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Un voyage avec Bernard Lavilliers

Espace Chaudeau de Ludres, 22-10-08...

Un tour du monde, à la rencontre de différents univers musicaux et des cultures auxquelles ils sont étroitement liés, en restant simplement deux petites heures à l’intérieur d’une salle de concert lorraine, cela ne semble guère probable. C’est pourtant ce que proposait à son public le baroudeur Bernard Lavilliers, en escale du côté de Ludres - à quelques milles de Nancy -, lui qui a une nouvelle fois embarqué pour une tournée consécutive à la sortie de son dix-huitième album, Samedi soir à Beyrouth.

C’est d’ailleurs par le morceau qui a donné son titre à l’album que le Stéphanois débutait son odyssée, dans un jeu d’ombres chinoises sonnant comme une invitation immédiate au rêve, à l’évasion. Direction alors la Jamaïque, grâce aux airs reggae de Solitaire ou Bosse, en compagnie de musiciens adeptes de la trompette et du saxo. Le capitaine Bernard, tenant la barre comme un vieux loup de mer, ne tient pas en place et souligne chacun de ses mots de gestes démonstratifs, quasiment théâtraux. Le diable au corps, il ne peut réfréner d’incessants pas de danse, prouvant ainsi qu’il n’a rien perdu de son jeu de jambes longuement travaillé sur les rings durant sa jeunesse.

Puis le reggae cède sa place au rock, en particulier sur Troisièmes couteaux, où les guitares électriques saturées et la double-caisse s’en donnent à cœur joie, Lavilliers justifiant alors le port du pantalon en cuir et des boucles d’oreilles qui lui collent à la peau. Mais le « dur » sait aussi se faire plus tendre et la guitare électrique se faire acoustique, offrant ainsi une magnifique version du standard On the road again, repris en chœur par le millier de matelots présents dans la salle.

Après ce savoureux moment de répit, le navire redémarre et jette l’ancre au Brésil, berceau de la samba, avant de s’établir sur les côtes africaines. Bernard Lavilliers et ses musiciens livrent ici un grand moment d’émotion en interprétant Petit, qu’ils s’excusent presque de chanter en raison du problème que le morceau soulève – les enfants soldats.

Question de peau est ensuite l’occasion de saluer Tiken Jah Fakoly et la Côte d’Ivoire, avant de s’exiler en Amérique Centrale via les Caraïbes et de vibrer au rythme de la salsa.

Le périple prend fin au son de Marin la bien-nommée et de l’incontournable Stand the ghetto, dernières péripéties d’une virée musicale traversée d’accordéon, de banjo, de violon, de djembé, de piano, de basse et de violoncelle. Un voyage avec Bernard Lavilliers, artiste du monde qui a toujours une « patate » d’enfer et qui n’est pas prêt d’arrêter de voguer…

Maxime Freyberger (rédacteur de www.melting-actu.com )
RETROUVEZ LES PHOTOS DU CONCERT ICI


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11 réactions à cet article    


  • morice morice 25 octobre 2008 10:21

     ah non pas Lavilliers !


    • morice morice 25 octobre 2008 11:45

       gros macho sans intérêt autre que son tout premier album, le reste n’est que de la frime.


      • 2D 25 octobre 2008 13:41

        Je n’ai pas lu l’article mais je tenais a faire une précision sur Môssieur Lavilliers, qui, sous des dehors affichés de rocker décontracté est un gars plein d’a priori dégueulasses et un monumental faux cul.
        1 seul exemple : il a voyagé en avion a coté d’Adamo. ils ont fait connaissance, ils ont bien discuté et ont meme rigolé. Seulement lors de la descente de l’avion Lavilliers a expliqué a Adamo qu’il descendrait apres lui parce qu’il avait une réputation et qu’il ne voulait pas qu’on les voie ensemble...

        c’est minable. moi je lui aurais pété sa tronche et je lui aurais pissé dessus. mais bon, moi je ne suis pas tolérant...


        • Proudhon Proudhon 25 octobre 2008 14:53

          @2D

          J’aimerais bien te voir essayer de péter la tronche à Lavilliers. Ce serait comique de voir ta tronche une fois la travail fait. Lavilliers n’est pas né dans le 16ème lui, mais dans les quartiers pauvres de Saint Etienne. La castagne, c’est comme moi, il connaît.

          Alors Adamo péter la tronche à Lavilliers, c’est risible.

          Par contre si cette réaction est vraie, c’est décevant venant de lui. Ca ne correspond pas au personnage.
          Image, image, reflet de la réalité.


        • Proudhon Proudhon 25 octobre 2008 14:55

          A part ça, Bernard Lavilliers, j’aime. Je l’ai vu deux fois en concerts. Une fois à Saint Chamond (le meilleur, petite salle) et la dernière fois à Saint Etienne.

          C’est un enfant du pays.


          • morice morice 25 octobre 2008 15:09

             1 seul exemple : il a voyagé en avion a coté d’Adamo. ils ont fait connaissance, ils ont bien discuté et ont meme rigolé. Seulement lors de la descente de l’avion Lavilliers a expliqué a Adamo qu’il descendrait apres lui parce qu’il avait une réputation et qu’il ne voulait pas qu’on les voie ensemble... 

            je confirme l’anecdote : Adamo qui n’est pas du tout ma tasse de thé musicale a de la classe, l’autre pas.


            • 2D 25 octobre 2008 16:18

              @ proudhon,
              moi non plus je ne suis pas né dans le 16eme, et si ca se trouve je pese mon quintal tout en muscle, qu’en sais tu ?
              bref on s’en fout de toutes facons de quoi j’ai l’air et d’abord je peux tuer d’un seul regard smiley, mais je certifie que l’anecdote est vraie. et je suis decu car moi aussi j’aimais bien le bonhomme...


              • Proudhon Proudhon 25 octobre 2008 16:29

                Etre né dans le 16ème est une expression. Celà ne te visais pas spécialement.


              • le pen la vie la vraie 25 octobre 2008 19:20

                nanar s’est déjà exprimé là dessus et il a dit qu’il ne s’en souvenait pas et qu’il était trop facile de balancer quelque chose sans preuve.
                Mais même si c’est vrai, je suis tenté de le comprendre car il s’est construit en opposition avec le "hit parade" et il peut difficilement renier, en tous cas en public, ce qui l’a "travaillé" toute sa vie d’artiste, même si ça doit vexer adamo !
                Surtout qu’au temps béni des carpentier, le gratin du hit parade, aujourd’hui décati maintenant que le vent a tourné, aurait été évidemment prêt à s’afficher bien sûr avec le jeune barbare qui mangeait des sandwiches les pieds dans la boue allant de zone en zone loin de ses paillettes....
                Qu’importe au fond, nanar a bien d’autres griefs sur le dos (mythomanie, pompage de textes...), je pourrais rajouter que je le trouve assez gauche en interview, et alors ? celui qui saura faire après lui des "urubus", "chiens de guerre", "attention fragile", "changement de mains, changement de vilains", "citizen kane" (entre autres bien sûr), n’est pas né.
                vive nanar !


                • morice morice 25 octobre 2008 22:38

                   Le seul intérêt de Lavilliers serait de ressortir en ce moment son tout premier album avec 

                  "Les Aventures Extraordinaires D’Un Billet De Banque"  Le Stéphanois, seul et UNIQUE album à garder de Lavilliers. Après, il radote. Il fait partie de ceux qui ont tout dit tout de suite. Et après, c’est naze.

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