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Un salon littéraire convivial et militant

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Les éditeurs qu’on appelle petits mais qui sont grands dans leurs ambitions culturelles et les auteurs ne viennent pas au salon littéraire de Vaux le Pénil ou d’ailleurs pour se faire de l’argent.

Certains vendent quelques livres, d’autres un peu plus mais à peine… J’en ai même rencontré un qui n’avait pas vendu un seul de ses ouvrages.

Tous pourtant étaient heureux du déplacement.

Les exposants ont même remonté le moral à certains organisateurs qui, satisfaits de l’affluence regrettaient tout de même qu’elle stagne par rapport à l’an dernier :

« On a fait beaucoup de rencontres et avec ce temps pourri, c’est un sacré succès que de recevoir autant de monde que l’an dernier »

C’est un espace de rencontres, d’échanges avec un accueil chaleureux : tout est gratuit et en plus les organisateurs, tous des bénévoles offrent le petit déjeuner le matin et le déjeuner -simple- le midi….

Un auteur de talent en mal d’éditeur a pu trouver une maison proposant des conditions plus qu’acceptables, sans avance d’argent….Il faut le faire.

Deux autres rédacteurs à Agoravox se sont échangé leurs adresses.

Voici deux contributions, l’un et l’autre ne sont pas inconnus à Agoravox, loin de là.

Le dessin lui est une œuvre d’un auteur de BD Guillaume Delacourt.

 Il faisait beau pourtant à mon arrivée. Le temps semblait m’encourager à franchir les cent bornes séparant ma banlieue à cette bourgade du 77. « Vaux-le-Pénils », un nom plus qu'exotique pour un auteur du 93 en quête de lecteurs.

 Étrange sensation. Celle d'être invité à un salon du livre pour parler de ses éjaculats cérébraux. Étrange sensation. Celle d'être confronté aux badauds fourmillants dans les allées, en quête de belles rencontres littéraires.

 Mais ce froid, cette fictive pluie qui a cloué chez eux les lecteurs les plus fragiles... autant de potentiels billets de banque qui ne rejoindront pas mon escarcelle !

 Et cette chaleur. Celle qui monte en moi au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'après-midi. Cette chaleur insufflée par ces gens qui, bravant les tumultes du climat, sont venus nous rencontrer. Ils sont tout à tour indifférents, passionnés, rétifs, gourmands, et toujours souriants.

 Mon premier salon littéraire à Vaux-le-pénil. Une journée de patience et de rencontre. Ok, je ne finirai pas millionnaire ce coup-ci, mon banquier ne va pas arrêter ses coup de semonce, mais quelle richesse j'ai accumulée en quelques heures dans la Seine-et-Marne !

Joss Doszen

Avec toute ma gratitude

 

 Des livres, des pages, de l'encre, des mots, échanges, convivialité... Le salon s'emplit, se gonfle, murmure, vit. Le temps s'arrête, se fixe. L'histoire est là. La présence de Jaurès plane.

« Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »

 La guerre ! La paix !

 Un siècle après, le débat n'est pas encore terminé. Actuel, très actuel.

 Je rêve d'un après-midi au bord de l'eau, de serrer ma petite fille dans mes bras, de grands espaces d'ombre et de lumière, de sentiers sous les frondaisons, d'odeur d'humus et de terre mouillée, de nuages poussés par le vent, de la chaleur d'une poignée de main. N'est-ce pas cela la paix ? Ne peut-on pas laisser le peuple vivre en paix ? Est-ce lui qui doit toujours payer de sa vie les intérêts de la grande bourgeoisie ? Je pense aux enfants qui meurent sous les bombes et je rêve d'utopie dans l'imaginaire des mots. Et si l'utopie n'était pas un rêve ?

Guy Alamarguy

 

Je n’avais jamais rencontré ni l’un ni l’autre de ces auteurs.

C’est comme pour Paul Villach, notre ami malheureusement décédé qui ne ratait aucun salon de Vaux le Pénil.

L’intérêt du salon « militant » c’est que nous ne choisissons ni les auteurs ni les éditeurs, ils proposent leurs candidatures et tous sont pris…. Les rejets sont très rares, j’en ai fait qu’un seul en cinq ans : une auteure défendant les sectes et ayant écrit un livre composé essentiellement de citations.

Si cela vous dit, écrivains d’Agoravox, contactez le salon….C’est le renouvellement permanent qui nous enrichit tous, culturellement !

Jean-François Chalot

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