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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > The artist de Michel Hazanavicius

The artist de Michel Hazanavicius

Un film muet, en noir et blanc, qui en dit long sur les vanités du monde et la fragilité du temps qui passe.

Je me rendais à la projection de ce film avec un a priori favorable, après avoir lu des critiques enthousiastes, ce qui n'est certes pas la meilleure façon d'aborder un film, tant le risque est grand d'être déçue. Eh bien non ! - je ne l'ai pas été, tout au contraire, je suis entrée dans cet opus avec délice, j'ai marché totalement dans cette histoire qui relate les destins croisés de George Valentin ( clin d'oeil à l'acteur Valentino, idole des années 1920 ) et de la sémillante Peppy Miller et nous plonge dans l'âge d'or du 7e Art hollywoodien. Cette évocation, tournée en noir et blanc sur fond musical, sans discours emphatiques, ni vaines paroles - et pour cause c'est un film muet - est une réussite inespérée, une ode poétique à un passé au charme suranné et néanmoins irrésistible.

Il fallait oser à l'époque d'un cinéma bavard et provocateur, souvent violent et gâché par les effets spéciaux et un réalisme outrancier, de remonter aux sources, de revenir au cinéma de nos grands-mères et de nous convier à re-visiter les studios d'Hollywood au temps où régnaient Mary Pickford, Charlie Chaplin et Buster Keaton. L'engouement du public d'alors était tel qu'il avait abouti à une guerre commerciale pour le contrôle de l'industrie naissante. En ce temps-là, les salles obscures étaient pleines et on passait du court-métrage ou du film à épisodes aux superproductions de dix à douze bobines qui introduisaient un souffle nouveau dans le récit cinématographique. A la veille du crack de 1929, la mecque du 7e Art était euphorique. La première guerre mondiale, en affaiblissant les concurrents européens, avait assuré la suprématie du cinéma américain. Près de 50 millions d'entre eux fréquentaient les salles obscures chaque semaine et les vedettes de l'écran étaient devenues les nouveaux dieux de cette olympe. Mais en 1924, déjà, la Warner faisait le pari d'adapter la technologie du son au cinéma et, en 1926, la société produisait Don Juan, le premier long métrage sonore d'Alan Grosland avec John Barrymore. Il est vrai que cette innovation était encore loin de satisfaire ses promoteurs et l'endettement de la Warner atteignit un niveau critique. Mais aussi fou qu'il soit, le pari allait réussir et, en 1928, la Warner, requinquée par le procédé Movietone, se convertissait totalement au parlant.

C'est ce moment clé que le réalisateur Michel Hazanavicius a choisi pour toile de fond. Ainsi nous invite-t-il à suivre l'histoire d'un acteur à succès qui se refuse à tenter l'expérience et déclare que cette révolution se fera sans lui, reprenant à quelques détails près ce que disait Mary Pickford : - "ajouter du son au cinéma serait comme mettre du rouge à lèvre à la Venus de Milo". Le destin de George Valentin est celui que connurent quelques-uns des acteurs légendaires de l'époque. Après avoir été au sommet de leurs carrières, il leur fallut descendre l'escalier de la gloire, vite remplacés par une génération triomphante et convaincue que l'avenir et le progrès leur appartenaient.

Cela sera le cas de Peppy Miller, une figurante, qui entrée par la petite porte, va peu à peu monter les marches que George est en train de descendre. Pour ajouter à ce déclin, voilà que survient le crack de 1929. A la désaffection du public s'ajoutent désormais pour George les soucis financiers et bientôt le désespoir, car il n'est plus seulement un acteur fini mais un homme ruiné. C'est ainsi que l'on passe, presque sans transition, de l'ombre à la lumière et vice versa. Je ne vous dirai rien de plus de ce délicieux mélo qui nous est narré de façon exquise, est truffé de scènes inattendues et de trouvailles comme celle où Peppy, se croyant seule, s'imagine dans les bras de Valentin. Il se dégage une sensualité pleine de poésie qui en dit plus long que la plupart des scènes hard de notre production contemporaine.

Et puis, il y a les acteurs : Jean Dujardin, qui a bien mérité sa palme d'or à Cannes, et Bérénice Bejo que ce film de son compagnon Michel Hazanavicius révèle au public sous le jour le plus séduisant. Elle crève l'écran par son charme - mais il est vrai que tout est charme dans ce long métrage - sa grâce, sa présence, sa pétulance et sa photogénie. N'oublions surtout pas le troisième acteur, tout aussi fantastique, qui à lui seul fait craquer le spectateur : le petit fox-terrier Uggy, un amateur de hot-dogs, qui sait tout faire, même semblant de mourir, et auquel il ne manque que la parole... a été couronné d'une Palme : la palme dog.
Courez vite voir ce film, c'est un bain de fraîcheur servi par une imagerie et une gestuelle magnifiques, une oeuvre attachante qui nous propose de remonter le temps et où fidélité, délicatesse, élégance et amour sont à l'honneur, ce qui n'est pas si courant de nos jours.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 


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14 réactions à cet article    


  • LADY75 LADY75 14 octobre 2011 10:13

    Lady Panam applaudit :

    « Un film muet qui en dit long... »

    Magnifique effet de style !
    Après cela, tout est dit !

