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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Un film « Hors-la-loi » ?

Un film « Hors-la-loi » ?

« Mon film n’est pas politique, c’est une épopée avec une forme romanesque qui emprunte au film de gangster et au western. S’il pousse les familles à discuter de l’Algérie, de la colonisation… Alors tant mieux ! » (Rachid Bouchareb, in Metro n°1858). Pas convaincu par les propos du cinéaste franco-algérien cherchant à balayer les polémiques que soulève son film en mettant en avant qu’il s’agit, non pas d’un film politique, mais d’un film romanesque. D’une part, parce que son film repose sur une trame historique, basée donc sur des faits réels, et d’autre part, parce que la politique, ou le politique, s’immisce partout, y compris dans un roman, dans un policier ou dans un mélodrame. Hors-la-loi est un film politique, c’est d’ailleurs pour ça qu’il dérange, et c’est aussi pour ça, entre autres (indépendamment de ses qualités cinématographiques, j’y reviendrai), qu’il est intéressant à regarder : parce qu’il interroge le passé colonial de la France et les blessures encore vives, d’un côté de la Méditerranée comme de l’autre. Rachid Bouchareb, ayant sans doute le désir tout à fait louable de calmer le jeu afin que l’on voie ENFIN Hors-la-loi sous un angle cinématographique, joue à mon avis exprès au candide ici. D’autant plus qu’il est l’un des mieux placés pour savoir qu’un film, ou une œuvre d’art, peut parfois avoir une répercussion dans le réel. Suite à la sortie de son film Indigènes (2006), traitant de l’action de tirailleurs venus du Maghreb pour rejoindre l’armée française afin de combattre le nazisme, le président Chirac avait harmonisé les pensions des anciens combattants coloniaux ; ce qui n’était que justice puisque la France avait depuis trop longtemps négligé ses anciens combattants « indigènes ».

Hors-la-loi est la suite d’Indigènes, Bouchareb ayant la volonté, via une trilogie s’apparentant à une fresque, de traiter l’Histoire qui lie la France à l’Algérie en trois temps : la Seconde Guerre mondiale (Indigènes), la guerre d’Algérie (Hors-la-loi) puis, à venir, l’intégration en métropole après 1962 avec un 3e opus. On retrouve donc les figures originelles du 1er épisode (les prénoms sont gardés mais les personnages changent) et, à l’exception de Samy Naceri, les mêmes acteurs : Jamel Debbouze/Saïd, Roschdy Zem/Messaoud et Sami Bouajila/Abdelkader. Après la Seconde Guerre mondiale et les massacres de Sétif (8 mai 1945), trois frères et leur mère, jadis séparés parce que chassés de leur terre d’Algérie, se retrouvent en France. A Paris, Abdelkader, rejoignant le FLN (Front de libération nationale), s’engage pour l’indépendance de l’Algérie. Il est bientôt rejoint par Messaoud qui, de retour d’Indochine, fait un parallèle entre le combat des Viet Minh pour conserver leurs terres et le projet indépendantiste de son frère aîné. Le petit dernier (Saïd), lui, choisit de faire du business. Des années 1945 à 1962 (Libération de l’Algérie), on suit le destin de ces trois frères soudés par l’amour qu’ils vouent à leur mère. Cette saga familiale, sur fond de passé colonial et de guerre d’Algérie, suit le cheminement chaotique du peuple algérien pour retrouver sa souveraineté, et sa liberté. 

