• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Shine a Light » de Martin Scorsese avec Les Rolling Stones au Beacon (...)

« Shine a Light » de Martin Scorsese avec Les Rolling Stones au Beacon Theater de New York

En avant-première à l’Olympia de Paris.

Ce mercredi 9 avril 2OO8, de grandes lettres rouges flamboient sur la façade de l’Olympia :

SHINE A LIGHT SCORSESE

Le film, déjà culte avant d’être vu, signé par Martin Scorsese passe en avant-première dans la salle mythique de Paris où les Rolling Stones ont déjà donné plusieurs fabuleux concerts ; ce que ne manquera pas de rappeler, en son discours d’accueil, le musicien Arnaud Delebarre à sa direction depuis 2003.

Voilà donc un public de connaisseurs qui pénètre, dès 20 heures, dans l’antre magique et attendra patiemment assis à même le sol de l’orchestre dénudé pour la circonstance de ses traditionnels fauteuils rouges alors que les VIP seront confortablement installés au balcon.

21 heures, s’illumine enfin l’écran du célèbre music-hall afin de découvrir le film "document" réalisé à New York à partir de deux concerts donnés au Beacon Theater en novembre 2006 au cours de la tournée Bigger Bang.

Après un prologue cocasse où Martin s’inquiète de ne pas avoir obtenu l’ordre des chansons et réclame ainsi la set list afin de savoir par lesquelles le show va commencer, s’organise peu après la présentation du groupe à la famille Clinton avec poignée de main remarquée de Keith Richards à la mère d’Hillary, voici que soudain les Rolling Stones vrombissent de l’écran alors que Scorsese en devient leur deus ex machina :

En effet, telles des proies devenues son obscur objet du désir, les seize caméras lèchent au plus près les corps et les visages, le sourire carnassier de Mick Jagger et ses déhanchements à rendre jaloux les plus jeunes tant le chanteur garde sa fraîcheur ; on assiste à des riffs de guitare inspirés entre le vieux loup Keith Richards et un Ron Wood malicieux, le tout devant l’éternel placide Charlie Watts.

Le zoom des objectifs épouse au plus près l’expression du leader charismatique au point de voir les veines du cou se gonfler dans sa course effrénée devant... un public un peu trop sage, de belles blondes figurant au-devant de la scène, triées sur le volet et aux antipodes du public électrisé de leurs concerts européens.

Shine a Light a aussi des guest stars, Jack White des White Stripes, la platinée Christina Aguilera qui, très sensuelle, jouera Live with me avec Mick Jagger et surtout le très légendaire bluesman Buddy Guy qui, du haut de ses 70 ans, avec sa voix charnelle et profonde, tel un orage, fait trembler la salle.

La pellicule capte l’essence "divine" du groupe en faisant de Mick Jagger l’icône auréolée par l’inflorescence de la scène sur l’autel kitsch du Beacon Theater.

Des images d’archives parsèment l’exhibition comme autant de respirations, à l’instar de quelques interviews des années 60 à nos jours, qui, loin d’être nostalgiques, renforcent la conviction du groupe de leur éternelle jeunesse malgré les visages fripés, ainsi que leur certitude d’être présents à chaque époque tout en demeurant juvéniles dans l’âme... celle de gamins au sourire malicieux qui continueraient à faire chavirer le monde.

Guidé par l’épure créatrice, le réalisateur recueille en direct l’énergie du groupe dans des images travaillées au scalpel et un son peaufiné à la perfection avec la mission exclusive de reproduire l’influx du groupe en sa quintessence.

Symbolique cure de jouvence à l’égard des générations du baby boom, ce nouvel opus cinématographique de Martin Scorsese est d’emblée destiné à trôner, en tant que témoignage musical emblématique de son temps, au sommet du Panthéon universel de la rock culture.

Visuel DR. Theothea.com

SHINE A LIGHT - Cat.S & Theothea.com - The Rolling Stones au Beacon Theater de New York en 2006 - Réalisation : Martin Scorsese - Olympia music-hall/Paris -


Moyenne des avis sur cet article :  4.24/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

1 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 16 avril 2008 10:12

    Un groupe culte,un réalisateur culte,c’est une belle page de l’histoire d’un grand groupe de rock

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires