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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Un spectacle empli d’émotions : Victor Hugo, un géant dans son (...)

Un spectacle empli d’émotions : Victor Hugo, un géant dans son siècle...

Ecouter la voix de Victor Hugo, l'écouter raconter son parcours, l'entendre dire ses poèmes : c'est là le sujet d'un spectacle plein d'émotions qui évoque la vie et l'oeuvre d'un des plus grands poètes que la France ait connu.

 A la fin de sa vie, le poète se raconte. Né en 1802, il mourra en 1885, embrassant à lui seul ce XIXe siècle à la fois corseté moralement et génial sur le plan culturel. 

 

Le spectacle est ponctué par des extraits de poèmes et des airs d'accordéon qui viennent souligner les événements de la vie de l'écrivain.

"Je m'appelle Hugo Victor-Marie, je suis né le 26 février 1802 à Besançon..." c'est ainsi que se présente l'écrivain...

 

"Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi. "

 

"Mon père alors capitaine sera plus tard général et Comte de l'empire, il épouse en 1797 Sophie Trébuchet à Paris, mes parents auront deux autres fils, Abel et Eugène..."

 

Et le père entraîne toute sa famille sur les routes de France et d'Europe et l'emmène dans ses campagnes, en Italie, en Espagne...

Le jeune Hugo n'aura que des contacts épisodiques avec son père dont la séparation avec sa mère a été difficile à vivre, même si ce père restera à jamais pour Victor un héros...

 

On entend alors ce poème célèbre :

"Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait : » A boire ! à boire par pitié ! »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit : « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant : « Caramba ! »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père."

 

Victor Hugo passe aussi une partie de son enfance à Paris au 8 rue des Feuillantines dans cet ancien couvent vendu comme bien national à la Révolution.

 

Et c'est aux Feuillantines que le jeune Hugo découvre avec ses frères les merveilles de la lecture :

"Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait : jouez, mais je défends
Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles.

Abel était l'aîné, j'étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d'elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d'une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire !

Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes."

 

Le poète évoque aussi ses débuts littéraires, son mariage avec Adèle Foucher qu'il avait rencontrée aux Feuillantines alors qu'il avait huit ans. Cinq enfants naîtront de cette union : Léopold, Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle.

 

Puis, c'est le récit détaillé et haut en couleurs de la bataille d'Hernani... en 1830, les représentations de la pièce resteront célèbres comme terrain d'affrontement entre classiques et la nouvelle génération des romantiques qui aspirent à une révolution de l'art...

 

Bien sûr, Hugo raconte aussi sa rencontre avec Juliette Drouet, le début d'une merveilleuse histoire d'amour...

Puis, les romans Bug-Jargal, Claude Gueux, Le dernier jour d'un condamné, Notre Dame de Paris, Les Misérables, l'Homme qui rit...

 

1843 : une année terrible, Léopoldine meurt tragiquement dans la Seine à Villequiers, noyée avec son mari, Charles Vacquerie.

Et on est ému par un des plus célèbres poèmes de Victor Hugo : Demain, dès l'aube...

 

Cette même année, Hugo tombe éperdument amoureux de Léonie d'Auney, avec qui il va avoir une liaison de 7 ans.

 

Puis, Hugo commence à s'intéresser à la politique et aux questions sociales, nommé maire du huitième arrondissement de Paris et député de la deuxième république en 1848, en 1849, il est élu à l'assemblée législative.

C'est là qu'il prononce le magnifique discours sur la misère :

 

"Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.

Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain  ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli. 

La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?"

 

Le poète raconte aussi l'exil, la fuite à Bruxelles, à Jersey, Guernesey... la dénonciation de la tyrannie de Napoléon III dans les Châtiments...

Puis, les derniers recueils de poèmes : Les Contemplations, La légende des siècles, L'art d'être grand-père...