Mêlant classiquement les petites histoires et la grande Histoire, dans la lignée de films américains ou américanophiles récents (Munich de Spielberg, Mesrine de Richet, Carlos d’Assayas), Hors-la-loi ne manque pas de souffle. Tout d’abord, précisons qu’il bénéficie d’une interprétation solide. Les trois acteurs principaux sont à fond dans leurs personnages, et le reste de l’équipe (Bernard Blancan, Thibault de Montalembert, Jean-Pierre Lorit), question qualité de jeu, n’est pas en reste non plus. L’émotion passe. Malgré les divergences idéologiques et les soubresauts de l’Histoire, cette histoire de fratrie soudée émeut et c’est peu dire que le rapport intense de ces fils à leur mère est, par moments, des plus poignants. Certes, on pourra toujours reprocher à certains d’en faire trop. Par exemple, Jamel Debbouze, excellent en ersatz de Charlot dans les bidonvilles de Nanterre où les ouvriers algériens cohabitent avec les rats, se la joue un peu trop Joe Pesci à la longue, surtout lorsqu’il devient un caïd ayant fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. De même, concernant certains personnages, il y a certains détails qui frôlent l’artifice, la volonté esthétisante du réalisateur pouvant alors nuire à la lisibilité de son propos - faire un film fort et sérieux sur des événements politiques. Un exemple, autant on comprend l’œil crevé de Messaoud (il revient borgne de la guerre d’Indochine), autant, lorsqu’il entre dans un salon parisien feutré pour servir de protecteur à son frère Abdelkader venu rencontrer le colonel Faivre de la DST, ses lunettes noires en font davantage un personnage de BD à la Léon qu’un être de chair et de sang au service d’une cause. De toute évidence, Bouchareb a été tiraillé entre deux lignes de force : d’une part, faire un film de genre (policier et de gangsters) nourri des grands maîtres du genre (Melville, Coppola, Leone, Scorsese) et, d’autre part, faire un film qui, sans être ouvertement militant, est un film à message, avec un point de vue fort sur ce « sujet cicatriciel » (Debbouze) qu’est le rapport France/Algérie – il greffe même à sa fiction des images d’archives où l’on voit le général de Gaulle en campagne. Alors, c’est vrai, cinématographiquement parlant, le film ne parvient jamais à égaler les chefs-d’œuvre dont il s’inspire : L’Armée des ombres, Le Parrain, Il était une fois en Amérique, Les Affranchis. Néanmoins, Hors-la-loi, dans sa difficulté à osciller entre les films de genre et politique, a un aspect bancal intéressant. Je pense qu’on peut le trouver raté – ce qui n’est pas mon cas, du 3 sur 5 pour moi – mais aucunement mauvais, car on ne va tout de même pas reprocher à un cinéaste d’avoir de l’ambition, des références et de vouloir faire un film stylé, bien éclairé et doté d’une amplitude narrative.

Il y a certaines scènes remarquables dans Hors-la-loi. L’attaque du commissariat est prenante ; la fusillade nocturne finale opposant les membres du FLN aux forces de police a une beauté crépusculaire qui rappelle combien ce combat pour la liberté est pavé de zones d’ombre, de morts et de sacrifiés disparaissant dans la nuit noire ; et toutes les scènes intimistes (notamment la visite de la mère en prison pour voir Abdelkader ou encore les pleurs de Messaoud, travaillé par sa conscience, devant sa mère alitée) prennent aux tripes ; signalons que c’est souvent là, dans ces drames personnels locaux pouvant prétendre à l’universel, que Bouchareb est à son meilleur – revoir certains films de ce réalisateur s’attachant à traiter de sujets délicats (la lâcheté, la désillusion, le déracinement, le sacrifice) pour s’en convaincre : Cheb, Little Senegal, London river. Maintenant, historiquement, le film présente l’originalité de ne pas traiter directement de la guerre d’Algérie du côté du front, à l’inverse de films comme La Bataille d’Alger ou L’Ennemi intime. C’est davantage du côté de l’armée des ombres, d’une résistance qui s’organise de l’intérieur pour combattre l’oppresseur, que le film se situe. De ce côté-là, le film, d’une manière didactique un peu lourde mais ne manquant tout de même pas de générosité pédagogique, déroule classiquement une succession de faits : les massacres de Sétif ; l’organisation du FLN pour contrer l’occupant français ; la mise en place d’une organisation française par les services secrets français afin de « terroriser les terroristes  » : la Main Rouge ; la création par le FLN de milices armées pour contrer celle-ci ; puis la Libération de l’Algérie en 62.

