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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Tourgueniev, toujours d’actualité ?

Tourgueniev, toujours d’actualité ?

« En fait, Roudine nous échappe, sympathique au début, puis antipathique, puis pitoyable. Qui est-il réellement ? Est-ce un menteur ? Un imposteur ? (…) Il est capable de bonté, de dévouement, de beaucoup de bassesses aussi. Il nous ressemble au fond, cet étranger, ni bon ni mauvais, délicat, indécis, complexe. À travers sa vie, c’est la vie réelle qui se découvre à nous, pauvre, triste, profonde. »

Tourgueniev

Ces quelques lignes sont extraites d’une quatrième page de couverture de l’édition française du roman "Dimitri Roudine". Il a été écrit en 1856, et son auteur est Ivan Tourgueniev, un écrivain russe francophile qui est né il y a deux siècles, le 9 novembre 1818 à Orel, ville au bord de l’Oka, à 360 kilomètres au sud-ouest de Moscou. Comme Soljenitsyne, Tourgueniev fait partie de ces auteurs russes qu’adore l’actuel Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

Tourgueniev est un romancier et dramaturge majeur du XIXe siècle en Europe. En plus de ses poésies, il a publié une soixantaine de nouvelles, une dizaine de romans et une douzaine de pièces de théâtre. Sa vie a été européenne et très cosmopolite.

Son père était un officier aristocrate aisé et distingué et sa mère était une propriétaire terrienne brutale et tyrannique qui lui imposa une éducation très stricte. Après des études à Moscou puis à Saint-Pétersbourg, il a passé quelques années d’étude, à l’âge de 20 ans, à Berlin, puis après un retour à Saint-Pétersbourg vers 1843, il rencontra Pouchkine et commença à écrire de la poésie. Ensuite, il est allé s’établir à Londres, puis enfin, à partir de 1847, à Paris dont il a adoré l’âme intellectuelle. Il a sympathisé avec de nombreux auteurs français contemporains dont Victor Hugo, George Sand, Flaubert, Émile Zola, Mérimée, Alexandre Dumas, Alphonse Daudet, Maupassant, Jules Verne (qu’il conseilla pour son "Michel Strogoff" publié en 1876 par un éditeur commun), etc.

Il sympathisa aussi avec des musiciens, en particulier Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Gounod, Berlioz… et il fut voisin (brièvement, pendant quelques mois) de Georges Bizet (1838-1875) lorsqu’il a habité à Bougival dans une villa qu’il a achetée en 1874 et qu’il céda ensuite à sa muse, la cantatrice Pauline Viardot (raison de son séjour en France à partir de 1847), pour habiter dans un chalet voisin qu’il s’est fait construire et qu’il appela "datcha". Autre voisine des arts, la peintre impressionniste Berthe Morisot (1841-1895), belle-sœur d’Édouard Manet (1832-1883), habitait également à Bougival à partir de 1880.

À cause de la guerre de Crimée, Tourgueniev a dû rentrer en Russie de 1850 à 1856, mais retrouva la France par la suite (tout en retournant régulièrement en Russie). Très malade, il est mort à Bougival le 3 septembre 1883 à l’âge de 64 ans, et est enterré à Saint-Pétersbourg.

Son progressisme transparaît dans ses œuvres (certaines furent censurées tellement considérées comme "subversives"), au théâtre et aussi dans ses romans et nouvelles. "Pères et Fils", écrit en 1862, considéré comme le plus grand roman de Tourgueniev, donne une première idée de la contestation révolutionnaire, dans un sens scientiste (que Tourgueniev appela "nihilisme") : « Un honnête chimiste est vingt fois plus utile que n’importe quel poète, l’interrompit Bazarov. ». Ou encore : « Il ne croit pas aux principes, mais il croit aux grenouilles. ». Un autre roman important est "Premier amour" (considéré comme une nouvelle), écrit en 1860, qui laisse entrevoir le "pessimisme romantique" et une amertume autobiographique sur l’amour, considéré comme une maladie.

Ce n’est pas le cadre, ici, d’évoquer trop sérieusement un écrivain si important qui a été l’objet de beaucoup d’études littéraires très approfondies depuis cent cinquante ans. Je voulais profiter de ce bicentenaire pour m’appesantir sur un autre roman, "Dimitri Roudine", du nom du personnage central de cette œuvre écrite, comme je l’ai signalé plus haut, en 1856. Car j’y ai remarqué une petite similitude amusante.

