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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Une nécrologie vraiment rock and roll

Une nécrologie vraiment rock and roll

ou le crépuscule des vieux rockers

 

Johnny Hallyday est mort aujourd'hui des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis longtemps, le lendemain du décès de cette grande coquette de Jean d'Ormesson qui au moins avait défendu Yourcenar. On va lire un peu partout sur les réseaux dits sociaux des « Salut l'artiste » des « RIP' » des hommages hagiographiques des « ahlala il nous manque déjà ». Si la plupart n'avait sans doute pas lu Jean d'Ormesson, tout le monde a entendu au moins une fois une chanson de Johnny, volontairement ou contre son gré...

 

Johnny c'était le rock adapté pour les émissions des « Carpentier ». Il a été de toutes les modes : à la Elvis, hippie, « cuir » et même il eût sa période « glam ». Je me souviens de l'époque où Johnny à la télé avait les yeux très soulignés de noir comme une vraie petite allumeuse et il était tout en lamé comme Dalida. Il reprenait le plus souvent des titres de chanteurs américains pas encore arrivés jusque chez nous, comme Claude François et la plupart des « yéyés ». Il fit même son « Mad Max » dans un film de Pierre-William Glenn avec « Terminus ». A l'éclosion des « yéyés » et des « copains » les britanniques inventaient entre autres le « northern Soul ».

 

Johnny ne cassait pas les guitares sur scène, ne pourrissaient pas ses chambres d’hôtel. Il faisait son service, adorait ça. On ne l'aurait pas vu à l'île de Wight, un rassemblement de « tarlouzes »...

 

...C'était un forain aussi, un chanteur de bal populaire en un peu plus costaud. Il n'a jamais eu de vrai succès que chez nous.

 

Les vieux rockers m'ennuient voire ils m'emmerdent, ils s'expriment et pontifient comme des vieux cons sur leur « rebellitude » alors qu'ils ont tous la soixantaine bien tassée comme des notables radicaux de la IIIème République. Certes, ils portent encore le « Perfecto » obligatoire, s'habillent comme si la « New Wave » était toujours d'actualité. Mais ils prennent de l'âge sans s'en rendre compte, des « Peter Pan » du Rock and Rolle en « yaourt ». Ils nous balancent même le fameux « les jeunes de maintenant c'est plus comme avant » tout en parlant des « croulants » qui détestaient le rock dans les années 60.

 

L'Angleterre a eu les « Beatles » , les « Stones », Bowie, « Led Zeppelin » et tant d'autres. Les américains avaient Elvis, toute la « Soul », Lou Reed etc...

 

Nous on avait Johnny Hallyday (ouah !) , Eddy Mitchell (ouah !), Dick Rivers (re-kouah !) et les critiques rocks qui maintenant se font eux aussi bien vieux. Eux aussi sont passés à l'état de « croulants » de Patrick Eudeline à Philippe Manoeuvre. Ils nous parlent du « Punk » qui ne serait pas encore « dead » grâce à eux, ils nous serinent leur amour du « wock and woll » et de l'attitude qui va avec. Ce sont autant de « Dorian Gray » fatigués qui ne sont pas encore sortis de leur révolte post pubertaire.

 

Ils fascinent les petits jeunes gens bien sages qui n'ont jamais fait de vagues, qui ont toujours été dociles avec Papamaman. Ils aimeraient bien être des voyous, vrais de vrais hors la loi ! Mais comme ils sont nés dans de « bonnes familles » ils n'ont pas le choix. C'est un peu comme ces gosses des beaux quartiers qui affectent de parler « verlan » tout en passant bien sagement leur examens. Des durs ? On leur pincerait le nez qu'il en sortirait encore du lait premier âge.

 

Au moins, comme beaucoup de quadragénaires je suis reconnaissant à monsieur Eddy ou encore Jean-Pierre Dionnet de m'avoir aidé à développer ma cinéphilie et le goût des cinoches de quartier.

 

Johnny est mort, paix à ses cendres, mais s'il vous plaît que l'on ne nous fasse pas encore le coup des funérailles nationales au temps des premiers sans-abris qui vont encore mourir dehors à cause du froid (eux c'est moins grave, ils nous manquent moins et ils ne chantent pas « les portes du pénitencier »).