Ce que Hors-la-loi montre très bien, c’est que la lutte des Algériens pour l’indépendance est lancée telle une machine de guerre que rien n’arrêtera, et l’on se rend vite compte que la répression, qui tente de canaliser une force « naturelle » qui pousse tel un bulldozer, finira toujours par profiter aux opprimés et nuire à l’image des oppresseurs. D’ailleurs, le colonel Faivre, ayant combattu du côté des résistants et du gaullisme contre la botte nazie, n’est pas dupe, on l’entend à plusieurs reprises déclarer : « Des Algériens ? On va en tuer mais, à la fin, ils gagneront. » Les deux camps ne se font aucun cadeau. Bouchareb, de par cet état des lieux montré, parvient à ne pas caricaturer son propos au point qu’on réduise les forces en présence à un combat « des gentils Algériens contre les méchants Français ». C’est pour ça que les détracteurs du film, d’où qu’ils viennent d’ailleurs (évitons de stigmatiser tel ou tel camp politique), devraient aller le voir avant de lui faire un procès d’intention. Quelques exemples d’une vision nuancée : le colonel Faivre, de la DST, avant qu’il ne devienne un meneur sans foi ni loi des barbouzes, raisonne. Ce n’est pas un fou de guerre, il veut vraiment, comme pendant la 2e Guerre mondiale, servir, dans l’optique initiale d’un de Gaulle, la grandeur de la France qui, selon eux, doit garder son empire colonial pour servir de tampon entre l’Amérique et l’URSS. Ca peut se comprendre d’un point de vue idéologique. De même, les Algériens du FLN, lancés dans leur logique de guerre, commettent certaines exactions discutables : ils éliminent froidement ceux qui les gênent : que ce soit un membre du mouvement nationaliste du MNA ou un ouvrier algérien père de trois enfants qui s’est offert un frigo en piquant dans la caisse du FLN plutôt que de payer « l’impôt révolutionnaire » prélevé afin de financer l’effort de guerre.

Maintenant, soyons clairs, malgré ces nuances, Bouchareb épouse dans ses grandes lignes la cause algérienne (le film commence par la monstration d’un drapeau français pour finir sur un drapeau algérien) mais, après tout, ce qu’on demande à un artiste c’est d’avoir un regard, un point de vue, d’autant plus qu’il ne s’agit pas ici d’un documentaire mais d’une œuvre de fiction inspirée de faits réels. L’artiste n’est pas historien, l’art n’a pas à courber l’échine face à l’Histoire, il n’est pas tenu à la neutralité, il a le droit de s’engager, de prendre parti. Maintenant, ceux qui s’opposent à Hors-la-loi, parce qu’il repose en effet sur un passé douloureux qui fait encore débat (la France colonialiste, l’Algérie coloniale et une guerre « qui ne passe pas », travaillant encore, 50 ans après, les mémoires conflictuelles), peuvent toujours, au lieu de pousser des cris d’orfraie, faire une contre-réponse au film de Bouchareb, sous la forme d’un film, d’un livre ou que sais-je encore. Et là aussi, on pourra juger sur pièces. Ca pourrait être instructif d’ailleurs, car ça rejoindrait ainsi ce qu’avait voulu faire Eastwood en traitant la guerre du Pacifique, du côté américain (Mémoires de nos pères) puis du côté japonais (Lettres d’Iwo Jima). Sauf que, pour que ça marche vraiment, c’est-à-dire qu’il y ait vraiment les deux sons de cloche, l’idéal aurait été que Clint Eastwood, au lieu de s’occuper de la réalisation de l’ensemble du diptyque, ne réalise que le 1er et se contente de produire le 2e - le versant japonais - en confiant son écriture et sa réalisation à un réalisateur… nippon. Autrement dit, le débat est loin d’être clos concernant cette guerre d’Algérie et cet Hors-la-loi, bien que bancal, a au moins le mérite d’ouvrir les discussions. 

 

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Un film « Hors-la-loi » ?

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78 réactions à cet article    


  • slipenfer 27 septembre 2010 10:40

    20millions d’euros pour un film de télévision,un reportage historique aurai fait l’affaire
    pour moins cher.


    • nash2 27 septembre 2010 10:49

      J’ai vu le film ce WE.
      Je partage partiellement l’avis de l’auteur de l’article : film tanguant entre film noir et l’historique !
      le - :
      parfois du surfait et un scénario léger (les choses vont vite, des scenes peu vraisemblables comme debouze en caid ou l action terroriste avec des camion venant d allemagne comme la contrebande de l’alcool du temps de Capone au US ...
      le + :
      génère réellement l’émotion
      des scènes montrant bien que bouchareb ...aime le film noir ...