    Madame Barguillet Hauteloire, mieux qu’une critique de cinématographe, vous êtes une grande auteure !


    • Fergus Fergus 14 octobre 2011 10:22

      Bonjour, Armelle.

      La bande-annonce est en elle-même un petit bijou. Je verrai ce film en début de semaine prochaine et j’ai déjà hâte tant le pari de Hazanavicius était osé et semble, d’un avis presqu’unanime, si bien réussi. A tel point qu’il en est un qui doit se mordre les doigts ne n’avoir pas pensé à le réaliser : l’auteur de « La rose pourpre du Caire » ou de « Accords et désaccords », Woody Allen.


      • Surya Surya 14 octobre 2011 10:24

        Bonjour Armelle,

        Voilà un article enthousiaste qui me donne vraiment envie de voir ce film. Cependant, adorant le cinéma muet, dans lequel j’ai parfois plus de plaisir à me plonger que dans le cinéma parlant, je crains d’avoir une attitude assez réservée dans le sens où je vais « attendre ce film au tournant ». J’espère qu’il n’y a aucun « à peu près » que rien n’est négligé. Ce que j’aime notamment dans le cinéma muet, ce sont ces mimiques et attitudes corporelles si particulières et si caractéristiques des acteurs. Comme si tout le corps de l’acteur, jusqu’à ses sourcils, jusqu’à ces expressions fugitives passant dans son regard (c’est spectaculaire parfois !) exprimait les mots que l’on n’entend pas. De nos jours, certaines attitudes peuvent sembler exagérées, mais c’est justement ça qui fait en partie le charme extraordinaire du cinéma muet. Je viens de voir la bande annonce, et si le film a l’air très bon en effet, que l’esprit du muet est là, je crains de ne pas forcément le trouver génial dans sa réalisation, parfait dans le moindre de ses détails. Je veux dire par là qu’il ne suffit pas à mon sens de tourner en noir et blanc et s’habiller comme à l’époque etc... pour « faire » du cinéma muet. L’idée en tout cas est vraiment formidable, et si je suis trop critique, je vais me focaliser sur les petits défauts au lieu de voir les qualités qui sont visiblement bien réelles, et me priver d’un plaisir cinématographique certain.
        Je vais essayer de trouver dans pas trop longtemps l’occasion d’y aller. Merci pour cet article.
        Très bonne journée à vous,


        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 14 octobre 2011 11:55

          à Surya

          La gestuelle et l’atmosphère de l’époque sont extrêmement bien rendues. Les acteurs ont sû s’imprégner des mimiques, attitudes des acteurs d’alors. Sur ce plan, c’est vraiment extraordinaire.


        • Surya Surya 14 octobre 2011 12:33

          Merci de votre réponse Armelle. Je sais que je pinaille mais je viens de revoir, revoir et revoir encore (3 fois) la bande annonce, et il y a un petit quelque chose qui fait que je ne suis pas entièrement convaincue. L’aurais-je été plus si la vitesse d’images par secondes avait été très légèrement augmentée (sans aller jusqu’à rendre l’image saccadée bien sûr) ? Peut-êre, je n’en sais rien.
          Certains gestes ne me semblent justement pas d’ « époque », comme lorsque l’acteur rit de la tête qu’elle fait, et passe sa main le long de son visage pour exprimer quelque chose qu’on peut verbaliser par : « oh la tête ! » (36ème seconde) Ca me semble très moderne comme gestuelle. De même lorsqu’elle prend un air affligé (1 mn 02). Je me trompe peut-être, mais il me semble que des acteurs d’époque n’auraient pas effectué ce genre de gestes.
          J’ai plus l’impression de voir un film moderne tourné « à la façon de... » plutôt qu’un réel film muet. Cela n’enlève rien à ses qualités, et du reste on ne peut en aucun cas juger un film à partir de sa bande annonce, c’est pourquoi je vais tout faire pour trouver le temps d’aller le voir.
          Cordialement,


        • LADY75 LADY75 17 octobre 2011 09:25

          Lady Panam est d’accord...

          Avec Dame (?) Surya...

          Quelque chose « cloche » dans la reconstitution..

          Considérons tout d’abord qu’Hazavanicius est à l’aise dans le genre « A la manière de.. ».

          Ses parodies des films d’espionnage milieu des années soixante sont excellentes. Ici, cela fonctionne..

