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Une pièce de théâtre pour réhabiliter la mémoire de la Commune de Paris

Le 24 janvier, à l’initiative de la CGT SNCF, une centaine de personnes étaient réunies à Ivry-sur-Seine (94) pour commémorer la Commune de Paris. Sur scène, la troupe de théâtre amateure de l’Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871. 

Le fruit d’un travail collectif

La pièce de théâtre, élaborée par les membres de l’association, est issue d’un travail long et collectif.

« Nous avons élaboré la pièce de théâtre tous ensemble, nous raconte une membre de l’association. Un auteur est venu nous aider en animant des ateliers d’écriture, dans lesquels tout le monde pouvait proposer des idées. Il a ensuite tout compilé et écrit la pièce. Elle était à la base prévue pour une trentaine d’acteurs, alors on l’a modifiée pour que ça nécessite moins de monde. Parce que notre but, c’est de pouvoir la jouer partout. Dans la rue, dans les écoles, pour que le plus de monde possible puisse entendre parler de la Commune. 

Ça nous a pris deux ans, d’écrire cette pièce. On la joue maintenant depuis 2011, avec une équipe de bénévoles. »

Une plongée dans l’Histoire

Pendant trente minutes, les acteurs nous font plonger au cœur des événements.

La grande pauvreté des Parisiens, la guerre contre la Prusse, l’abdication de Napoléon III, la proclamation de la République. Le siège de Paris par les Prussiens, la misère du peuple, la dérive conservatrice de la nouvelle République.

Puis la révolte, la proclamation de la Commune, les 72 jours d’une utopie démocratique : Des services publiques autogérés, la reconnaissance de l’union libre, l’égalité salariale entre hommes et femmes, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’école laïque, gratuite et obligatoire pour tous, la citoyenneté des étrangers…

Et la réaction de Thiers et des Versaillais, la répression dans un bain de sang, et le massacre de 10 000 à 20 000 Communards.

Dix ans après la fin de la Commune de Paris, l’amnistie générale est décrétée, et les exilés sont de retour.

C’est à ce moment là que l’Association des Amies et Amis de la Commune 1871 est créée (1882). D’abord par des anciens combattants et Communards, démunis, dans le but de s’entraider. Puis dans le but de réhabiliter ce grand moment de l’Histoire et ses participants.

Réhabiliter la Commune de Paris

Et pour réhabiliter la Commune, l’association multiplie les actions : Expositions, colloques, débats, mais aussi visites du Paris Communard, édition de textes et d’ouvrages…

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Et ça paye. Le 29 novembre 2016, l’Assemblée Nationale réhabilite les communards victimes de la répression [1]. Mais au delà de la loi, les Communards doivent être réhabilités dans la vie réelle.

« Nous demandons qu’il y ait des poses de plaques dans toutes les Mairies de Paris, quelques soient leur couleur politique, pour rappeler qu’il y a des Communards qui ont dirigé la ville de Paris pendant 72 jours, et qui ont fait une oeuvre sociale remarquable. »

Autre revendication, une station de métro au nom de la Commune. Alors qu’en 2015, suite au vote du Conseil de Paris, la station Belleville devait être rebaptisée Belleville -Commune de Paris 1871 [2], la RATP avait décidé de refuser le changement de nom.

L’association a alors lancé une pétition pour que cet épisode de l’Histoire puisse enfin être honorée comme il se doit.