      Conclusion : mitigé (ne vaut pas Indigènes) mais il me semble que Bouchareb indique et découvre là un terreau très fertile de film très bon pour le cinéma français (si les cinéastes français daignent se pencher dessus, exemple des film d’amour avec fond cette période ou sujet serait extraordinaire ...)
      Mais bon qui sont les producteurs courageux en France ?...


      • Png persona-nongrata 27 septembre 2010 11:25


        Je n’aime guére cette bande de collabeurs mais il et vrai que cela reste un travail pour la mémoire afin de ne jamais oublier le massacre de Sétif , 45 000 algériens massacrés par les forces d’occupations françaises .


        • kemilein 27 septembre 2010 11:51

          au moment du drame c’était 4000 dénombré par les « autorités » algériennes
          je crois qu’ils ont ensuite dénombré 8000 corps

          45.000 quand on l’avance faut pouvoir le prouver.

          de plus moi francais j’estime ne pas avoir a faire que ca a foutre que de faire « devoir de mémoire » hè ho ca va chacun sa tambouille.

          « oué c’est nos grand pères d’algérie et autres qui ont sauver l’europe des nazis »
          « les sales francais ils ont massacré des millions d’algérien a sétif »

          tain mais stop à la fin, l’algérie aux algériens (ok) mais pourquoi y’en a autant en france pas content d’y être oO ?

          le problème de ce genre « d’oeuvre » est qu’elle n’est pas vue par des intello, mais par le tout venant (pour comparé à une expo d’art a contre courant) donc ça sera pris au mot et comme excuse de plus contre les « sale francais » que nous sommes.

          je sais pas, on montre pas des film X au enfant, ni des films d’horreur ou de torture, je sais pas trop pourquoi en fait... y’a peut etre une raison ? quand on s’adresse a un certain public faut savoir être honnete, la ca sent la propagande et la manipulation


        • kemilein 27 septembre 2010 11:52

          d’ailleurs a l’époque les forces d’occupation n’existaient pas car l’armée francaise était chez « elle »

          la sémantique...


        • Png persona-nongrata 27 septembre 2010 12:11


          Votre décompte macabre est tout simplement déguelasse , je me demande si vous auriez les c....... de faire la même chose pour la shoah ......

          8000 , 12000 ou 45 000 c’est la même chose !!!!! Beaucoup trop d’innocents tués pour vos mensonges !


        • kemilein 27 septembre 2010 17:21

          je pleurais pas plus sur les morts de setif que sur ceux de la faims ou du tsunamis ou encore du sida, de la lèpre...

          c’est pas le meme registre ?
          si chacun ferme les yeux dans son coin.

          setif c’est pas plus important que la shoa, ni meme que de vieux trucs qui se sont passés y’a 2000 ans.

          y’a des horreurs partout tous les jours.


        • sell selimr 27 septembre 2010 18:42

          kemilein je comprend pas ta logique tu dis « au moment du drame c’était 4000 dénombré par les « autorités » algériennes,je crois qu’ils ont ensuite dénombré 8000 corps ,45.000 quand on l’avance faut pouvoir le prouver »

           

          tu parle de chiffre comme si tu parlais de bonbons, je te rappel qu’il s’agit de vies humaines perdues, le chiffre n’importe pas, ce qui est sure c’est que la France à commis un massacre ou plutôt un crime contre l’humanité, pour info,  »Les services secrets américains parle de 17.000 morts de plus tu parles d’ autorités Algériennes, à l’époque pour rappel c’etais la France.

           

          D’autre part tu dis que toi t’en à rien à foutre du devoir de mémoire !! C’est ton problème, tu dois savoir que l’Algérie à subit 132 ans de colonisation sauvage, spoliant les terres des locaux ; massacrants la population, causant la disparition de milliers de personnes, donc, par respect à tous ses morts, il faut un devoir de mémoire. Ou peut être que le devoir de mémoire, est sélectif selon la nationalité et l’origine ????

           

          Tu dis pourquoi y’en a autant en france pas content d’y être oO ?

          Les Algeriens ne sont pas venu en France l’Algérie étais département français il y a 50 ans. de plus une grande partie de l’immigration actuel qui se trouve en France proviens essentiellement 

          1 D’anciens soldats qui ont combattus pour la France contre les nazis.

          2- D’ouvriers Algériens venu travailler en France pendant les 30 glorieuses.