Dans cette quatrième couverture, le texte de présentation se poursuit ainsi : « "Ce qui est terrible", disait Tourgueniev, "c’est qu’il n’y a rien de terrible… Ni une idée, ni une chose, ni rien…". ».

Le texte introductif pourrait laisser penser qu’on ne parlât pas de Roudine, mais de …Emmanuel Macron, jeune homme éblouissant qui a séduit toutes les personnes qu’il a rencontrées depuis son adolescence. Au point de séduire sa professeure de théâtre. Au point que dans un dîner en ville, lui simple convive parmi une dizaine d’autres, il devenait à la fin du repas la star de soirée, au détriment de la personnalité ou des personnalités présentes. « L’âme d’autrui, c’est la forêt obscure. ». Toujours Tourgueniev dans le texte.

Parmi les exemples les plus frappants, les relations avec Philippe de Villiers qui, pourtant placé à la droite dure et donc, loin du positionnement centro-démocrate-social, fut complètement tombé sous le charme d’Emmanuel Macron le 19 août 2016, à quelques mois de l’élection présidentielle. L’intérêt soutenu pour son interlocuteur, une relative simplicité, une apparente proximité, un plaisir réel à débattre, à confronter les idées, et aussi, une grande capacité à travailler, à apprendre, à apprendre de ses erreurs, à corriger.

Et pourtant, ces derniers mois, Philippe de Villiers a dû laisser échapper son amertume. Sa déception pour ne pas dire son sentiment de trahison. Le créateur du Puy-du-Fou (l’un des lieux touristiques les plus fréquentés de France hors de Paris) croyait qu’Emmanuel Macron l’avait écouté, avait adopté son point de vue, mais en fait, il s’est aperçu qu’il n’en était rien. Ce sentiment de se croire écouté, d’avoir son interlocuteur pour allié, c’est un sentiment très fort d’adhésion mais s’il repose sur du vent, le rejet peut être aussi violent que l’adhésion a été très rapide. Or, au pouvoir, seuls, les actes comptent. Les belles paroles, les "en même temps", ne comptent plus. Décider, c’est choisir d’un côté et rejeter les autres solutions de l’autre. Donc, faire des mécontents. Des déçus.

L’affaire Benalla pendant l’été 2018, relayée par le mouvement des gilets jaunes à la fin de l’automne 2018, ont donc définitivement tourné la page de l’état de grâce, plus longue que ses deux derniers prédécesseurs. De "sympathique", il commence à passer à "l’antipathique". Le risque est d’en arriver au "pitoyable".

En piochant dans le roman de Tourgueniev, on peut retrouver des passages qui pourraient s’appliquer à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron alias Roudine.

Ainsi, dans le 6e chapitre, cette conversation sur Roudine entre des personnes qui ne l’apprécient pas (par jalousie notamment) et d’autres qui l’apprécient (pour diverses raisons).

Par exemple, un personnage, Michaël Michaëlowitch Lejnieff dit : « Mais je ne doute nullement de l’esprit ni de l’éloquence de M. Roudine, je dis seulement qu’il ne me plaît pas. (…) C’est lui qui est maintenant le grand vizir. Il viendra un temps où ils se brouilleront. (…) Mais c’est Roudine qui règne pour le quart d’heure. ».

Un autre personnage, Alexandra Pawlowna (son épouse), prend au contraire la défense de Roudine : « La supériorité de Roudine vous offense. Voilà pourquoi vous ne l’aimez pas. Voilà ce que vous ne pouvez lui pardonner. Et je suis persuadée que l’étendue de son esprit ne nuit pas à la bonté de son cœur. ».

Lejnieff, qui a connu Roudine jeune et est le moins enthousiaste pour sa personnalité, raconte ensuite la jeunesse de ce dernier, de son réseau déjà : « L’éducation de Roudine s’est faite à Moscou. C’était d’abord un de ses oncles qui en payait les frais ; plus tard, lorsque Roudine eut grandi et qu’il se fut paré de toutes ses plumes… Allons, excusez-moi, je ne le ferai plus. Ce fut un certain prince fort riche, dont il devint l’ami ; puis Roudine entra à l’Université. ».

Ce "certain prince fort riche" fait curieusement penser au millionnaire Henry Hermand, pionnier de l’immobilier pour la grande distribution (il a construit de nombreux centres commerciaux, comme Grand’Place à Échirolles, au sud de Grenoble) et magnat de la presse (dirigeant du "Matin de Paris" avec Max Théret), qui est mort à 92 ans il y a deux ans, le 6 novembre 2016, c’est-à-dire, avant l’élection présidentielle (et même, avant la déclaration officielle de candidature d’Emmanuel Macron).