 

Image empruntée ici

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury – Grandgil


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52 réactions à cet article    


  • Robert Lavigue Robert Lavigue 6 décembre 16:36

    Très bien la phrase sur les SDF en conclusion. On dirait du rosemar !

    Vous vous êtes fait griller par toute l’élite mitoyenne qui encense le billet de votre comparse Le Panda.
    Business as usual !


    • Yanleroc Yanleroc 7 décembre 09:32

      @Robert Lavigue, il est en rémission (le Panda), c’ est mieux que d’ être sous perf (.. ?), voir..mort (Jauny) !


      Pour ceux qui préfèrent se réserver, il y a de quoi faire ici !

    • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 16:36

      Un extrait de Ça pue les colins qui m’avait sidéré :

      « Car vous êtes bien d’accord avec moi : Johnny n’est plus un vrai Yéyé. C’est un rocker. »...

      Mhouais, bof....

      On croirait un déraillement.
      Mais ce n’était que la voix d’Sylvie Vartan !
      Et j’entends siffler le train...

      • Henry Canant Henry Canant 6 décembre 16:37

        Très bien de remettre les pendules à l’heure.


        • foufouille foufouille 6 décembre 17:11

          « mais s’il vous plaît que l’on ne nous fasse pas encore le coup des funérailles nationales au temps des premiers sans-abris qui vont encore mourir dehors à cause du froid »

          mais si, on les aura.


          • Alex Alex 6 décembre 17:26
            Bien que Johnny Hallyday n’ait pas été mon idole, et malgré les caricatures faciles, on doit lui reconnaître une immense qualité dont un Grandgil n’aura jamais le millionième : il a donné du bonheur à des millions de personnes (de toutes tendances, voir communiqués du PS et du PC), qualité que doivent lui envier hommes politiques et de médias. 


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 décembre 17:47

              @Alex

              Vous voulez dire qu’il a .... Des millions de personnes ? smiley


            • Henry Canant Henry Canant 6 décembre 17:51

              @Alex
              S’il te plait, prends le temps d’écrire un nouvel article.


              J’invite tous à lire ses écrits et à l’harceler jusqu’à ce qui le fasse.

              Il est certes moins bon que les rosemar, Nabum, Fergus et autres, mais il peut se laisser lire.

            • velosolex velosolex 6 décembre 18:18

              @Alex
              Du bonheur à des millions de personne.....Remarquons que ce n’est pas un gage de qualité...Delly, le romancier, pour ceux qui connaissent encore, a donné « du bonheur à des millions de personne »

              Le problème, c’est qu’en lisant Delly, ils ont perdu leur temps. 
              Vous me direz, « de quoi je me mêle, s’ils sont heureux ».....Pétain aussi d’ailleurs a rendu les gens heureux, enfin pendant un temps...
              « Être une heure, rien qu’une heure durant 
              Beau, beau, beau et con à la fois »Comme disait l’ami Jacquot....

              Ouai, tout est là. Le bonheur est il vendable en supermarché, en produit de marketing, en version française. Plutot que les imitations, préférez la marque authentique, comme dirait l’autre. 
              Peut être que Jojo était un bon gars, remarquez. Enfin je parle du vrai, de jean Philippe smet. Un gars comme vous et moi, ni pire ni plus mauvais. Avec qui on boit un coup, et puis un autre....L’autre le hallyday, fallait avoir la rock and roll attitude pour suivre. Mais en version française. Très peu pour moi....Remarquez que j’avais bien aimé les portes du pénitencier. Je devais avoir 8 ans ....C’était avant que j’écoute « the house of the rising sun »...A l’épicerie du coin avec les bombecs, on trouvait les portes clés des idoles, les yé yé comme on les appelait....Cloclo avait un marteau et cognait le jour, Johnny voulait déjà recommencer sa vie, pendant que sheila la veinarde disait que pour elle l’école était finie...ca nous faisait bien rêver, mais les porte clés étaient chers quand même. Finalement on prenait des carambars. 

            • velosolex velosolex 6 décembre 18:41

              @Amaury Grandgil
              Malgré tout je dois quelque chose à Johnny. Ma Johnnymania m’a poursuivi jusqu’à l’age de douze treize ans. ...Ma grande soeur m’a proposé de m’emmener à un concert. Jojo en effet passait tout près de chez nous C’était le 13 octobre 1966, à Evreux,département de l’ eure, un bail. 


              En première partie de Johnny, il y avait trois types sur scène avec un son ahurissant, et des rifs de guitare qui décoiffaient les rouflaquettes et les chemises à fleurs. Le public était partagé. . Il l a fallu un moment pour s’apercevoir qu’ils n’accordaient pas leurs instruments, mais qu’ils jouaient de vrais morceaux. 
              Je ne sais pas trop si j’ai saisi l’événement. Mes souvenirs sont confus. Il me semble que malheureusement j’attendais impatiemment l’arrivée de l’idole, le Johnny. 

              Je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas savoir que j’assistais à un moment historique.
               Le type sur scène, ce parfait inconnu, c était Jimmy Hendrix, et ses deux musiciens. Il lançait ce jour là en Europe le premier concert de cette tournée, que l’on appellera the "Jimmy Hendrix experience.......Il y eut aussi auparavant Sylvie vartan à l’olympia, avec en première partie quatre musiciens à peu près inconnus qui se produisaient. Leur nom : Les Beatles...Mais j’étais pas là. Ma sœur non plus. On peut pas avoir toutes les chances et les maladresses tout de même..

            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 décembre 18:48

              @velosolex
              Je ne savais pas qu’il avait commencé à Evreux, marrant 

               smiley

            • chantecler chantecler 6 décembre 18:57

              @velosolex
              "Il y eut aussi auparavant Sylvie vartan à l’olympia, avec en première partie quatre musiciens à peu près inconnus qui se produisaient. Leur nom : Les Beatles...Mais j’étais pas là. Ma sœur non plus. On peut pas avoir toutes les chances et les maladresses tout de même.."
              Ah ben moi j’y étais et ma frangine aussi .
              Et me semble t’il il y a eu aussi Trini Lopez .
              Faut reconnaître que ça changeait de beaucoup nanars de l’époque .


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 décembre 19:05

              @chantecler
              effectivement il y avait Trini Lopez


            • Alex Alex 6 décembre 19:21

              @velosolex

              "Vous me direz, “de quoi je me mêle, s’ils sont heureux”... »
              Ben oui... Vous préférez qu’ils bouffent du Prozac ?

              « Pétain aussi d’ailleurs »
              Je ne pensais pas voir un point Godwin aussi tôt...

              Perso, je ne méprise pas suffisamment le « bas peuple » pour cracher sur un chanteur qui a donné du bonheur à tant de fans, alors que son cadavre n’est pas encore froid. C’est un peu tôt.
              Je dois aussi avouer que je remercie ces chanteurs populaires qui m’ont souvent aidé à conquérir des minettes émoustillées par leurs chansons. smiley


            • velosolex velosolex 6 décembre 19:25

              @chantecler
              A l’époque, il n’y avait pas encore le sas étanche qui s’installa ensuite entre les fans et les « idoles »....J’ai regardé avec beaucoup d’intérêt dernièrement un reportage sur Leonard Cohen, datant du début des années 70, où l’on retrouve l’esprit de l’époque. Les spectateurs l’interpellant, contestant le prix de places, avec une sorte d’happening se formant, d’autres spectateurs montant sur scène pendant le concert. on se trouve à des lieux sidérales de notre époque sécuritaire, aseptisé, où tout est programmé. 

              La qualité du son n’était pas toujours remarquable, Mais il y avait la ferveur. Elle supplantait parfois à la qualité des morceaux. Le rabâchage des radios tournant en boucle vous amenait d’une façon pavlovienne à siffler le morceau dans la rue. Les chanteurs du hit parade, sans grande qualité, pouvaient piller les morceaux de samba ou de rock américain, sans qu’on émeuve, et sans même que les intéressés sachent qu’on pillait leur répertoire. Je suppose que vous connaissez cette histoire, qui fut l’occasion de faire un film documentaire « extra », comme disait ferré...
              .
              SUGAR MAN - BANDE ANNONCE OFFICIELLE - YouTube

            • velosolex velosolex 6 décembre 19:38

              @Alex

              Hey Joe, where you going with your gun.....
              Ne soyez pas fâche. ....Rock an roll attitude. 
              So cool. ....
              Take a walk on a wide side.....

              Des années 60 et 70 je regrette précisément cet passion de la contestation, faite d’humour et de vivacité d’esprit, parfois un peu fumeuse mais imprévisible, qui présidait aux échanges., et qui transformé les échanges compassés issus de la quatrième république. On parlait de « conflit de génération....Personne ne voulait ressembler à un bourgeois....Beaucoup de naïveté il est vrai, et d’opportunistes déguisés. Remarquons qu’ils sont toujours là....

              Regardez donc par exemple une émission d’apostrophes de cette année là.....Le respect c’est bien, sans doute, mais le garde à vous va mal à la jeunesse. ....Et d’Ormesson à cette époque n’était pas en vogue. A tort ou a raison. Mais il représentait un système. 

              Voilà, c’était la marque de ces années là, et même Johnny, »a tout casser" s’en fit le chantre, et fit peur aux bourgeois...
              Enfin, un peu.

            • François Vesin François Vesin 6 décembre 17:41

              Voilà une occasion en or pour Macron

              de mettre en pratique sa vision « gauche et droite » :

              « Mes chers concitoyens,
              Johnny d’Ormesson est morts...etc... »

              • Pere Plexe Pere Plexe 6 décembre 18:13

                @François Vesin
                La succession de ces deux disparitions est un immense pied de nez aux nécrologues improvisés.

                Les mêmes qui encensaient la distinction raffinée de l’argenté fin de race en font des tonnes sur le chanteur à la syntaxe aventuriére. 
                Et dans les deux cas y trouve l’entièreté du peuple de France.


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 décembre 18:28

                @Pere Plexe
                Ah bon le peuple français dans son entièreté lisait d’Ormesson ?


              • Pere Plexe Pere Plexe 6 décembre 19:27

                @Amaury Grandgil
                ...clairement non.

                autant je reconnais volontiers à ces deux là des talents (bien différents) et une importance dans la vie de notre pays autant je trouve ridicule les excès de beaucoup de commentaires qu’engendre leur disparition.
                Rien d’autre.

              • velosolex velosolex 6 décembre 17:58

                On a tous quelque chose en nous de D’ormesson...

                .Que j’ai comme un doute. Qui sait qu’à rendu le micro le premier ?.....
                Lequel a t’on fait attendre dans le frigo ?
                 L’un avait une Harley, l’autre non.

                 Sinon, les deux gars avaient tout du caméléon. D’ormesson, « le grand père que chacun voudrait avoir », dixit les médias, a tiré des bords dans tous les sens, et s’est adapté à tous les pouvoirs, a ciré les bottes à tous les présidents.....

                Quand à Jojo, « on a tous quelque chose de Jojo ( c’est vrai qui n’a pas de défaut, ou aime bien la bouteille) il a tout chanté, tout plagié, les stones, elvis, a joué au dur, au tendre, s’est moqué des hippies avant de mettre une chemise à fleurs » Oh que jesus est un hippy"..

                Sur la fin, il ne savait plus trop qu’il était. Savoir s’il ne s’est pas pris pour D’ormesson.....
                Ces deux types sont donc des visionnaires, anticipant avant les autres l’art du recyclage. 
                Pour les remercier la république devrait les recycler dans l’électroménager. En ventilateur par exemple, ce truc qui brasse de ’l’air....

                • ysengrin ysengrin 6 décembre 18:01

                  pardon mais je ne peux pas me retenir :


                  l’intégrale de Johnny bientôt dans un seul coffret :









                  • Pere Plexe Pere Plexe 6 décembre 19:30

                    @ysengrin
                    ...j’honnis l’idée !


                  • ysengrin ysengrin 7 décembre 07:57

                    @Pere Plexe
                    j’ai mis du temps à capter le somptueux jeu de mots tard...


                    j’ai cru vous avoir fâché pour de bon

                  • chantecler chantecler 6 décembre 18:09

                    « Johnny ne cassait pas les guitares sur scène,... »
                    Et pour cause : il ne savait pas en jouer !
                    La carrière de Johnny fut longue , aussi il m’est difficile de porter un jugement .
                    D’autant qu’il est mêlé à bien des souvenirs , souvenirs.
                    Ses premiers tubes,(retiens la nuit, l’idole des jeunes....) en 62/63 , son passage au cirque d’Amiens (les guitares jouent, ça commence à chauffer) en 74....
                    Donc si j’éprouve de la sympathie , je ne peux pas dire que je lui voue une totale admiration .
                    Il me semble qu’il y a comme un naufrage .
                    Mais c’est pas grave : ses inconditionnels s’en passeront .