          3- D’harki

          4- une partie provient, d’une immigration plus récente liés aux évènements récents en Algérie.

           les Algériens viennent en France et ne vont pas en Angleterre, pour des raisons historiques évidentes (Langue ,histoire commune, proximité ,culture ......)

          d’autre part personne n’a obligé la France à les régulariser

          Enfin, en France on est libre de s’exprimer, même si le sujet ne plait pas à certain nostalgique !! .


        • kemilein 27 septembre 2010 19:53

          1) nan j’ai aucune dette envers les algériens j’étais pas né je culpabiliserais pas des actes d’autrui. le devoir de mémoire c’est respecter tout ca OK, mais trop c’est trop, mare de l’autoflagellation : je suis pas responsable, rien a me reprocher.

          2) le nombre ? c’est pas moi qui joue avec, y’a eut des attentats contre d’autre francais sauf qu’on les minimises au regards des franco-algériens décédé, c’est aussi sordide.
          faut pas pousser non plus !

          3) et concernant les jeunes des cités que j’ai côtoyé qui s’estime plus algériens que francais en vivant 10 jours dans un bled miteux... s’ils aiment tant que ca leur patrie qu’il y aille plutôt que cracher sur la notre !

          voila tout ce que j’ai voulu dire

          quand on est pas content, pas quesiton de partir, faut essayer de changer le choses (tant que ca n’entrave pas les libertés) mais je vois pas en quoi un petits fils franco-algérien qui passe son temps a dire « ailleurs c’est mieux » pourquoi il reste ici ? (c’est une minorité certes) il essaie même pas d’arranger...


        • sell selimr 27 septembre 2010 21:10

          1/Qui t’as dis que t’avais une dette envers les Algeriens, l’état Français Oui, car la France a faites des erreurs en Algérie, c’est une réalité historique connu et reconnu. D’ailleurs pour preuve nous sommes en 2010, les archives concernant cette époque, ne sont toujours pas consultable,s à cause des événements tragiques lié à cet époque.

          2/ Ecoute les Algériens étais dans leurs bon droit, il fallait virer les colons, donc je minimise rien. seulement, 132 ans de colonisation sauvage et de massacre , excuse moi du peut.

          3/ Concernant les jeunes des cités, c’est un autre problème, ne mélange pas les sujets, je  pense plus  lié à leur intégration et du fait qu’ils vivent dans des banlieues en vas clos etc … c’est un problème franco Français. 


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 septembre 2010 12:01

          Je n’ai pas vu le film, je n’ai pas besoin de le voir.

          Le bla bla ce n’est pas ce qui manque, les montagnes de paperasses dans les énormes bibliothèques de la république et la file d’attente devant les maison d’édition de cette même république en témoignent !

          Ce qui dérange et ce qui réveille les démons parce qu’il éffleure la vérité historique est seulement cette expression qui en dit plus long que l’histoire de l’occupation elle-même :

          « HORS LA LOI »
            : La vérité qui fait peur à la France et...aux autres, est dans cette définition !

          Mohammed MADJOUR.


          • Massaliote 27 septembre 2010 12:12

            Ceci est ma définition : HORS LA LOI, LE MENSONGE QUI OUTRAGE LA FRANCE.


          • Png persona-nongrata 27 septembre 2010 12:15


             Occupe toi de ta colonie scélérate , raciste ,génocidaire et laisse la France tranquille !


          • sell selimr 27 septembre 2010 18:51

            Calmos, tu es hors sujet, on parle de faits historiques graves, commis par la France, je ne vois pas ou est le problème ????


          • sell selimr 27 septembre 2010 19:24

            Je n’ai pas à te donné de raisons, tu fais se que tu veux !!!!

            Qui te parle repentance ????

            A mon avis tu es un gros raciste, tu traites un peuple de sauvage, alors que c’est lui ,qui c’est fait agresser pas une armé de sauvage, qui la colonisé et massacré pendant 132 ans ?? Bizarre ta logiques.

            Tu dis il foutent le bordel ici, ceci est un autre sujet, lié à des choix politiques français, de parquer des gens dans des banlieues comme des chiens, de plus tu stigmatises les Algériens comme si avant l’arrivé des Algérien en France, les prisons n’existe pas, la France  c’etais le pays des bisounours , !!!!


          • sell selimr 27 septembre 2010 20:51

            70% !!!!! tu devrais dire 100%, c’est mieux, arrête avec tes chiffres à deux balles !!!!


          • Massaliote 27 septembre 2010 12:10

            BOUCHAREB EST UN REVISIONNISTE.www.lepost.fr/.../2053770_le-film-algerien-hors-la-loi-demonte-par-le-service-historique-de-la-defense.html L’argument avancé par Bouchareb à postériori est contredit par ses déclarations précédents affirmant qu’il faisait oeuvre historique.


            • Png persona-nongrata 27 septembre 2010 12:14


              Ha bon il tombe sous le coup de la loi Gayssot ? Comme pour les anti-VO du 11/09 ???


            • Massaliote 27 septembre 2010 12:23

              L’oeuvre « historique » s’est muée en oeuvre « de fiction » devant le tollé provoqué par cette honteuse propagande bouteflikesque partiellement subventionnée par les collabos du CR de PACA.


            • Massaliote 27 septembre 2010 12:27

              Le problème, pour les allumés fellouzes et les traîtres qui les soutiennent, s’est que des historiens sérieux ont déjà donné la bonne version. Jean Monneret GUERRE ALGERIE EN TRENTE-CINQ QUESTIONS :->


            • Png persona-nongrata 27 septembre 2010 12:32


              Encore un sympatisant du Crif ?

              Non car je lis BENJAMIN STORA et il ne dit pa la même chose :)


            • DANIEL NAESSENS 27 septembre 2010 12:24


              J’ai été voir le film sans trop d’à-priori.
              Franchement ce film est un film de propagande.
              On pouvait parler de Sétif -Le moins aurait été de respecter un minimum de réalité.
              Sétif c’est d’abord le massacre aveugle et ignoble de civils -vieillard, hommes, femmes, enfants européens et arabes- perpétré par des fanatiques manipulés par des nazis (qu’on retrouvera plus tard dans le FLN. On ne chasse pas le naturel....
              La repression a été à la mesure de l’ignominie.
              Ne pas oublier qu’au moment de Sétif TOUS les hommes pieds-noirs (et une partie des femmes) étaient mobilisés dans l’armée en France et en Allemagne.
              SoIt 98 ou 99 % des Européens ont été mobilisés pour à peine 10% des « Indigénes ».
              La répression a été menée par des troupes sénégalaise et marocaines pour l’essentiel, ce qui n’excuse en rien les bavures commises.
              Quant à la bataille des chiffres il faut savoir qu’en Algérie même des historiens non politiquement corrects mettent en doute les « 50000 » morts de Sétif.
              On avoisine plutôt les 5000 morts ce qui est déja énorme par rapport aux quelques 200 morts européens et arabes pro-francais.
              On pourra mettre aussi cette distorsion en paralléle avec le propos plus tardifs d’un chef du FLN (Radane, je crois) qui estimait que le meurtre d’un seul civil avait la même valeur que la mort de 100 soldats français en terme d’efficacité...
              Ce parti pris est à l’origine des aspects les plus atroces de la guerre. Le 1eres victimes étant arabes pro-francaises ou simplement concurrentes. Voir les campagnes d’extermination des personnels fonctionnaires arabes ou les génocides de Melouza commis en toute impunité par le FLN.

              Pour en revenir au film c’est comme si on sortait un film où on verrait ces salauds de civils d’Oradour sur Glane proprement et justement exterminés par les « héros » de la SS. A gerber.
              C’est sans doute le prochain film de Bouchareb, d’ailleurs.






              • Massaliote 27 septembre 2010 12:29

                « Pour en revenir au film c’est comme si on sortait un film où on verrait ces salauds de civils d’Oradour sur Glane proprement et justement exterminés par les »héros « de la SS. A gerber. » C’est le commentaire le plus adéquat. Rien à ajouter.


              • kemilein 27 septembre 2010 17:26

                exacte :

                à quand un film sur les nazis sauveteurs d’une Europe décadente ?
                (propos absurde non ?)


              • sell selimr 27 septembre 2010 19:01

                DANIEL NAESSENS la propagande c’est je vous, je m’ explique : La France n’avais riens à foutre en Algérie, d’une part, de deux, c’est bien l’arme française qui à fait plus de 17000 morts source provenant  des services secrets Americans.