 

Ce spectacle écrit et interprété par Pierre Jouvencel fait revivre un des plus grands écrivains français : poète, romancier, dramaturge, pamphlétaire, Hugo a excellé dans tous les genres littéraires.

Pierre Jouvencel incarne à merveille le poète, il nous fait partager toutes sortes d'émotions, on est particulièrement ému par le discours sur la misère qui reste, hélas, par bien des aspects encore d'actualité...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/09/un-spectacle-empli-d-emotions-victor-hugo-un-geant-dans-son-siecle.html

 

Discours sur la misère :

https://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9truire_la_mis%C3%A8re,_Discours_%C3%A0_l%27Assembl%C3%A9e_nationale_l%C3%A9gislative_9_juillet_1849_(extrait)

 

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50 réactions à cet article    


  • Raymond75 28 septembre 10:38

    Oui, Victor Hugo fut un géant, il a incarné une grande conscience dans un sicle agité et incertain. Lors de son transfert au Panthéon, il y eu des centaines de milliers de personnes, alors que Paris ne comptais qu’environ 1 000 000 ha, et qu’il n’y avait ni moyens de communication ni transports en commun : bel hommage populaire.

    Petite anecdote : c’est grâce à lui que les arènes de Lutèces, dont les restes avaient été redécouverts à l’occasion d’un chantier, ont été sauvées. Voici la lettre qu’il a adressé au président du conseil municipal de l’époque :

    « Paris, le 27 juillet 1883, Monsieur le président, Il n’est pas possible que Paris, la ville de l’avenir, renonce à la preuve vivante qu’elle a été la ville du passé. Le passé amène l’avenir. Les arènes sont l’antique marque de la grande ville. Elles sont un monument unique. Le conseil municipal qui les détruirait se détruirait en quelque sorte lui-même. Conservez les arènes de Lutèce. Conservez-les à tout prix. Vous ferez une action utile, et, ce qui vaut mieux, vous donnerez un grand exemple. Je vous serre les mains. »

    • rosemar rosemar 28 septembre 12:10

      @Raymond75

      MERCI : Hugo a oeuvré pour la conservation du patrimoine.

      http://memoirevive.besancon.fr/?id=516


    • phan 28 septembre 12:25

      @Raymond75


      « La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie. »
      ....
      « Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer »
      ....
      « Eh bien, cet effroi va disparaître. » Comment ? « Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal. » Il est vrai que, selon l’immortel Hugo, l’Afrique a besoin de ces colons, car elle offre un paysage terrifiant : « Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ? »
      ....
      .
      Bouffon colonialiste du sept cinq, alors est-il confortable le canapé ?
      Près des Arènes de Lutèce se trouvent les bancs de la Sorbonne où jadis le Pote Pol côtoyait les maoïstes accidentels (Serge July, Philippe Sollers, Alain Geismar, Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy... )

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 septembre 12:52

      @phan

      ça y est, j’ai trouvé, merci
      on n’avait pas dû le mettre au courant pour l’Egypte, la Numidia, la Mauretania et Carthage
      pourtant les auteurs latins ne lui étaient pas inconnus, ni Saint Augustin d’Hippone né à Thagaste, en province d’Africa, l’actuelle Tunisie
      comme quoi le récit historique est le plus souvent manipulé par des érudits qui n’hésitent pas à trancher dans le vif pour que ça rentre dans la boite qu’ils ont formatée


    • rosemar rosemar 28 septembre 13:28

      @phan

      Même les grands hommes se fourvoient quelquefois...


    • Raymond75 28 septembre 14:22

      @phan

      "Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie

      " ; mais c’est tout à fait cela 100 plus tard, en toute indépendance !


    • phan 28 septembre 17:09

      @rosemar
      Le double standard de Rosemar :

      Victor Hugo, un géant dans son siècle...
      Céline : des écrits haineux et odieux...
      Fidèle image de Jules Ferry acculé derrière Sanchez.

