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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Sur la ligne » d’Andréa Sedlackova. Un film tchèque à (...)

« Sur la ligne » d’Andréa Sedlackova. Un film tchèque à voir

L’histoire :

Nous sommes dans la Tchécoslovaquie des années 80. Anna est une jeune sprinteuse qui s’entraîne dur afin de se qualifier pour les J.O de 1984 à Los Angeles. Ses entraîneurs lui administrent à son insu des stéroïdes anabolisants. Ses performances s’améliorent spectaculairement mais après un malaise lors de l’entrainement, elle apprend la vérité. Anna décide alors d’arrêter le produit en question. La jeune sportive termine dernière d’une course . Sa mère, qui aide secrètement un opposant au Régime, et qui voit dans la réussite sportive de sa fille l’occasion de passer derrière le rideau de fer, informe alors le coach qu’elle ne prend plus de stéroïdes. Ils décident alors de lui en injecter secrètement, sous prétexte de lui administrer de simples vitamines…

Le sport comme principal outil de propagande du bloc de l’Est, ce n’est pas un mythe mais bien une réalité pour qui a suivi les grandes compétitions dans les années 70 et 80.

On se souvient tout particulièrement des allemandes de l’Est qui collectionnaient les titres et les records du Monde, que ce soit en natation ou sur la piste.

Ici nous sommes en Tchécoslovaquie, mais nul doute que les méthodes employées pour faire des champions sont les mêmes. Des piqûres dont on ignore la contenance, des risques sur la santé, des conditions et les méthodes d’entrainement épouvantables. Et comme si tout cela ne suffisait pas il y a les mensonges, des menaces aussi, tout cela pour une éventuelle participation aux J.O.

Face à toutes ces épreuves une médaille parait bien dérisoire. On se dit que les enfants de ces pays qui n’avaient pas les qualités physiques requises au départ pour devenir un champion avaient finalement bien de la chance.

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Mais « Sur la ligne », comme le dit sa réalisatrice Andréa Sedlackova, ce n’est pas seulement cela. Pour elle le sport et le dopage ne sont qu’un prétexte pour comprendre comment on vivait sous le communisme et la cruauté du système avec les gens.

La réalisatrice déclare : « Et puis, comme l’héroïne du film, j’avais moi aussi dix-sept ou dix-huit ans à cette époque-là. Comme tous les jeunes de ma génération, j’étais confrontée à la génération de mes parents. On trouvait qu’ils avaient fait des concessions trop grandes, qu’ils s’étaient laissé esclavager. C’était donc tout cela que je voulais raconter : l’histoire d’une fille et de sa mère sous le communisme pour aborder les questions morales.

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Dans ce film tchèque, qui a des allures de polar, on nous montre comment agissait le parti, les méthodes qu’utilisaient une police qui n’avait rien à envier à la Stasi.

On voit aussi qu’une mère peut être capable du tout, y compris de mette la vie de sa fille en danger, afin que celle-ci puisse échapper un jour à ce système dictatorial.

On nous montre la vie difficile d’un dissident ainsi que les risques encourus par ceux qui leur viennent en aide.

On voit aussi ces gens fuir ce pays en laissant derrière eux ceux qu’ils aiment, sans pratiquement le moindre espoir de se revoir.

 

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2 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 10 août 2015 14:09

    Un film sans doute intéressant, mais qu’on aurait tort de voir comme un phénomène exclusif des pays de l’est. Le dopage semble bien une valeur universelle..


    Entre dopés à leur dépend, et dopés à l ’insu de leur propre gré, comme le disait benoitement notre virenque national, la frontière est plus mince qu’un ancien check point entre est et ouest.....
    Vous parlez de propagande, mais elle est là, tous les jours, sur tous les médias, volontairement aveugles. Comment ne pas être sceptique, un euphémisme quand on voit les nageurs-torpilles battre sans cesse des records, des cyclistes tenter de monter les cols pas trop vite, les mains sur les cocotes de freins, pour tenter de rester crédible. 
    Une réussite sportive, ça se monnaye, ça vaut de l’or. Il suffit de lire le témoignage de sportifs comme celui de Menthéour ou Rasmussen pour s’apercevoir que ces types pris par la brigade ne regrettent qu’une chose : C’est d’avoir été pris.....

    Les parents fous, prêts à tout pour mettre leur progéniture ne sont pas inféodalisés qu’à un pays, à une système. je pense qu’ils sont de plus en plus nombreux. un bon bouquin sur ce théme, celui de Joyce carol oates par exemple est remarquable : « Petite soeur mon amour ». Une histoire vraie qui se lit comme un polar

    • Spartacus Spartacus 11 août 2015 14:40

      @fatizo



      Et voici la suite :

      Comme quoi il ne suffit pas de sauter d’une falaise pour faire croire que nous sommes tous des oiseaux...
      En économie comme ailleurs, la loi de la gravité fait toujours redescendre sur terre...
       smiley smiley smiley smiley

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