des hommes. Quand sa main franchit la frontière de la soie, découvre la cuisse tiède. Il m’emmène au restaurant. Il sait mais ne peut pas me toucher ni le voir. Il imagine.

Régine Desforges : je ne porte que des dessous noirs, des bas et des porte-jarretelles en soie.

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45 réactions à cet article    


  • JoëlP JoëlP 31 décembre 2007 11:28

    Voilà enfin un article essentiel pour un 31. Informatif, documenté, sans parti pris... qui pour une fois ne parle pas de NS et CB... C’est bien.

    Un précision, la remarque « il m’arrive de porter des guêpières le soir, pour le monsieur qui partage ma vie, même si le jour, le jean est plus pratique. Ca m’amuse de jouer à la femme-objet parce que c’est pour moi complètement un rôle de composition » n’est pas de Dominique Lavanant mais de Carla Bruni.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 décembre 2007 11:32

      Ah non, la phrase serait plutôt de Sarkozy, qui se rêve en homme objet, pour un rôle de composition, face aux sujets de sa roipublique


    • Dégueuloir Dégueuloir 31 décembre 2007 11:59

      Il y a des hauts Et puis il y a des bas Dans le bas du dos File le débat Tout en haut du château d’eau S’écoulent des ébats Bien loin des badauds qui passent là-bas, en bas Ta source me rend béat Allez, file, enfile tes bas Que je t’enfile, ho ! ho ! Et tant pis pour la philo

      bonne année à tous et à toute........et bonne bourre..... smiley smiley


      • Rosemarie Fanfan1204 31 décembre 2007 12:29

        Débat et des oh ! Des bas et des hauts.

        Avec les collants les femmes ont signifié leur liberté, leur féminisme.

        N’ayant plus à revendiquer cette liberté acquise, certaines femmes, par effet de balancier, sont revenues (pas toutes !) aux bas, particulièrement aux Dim up.

        Cela me rappelle ce livre de Françoise Dorin, les Jupes-culottes. Dans ce livre l’héroïne hésite entre la jupe (qui plait à son homme) et le pantalon qui affirme sa liberté de femme indépendante et pensante. Dans le dernier paragraphe en retrouvant son aimé, elle porte une jupe-culotte !


      • Dégueuloir Dégueuloir 31 décembre 2007 14:00

        il existe aussi les bas-collant !!! les femmes sont l’avenir de l’homme,pourtant ,on les assassine ......,comme au Pakistan....la femme en général lorsqu’elle est intelligente ,fait peur aux dictateurs !!!.......


      • Rosemarie Fanfan1204 31 décembre 2007 14:59

        Dégueuloir,

        Des bas collants, ce sont les Dim Up. smiley

        Les femmes intelligentes ne font pas peur qu’aux dictateurs.

        Les femmes ont été sous le joug de l’homme pendant des millénaires parce qu’elles avaient un pouvoir (enfanter).

        Notre siècle a vu « la libération » de la femme. Cela a fait peur à beaucoup d’hommes (je parle en Occident) qui ne savent plus comment se situer devant des femmes trop indépendantes, trop intelligentes, trop instruites, trop amazones. Il est bien que les hommes comme les femmes soient instruits, intéressés par le monde qui les entoure. Réfléchissent à l’avenir de notre planète.

        Les hommes et les femmes doivent trouver leur juste place. Equilibre. Egalité.

        C’est pas encore gagné.

        Mais cela le sera.


      • Dégueuloir Dégueuloir 31 décembre 2007 18:15

        amplement d’accord !! seul la culture et l’érudition fera que la femme s’éveillera et le monde à suivre ,le bonheur de notre avenir est imbriqué dans cette condition !! comme disait je ne sais plus qui,« la femme est un homme comme les autres »....mais c’est pas encore gagné,c’est sûr,mais je suis optimiste !!


      • Claudia 1er janvier 2008 17:49

        Ciao Ben, ton commentaire est rassurant. Je commençais à me dire que, suite aux comportements masculins repérés autour de moi, les hommes privilégient beaucoup plus l’apparence que l’intelligence chez une femme.... Une femme très belle et sexy attirera toujours plus qu’une femme intelligente, géniale, créative etc etc...mais moins belle. Je trouve ça affligeant ....


      • Dalziel 31 décembre 2007 12:56

        Gardons-nous d’oublier que ces fanfreluches n’ont, pour la femelle, d’autre but que de se faire saillir pour assurer la perpétuation de l’espèce.

        Et tant pis pour la poésie. Qui nous fait tant de mal, en nous distrayant de l’essentiel...