    • phan 28 septembre 17:46

      @Raymond75

      Décidement, vous êtes toujours un attardé de calcul mental, résultat de la démocratie numérique européenne (2019-1960=59 ans) : 
      Entre le 1er janvier et le 31 décembre 1960, 17 pays d’Afrique subsaharienne, dont 14 anciennes colonies françaises, acquièrent leur indépendance.
      Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation.


    • foufouille foufouille 28 septembre 18:13

      @phan

      ton 2° lien est délirant de conneries ; l’afrique ne paye aucun impôt colonial.

      De plus, « Le début de la présidence de Touré est marqué par une politique marxiste, avec la nationalisation des entreprises étrangères » donc ils ont oubliés de détruire pas mal de truc dont les chemins de fer ............


    • phan 28 septembre 18:45

      @foufouille

      L’usage du Franc CFA, est produit en France et garanti par le Trésor français.
      Vous militez pour la souveraineté de la France ? alors laissez aux Africains contrôler leur propre monnaie !

    • foufouille foufouille 28 septembre 19:06

      @phan

      Si ils pouvaient le faire ce serait le cas car ce sont des états souverains. leur monnaie vaudrait juste encore moins que rien.


    • foufouille foufouille 28 septembre 19:11

      @phan

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Guin%C3%A9e#%C3%89conomie

      on voit ce que ça donne par rapport à Dakar .......


    • Cadoudal Cadoudal 28 septembre 20:54

      @foufouille

      L’Eco, nouvelle monnaie des pays de la CEDEAO à partir de janvier 2020

      https://www.moroccomail.fr/2019/07/01/leco-nouvelle-monnaie-des-pays-de-la-cedeao-a-partir-de-janvier-2020/

      Fini le CFA, ça fera une raison de chouiner en moins pour les colons africains qui envahissent la CAF...

      Mais ils trouveront autre chose, manquent pas d’imagination...lol..

      « l’émotion est nègre et la raison est hellène »


    • alexis42 alexis42 28 septembre 21:09

      @Séraphin Lampion
      Et l’Afrique noire ?


    • Cadoudal Cadoudal 28 septembre 21:16

      @alexis42
      Je cause pas aux nazis juifs...lol....


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 28 septembre 10:41

      Pour « la foule toujours gobeuse » ^^, lire, La légende de Victor Hugo de Paul Lafargue


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 septembre 10:50

        Deux collègues se retrouvent à la machine à café :

        - Tu sais qui c’est Victor Hugo ? demande le premier

        - Non, pourquoi ?

        - Ah, tu ne le connais pas ? Tu devrais prendre des cours du soir, toi. Si tu veux, je te donne le téléphone.

         

        Le lendemain, ils se retrouvent au même endroit :

        - Tu sais qui c’est Molière ?

        - Non, pourquoi ?

        - Ah, toi, tu devrais prendre des cours du soir.

        - Je sais. Tu me l’as déjà dit ! Et toi, tu sais qui c’est Dominique Grandemange ?

        - Non, c’est qui ?

        - C’est celui qui couche avec ta femme pendant que tu vas aux cours du soir ! Si tu veux, je te donne le téléphone !


        • exol 28 septembre 11:21

          @Séraphin Lampion
          Toi , il y a pas que les cours du soir que tu fréquentais , c’est pour çà que quand tu passes sous une porte tu baisses la tête , avec le trophée que tu trimballes . Pirla.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 septembre 11:22

          @exol

          cornuto panoramico !


        • rosemar rosemar 28 septembre 12:39

          @Séraphin Lampion

          Toujours le mot pour rire !


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 septembre 13:57

          @rosemar

          Tiens pendant que vous êtes là, vous pouvez peut-être m’éclairer.

          Le fait que vous ayez choisi le mot « empli » plutôt que « rempli » (d’émotions) dans le titre de l’article m’a un peu intrigué et je me suis demandé ce qui vous avit aménée à ce choix.

