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Sœurs d’armes

Un film inoubliable… on n'en sort pas indemne !

 

La vie s'écoule tranquillement dans cette région de Yézidie, le soleil éclaire joyeusement un paysage de rêve et chacun se consacre à ses occupations.

Zara, une jeune femme, peint…

Le père qui veille, au dessus, dans sa maison, s'inquiète... le spectateur aussi quand le silence est rompu par l'arrivée de plusieurs véhicules armés conduits par des hommes emportés par la haine contre la différence. La coexistence tranquille entre des familles de religions différentes les insupportent.

 

Le choc est brutal, la horde sauvage s'en prend à cette population paisible, isolant les hommes âgés, des femmes et des enfants.

Les uns sont massacrés, les autres embarqués, le petit frère de Zara avec les autres garçons et les jeunes femmes triées en fonction de leur aspect....

Il y a celles qui vont pouvoir être vendues et celles qui n'ont pas de valeur marchande.

Mes premières larmes sont arrivées très vite, l'horreur et le fait de savoir que cette fiction relève d'une réalité.

Le spectateur est entraîné à vive allure dans cette histoire de guerre, d'une guerre bien particulière....

Il n'a pas le temps de respirer et d'ailleurs en a t-il envie ?

Pendant que Zara est vendue comme femme esclave pour être violée et enfermée par son bourreau, djihadiste britannique, converti, plus loin, des femmes kurdes s'entraînent au combat.

Le contraste est saisissant entre l'obscurantisme le plus noir et la volonté de ces femmes.

Nombreuses d'entre elles sont kurdes mais elles ont été rejointes par des apprenties combattantes venant du monde entier, de France, les Etats-Unis, d'Algérie, d'Israël et d'ailleurs.

C'est un film émouvant, poignant, d'une grande beauté grâce au mélange audacieux des images magnifiques et du courage inouï de ces femmes prêtes à mourir pour la liberté.

J'ai osé une petite bouffée de rires quand les femmes tuaient ceux qui ne sont plus des hommes en leur disant avec ironie : « tués par des femmes, vous n'irez pas au paradis et vous n'aurez pas vos vierges ! »

Cette bouffée de « détente » est courte.....

L'action reprend.

Zara va t-elle réussir à s'enfuir, à retrouver son petit frère ?

Aller voir ce film....

Je ne suis pas resté indemne mais je ne regrette surtout pas d'avoir vu ce film que je ne suis pas prêt d'oublier.

Caroline Fourest, comme réalisatrice et toute son équipe ont réussi le tour de force de bâtir un film grand public qui renvoie un message humaniste et politique très fort en faveur du refus de l'intégrisme.

Ces combattantes qui sont soit musulmanes, chrétiennes, juives ou athées montrent la voie de la tolérance, du vivre ensemble et de la résistance acharnée contre l'obscurantisme.

L'une d'entre elles prononce cette phrase très forte :

« Tu vois ces montagnes, c'est ma seule religion » !

 

Jean-François Chalot


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6 réactions à cet article    


  • njama njama 14 septembre 17:53

    un film de Caroline Fourest...

    féministe et militante pro-sioniste... on comprend mieux le synopsis

    Il n’y a rien de plus cliché qu’un film de guerre, il ne peut en sortir que de mauvaises caricatures de la question kurde.


    • njama njama 14 septembre 17:56

      « Tu vois ces montagnes, c’est ma seule religion » !

      le nationalisme c’est aussi une religion pour certains.


      • njama njama 14 septembre 22:01

        CHALOT

        Le combat des Kurdes, quoi qu’on en pense car c’est complexe entre Kurdes turcs, iraniens, irakiens, et syriens, et qu’entre eux ils sont très loin d’être d’accord, ne saurait se résumer ou être caricaturé par quelques sections ou bataillons de femmes kurdes combattantes.

        C’est là peut-être que l’on retrouve la Caroline Fourest qui fantasme probablement devant ces Amazones modernes.

        Que n’est-elle pas allée combattre à leur côté, ou même « posée » sur les lignes de front avec notre BHL national pour qui la philosophie se résume à l’art de la guerre.

        Déjà que je vomis les films de guerre, mais alors celui-là je n’irai certainement pas le voir tellement au peu que j’en sais ce scénario est cousu de fils blancs.

        Caroline Fourest, sœur d’âme (?)... des casques blancs 

        Caroline Fourest une manipulatrice manipulée (?) peut-être


        • pemile pemile 15 septembre 11:45

          @njama « mais alors celui-là je n’irai certainement pas le voir tellement au peu que j’en sais ce scénario est cousu de fils blancs. »

          Venant de Fourest, on peut en avoir peur, mais le fond n’est pas là, motiver les femmes musulmanes à ne plus se laisser écraser par les tarés islamistes ET aussi par l’islam soft qui ne leur laisse aucune place, ça dépasse le cas de ces zones de combats.

          Oui, tous les films de guerre sont souvent des caricatures d’une morale du bien contre le mal, mais visant un public d’hommes. Un film concernant les femmes musulmanes, en ces temps de dérives islamistes, les touchant particulièrement comme victimes physiques ou psychologiques (les femmes de daesh européennes dans les camps, bâchées, soumises et conditionnées à l’extrême) ne peut être rejeté aussi simplement.


        • Ok ce film est sans doute excellent ; mais où peut-on le voir ? Une seule salle sur Paris (MK2 dans le 13ème), aucune en région centre ! 


          • yvesduc 17 septembre 20:16

            Le simple nom de « Fourest » me donne envie de courir dans la direction opposée, mais vous avez bien réussi à vendre le film. Je n’exclus pas totalement de le voir…

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