        • tvargentine.com lerma 31 décembre 2007 13:32

          Vous dites « Sarkozy désespère les classes moyennes »

          j’en fais parti et je suis tres satisfait de sa politique

          Pourquoi vouloir tout détruire comme vous le faite avec de la politique sur un article qui aurait été passionnant


          • Marie Pierre 31 décembre 2007 13:42

            Bonjour Bernard,

            Et le film de Truffaut, « L’Homme qui aimait les femmes »...., où Charles Denner joue admirablement ! ou « Vivement Dimanche », lorsque Fnny Ardant passe devant un soupirail... que de suggestions !

            Meilleurs voeux à toi.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 décembre 2007 13:45

              Bonne fin d’année,

              Il y a aussi Deneuve chez Bunuel, une scène d’anthologie


            • nef 31 décembre 2007 13:53

              Meilleurs voeux Fulca...


              • maxim maxim 31 décembre 2007 14:43

                je suis d’une époque où le collant n’existait pas ,où le porte jarretelles faisait partie de la panoplie féminine ,comme le tailleur d’ailleurs ,et il faut reconnaitre que ça a un côté érotique indéniable ....

                quand dans les années 60 cet affreux collant a fait son apparition ,et qu’au moment des heures intimes,l’élue de son coeur faisait rouler cet espèce de truc que j’assimilais à un caleçon long ,celui que portaient les vieux ,ou que l’on portait les soirs de garde d’hiver à l’armée ..... ça ôtait beaucoup au coup de coeur ,surtout le jour J .

                je suis content comme beaucoup d’hommes que ça redevienne à la mode ,de vraies femmes enfin,pas de ces créatures androgynes qu’on a peu voir après 68 ,sans formes ni grâce ni féminité .......


                • Marie Pierre 31 décembre 2007 15:19

                  Kssss Maxim,

                  On peut tout aussi bien porter des jupes que des pantalons, des collants que des bas, selon justement nos désirs, sans être pour autant une créature sans formes ni féminité !

                  Meilleurs voeux à toi.


                • maxim maxim 31 décembre 2007 15:45

                  bonjour et meilleurs voeux à toi Marie Pierre.....

                  bien entendu ,je ne généralise pas ,tout dépend de celle qui porte le pantalon et de la manière dont il est porté ,bien ajusté ou même flottant à la mode Chinoise ,ça a un charme fou ....

                  il a même eu une charmante personne ,Jean Seberg ,au look androgyne qui avait du chien pas possible ...

                  tout dépend de la personne ,et de son talent pour se mettre en valeur ,et à nous d’imaginer plein de chose ou de capter le message ;

                  et fait chez les humains tout se passe déjà dans la tête .


                  • brieli67 31 décembre 2007 17:27

                    du French Cancan avec les demoiselles aux pantalons blancs fendus. Les petits Toulouse-Lautrec -NS- devant tout devant. Oh ! la belle rousse Oh ! la goulue oH la faisandée...

                    Garder ses eaux donnait des « vapeurs ». Pour éviter de rejoindre la troupe de Charcot les Grandes Dames se mirent à la crinoline sur le pavé et sur le parquet.

                    Sur les vamps en son temps ces dessous fous et flous devaient masquer les fleurs du pêcher et autres pustules et syphillides.

                    Les drapés du Dr Gaëtan Gatian de Clérambault un classique du genre « Je me soigne » http://www.psychanalyse-paris.com/830-Erotomanie-pure-persistant.html


                    • maxim maxim 31 décembre 2007 18:06

                      en tout cas merci pour cet article léger en ce 31 Décembre ,bonne année à vous également Monsieur Dugué ...

                      ce soir après notre petit réveillon ,beaucoup d’entre nous auront peut être une surprise heureuse lorsque le moment sera à l’intimité et que les épouses ou les compagnes dévoileront leurs atours ......

                      j’ai déjà plein d’idées en tête ....

                      on n’en sera que plus détendus pour la nouvelle année qui se présente

                      soyez tous heureux !


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er janvier 2008 20:03

                        C’est certain,

                        dire qu’on a fait Vanessa Paradis chevalier des arts et des lettres, pour sévices rendus à l’oreille mélomane


                      • Claudia 31 décembre 2007 19:51

                        Je déteste les collants...c’est moche et pas confortable. Les bas c’est beaucoup plus joli ...


                        • Charles Bwele Charles Bwele 31 décembre 2007 20:43

                          @ Bernard

                          Dis, je ne te savais pas aussi coquin, Bernard smiley Limite fétichiste, non ? smiley

                          En tout cas, ton billet a du galbe smiley

                          Amicalement et bonnes fêtes !


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er janvier 2008 20:04

                            Du galbe, rien de tel pour enjamber la nouvelle année, cela va de soie


                          • moebius 31 décembre 2007 23:28

                            bonne année


                            • Selmi Selmi 1er janvier 2008 12:25

                              PUBLIE LE 31 DECEMBRE 2007’L’ARTICLE EST A 88 POUR CENT DE OUI IL N’A PAS SURVECU LONGTEMPS AUX DEVOREURS DE BAS OU COLLANTS VRAIMENT NOUS SOMMES TOUS DE LA MEME PATE .JOLIS COLLANTS DE FIN D’ANNEE POUR SE METTRE DANS SON 31.POUR UNE FOIS ALBERT BAISSE LA TETE BIEN BAS .JE GARDE UNE BONNE IMPRESSION DE MA VISITE....


                              • herbe herbe 1er janvier 2008 12:42

                                Article excellent pour l’humeur (la mienne en tous cas) en ce début d’année que je souhaite bonne à toutes et à tous !

                                Juste une pensée pour toutes celles qui une fois la liberté et l’indépendance acquise acceptent malgré tout quand ça leur plait de jouer à ce petit jeu de la séduction qui peut être si plaisant à partager.


                                • maxim maxim 1er janvier 2008 13:33

                                  cher Bernard Dugué ....

                                  suite au fantasme généré par votre plaisant et coquin article ,je m’attendais hier au soir ,soir de réveillon et de fin d’année et de fête à une séance privée de séduction de la part de ma tendre épouse au moment ou nous nous retrouverions dans l’intimité .....

                                  manque de chance ,je suis allé la récuperer à son travail ,et comme il était tard ,nous sommes passés à table presque immédiatement ....

                                  elle était en pantalon ,et au lieu de bas de soie et de porte jarretelles ,elle n’avait que de vulgaires chaussettes de femme certes ,mais chaussettes quand même .....

                                  je me suis vengé sur le foie gras et le Sauterne et repris deux fois des noix de St Jacques pour compenser la frustration ......

                                  à la fin de la nouvelle année refaites nous le même article ,des fois que ??????


                                  • Pelmato 1er janvier 2008 15:59

                                    Et vous portiez-vous des vulgaires chaussettes d’homme ?

                                    (je n’ai pas pus m’en empêcher)


                                  • maxim maxim 1er janvier 2008 16:45

                                    oui,odorantes et percées !


                                  • Claudia 1er janvier 2008 17:28

                                    Quant à moi, je suis allée danser la salsa en jupe rouge, bas et low boots noirs vernis. C’était super ...


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er janvier 2008 20:06

                                    Un réveillon au Sauterne n’est pas si terne et pour sûr, vous n’aurez pas le moral dans les chaussettes, Maxim


                                  • elric 1er janvier 2008 16:46

                                    Voila un article qui détend,et qui nous change des malheurs du monde.Des jambes de femmes recouvertes délicatement de bas,on pourrait en faire des poèmes,mais je pense pas en avoir le talent néccessaire,hélas.Bonne année à vous.


                                    • Christoff_M Christoff_M 1er janvier 2008 19:19

                                      j’ai offert un ensemble de lingerie coquin à ma compagne... elle fut surprise puis ravie...

                                      si je comptais encore sur les JT et les programmes télés de fin d’année, les présentateurs à vie que cite l’auteur, je crois que ma libido en prendrait un coup !! je trouve qu’il y a un manque de peps et de piment flagrant sur les ondes en cette fin d’année... Si on nous parlait un peu moins de règles, d’Europe, de traitement, de dépistage, de prix de médicaments, de sécu et de son trou...

                                      Et avec un peu plus d’érotisme, de cul dans le bon sens français du terme, peut-etre que le moral des ménages, comme disent nos experts sondeurs, s’en ressentirait et éviterait cette consommation record de médicaments, d’anti dépresseurs typiquement française... faites l’amour et pas la gueule !! Et mesdames soyez coquines et imaginatives, le moral, entre autre, de vos maris, amis, amants s’en ressentira... et ils seront beaucoup plus aimables et prévenants avec vous... bas ou collant, à vous de choisir smiley


                                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er janvier 2008 20:07

                                        une formule pour éclairer la philosophie

                                        Les bas nylon, c’est donner une forme au désir pour que le désir prenne forme


                                      • Claudia 1er janvier 2008 21:43

                                        Tout à fait d’accord avec toi Christoff. Ton commentaire s’applique d’ailleurs très bien à certains rédacteurs de Agoravox se prenant trop au sérieux et criant « shocking » dès que l’on parle d’amour....


                                      • adeline 1er janvier 2008 21:30

                                        Petite touche perso moi je préfére les collants de marque mais sous les panatalons..... les zommes sont tellement bizarres... smiley


                                        • Mango Mango 1er janvier 2008 22:18

                                          Alors voyons... Bas, collants, socquettes, chaussettes, jambières...

                                          Le pire de tout : la chaussette mi-bas, celle des « vamps », qui fait paraître le genoux le plus gracieux mou, blanchâtre et gélatineux... A proscrire absolument mesdames ! Et j’en vois encore de pleines gondoles aux rayons « lingerie », donc, c’est que ça se vend ! Et après ça, y’en a qui se plaignent d’être trompées ou larguées... Mais réagissez ! Personnellement, je n’en porterais pas, même si on me payait, et même devant un poisson rouge, j’aurais honte...

                                          La grosse chaussette de laine, en revanche, bien épaisse, à grosses mailles et dans des coloris naturels, joliment tirebouchonnée sur la cheville et portée avec un petit short boxer pastel, peut mettre en valeur le galbe d’un mollet et la finesse du genou, à condition d’avoir un grain de peau irréprochable, une épilation parfaite, la cuisse nerveuse, et qu’un léger hâle contraste avec le blanc cassé ou le gris du tricot, faute de quoi, vous aurez l’air d’ un shar-peï.

                                          La socquette : à proscrire absolument passé 14 ans, ou, à la rigueur, à adopter très brièvement en privé pour faire œuvre de charité lorsque vous constatez que votre dernière conquête fantasme sur votre ancien uniforme du « couvent des oiseaux », puis s’en débarrasser immédiatement et impitoyablement (des socquettes et du mec, qui pourrait bien un jour faire la sortie des écoles !) : en effet, même avec des jambes d’1m20, Adriana aurait l’air cloche en socquettes. Mais bon, y’en a qui aiment ça , qu’on ait l’air cloche... Si ça vous fait plaisir de leur faire plaisir... Chacun son truc, hein ?

                                          La jambière peut être très avantageuse pour la maigre : elle efface le genoux cagneux, étoffe le mollet, souligne la finesse du pied. Un seul impératif : avoir la cuisse longue et la fesse haute, faute de quoi, ça fait raccord avec le slip et on a la désagréable impression d’un buste posé sur deux accordéons.

                                          Les collants... Les collants ! Les collants ont fait de gros progrès... On en trouve de charmants, avec slips dentelle, fendus là où il convient qu’ils le soient, avec petits nœuds, des qui aplatissent le ventre, des qui remontent les fesses, des qui stimulent le système veineux, des qui vous galbent, des qui vous amincissent... Y’en a même qui cumulent toutes ces propriétés, et dès que vous aurez arpenté toute la ville pour les trouver à votre taille et dépensé une demi-journée de salaire pour les acquérir, il vous reste à faire le plus difficile : les déballer et les enfiler sans les trouer ! Car, le saviez-vous ?, le nylon était tellement résistant qu’il fut nécessaire de le tremper dans un bain d’acide afin d’assurer la subsistance des industriels par l’obligatoire renouvellement de nos dessous... Aujourd’hui, en plus de la fragilisation volontaire de la fibre, nous avons droit au « packaging » meurtrier qui s’accroche à la maille, et inutile d’envisager l’enfilage d’un collant si vous n’êtes pas passée par un minimum de ¾ d’heure de pédicure, avec polissage des ongles d’orteils, élimination des peaux mortes et rabotage de la corne... Sans compter vos doigts (de mains) : maladroits, impatients.... Crac ! Ils passent à travers... Je ne parle même pas des femmes enceintes ou tout simplement affligées d’un peu de ventre, de rhumatismes ou autres raideurs articulaires, incapables de se contorsionner efficacement pour parvenir à se glisser sans encombre et sans dommage dans cet abominable étui dont on se demande bien quelle est l’utilité, à part de ne pas avoir froid aux jambes, et pour ça, il vaut mieux enfiler un pantalon.