          Dans la dernière édition de son dictionnaire, l’Académie Française indique que dans la langue courante, « remplir » tend à se substituer à « emplir » mais, contrairement à ce dernier mot, « remplir » a une valeur intensive et ne s’emploie que lorsqu’on rend un récipient complètement plein. On remplit un verre à ras bord, mais on peut emplir un verre à moitié seulement.

          Sans doute ce spectacle ne vous avait-il qu’à moitié emplie d’émotions (puisque ce sont les spectateurs qui ressentent ces émotions plurielles et non pas le spectacle qui peut, lui être « émouvant »).


        • rosemar rosemar 28 septembre 18:39

          @Séraphin Lampion

          « empli » est d’un emploi plus rare, plus littéraire...


        • phan 28 septembre 21:25

          @Séraphin Lampion

          Certains saints sont bien expliqués : la motte est emplie de cirage.

        • Fergus Fergus 28 septembre 11:43

          Bonjour, Rosemar

          Hugo a été un géant de la littérature et de la poésie française. Et nombre de ses oeuvres sont, encore de nos jours, à juste titre lues et étudiées sur la planète entière. Impossible de citer tous ses textes remarquables tant cet homme a été généreux dans sa création.

          Généreux également dans son engagement politique républicain après des débuts monarchistes peu convaincants. Dommage qu’il se soit  comme tant d’autres laissé manipuler par Louis-Napoléon Bonaparte. Mais il s’agit là d’une autre histoire...

          Avez-vous vu cette superbe pièce intitulée « Victor Hugo, mon amour » ? Construite par Anthéa Sogno sur des extraits des 22 000 lettres échangées entre Juliette Drouet et celui qu’elle nommait familièrement « Toto », cette pièce est une belle réussite. Plus qu’un long discours, les échangent qu’elle met en scène montrent la nature à la fois profonde et triviale de la relation qui les a unis.


          • exol 28 septembre 11:47

            @Fergus
            Encore une intervention insupportable du Révérend , pour nous faire part de ses grandes connaissances littéraires. Cessez de polluer les articles de Rosemar pour encore une fois vous faire mousser.


          • Fergus Fergus 28 septembre 11:56

            Erratum : ... les échanges... 



          • Fergus Fergus 28 septembre 12:48

            @ rosemar

            Merci pour ce lien. Le personnage de « Nabot-Léon » est en effet beaucoup plus contrasté qu’on l’affirme en général dans un pays où, il est vrai, l’on est si prompt à cataloguer les gens et les dirigeants de manière péremptoire et définitive.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 septembre 13:04

            Victor Hugo a été récupéré par les européistes, comme chantre précurseur des Etats Unis d’Europe. En fait, le texte de référence n’est jamais donné en entier, seulement quelques lignes.

            Le texte complet fait apparaître Victor Hugo sous un autre jour, qui n’étonnait personne au 19e siècle, tant il vantait les avantages de la colonisation et du christianisme à enseigner aux sauvages. Mais qui choque aujourd’hui, raison pour laquelle les européistes se gardent bien de le donner en entier.

            En clair, pour Victor Hugo, il fallait que les pays européens s’unissent, pour aller piller le reste du monde et évangéliser à tout va.

            Remarquez, en suivant les USA comme des toutous, dans leurs guerres illégales et pétrolifères, cela y ressemble un peu, God bless América !


            • JC_Lavau JC_Lavau 28 septembre 14:06

              Ça se prétend professeure, mais revendique de ne raisonner qu’à l’émotion.


              • arthes arthes 28 septembre 15:34

                Et qui a lu ce monument qu’est Victor Hugo ?

                Au fait...

                Hors quelques extraits que je vois de ci de la....

                Pas moi en tous les cas, donc je ne saurais en parler sur la base de quelques poèmes appris à l’école primaire et quelques extraits.

                @Rosemar : votre réponse à Phan : Même les grands hommes se fourvoient quelquefois... 