                Vous dite « On ne chasse pas le naturel » c’est vrais quand on est raciste, c’est difficile de changer, spécialement quand on est un  descendent de pied noir aigris, mais heureusement les Français ne sont pas tous comme vous .


              • Massaliote 29 septembre 2010 09:08

                « 17000 morts source provenant  des services secrets Americans » ah bon, ils sont crédibles les services secrets du « grand Satan » ? Ca dépend de la cause smiley smiley smiley


              • sell sell 3 octobre 2010 15:41

                Surement plus crédible que toi, lol !!!! smiley


              • LE CHAT LE CHAT 27 septembre 2010 12:52

                atrocités pour atrocités , le documentaire sur le drame des harkis diffusé la semaine passée sur FR3 était édifiant aussi !
                en périodes troubles , quelques soient les camps choisis , les hommes restent des loups pour l’homme !


                • Vincent Delaury Vincent Delaury 27 septembre 2010 21:32

                  En parlant de documentaire, France 2 en a diffusé un de remarquable le 23 septembre dernier : Guerres secrètes du FLN en France, par Malek Bensmaïl (France, 2010). On y voyait bien les luttes intestines entre FLN et MNA.


                • jymb 27 septembre 2010 13:31

                  Le problème est bien approché à la fin de votre article, mais la réponse vient d’elle même : les crédits et investissements cinématographiques n’existent que pour le prêt à penser politiquement correct, Aucun film ne retracera jamais l’histoire de ceux qui avait un idéal autre, francais d’Algérie amoureux de leur pays, laborieux et massacrés, harkis disparus, physiquement ou moralement dans le néant post 62, militaires engagés par leur parole et contraints au parjure etc sauf à conclure par leur rampante repentance
                  Je n’ai pas vu le film mais j’ai été abasourdi que le réalisateur ait l’antenne ouverte ( par ex sur France Inter) sans aucun débat ou contradicteur, pour faire sa promotion et au passage son bourrage de crâne personnalié radiophonique.
                  Et toute opinion autre est vite laminée par le classique « les francais doivent se confronter à leur histoire » en confondant allègrement l’Histoire et l’histoire réinventée


                  • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 27 septembre 2010 14:32

                    Je n’ai pas vu le film et je pense ne pas y aller.
                    Il y a suffisamment de vrais travaux d’historiens sur le sujet.

                    Pour des sujets aussi polémiques, il faut faire très attention.
                    Ce qui me dérange, c’est que Bouchareb oscille entre le film historique et le genre romanesque.
                    Entretenir cette ambigüité n’est pas très responsable.

                    En tant qu’artiste, il a le droit de réaliser le film qu’il veut. Mais son devoir est de dire qu’il ne s’agit pas là d’une vérité historique.
                    Mais peu importer, toute la polémique autour de ce film n’est que du vent et n’apporte rien à la vérité sur le sujet.

                    Ce que je retiens de tout cela, c’est que des fonds publics français ont aidé le financement de ce film qui ne donne pas la part belle aux Français.
                    Car en France, les mots de Voltaire ont encore un sens :
                    « Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. »

                    Le jour où des fonds publics Algériens aideront à financer un film sur le massacre des Harkis, je serai le premier à applaudir des deux mains. Mais d’ici là, les asticots m’auront débarrassé de tous mes muscles...


                    • manusan 27 septembre 2010 14:58

                      Trop de polémiques autour de ce film.

                      C’est ce que cherche Bouchareb, ses acteurs et ses fans de banlieues.

                      Vu les réactions de part et d’autre, je ne retiens qu’une chose : les peuples qui ont trop de différences culturelles ne sont pas fait pour vivre ensemble, ni en Algérie, ni en Europe, ni nulle part.

                      ça vérifie ce que disait Levis Strauss.


                      • sell selimr 27 septembre 2010 19:11

                        Tu as raison« ça vérifie ce que disait Levis Strauss » justement en parlant de levis , les israéliens on rien a faire au le moyen Orient comme tu dis :Les peuples qui ont trop de différences culturelles ne sont pas fait pour vivre ensemble, ni en Algérie, ni en Europe, ni nulle part.


                      • manusan 28 septembre 2010 15:33

                        Ce qui se passe au moyen orient n’est pas notre problème, nous français. Par contre quand ton clan musulman nous bassine avec le droit du sol en parlant de la Palestine, c’est une idée qui fait son chemin en Europe, et on se demande si vous avez plus de légitimité en Europe que les Juifs en Palestine.