Ancien résistant, ancien physicien du CEA, ancien syndicaliste, Henry Hermand, grand mécène de la politique (au même titre que Pierre Bergé), avait toujours cru au talent d’Emmanuel Macron, dès sa première rencontre en 2003 dans la préfecture de l’Oise où l’étudiant effectuait son stage de l’ENA, et dès le début de janvier 2016, il considérait qu’il pourrait être élu à l’Élysée l’année suivante. Il n’a pas eu le temps de voir qu’il a eu raison.

Continuons le dialogue du roman. Alexandra Pawlowna, laudatrice de Roudine, trouve la description de Lejnieff très partiale, visant à discréditer Roudine : « Je suis convaincue que ce que vous dites est exact, que vous n’ajoutez rien, et cependant, sous quel jour défavorable avez-vous présenté tout cela ? (…) Savez-vous qu’on peut raconter la vie du meilleur des hommes avec des couleurs telles, et sans y rien ajouter, remarquez-le, que chacun en aura peur ? C’est là aussi une espèce de calomnie. ».

Cette petite réflexion fait penser à tous ceux qui aiment retracer la vie d’Emmanuel Macron en se faisant les procureurs pour y déceler tous les éléments terrifiants qui en feraient un être maléfique (mais en oubliant qu’il a quand même convaincu plus de 20,7 millions de Français le 7 mai 2017 et que ce n’est pas donné à beaucoup de monde de gagner une élection présidentielle, un ou deux citoyens par génération !).

Je m’arrête là dans ce petit jeu forcément périlleux et limité qui consiste à retrouver dans un roman vieux de cent soixante-deux ans quelques éléments épars pouvant s’appliquer au Président de la République actuel.

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Tout le roman est basé sur des conversations entre des personnages, certains qui ne se connaissent pas, d’autres si, chez la maîtresse des lieux, Daria Michaëlowna. Cela donne notamment un aperçu de l’idée que certains hommes se font des femmes.

Ce dialogue (tronqué) au 3e chapitre apporte une bonne vision du roman.

Africain Siméonowitch : « Mon dada… Les femmes en ont de trois espèces dont elles ne descendent jamais. À moins qu’elles ne dorment. ».
Daria Michaëlowna : « Quels sont ces trois dadas ? ».
Africain Siméonowitch : « La récrimination, l’allusion et le reproche. ».
Daria Michaëlowna : « Savez-vous, Africain Siméonowitch, que ce n’est sans doute pas sans raison que voue vous attaquez ainsi aux femmes ? Il faut qu’une d’elles vous ait… ».
Pigassoff : « Offensé, voulez-vous dire. ».
(…)
Africain Siméonowitch : « Je pense qu’il y a trois espèces d’égoïstes : ceux qui vivent eux-mêmes et laissent vivre les autres ; ceux qui vivent eux-mêmes et qui ne laissent pas vivre les autres, et enfin les égoïstes qui ne vivent pas eux-mêmes et ne laissent pas vivre les autres… La plupart des femmes appartiennent à la troisième catégorie. ».
Daria Michaëlowna : « Comme c’est aimable ! Je ne m’étonne que d’une chose, Africain Siméonowitch, c’est de votre confiance présomptueuse dans vos propres jugements, comme si vous ne vous trompiez jamais. ».
Africain Siméonowitch : « Qui est-ce qui dit cela ? Moi aussi, je me trompe ; tous les hommes se trompent. Mais savez-vous quelle est la différence entre l’erreur des hommes et l’erreur des femmes ? Non, vous ne le savez pas ! Voilà en quoi elle consiste : un homme pourra dire, par exemple, que deux et deux ne font pas quatre, mais cinq ; une femme dira que deux et deux font une bougie de cire. ».
(…)

Au 5e chapitre, un extrait avec Roudine parlant à Daria Michaëlowna : « Selon moi, dans la négation complète et générale, il n’y a pas de salut. Niez tout, et vous passerez facilement pour un homme d’esprit ; c’est un procédé connu. Les gens simples seront aussitôt disposés à en conclure que vous valez mieux que ce que vous niez ; mais c’est souvent faux. D’abord, on peut trouver des taches partout, et ensuite, quand même vous parleriez sensément, tant pis pour vous… Votre esprit, tourné exclusivement vers la négation, s’appauvrit et se dessèche. Vous satisferez votre amour-propre, mais vous vous priverez des véritables jouissances du cœur et de l’âme. La vie et tout ce qui la compose échappe à votre observation superficielle et bilieuse ; vous arrivez à l’hypocondrie, au marasme, et finissez par faire rire, tout en inspirant la pitié. Celui-là seul qui sait aimer a le droit de censurer et de réprimander. ». À cela, Daria Michaëlowna lui répond : « (…) Vous êtes vraiment passé maître dans l’art de définir les hommes. ».

Comme souvent chez Tourgueniev, la fin de cette œuvre est triste et pleine d’amertume, mais ne la dévoilons pas et revenons, pour terminer, à l’auteur.

Dans la préface de l’édition française de 1922 de "Dimitri Roudine", le romancier français Edmond Jaloux (1878-1949) commence ainsi : « J’aurais hésité à écrire ces lignes en tête d’une œuvre aussi admirable et aussi importante que "Dimitri Roudine", si je ne me rendais compte qu’Ivan Serguiévitch Tourguénieff est presque oublié et qu’il n’est pas mauvais, je pense, de rafraîchir les idées que nous avons de lui. Il est presque oublié, d’abord parce que ses livres demeurent, à part de rares exceptions, à peu près introuvables. Pour ma part, j’ai cherché "Dimitri Roudine" pendant plus de vingt ans sans pouvoir me le procurer. ». À l’époque, il n’y avait pas encore Internet et les sites de vente des livres introuvables…

Le préfacier poursuit ainsi : « Le centenaire de sa naissance en 1918 a passé inaperçu. Il est vrai que les Russes étaient alors trop occupés par leurs expériences sociales, où ils ont essayé de ramener la numération humaine au chiffre de zéro, pour avoir songé à lui, et nous-mêmes trop occupés par ailleurs. ». Le bicentenaire semble avoir passé tout aussi inaperçu, pour d’autres raisons, sans doute.

Edmond Jaloux décrit ainsi Tourgueniev (dont l’orthographe française a évolué) : « L’attitude morale de Tourguénieff a également brouillé les cartes, car il a déçu tous les partis politiques en ne se donnant à aucun. Il a paru trop libéral aux gens de l’ancien régime et trop réactionnaire aux nihilistes, qui sont devenus depuis des bolcheviques ; il a paru irrémédiablement russe à des amis français, sauf à Flaubert, qui l’a aimé et qui l’a compris, et chez les Russes, il semblait trop cosmopolite et surtout trop Français. Et il était en effet tout cela à la fois, mais il était aussi et avant tout un artiste et un romancier. ». Le fameux "et en même temps" avant l’heure et dans un cadre littéraire…

Pareil "en même temps" pour sa "franco-russophilie" : « Pendant longtemps, Tourguénieff, en effet, a fait figure de cosmopolite, et une grande partie de son œuvre se déroule hors de Russie. Mais au fond, personne n’était plus Russe que lui ; il l’était par son sentiment de l’inquiétude, ce qu’on appelle là-bas la toska, qui lui rendait la France insupportable, quand il y était et la lui faisait adorer quand il l’avait quittée ; il l’était par son impuissance à vouloir, par ses grands élans, suivis de rechutes, sa tristesse accablée, cette conviction indéracinable que tout est inutile, cette ambiguïté d’esprit qui, malgré lui, le rendait suspect à ses amis de France. ».

Dommage de ne pas avoir profité de l’occasion de ce bicentenaire pour raviver l’amitié entre la France et la Russie qui, dans les cœurs, restera toujours aussi ardente qu’il y a un siècle, comme des braises qui couvent et résistent aux orages ukrainiens…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 novembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Ivan Tourgueniev.
Guillaume Apolinaire.
René de Obaldia.
Raymond Aron.
Jean Paulhan.
René Rémond.
Marceline Loridan-Ivens.
François Flohic.
Françoise Dolto.
Lucette Destouches.
Paul Claudel.
Louis-Ferdinand Céline.
Georges Bernanos.
Jean-Jacques Rousseau.
Daniel Cordier.
Philip Roth.
Voltaire.
Jean d’Alembert.
Victor Hugo.
Karl Marx.
Charles Maurras.
Barbe Acarie.
Maurice Bellet.
Le philosophe Alain.
Marguerite Yourcenar.
Albert Camus.
Jean d’Ormesson.
Les 90 ans de Jean d’O.

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72 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 23 novembre 2018 10:47

    il y a comme ça des gens qui brillent....mais briller ça veut dire aveugler les autres

    il y a aussi des gens qui éclairent ......

    ça n’est pas la même chose


    • zak5 zak5 23 novembre 2018 13:49

      Tourgueniev est un romancier et dramaturge majeur du XIXe siècle en Europe.

      franchement Tourgueniev n’est pas du tout un romancier majeur

      les auteurs russes qui ont marqué leur époque et sont d’ailleurs toujours d’actualité on les connaît , notamment : Anton Tchekhov, Léon Tostoi, Fiodor Dostoïevski


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 novembre 2018 13:53

        @zak5

        Les nouvelles de Gogol ...


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 13:56

        @zak5. Si. Les Zapiski okhotnika, récits d’un chasseur, on décidé le tsar à abolir le servage. Pas si négligeable !


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 14:01

        @JC_Lavau. ont décidé.
        Ma vue baisse.


      • Balkanicus 23 novembre 2018 14:05

        @JC_Lavau

        Tant que c est que la vue.....

        Pourquoi le viagra de la vue n existe pas !


      • Norbert 23 novembre 2018 15:18

        @Balkanicus

        Voyons, avec le viagra de la vue , c’est la vue qui baise !


      • Balkanicus 23 novembre 2018 15:20

        @Norbert

        Elle est jolie celle la Je vais garder un oeil dessus !


      • Balkanicus 23 novembre 2018 15:32

        @JC_Lavau

        Bonjour Blague a part, je viens de voir que vous avez ecrit un livre sur la physique quantique, que j aimerais beaucoup lire

        Ceci une fois fait, j espere pouvoir avoir des reponses a ce que je n aurais pas compris.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 16:02

        @JC_Lavau. Vous le voulez en français ou en anglais ?


      • Balkanicus 23 novembre 2018 16:35

        @JC_Lavau

        EN francais Bien que je conaisse l anglais, je n aurais pas le vocabulaire necessaire pour pleinement comprendre le texte


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 16:52

        @Balkanicus. Tu as l’adresse pour commander à l’imprimeur :
        http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html

        30 € plus port (environ 4 euros). Il poste depuis Mayenne.
        Moins cher, j’ai des exemplaires d’épreuves corrigés à la main et au blanc. Et la liste totale des corrections est publique. Mais il faut que je fasse un emballage, et que je poste.

        Ce n’est pas que un livre de vulgarisation. C’est l’hybride avec un manuel d’initiation et la mise de révisions radicales à la portée de beaucoup. Il comporte moins d’exercices qu’un livre d’initiation classique pour étudiants. Quelques dizaines. Alors qu’en vulgarisation pure, il n’y en aurait aucun, et qu’ici la cible serait ratée en grand.

        Je ne suis pas un griot, mais un trouveur professionnel. J’ai donc une grande et solide corbeille à papiers pour y jeter les erreurs, les miennes et celles des autres.


      • Balkanicus 23 novembre 2018 17:26

        @JC_Lavau

        Je pense le commander en effet

        Merci pour l adresse de commande Et content de pouvoir conversé a l occasion avec vous sur ce forum

        Petite question hors sujet

        Quel sont les futurs applications concrete de la physique quantique pour le profane et pour les moins profanes


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 17:56

        @Balkanicus. La physique quantique a des milliers et des milliers d’applications, par exemple dans toute la chimie, l’électronique, l’opto-électronique, les moyens physiques d’analyse chimique, l’astrophysique, l’optique spectrale, etc. etc.
        Ce qui n’a pas d’applications, mais un gros succès médiatique chez les vulgarisants est la sémantique farfelue enseignée partout depuis que la clique Göttingen-Copenhague a pris le pouvoir en 1927. Ça marche sur la tête.

        Mais quelle est votre spécialité ? Et pourquoi ce pseudonyme ? Une origine familiale ?


      • amiaplacidus amiaplacidus 23 novembre 2018 18:06

        @JC_Lavau

        Comme ingénieur de recherche (je concevais de l’instrumentation), j’ai bien souvent utilisé les résultats de la physique quantique, mais je dois dire sans vraiment la comprendre.

        Ce qui me laisse songeur (et lorsque je dis songeur ...) c’est que des plumitifs tartinent en veux tu en voilà sur le sujet alors qu’ils ont, au mieux, le bagage mathématique du bac L.


      • amiaplacidus amiaplacidus 23 novembre 2018 18:08

        @amiaplacidus

        Au fait, comment en sommes-nous venus de Tourgueniev à la physique quantique ?

        L’âme russe peut-être.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 18:10

        @Amiaplacidus. Parce qu’il manquait un t à « ont ».


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 18:12

        @amiaplacidus. L’attrait du sesque des anges ?
        Et savez vous bien combien d’anges peuvent danser ensemble sur une tête d’épingle ?


      • Balkanicus 23 novembre 2018 18:22

        @JC_Lavau

        Pour le pseudo, origine familial, un slave des balkans avec un zeste de cosaque

        Pour la specialite.... electronicien, depanneur avec un interet pour tout ce qui touche a la science

        Une des possibilite que j entrevoie, dites moi si je me teompe, comcernant la physique quantique, c est la transmition d information de maniere instantanee sans limite de distance, avec des atomes ayant une liaison quantique, puisque le fait de changer l etat d un des atomes, se repercute sur son atomes frere, pour parler simplement

        Et si cela est vrai, cela ne laisse t il pas presuposer qu il existe une autre dimension, physique, mais que nous n appréhendons pas avec nos sens physique, mais que l on peut subodorer avec notre esprit, et qu en agissant sur un des atomes corréler, on agisse sur cette dimension egalement, dans laquel ses atomes serait, d une certaine facon, toujours cote a cote, ce qui expliquerais le repport d etat meme a des millier de km de distance

        Je ne sais pas si je me suis bien expliquer


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 18:30

        @amiaplacidus.
        Voici quelques heures, je répondais :

        Our predictive power is limited. In some static configurations, we may be able to map the admittances from each potential emitter to each potential absorber. Not easy however to manage an iterator and a way of storing this double quasi-infinity...
        But even in these simplified cases, we will never predict when nor which of the possible transactions will succeed, as we will never monitor nor shield the de-Broglie-Dirac ground noise. We can only hope that on great numbers, the random perturbations from the ground noise will cancel.
        Moreover, large-base interferential astronomy works. It proves that the causality flows also from the space and bosonic interactions of the photons, to the emitters on surface of the stars.

        Notre pouvoir de prédire est limité. Dans certaines configurations statiques, nous pouvons cartographier les admittances de chaque émetteur potentiel vers chaque absorbeur potentiel. Il ne sera pas facile d’élaborer un itérateur et un stockage en mémoire pour cette double quasi-infinité.
        Mais même dans ces cas simplifiés, nous ne pourrons prédire quelles transactions vont réussir, ni quand. Nous ne pouvons ni écranter ni suivre le bruit de fond Dirac-de-Broglie. Notre seul espoir est que sur le grand nombre, ces perturbations bruitées s’annulent statistiquement les unes les autres, ou au moins se moyennent.
        Une preuve définitive par l’astigmatisme ou la myopie

        De plus, l’astronomie interférentielle sur larges bases fonctionne bien. Cela prouve qu’il y a rétro-causalité de l’espace intersidéral avec ses interactions bosoniques entre photons, vers les atomes émetteurs en surface d’étoiles, pour les synchroniser approximativement.

        A ce jour, la physique transactionnelle a un problème avec l’horizon de Schwarzschild d’un trou noir. J’y travaille ; je discerne que l’admittance de l’espace y devient fortement anisotropique.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 18:41

        @Balkanicus. Fausse piste, que le coup de l’« instantané à distance ».
        La réalité est très différente, et complètement indépendante de nos habitudes anthropocentristes.
        Le bruit de fond broglien, d’où émergent des transactions abouties, est bidirectionnel dans le temps. Preuve depuis 1930 par Schrödinger sur l’équation de Dirac de 1928.
        Dans la forme primitive de Louis de Broglie en 1923 et 1924 (thèse), l’électron n’était qu’une onde à une seule composante, et dans son repère il était partout synchrone avec lui-même, vitesse de phase infinie. Le seul cadre correct est celui de Dirac, relativiste, avec quatre composantes pour l’onde électronique ( = électron, c’est bonnet blanc et blanc bonnet).


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 novembre 2018 18:49

        @Balkanicus

        Intrication quantique. De quoi retourner pas mal de cervelles .


      • Balkanicus 23 novembre 2018 18:59

        @JC_Lavau

        Si je vous suit, il n y a pas d intrication quantique ( merci paie pai pour le terme ) L etat d un atome intriquer ne suit pas le changement d etat de l autre atome

        Ou ce changement d etat est limite a une certaine distance ?

        Parce que tout ce que j ai vu comme reportage sur la physique quantique parle de cela et des impliquations pour l ordinateur quantique


      • Balkanicus 23 novembre 2018 19:00

        @Aita Pea Pea

        Clair

        Ca a tendance a pas mal me la retourner, mais j ai le malheur d essayer de comprendre a tout pris


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 19:12

        @Balkanicus. Ça va prendre trop de temps, trop d’espace. En l’état actuel de mes investigations, on vous gonfle le mou avec les conséquences du postulat animiste Wigner-Neumann

         :

        « Moi gros animal macrophysique qui me déclare « observateur », je suis tellement tout-puissant que j’ai le pouvoir de retarder indéfiniment les réactions d’absorption et la décohérence qui en résulte, rien qu’en n’observant pas ! ».