          Pourquoi ? Décors, costumes, etc.. Rien à redire mais surtout, la photographie. Si les techniques numériques permettent maintenant une excellente définition, l’effet « époque » fonctionne ici très biencar ces films d’espions avaient un aspect très « propres », des couleurs acidulées..

          Ici, l’exercie est plus difficile.. L’aspect « expressionniste » de la gestuelle des acteurs du muet est bien rendue.. mais la photographie, très net.. mais si le contraste s’efface au profit d’une tonalité « grisâtre » n’est pas celle des films de ce temps.. et c’est dommage !

          Cet aspect, malheureusement, est parfois négligé par certains réalisateurs : le jeu des acteurs, la précision des décors et des costumes ne suffisent pas à recréer une ambiance.. Que l’on pense à certaines reconstitution des années trente filmées dans les années soixante-dix et qui, aujourd’hui, sont terriblement datées..

          Sue le sujet du film, le passage du muet au parlant, est paru un excellent roman policier qui en fait le centre de son intrigue, et se place, lui, dans le milieu du cinéma allemand de la république de Weimar :

          Volker Kutscher : « La Mort muette »

          http://www.seuil.com/livre-9782021011395.htm

          L’auteur évite les écueils du « polar historique », dont l’un consiste bien souvent à donner aux protagonistes d’époques révolues une forme de pensée contemporaine. Ici, rien de tout cela : on se questionne pour savoir si le cinéma parlant a réellement de l’avenir, on ne prend pas au sérieux les agitateurs nationaux-socialistes, etc, etc..

          A lire pour compléter sa réflexion après avoir vu « The Artist »


        • Surya Surya 28 avril 2014 11:20

          Je viens enfin (!) de voir ce film, mieux vaut tard que jamais... J’avais si peur d’être déçue que j’ai laissé passer quelques occasions, puis hier soir je me suis décidée.

          Les commentaires que j’ai mis ci-dessus montrent bien que je n’avais pas encore vu le film. Je ne renie pas ce que j’y ai écris, notamment sur le fait que la gestuelle des acteurs n’est pas toujours appropriée, car trop contemporaine, mais je l’ai compris différemment.

          Finalement, ce film n’est pas un film muet. Il me semble maintenant qu’il n’a pas été tourné pour être un film muet. C’est un film sur un artiste qui vit dans le monde du muet, et puisqu’il est à ce point attaché au monde du muet, le film est tourné en muet. Mais c’est tout.

          Il y a deux « degrés » de muet dans The Artist. D’abord, le quotidien de George Valentin, puis un « film dans le film », c’est à dire les extraits des films tournés par Valentin.
          On le voit bien, les extraits reproduisent magnifiquement l’atmosphère du muet de l’époque (mimiques, vitesse de défilement du film), tandis que les scènes du film à proprement parler, celles décrivant la vie de Valentin, sont certes tournées en noir et blanc et en muet, mais elles décrivent le quotidien de l’acteur, ses difficultés, son histoire d’amour...
          Or, il est évident que les acteurs de l’époque ne faisaient pas ces mimiques exagérées dans leur vie quotidienne, lorsqu’ils ne se trouvaient pas sur un plateau. Toute cette gestuelle servait à faire passer des messages au spectateur. Dans leur vie quotidienne, les acteurs vivaient et s’exprimaient « normalement », comme nous. Et c’est pour cela que la bande annonce ne m’a pas semblée convaincante. Car je croyais avoir affaire à un film muet, alors qu’il s’agit en fait (mon opinion n’engage que moi) d’un film muet pour l’unique raison que l’acteur refuse de sortir du monde du muet et se mettre au cinéma parlant.

          D’ailleurs c’est très clair dans le film lui même : son rêve, où il se rend soudain compte que le verre sur la table fait du bruit lorsqu’il le manipule, les jeunes filles qui rigolent lorsqu’il sort (et là ce n’est plus muet puisqu’on entend le bruit du verre, les rires des filles) et lui, dont la voix reste inaudible, en décalage avec son environnement, ce qu’il ne comprend pas car il cherche désespérément à émettre un son. Et la fin du film qui devient alors film parlant.

          Cela, je ne pouvais pas le comprendre si je n’avais pas vu le film.

          Je continue de penser que certaines gestuelles de Valentin ou des autres personnages reste trop contemporaine (je crois que les gestes sont non seulement culturels (voir par exemple la façon de bouger la tête pour dire « oui » en Inde, qui est différente de chez nous), mais également évoluent avec le temps) mais qui de nos jours sait exactement quels gestes on aurait ou pas fait au début des années 30 ? Ca reste selon moi un petit défaut du film, mais en tout cas, si cette gestuelle me semble parfois un peu trop contemporaine, je ne la comprends plus comme un défaut du film au sens où le film n’aurait pas su reproduire correctement la gestuelle si particulière des acteurs du cinéma muet.