« On espère que cet hommage verra le jour avant l’anniversaire des 150 ans de la proclamation de la Commune de Paris, le 18 mars 2021. »

Un hommage, et un souvenir qu’il serait utile de raviver, à l’heure des Gilets Jaunes, à l’heure où l’on assiste pour la première fois depuis longtemps à la révolte d’un peuple vivant dans la pauvreté, un peuple en manque de démocratie…


Site internet de l’association : http://www.commune1871.org/
Lien vers la pétition : https://urlz.fr/8JyC

Et pour visualiser la pièce sur internet

Sources

[1] Le Monde, L’Assemblée Nationale réhabilite les communards victimes de la répression, 30 novembre 2016
[2] Les Inrocks, Le Conseil de Paris a voté : le métro Belleville va changer de nom, 15 décembre 2015


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5 réactions à cet article    


  • eric 5 février 15:56

    6500 a 7000 morts à tous casser suivant les historiens sérieux. Dont 1400 fusillés. Le tout au combat. Les victimes de la commune étaient, elles en général d’innocents civils, des bonnes soeurs, des prêtres. L’idée était de fusiller trois « otages »pour un militaire tué. Méthodes qui inspira plus tard l’armée d’occupation fasciste. Condamné par tous les républicains (Gambetta, Ferry, Grévy( et par la majorité des députés parisiens. Sans parler du reste du pays, a peu prêt unanime contre les factieux, ennemis de la démocratie. La commune annonce les futurs totalitarismes communisant. Louise Michel, une demie folle, (et elle fait partie de la famille. Hurlait, « Paris sera à nous ou ne sera plus » Le rapide succès du retour à la démocratie entraîna ces cinglés aux excés que l’on sait. Ils mirent le feux un peu partout. Aujourd’hui, la propagande bolchevique continue à pleurnicher. C’était pour défendre la ville. Tu parles comme on a besoin de mettre le feu à Notre Dame de Paris, pour protéger les fortifs. Les bolcheviques veulent encenser leurs massacres passés pour sanctifier ceux du futurs. Ce n’est pas seulement au nom du devoir de mémoire, qu’il faut dénoncer leur violence assassine minoritaire. C’est aussi pour sauver l’avenir.


    • louis-ferdinand 5 février 17:32

      Origine de la commune.

      -Au moment du déclenchement de la guerre contre la Prusse, l’Empereur Napoléon III pris plusieurs mesures.Il prononça un moratoire sur les dettes et les loyers, tant que durerait la guerre, ainsi que le paiement d’une solde à tous les gardes nationaux.

      -Après la défaite, les communards s’organisèrent et déclarèrent qu’ils voulaient continuer et qu’ils rejetaient la paix signé avec la Prusse.

      -En fait de guerre, les communards organisèrent une sortie sur Bagneux, qui se termina au bout de 2 ou 3 heures, en déroute.Ils rentrèrent sur Paris qu’ils ne quittèrent plus.Ils occupèrent les Mairie de l’est de Paris qu’ils ne quittèrent plus, et entre deux ou trois déclarations, déclamations guerrières aussi creuses que grandiloquentes passèrent leur temps à se goberger et à se taper des gonzesses mais Ils ne combattirent pas.

      -Dans la réalité leur appel à faire la guerre ne fût qu’une posture pour continuer à profiter du moratoire sur les dettes et les loyers qu’avait accordé Napoléon III au début des hostilité ainsi que le paiement d’une solde.