                Et bien votre réponse ...

                Est bien piètre.

                Peut être un jour je lirai vraiment Victor Hugo, et ce « vraiment » cela signifie que je ferai comme je fais avec Goethe : ses oeuvres, sa vie, sa personnalité, ses biographies, ses contradicteurs et admirateurs de toutes les époques, sa complexité, ses contradictions, son évolution, le contexte dans lequel il vécu, oui, je m’y jetterai avec passion et recul, sachant qu’un génie est avant tout un être humain, et pour autant que je trouverai légitime, logique qu’un Phan puisse trouver matière à remettre en cause la légitimité morale d’ un génie, je trouverai une réponse plus appropriée .


                • rosemar rosemar 28 septembre 17:56

                  @arthes

                  On attend votre réponse... en attendant, je vous conseille de lire ceci par exemple :

                  http://rosemar.over-blog.com/article-gwynplaine-l-homme-mutile-113089259.html

                  Magnifique !


                • arthes arthes 28 septembre 19:26

                  @rosemar

                  J’attends surtout que vous en fassiez une autre (réponse), après tout, c’est vous qui écrivez sur Victor Hugo, quant à votre « Over-blog » , et bien , vous ne manquez pas une occasion de vous auto-congratuler, mais de la à trouver de quoi répondre aux détracteurs, autre paire de manche.


                • rosemar rosemar 28 septembre 22:03

                  @arthes

                  Bonnes lectures ! Il faut commencer par lire Hugo...


                • rosemar rosemar 28 septembre 22:16

                  @arthes

                  Et c’est aussi l’objectif de cet article : une incitation et une invitation à la lecture...


                • Fergus Fergus 30 septembre 09:11

                  Bonjour, Rosemar

                  Avez-vous remarqué  mais on lui pardonne, eu égard à son immense talent  que Hugo a écrit une belle ânerie à propos de sa naissance : « ce siècle avait deux ans » ?

                  Eh bien non, mon cher Victor, ce siècle n’avait qu’un an ! L’année 1800 fait en effet partie du 18e siècle et pas du 19e qui n’a commencé que le 1er janvier 1801. Or, l’auteur des Misérables et des Contemplations est né en février 1802 ; le siècle avait donc un an et 56 jours.  smiley


                  • JL JL 30 septembre 09:20

                    @Fergus
                     
                     ’’L’année 1800 fait en effet partie du 18e siècle’’
                     
                     Ah ? L’an 2000 appartient au 2ème millénaire ? Le monde entier s’est trompé ? C’était ça le Bug ?
                     
                     Le premier siècle du premier millénaire aurait donc commencé 1 an seulement après la naissance du Christ qui lui avait bien un an, un an après sa naissance ?


                  • Fergus Fergus 30 septembre 11:26

                    Bonjour, JL

                    « Ah ? L’an 2000 appartient au 2ème millénaire ? Le monde entier s’est trompé ? »

                    Les médias du monde entier ne se sont pas trompés, ils ont trompé consciemment le public pour coller à la vieille peur populaire de l’an 2000.

                    En l’occurrence, le poids du symbole l’a emporté sur la réalité mathématique.

                    Quelques journalistes l’ont d’ailleurs reconnu, notamment le 1er janvier 2001, en disant en substance que « cette fois-ci, on entrait effectivement dans le 3e millénaire », ce qui n’avait pas été le cas l’année précédente. Parmi eux, une journaliste de RTL avac qui j’avais échangé sur le sujet et qui avait reconnu en souriant avoir participé à cette « supercherie ».


                  • Fergus Fergus 30 septembre 11:28

                    @ JL

                    Si vous avez un doute, posez-vous la question de savoir si 10 appartient à la première ou à la deuxième dizaine. Même chose pour 100 et pour 1000 !!!  smiley


                  • JL JL 30 septembre 11:30

                    @Fergus,
                     
                     bonjour,
                     
                    Oui, bien sûr, vous avez raison.
                     