                                          Les bas... Ah ! Les bas ! J’aime bien les bas... Je les considère comme une survivance de l’histoire. Tout le monde en mettait, et maintenant, c’est rien que pour nous, les femmes... Et prout ! J’aime bien les choses qui ne servent à rien d’autre qu’à faire joli. De plus en plus « rebelle », vu l’époque... Le bas a un avantage économique indéniable : si on en file un, on est pas obligé de changer les deux, car sauf aberration morphologique, un bas droit vaut un bas gauche. De plus, les porte-jarretelles et guêpières actuels ont l’avantage de s’enfiler en un clin d’œil (sauf si vous optez pour le modèle à lacets ou à agrafes - à réserver aux grandes occasions-), et n’ont plus du tout le côté « harnachement de cheval de course » qui nuisait à notre image, vous savez, du temps où Monsieur s’impatientait dans l’entrée en grommelant « on est en retard... Mais qu’est -ce qu’elle fout ??? »- Ben... Elle attache ses bas, et elle t’emmerde ! En plus, le bas « qui plisse », et qui fut autrefois rédhibitoire, aujourd’hui, c’est sexy ! Y’a pas de raison de s’en priver...

                                          Quelques inconvénients toutefois : en hiver, on se gèle quand même un peu les miches entre les bas et la culotte. ‘Paraît que ça raffermit... Peut-être, mais on se les gèle quand même ! A vélo, on se les gèle encore plus grave, sans compter le risque d’accident consécutif au choc de l’automobiliste lambda confronté au porte jarretelles à l’occasion d’un coup de vent : freinage intempestif, conduite au ralenti à l’allure du vélo, de la main gauche et d’un œil , vitre droite ouverte pour mieux voir et pour tenter d’établir le contact... Pire : l’homme perd le contrôle, vous fait une queue de poisson, et vous vous retrouvez à exhiber vos dessous affriolants aux pompiers, aux brancardiers, aux infirmières, à l’interne de garde, ainsi qu’ au médecin urgentiste et à la petite dizaine d’étudiants en médecine, pour la plupart étrangers, qui gravitent autour de lui en se disant qu’ils ont bien fait de choisir la France pour leur stage... Ach ! Petites femmes de France ! Grosses coquines !

                                          Pire encore : dans votre boite, c’est le jour des décos de Noël , et entre le lumbago de l’un, le vertige de l’autre, les obligations du troisième, il ne reste plus que vous pour monter à la grande échelle pour accrocher l’étoile à la poutre centrale de la scène... Et vous-vous dévouez, pour que les chers petits aient un théâtre féérique dignement décoré, et arrivée au sommet, vous vous apercevez qu’ils sont douze à s’être dévoués à leur tour, pour tenir l’échelle... Et ça dure ... L’étoile n’est pas au milieu... Plus à droite... Plus à gauche... Retourne- la pour voir...Non, elle était mieux plus... Un peu... Tu vois...

                                          Mesdames : bas, collants, socquettes, chaussettes, jambières... Nous nous faisons avoir ! Qu’on se le dise, et une fois qu’on le sait, choisissons en toute sérénité et connaissance de cause.

                                          Bises à tous, et surtout à toutes mes sœurs d’infortune confrontées à des choix cornéliens pour l’amour de ces messieurs, en cette nouvelle année 2008 !


                                          • Mango Mango 1er janvier 2008 22:46

                                            @ l’auteur. J’ai bien aimé votre article qui m’a inspiré un long commentaire (ce qui m’a valu une demi douzaine de « ben , où t’es, kesstu fous ? » de la part de mon cher et tendre), mais je ne peux m’empêcher de lui trouver un petit côté « faux cul », tendance confirmée par certains commentaires, du style « déçu par bobonne » ou carrément racolleurs. Non, mais, franchement : vous préférez quoi ? Un canon en collants ou un thon en bas résilles ? Posez-vous la question, et si c’est le thon en bas qui vous inspire, demandez-vous séreusement pourquoi vous n’avez pas accès à la bombe !


                                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er janvier 2008 22:58

                                            Canon en collant, thon en bas Canon en bas, thon en collant L’amour en berne, désir en bas L’amour en transe, tous en chantant

                                            Je m’en fou en vérité, seule importe celle que j’aime


                                          • Claudia 1er janvier 2008 22:23

                                            Mango, ton commentaire sur les collants est criant de vérité...tu as oublié un truc : ça serre trop à la taille et ça donne mal au ventre....


                                            • Mango Mango 1er janvier 2008 22:50

                                              Mais oui, Claudia ! J’ai oublié le pire ! Les abominables marques d’élastiques à la taille ou sur les cuisses (Dim Up) sur nos peaux fines et sensibles ! Une atrocité sans nom ! Bises Claudia, et trouve ta marque !

                                              C’est mon voeu pour 2008 !

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