                    • Agafia Agafia 6 décembre 19:34

                      Mon truc préféré de Jonhnny est Hamlet.


                      ça n’au eu aucun succès,mais c’est le seul album que j’ai et que j’écoute régulièrement.

                      Je n’ai pas de lien, j’ai la flemme de chercher, débrouillez-vous ^^

                      • siatom siatom 7 décembre 12:18

                        @Agafia

                        Madame, enfin je suppose, est une véritable connaisseuse, ce concept-album dédaigné par les fans, est un véritable bijou dont la chanson Ophélie, oh folie résonne encore dans ma tête.Il y chante magnifiquement bien.


                      • bob de lyon 6 décembre 20:58

                        Un moment s’il vous plaît… Souvenirs en vrac d’un vieux monsieur qui jouait du rock’n’roll et qui vous estropie ce petit billet…

                        J’étais la guitare rythmique d’un groupe de joyeux drilles qui se marraient généreusement dans les années soixante…

                        Analepse

                        Alors que je remontais le boulevard de la Croix-Rousse pour me rendre à l’école, empruntant un étroit espace entre mur et roulottes de forains qui organisaient la vogue de la Croix-Rousse, un flash musical jaillit brutalement d’une fenêtre ouverte de l’une d’elles : c’était Bill Halley : Round around the clock… Un peu court en délai et m’étant arrêté le temps de la chanson j’ai pris une branlée flanquée de 100 lignes !

                        Le deuxième flash ? Plus tard accompagnant la maman aux Galeries Lafayette ce fut, sortit de la sono de l’établissement, Apache des Shadows… Secousses.

                        Ensuite, quatre potes de classe réunis eurent vite compris que la guitare était la voie royale du bonheur…

                        …et bien sûr de petits galas en petits galas ;

                         - de progrès en progrès (d’échecs en échecs, pardi…) ;

                        - et de bagnole capricieuse (Traction Avant qui refusait de bouger) ;

                        - et de guitare en guitare (la mienne ? une américaine rouge, une Guild S200, au son boisé et chaleureux achetée en fraude à Genève) ;

                        - et de rencontres (Les Fantômes, Enrico à Vichy, dans un cabaret l’après-midi entre deux strip-teases, Arthur, Vassiliu, Schmoll et ses Chaussettes, Dicks et ses matous… ) ;

                        - et d’essais au Golfe Drouot ;

                        - et de piges au Palais d’Hiver ;

                        - et la permanence musicale au West Side à accompagner tous les artistes qui arrivaient pour cachetonner nous arrivâmes à rencontrer Hallyday…

                        Ne m’en veuillez pas, je vais décevoir, ce qui nous a intéressé, nous les musicoss, c’était son orchestre diabolique … En voilà des bonshommes, des vrais costauds du rythme… hypnotisés qu’on étaient… Une qualité qu’il fallait lui reconnaître au Johnny, il ne choisissait que des bons…

                        Ce qui fait que notre idole devenue nationale m’est passée au travers, peu vu, peu entendu… Il nous a laissés froids. Même pas ébréchés les Provinciaux ! même si, sur scène, on apprécia sa prestation.

                        Nous sommes retournés vers Lonnie Donegan et son « The House of the Rising Sun », Chuk Berry et « Sweet little Sixteen » et Ray « I got a woman » et tous ces English, les beaux et les laids, qui débaroulaient et, plus tard, le Zimmermann qui a tout chamboulé…

                        Nous étions trop tournés vers l’outre-Atlantique et notre culture musicale – comme lui – venait de là-bas ; nous le jaugions comme un interprète imitateur, un peu plagiaire, même s’il avait de l’abattage… Nous avions trop entendus, écoutés, disséqués les Elvis, les Cochran, les Holly, les Vincent…

                        Ensuite nous sommes passés à autre chose.

                        Si j’ai peiné quelque peu certains lecteurs qu’ils me pardonnent.

                        En tout cas je lui souhaite un bon voyage.

