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Trois jours de musique au Printemps de Bourges

Premier grand festival de l’année, il lance la saison musicale à venir, mais permet aussi de sortir des sentiers battus, de faire parfois de belles découvertes ou de se rendre compte de la diversité musicale française.

 Naya a ouvert les festivités pour la soirée d’ouverture de mardi. Cette jeune chanteuse qui a tout juste 18 ans écrit et compose ses chansons toute seule. Après Juliette Armanet, ce fut le tour de Catherine Ringer avec de « Nouvelles et des trèèèèès anciennes chansons », mais ce sont les anciennes qui ont eu plus de succès que celles de son dernier album, « Chroniques et fantaisies ». Ce fut l’occasion d’entendre à nouveau Le Petit Train, ou Marcia Baila, sur laquelle le public a dansé. S’en est suivi une reprise de Jacques Higelin, Part, chargée d’émotion, et la Diva Rock a terminé avec l’incontournable Andy. Il suffisait d’entendre les commentaires des spectateurs pour s’en rendre compte : « Excellent », dira l’un, « Formidable » renchérissait un autre. Véronique Sanson a terminé la soirée avec un grand orchestre, composé de violons et de cuivres. Elle présentait aussi son dernier album, « Dignes, dingues, donc… », mais encore une fois, ce sont sur ses anciens succès que le public a le plus réagi, des plus jeunes aux fans de la première heure. Elle nous a raconté sa « Drôle de vie », nous a emmenés à « Vancouver », avant de tirer sa « Révérence ».

 

Le lendemain, entre succès du moment et découvertes, la balance a penché vers les découvertes, notamment pour Don La Nema, chanteuse et violoncelliste brésilienne. Elle a vécu en Argentine, pays vers lequel elle a voyagé avec les spectateurs de l’Auditorium pour leur faire partager les sensations avec émerveillement et douceur. Elle céda ensuite sa place à Claire Diterzi, qui proposait son nouveau spectacle : l’histoire de deux frères que tout oppose. Entourée d’un contre-ténor, d’un comédien et de six percussionnistes, l’aventurière des musiques navigue entre chanson, opéra baroque, musique contemporaine et électro. Une vrai et belle surprise !

En soirée, avait lieu une des auditions du tremplin de découvertes les Inouïs avec notamment La Pieta, groupe décalé, provoc, pluridisciplinaire, actuel… et en français. Cela fait deux ans qu’ils ont débarqué dans la sphère musicale à coup de mystères, masques, concerts bruyants, textes énervés, attitude punk, et clips désabusés. Un des autres aspects du Printemps de Bourges...

 

 

Jeudi soir, le rappeur Orelsan et Charlotte Gainsbourg présentaient leur dernier album respectif. Le premier jouait sous le chapiteau du W et la seconde dans un Palais d’Auron surchauffé après le passage d’un Eddy de Pretto en grande forme. Mais si « la Fête est finie » pour le rappeur (titre de son dernier album), il y en avait une, de fête, non loin de là, sous un vrai mini chapiteau de cirque. Une fête plus intimiste, mais la joie se lisait sur le visage des quelques 200 spectateurs présents. Une belle découverte, Elliott Murphy et Olivier Durand, qui l’accompagne depuis des années, ouvraient le cycle folk. Chanteur et guitariste américain, Elliott Murphy chante les détours de la destinée, la fatalité, les désarrois de l'homme dans le plus grand pays du monde. On sent bien qu'il en garde des blessures. Il reste disert, profond et charismatique. Il parait même qu’il cultive un singulier souci de la discrétion, ce qui ne l’a pas empêché de devenir une légende de la musique américaine…

On fait parfois de belles découvertes en dehors des sentiers battus et des grands noms qui font l’actualité musicale. Retenez celui-ci, Elliott Murphy. Il vit en France, alors n’hésitez pas, si il passe près de chez vous, réservez votre soirée, vous ne serez pas déçus.

Le Printemps de Bourges, Bourges (Cher), jusqu’au 29 Avril 2018


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2 réactions à cet article    


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 avril 00:33

    La perle et ce depuis longtemps, et très longtemps s’appelle Fishbach. Elle est....je ne sais plus dire .

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