        L’apologue narquois publié en 1935 par Erwin Schrödinger, du chat « mort-vivant » tant qu’un physicien copenhaguiste ne penche son auguste attention sur le résultat de l’expérience, se moquait ouvertement du délire Wigner-Neumann.

        Tout le battage marketing promettant un jour des « ordinateurs quantiques » repose sur le postulat de Wigner-Neumann.

        Oh, ce ne fut pas Wigner qui inventa ce postulat animiste, qui flottait incréé dans l’air du temps à Göttingen, mais il le poussa à son paroxysme, et d’autres firent pire encore après lui.



      • zak5 zak5 23 novembre 2018 19:23

        @Aita Pea Pea
        merci c’est impardonnable d’oublier Gogol


      • Balkanicus 23 novembre 2018 20:24

        @JC_Lavau

        Donc l prdinateur quantique c est de la couille, pour parler impoliment !

        Si je vous suis

        Et si je vous suis toujours, on peut mesurer une particule, sans influencer le resultat Et donc on peut prevoir la position d une particule a un moment x


      • Cyrus Cyrus 23 novembre 2018 21:34

        @JC_Lavau
        A ce jour, la physique transactionnelle a un problème avec l’horizon de Schwarzschild d’un trou noir. J’y travaille ; je discerne que l’admittance de l’espace y devient fortement anisotropique.

        Compresse ton espace intra-atomique en même temps que ton espace de métrique .Schwarzschild a démarrer en Etudiant les étoile et leur influence sur les « puit » de gravité dit a tord « espace temps » au dela du rayon.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 21:38

        @Cyrus. Lui aussi, grâce à la lecture rapide, Woody Allen avait lu tout Guerre et Paix en une heure et quarante minute. Il en a conclu que ça parlait de la Russie.


      • Cyrus Cyrus 23 novembre 2018 21:52

        @JC_Lavau

        Tant mieux si tu as déjà tout compris .
        Tu ne devrais plus te casser les dent très longtemps smiley


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 21:56

        @Balkanicus. Non plus.
        « Mesurer, JE mesure, MON information à MOI » font partie de l’égocentrisme infantile de la secte Göttingen-København. Ces (censurés, disons galopins, Knabenphysiker) et leurs héritiers se mettent au milieu de l’image microphysique  et s’y estiment fort à propos, tels que Magnificat à Matines.
        Ils ont remplacé la physique et la technologie des capteurs par des slogans hâtifs, en continuant de raisonner en artillerie macroscopique.
        Autant de fautes professionnelles que nous ne nous permettons plus en microphysique transactionnelle.

        Trois principes possibles dans une mesure :

        1. C’est un absorbeur qui déclenche un changement d’état dans l’appareil­lage, pour acheminer un signal vers l’enregistreur, ou autrefois un observateur humain (qui compte les clics d’un compteur de Geiger, par exemple). C’est le cas majoritaire. Y compris dans nos rétines.

        2. Dans une minorité de cas, c’est le changement d’état dans l’émetteur qui est scruté par l’appareillage.

        3. Dans une minorité de cas encore plus petite, c’est le milieu traversé qui peut faire une « mesure faible  », ne perturbant que peu, et de façon parfois discrètement rattrapable, le phénomène observé.



      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 22:10

        @Balkanicus : « l’ordinateur quantique » ...
        La rhétorique « J’observe, j’observe pas » est décollée de la réalité physique. Quand il argumentent « Mais si j’observe, etc. », ils changent complètement l’expérience, qui elle ne se déroule que dans le triplet émetteur-espace-absorbeur. S’ils changent de place l’absorbeur final, ce n’est plus la même expérience. Ces benêts s’imaginent que la microphysique, c’est de l’artillerie de corpuscules, juste compliquée d’une dose de magie.


      • Balkanicus 23 novembre 2018 22:30

        @JC_Lavau

        Si je vous suis

        La mesure quantique qui modifie le phenomene observer est une fausse theorie

        Ca serait plutot le fait de parasite du au appareillage, ou a des bruits de fond lors de mesure

        Et on tire une theorie de ces erreurs, c est en quelque sorte une simplicite intellectuel conjugue a une trop grande confiance dans les instruments de mesure et dans la methodologie

        Ai je compris ?


      • Balkanicus 23 novembre 2018 22:35

        @JC_Lavau

        En tout cas, je trouve cette discution avec vous, des plus interessante

        Ca meriterait d ouvrir une bonne bouteille , un mercurey


      • Cyrus Cyrus 23 novembre 2018 22:40

        @Balkanicus

        Donc l ordinateur quantique c est de la couille, pour parler impoliment !

        Si je vous suis

        >https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/cinq-qubits-pour-s-exercer-sur-l-ordinateur-quantique_122662

        et les test de prog la https://quantumexperience.ng.bluemix.net/qx/editor

        donc non c’ est bien réel il y a déjà des application concrète .


        Et si je vous suis toujours, on peut mesurer une particule, sans influencer le resultat Et donc on peut prevoir la position d une particule a un moment x

        > pas du tout c’ est un mirage mathematique , le quantique ne prevoit qu’ un lot de résultat ... c’ est la grande frontière de justement sortir de cette approche pour violer impunement le principe d’ incertitude sans fausser le resultat .




      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 novembre 2018 22:41

        @zak5

        Je me demande si Kafka aurait pu exister sans Gogol ...l’influence.


      • Balkanicus 23 novembre 2018 22:51

        @Cyrus

        J en avais entendu parler

        Mais je ne suis pas physicien quantique, j essaie de comprendre la chose

        Si je suis les explications de jc lavau, c est du pipo

        Vous quel est votre specialite ? Moi j essaie juste de comprendre, car j avoue que la physique quantique est deroutante pour moi


      • Yanleroc Yanleroc 23 novembre 2018 23:09

        @JC_Lavau, merci, pour une fois je t’ ai trouvé très clair. Donc 3 mesures, et..dans les 3 cas, il y a observateur donc..ou on considère qu’ il n’ y en a pas, ou ma remarque même est une connerie ?.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 23:12

        @Balkanicus. Je vais me faicher, mettre moi en cowlèr !
        Il n’y a pas de « mesure » en microphysique. L’humain n’en fait pas partie. Mais ses appareillages relèvent de la physique, dont la microphysique.
        Tout capteur côté absorption a des propriétés dépendantes de l’atome ou de la molécule ou d’une partie de cristal qui réalise physiquement l’absorption. Ce qui n’épuise pas, et de loin, les questions de la physique du capteur ; ou les propriétés physiologiques de la rétine de nos yeux. etc.

        La microphysique transactionnelle n’est concernée que par les propriétés des ondes individuelles que sont les photons, les électrons lancé, les protons lancés, les neutrons lancés, etc. en nombre restreint, disons au plus 10 à 20 à la fois.
        Ses limites sont atteintes pour des molécules moyennes, dès que les vibrations internes sont aussi grosses que la largeur de leur fuseau de Fermat. Ce qui dépend aussi de la température de ladite molécule.

        Bien entendu les électrons fixés en ondes stationnaires autour d’un noyau ou plusieurs relèvent toujours des mêmes équations, Schrödinger, Pauli, Dirac. Un atome d’hydrogène est une onde électronique stationnaire autour d’un proton. Pour une molécule ou un atome d’uranium, c’est plus compliqué, il y a plus de monde, davantage d’ondes électroniques stationnées.
        Les calculs de l’atomistique et de la chimie électronique suffisent à amplement occuper bien des chimistes. Relèvent de la même microphysique les transitions émettrices de photon, les absorptions, la diffraction par exemple la diffraction Compton d’un photon gamma par un électron quasi-libre.

        Ce que se racontent les copenhaguistes avec leur « Ma mesure fait ceci, ma mesure fait cela » relève du psychiatre, et pas du physicien. A leurs âges, ils n’ont pas encore appris à raisonner en physiciens.


      • JC_Lavau JC_Lavau 23 novembre 2018 23:23

        @Yanleroc. J’ai seulement dit quels moment d’un transfert (d’un photon ou d’un électron pour prendre les cas les plus courants) peuvent être exploités par un appareillage adéquat :

        • l’émission et le changement d’état de l’émetteur,
        • le voyage de l’onde, d’où un léger changement d’état du milieu traversé,
        • ou le cas le plus fréquenté, l’absorption finale.

        Dans tous les cas, pour faire un capteur réel et donc une mesure expérimentale, il faut une cascade d’amplification, pour obtenir un signal utilisable. La technologie de cette amplification de puissance, ainsi que des filtrages et seuillages, est une autre histoire.

        Le mythologique « observateur » n’a aucune place en microphysique. Seulement chez les fous.

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