                         

                         

                           

                         


                        • delphe 6 décembre 21:14

                          L’auteur est un peu trop démago à la fin d e l’article avec les SDF,ce n’est pas le sujet.



                           Je trouve que Johnny ,chanteur de variété populaire , est sur le plan culturel un peu au dessus de Jean d’Ormesson , écrivain académicien superficiel,cen’est que mon avis.

                          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 7 décembre 07:04

                            @delphe

                            Hé si on est en plein dans le sujet, les SDF donc vous vous en foutez quoi ?


                          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 7 décembre 07:52

                            @delphe

                            Quand vous parlez de démago vous connaissez le sens du mot ? Parce que si je l’étais j’aurais flatte plutôt l’amateur de Johnny dans le sens du poil.


                          • francois 7 décembre 07:33

                            Dick Rivers est vivant lui


                            • Yanleroc Yanleroc 7 décembre 09:14

                              Il n’ y a pas à comparer Jauny à Hendrix, Zappa, Lou Reed ou Bill Haley, pas plus qu’ à mettre face à face Brassens et Ferré comme cela a été essayé récemment !


                              Chacun a eu son public, celui de Johnny était sans doute plus large, ce que lui envieraient nos zhommes politiques et c’ est ce qui fait la différence.

                              Il n’ y a pas non plus à s’ illusionner sur l’ homme et l’ artiste, interprètre et plagiaire, vecteur de la culture yankee (c’ était le but),

                              Il n’ est pas utile non plus de le salir, 

                              mais juste de reconnaître que Jauny c’ est Jauny et qu’ il n’ y en avait qu’ un, qu’ il était aimé (et faisait marrer...) 

                              et que c’ est tout !!

                              • Yanleroc Yanleroc 7 décembre 09:46

                                Ah que j’ oubliais : 

                                # touche pas mon BB #

                              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 7 décembre 09:57

                                @Yanleroc
                                Il était musicien ils étaient musiciens, la comparaison se tient...
                                A côté musicalement il n’était pas grand chose.
                                Johnny était populaire parce que c’était comme une revanche de ceux qui se croient incultes et prolos...


                              • Yanleroc Yanleroc 7 décembre 10:44

                                @Amaury Grandgil, tu fais bien de dire « qui se croient... »,

                                et alors ?..

                                JoJo était un pur produit showbiz, et alors ?

                                Et Renaud ?.. et alors ?

                                C’ est ce qu’ il a capitalisé et cristallisé dans la Sté F. qui compte : Un égrégore !


                              • francois 7 décembre 11:20

                                @Yanleroc
                                Un égrégore (ou eggrégore) est, dans l’ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe influencé par les désirs communs de plusieurs individus unis dans un but bien défini. Cette force a besoin d’être constamment alimentée par ses membres au travers de rituels établis et définis.


                              • Yanleroc Yanleroc 7 décembre 11:53

                                @francois, and so ?..


                              • zygzornifle zygzornifle 7 décembre 11:04

                                balance ton Johnny , Adeline avait déclaré qu’il l’avait violée alors qu’elle était ado .....


                                Marié 2 fois avec c’est un peu comme les fatmas qui épousent leur violeur .....

                                • Trelawney Trelawney 7 décembre 11:32

                                  Ben voilà un article dans le ton.

                                  Bon je ne suis pas et n’ai jamais été un adorateur de ce « pue la sueur ». J’ai toujours trouvé ces concerts tartignolesques et ses fans très « France profonde ». Un peu le type qui descend de son tracteur pour se recoiffer la banane grisonnante, maquiller sa femme comme une voiture volée et se rendre tout droit au concert de jauny. Il y en avait même qui poussait le ridicule à se transformer en sosie avec sosie officielle et tout le tintouin. 
                                  Mais bon jauny n’était pas le seul à surfer sur cette vague. Les Kiss et aussi Queen, les New York Dolls, les Rubbets et plein de gus du même style ont aussi eu leurs heures de gloire

                                  Au point où on en est, un enterrement avec une descente des champs Elysée en Cadillac à chenille, décapotable et rose fushia avec des étoiles vertes accompagnée par une ordre d’hélicoptère façon Apocalypse Now (la famille et les accompagnateurs seraient des les hélicos) pour l’emmener direct au Panthéon repeint pour l’occasion ne m’étonnerait pas.

                                  On a les idoles qu’on mérite

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