                    Vous avez toujours raison, maître.


                  • Fergus Fergus 30 septembre 11:33

                    @ JL

                    Et bien sûr le premier siècle du premier millénaire va du 1er janvier de l’an 1 au 31 décembre de l’an mille. Mais le compteur de la première année n’affiche 1 an qu’au terme échu des 12 mois de cette première année. Exactement comme le compteur de votre voiture : vous êtes dans le premier kilomètre, mais celui-ci n’affiche 1 qu’après que vous ayez parcouru les 1000 premiers mètres !


                  • JL JL 30 septembre 11:42

                    @Fergus,

                     
                    ’’Si vous avez un doute, posez-vous la question de savoir si 10 appartient à la première ou à la deuxième dizaine.’’
                     
                     Absurde ! Il ne faut pas confondre décennie et dizaine, siècle et centaine.
                     


                  • JL JL 30 septembre 12:09

                     
                    On ne nait pas à un an mais en l’an zéro. Le jour de ses un an, l’enfant entame sa deuxième année de vie, le jour de ses 10 ans, sa onzième année.
                     
                    Et tant pis pour Jésus qui n’a pas fait comme tout le monde !


                  • Fergus Fergus 30 septembre 12:51

                    @ JL

                    « Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre », dit le proverbe. smiley

                    Je viens d’avoir la curiosité d’aller sur wikipedia. Et savez-vous ce que j’y ai lu ? Ceci :
                    « C’est une erreur fréquente que de faire commencer le siècle avec un an d’avance (...). Quand Victor Hugo est né, le 26 février 1802, à 22h30, le xixe siècle en était au début de sa deuxième année, il est donc inexact que, comme l’écrit le poète dans Les Feuilles d’automne, « Ce siècle avait deux ans ! » au moment de sa naissance1 ; il n’avait qu’un an, 56 jours, 22 heures et 30 minutes. »

                    Un grand merci, Wikipedia !  smiley


                  • JL JL 30 septembre 13:14

                    @Fergus
                     
                     je peux en trouver autant qui disent le contraire.
                     
                     Votre citation est une tautologie. Pour celui qui comme vous affirme que le 3è millénaire a commencé le 1/1/2001, alors pour lui VH s’est trompé.

                    Le 1/1/01 notre ère avait un an. En conséquence, le 1/1/2000, elle en avait 2000 et entamait commençait sa 2001è année.
                     
                     Le millésime comme l’âge, désigne le nombre d’années révolues passées. C’est le début de l’année qui suit : 2000 désigne le début de la 2001 ème année, donc le troisième millénaire. L’année zéro de notre ère a débuté en l’an 1 avant JC.
                     
                     CQFD
                     
                    Les élucubration de Wikipedia en l’occurrence, sont d’un sodomiseur de diptères.


                  • Fergus Fergus 30 septembre 13:26

                    @ JL

                     smiley  smiley  smiley


                  • troletbuse troletbuse 30 septembre 13:35

                    @Fergus
                    Bravo Fergus, on va mourir moins con. Heureusement que vous êtes là pour les problèmes futiles.  ;-p


                  • covadonga*722 covadonga*722 30 septembre 11:36

                    yep , bien péremptoire monsieur Fergus , ne vous aurait on jamais informé 

                    d’un truc qui s’appelle :

                    une licence poétique .........


                    asinus ; hi han 


                    • Fergus Fergus 30 septembre 12:55

                      Bonjour, covadonga*722

                      Sauf qu’en l’occurrence, il ne s’agit pas de cela. Si Victor Hugo avait écrit « Ce siècle avait un an », cela n’aurait rien changé. Ou plutôt si, cela aurait renforcé l’idée qu’il voulait donner d’être né avec le siècle, de faire corps avec lui ! Il s’agit donc bien d’une erreur. Bénigne, je vous l’accorde bien volontiers. 

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