                        Ouvre un livre d’histoire tu comprendras.

                        C’est un de vos argument qui est un train de se retourner contre vous, les musulmans d’Europe, et vous ne voyez rien venir.


                      • sell sell 28 septembre 2010 17:39

                        Oui tu as raison je m’en branle du moyen orient, c’est ton clan, de sioniste, qui me bassine, moi j’ai rien à voir avec cette terre, moi je n’ai pas terre promise à prendre, je sais d’où je viens !!!!! Moi je vie ou je veux, citoyen du monde, pas besoins de m’identifier à un groupe, je connais suffisamment l’histoire, pour savoir que le dénigrement des autres, mène au nazisme, une notion inventé en Europe, une terre de civilisé comme toi.


                      • birdy 28 septembre 2010 17:51

                        L’autre qui juste après avoir dénigré les juifs vient nous parler du dénigrement qui mène au nazisme.


                        Et qui après avoir dit que les peuples trop différents ne peuvent vivre sur une même terre, nous traite de nazis si on refuse les musulmans chez nous.

                        En fait c’est toujours le même discours schizophrène des musulmans : ils peuvent envahir tout le monde, mais personne n’a le droit de les envahir.

                        Sauf que le peuple commence à ouvrir les yeux et que leur tékia ils vont pouvoir se la carrer dans la courbure, ce qui sera facile vu leur position de prière. 

                      • sell sell 28 septembre 2010 18:27

                        Nul comme commentaire, apprend à lire les posts dans l’ordre chronologique, au lieu de déverser des conneries sur le site !!!!!!


                      • Pelmato 27 septembre 2010 15:11

                        Il ne sagit pas de dire que la France est vilaine et que les L’Algérie est gentille. Il sagis de dire des faits, de montrer une version des choses. Rien que pour ça il est assez incroyable de se faire gronder.

                        Les fonds public sont utilisé à juste titre car nos amis Algériens ne sont pas en France par hasard.
                        Puis c’est de très grande mauvaise fois que de toujours se valoriser comme une pauvre victime : voire tout les films fait sur la guerre de 40 ou on aime a dire que c’est eux les méchants nazis allemands et nous les gentils résistants français. Presque rien sur l’Algérie en revanche parceque la c’est vrai on a pas le beau rôle… et quelque part on a aussi un peu honte. A ceux qui dise oui mais en Algérie on a fait ci ou ça de bien : qu’ils fassent leur film et on verra !

                        Merci en tout cas pour votre article rafraichissant sur Hors-la-loi.
                        Ça change des commentaires toujours aussi haineux et « has been ».

                        La guerre c’est finis.



                        • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 27 septembre 2010 15:50

                          ’Il sagis de dire des faits’
                          Justement pas. Ce ne sont pas des faits qui sont décrits. Tout au mieux une interprétation des faits. Un réalisateur a le droit de le faire. Mais il doit le dire.

                          Encore une fois, je ne dis pas que la France est propre et que tout ce qui est dit de mal sur elle est faux. Je n’aurai aucun mal à applaudir un film sur la torture à Alger, sur les troupes Napoléoniennes en Espagne s’il respecte la vérité historique.
                          Les livres de Yasmina Khadra sont par exemple bien plus respectables alors qu’ils sont tout aussi critiques avec le rôle des Français en Algérie.

                          Le seul bémol qui est exprimé est que ce film, s’il n’est pas décrypté, peut avoir des effets collatéraux dangereux chez ceux qui sont à fleur de peau contre la France. Ceux-là même qui sifflent la Marseillaise au Stade de France.


                        • manusan 27 septembre 2010 16:26

                          Le seul bémol qui est exprimé est que ce film, s’il n’est pas décrypté, peut avoir des effets collatéraux dangereux chez ceux qui sont à fleur de peau contre la France. Ceux-là même qui sifflent la Marseillaise au Stade de France.

                          Mais c’est justement le but de l’auteur (du film) et de ses acteurs. Un film joué et écrit par des beurgeois pour des beurs de cités, applaudi par des bobos.

                          50 après, on est bien loin de « La paysanne au pied nu » avec Belmondo.

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