          Je partage désormais totalement votre enthousiasme pour ce film, qui a certes des défauts, mais que je trouve maintenant, dans l’ensemble, très réussi.


        • Bovinus Bovinus 14 octobre 2011 11:31

          Heu... quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi un film français (ou du moins, censé l’être) porte-il un titre anglophone ?


          • zany 14 octobre 2011 11:50

            C’est un hommage à cette époque et au cinéma US en particulier, français oui, mais c’est une histoire américaine avant tous...

            Mais ils pourrais faire des film avec des titres en français les américains aussi ^^


          • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 14 octobre 2011 11:58

            à Bovinus

            Cela se passe à Hollywood, l’histoire est celle de l’arrivée du parlant à la Warner en particulier. Mais on aurait pu prendre pour titre : l’artiste. Il est vrai qu’aujourd’hui le franglais est hélas très à la mode et moi-même je le déplore. Défendons notre belle langue française.


          • Bovinus Bovinus 14 octobre 2011 21:28

            D’accord. Merci de m’en informer, cela m’évite de perdre du temps et de l’argent à voir une énième production coloniale.


          • zany 14 octobre 2011 11:49

            Le noir et blanc fait ressortir les expressions du visage mieux que la couleur, la musique est là pour donner des sentiments, je m’étais surpris lors de ma vision d’un film muet en noir et blanc à me rappeler qu’il étais muet tellement c’est parlant, sans jeux de mots, tous passe par la gestuel et les expressions, le spectateur devine les sentiments .

            Sa faisais longtemps que j’espérais un film comme ça, mais quelle audace !

            étant un fan de chaplin, et de certain film comme joan d’arc qui est une franche réussite malgré la vieillerie de l’image...Je m’étais surpris lors de la chaine du bucher à vouloirs la sauver ^^

            La bande annonce de the artist est superbe, je comprend qu’il y ais des réfractaires ^^

            Et je suis désormais certain que les jeux d’acteur sera grandement augmenté par cette expérience, car les plus grand acteur ont fait du muet et sont passé au parlant.

            Aujourd’hui c’est effet spéciaux, des dialogues vide, et c’est plus des robots que des acteurs qui récite leurs textes.

            tenez « the kid » de chaplin, un pauvre et un orphelin scène de l’enlèvement de l’enfant (chaplin à vraiment vécu ça avec sa mère)
            http://www.youtube.com/watch?v=pf8KIQ1QJho

            Joan d’arc, un peu long, mais les expressions du visage et la musique...(maudit anglais)
            http://www.youtube.com/watch?v=M8v2AkVpSzo&NR=1

            Je n’espère pas trop un beau film, faire mieux que les grand est déjà difficile en sois, mais j’ai plus tendance à pleurer devant un film muet et en noir et blanc que devant un film couleurs, à sentimentalisme...

            J’irais le voir ^^


            • zany 14 octobre 2011 12:13

              Sa ouvre une voix à la polémique,

              Imaginer le scénario ^^ (noir et blanc et muet)

              Un homme de 1912 vas dans le futur (aujourd’hui) avec des gens normale comme acteur, le but étant de mettre en opposition la société d’hier à aujourd’hui avec le personnage principale laissant la gestuel et expression du visage faire sont œuvre et la comparer à celle d’aujourd’hui, tous ça pour montrer la bétise du monde actuel d’un point de vu ancien ^^

              « éteignez le son pendant les pubs et montre les beauf regarder la TV », les discours politique avec les mimiques grotesque, voir même dénoncer la situation internationale en montrant l’inhumanité des riches et leurs mensonges ^^

              Je crois que ce serais un film difficile à faire mais également une formidable claque comme seul le muet peu le faire ressentir ^^

              C’est porteur moi je dis, il suffit juste de le moderniser ^^ et les scènes de bagarre pourrons être bien plus drôle en les exagérants un peu .

              Un navet ou un grand film polémique ^^


              • L'enfoiré L’enfoiré 14 octobre 2011 17:59

                Bonjour Armelle,
                 Merci pour cette proposition d’aller voir ce film.
                 Moi qui ai aimé faire de la photographie en noir et blanc, je devrais y trouver mon compte.
                 Mais c’est du cinéma. Il y a le mouvement en plus. Il fallait d’abord l’y ajouter. Interpréter et mimer ces gestes. Le parlant a oublié ce besoin expressif d’exprimer l’émotion.
                 Ce sont les mots qui font le pont.
                 Imaginons le sourd qui va voir un film parlant aujourd’hui.
                 Qu’y comprendra-t-il sans les sous-titres ou le langage gestuel ?
                 A mon avis pas grand chose.
                 smiley

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