      -Louis Rossel polytechnicien et colonel qui avait combattu les prussiens à Metzt et qui était désireux de continuer le combat, rallia les communards, mais quelle ne fût pas sa surprise, son étonnement et sa profonde déception de constater que les communards ne combattaient pas et ne voulaient pas combattre .Ils regretta profondément de les avoir ralliés..Il fût arrêté par les troupes de Thiers, jugé, accusé de Haute trahison et exécuté.Avant d’être éxècuté ils fit cette déclaration :« Nul doute que j’ai été dupe du mouvement du 18 mars, mais j’étais bien plus dupe à Metz lorsque je bâtissais des ouvrages qui ne devaient pas être attaqués, lorsque je remettais des portes à la ville, , des portes qu’on devait ouvrir toutes grandes....J’étais dupe aussi à Nevers lorsque je m’éreintais à exercer des soldats et à former des officiers pour défendre un pays qui ne voulait plus se défendre....Si c’était à recommencer, il est possible que je n’irais pas servir la commune, mais il est certain que je ne servirais pas Versailles.J’ai été bien attrapé, je l’avoue franchement, quand j’ai connu le gouvernement révolutionnaire, je cherchais des patriotes, et je troue des gens qui auraient livré les forts aux prussiens plutôt que de se soumettre à l’Assemblée ; je cherchais la liberté et je trouve le privilége installé à tous les coins de rue ; je cherchais l’égalité et je trouve la hiérarchie compliquée de la fédération, l’aristocratie des anciens condamnés politiques, la déodalité des ignares fonctionnaires qui détenaient toutes les forces vives de Paris.Il est un point sur lequel je considére la Commune comme une expérience complé : »C’est l’insuffisance des classes ouvrières pour le gouvernement.Il faut, il faut que ,jusqu’à nouvel ordre, l’exercice des fonctions gouvernementales reste aux mains de la bourgeoisie jusqu’à ce que le peuple soit suffisamment instruit....Le gouvernement actuel est incapable, vicieux, de mauvaise foi, tout ce qu’on voudra, je le sais bien puisque j’ai travaillé de tout mon coeur à le démollir.Mais je dois dire que le peuple de Paris, ayant mis sont gouvernement à la porte, avait l’air d’un aveugle qui a perdu son chien...Le Comité central qui passe pour avoir fait l’insurrection et qui l’a gouverné pendant huit jours était si profondément incapable qu’il y eut un véritable soulagement lorsque la commune eut été élue le 26 mars.Le comité aprés s’être fait un peu tirer l’oreille, remit ses pouvoir, dans une pompeuse cérémonie, à l’Assemblée nouvelle, mais il n’attendait pas abdiquer pour cela.il resta cantonné à l’Hotel de Ville, où, il fit des orgies à défaut de décrets .« Ils dépensent des cent mille francs par jour » me disait Malon, avec dégout vers le 30 mars. !


      • eric 5 février 17:55

        @louis-ferdinand

        Pauvre Rossel, les autres « dirigeants » de la commune, se barrèrent avec la caisse, en laissant les sincères se faire trouer la peau. De façon amusante, il en allait de même avec les dirigeants républicains espagnols, qui emportèrent dans leurs fuites anticipées, une partie de leurs rapines (réquisitions révolutionnaires dans leur jargon). Pour les socialos les expériences réussies sont toujours des carnavals. Des expériences courtes. Tous les socialismes réels sont des échecs. C’est pourquoi ils encensent la commune. Trop court pour un résultat quelconque. Mauroy inaugura un monument aux « 30 000 fusillés » sans doute plus que le total des communards actifs. Plus tard, les cocos revendiquèrent plus de militant à eux fusillés qu’il n’y en eu au total, à partir du moment où cessa leur collaboration avec les nationaux socialistes.

        Aujourd’hui, il faut réhabiliter les héros massacrés par les communards. Mgr D’Arboy, fusillé pour le plaisir, le courageux officier qui fit le sacrifice de sa vie en sauvant les collections du Louvre de leurs incendie. Les élèves médecins de l’hôtel Dieux, qui sauvèrent notre Dame de l’incendie des pétroleuses.


      • eric 5 février 20:33

        Les toutes premières mesures prises par la commune de Paris, dans une ville en partie détruite, ravagée par le siège, affamée chômage, misère, exode furent : 1) Massacrer la colonne Vendôme, monument à la bataille d’Austerlitz. C’est comme cela qu’on sait que ce ne sont pas le gilets jaunes qui ont vandalisé l’arc de triomphe mais les cocos. 2) Proclamer la liberté de la presse (acquise depuis Napoléon trois) et, immédiatement, dans la foulée, interdire les titres d’opposition, (mais sans succès). C’est comme cela qu’on sait que Maduro et la commune, c’est le même genre de délire. 3) Interdire aux boulangers de travailler la nuit, pour être sur que les prolos n’aient pas de pain frais au réveil. 4) Emmerder les curés.

        C’est comme cela qu’on sait qu’il n’avait pas les problèmes quotidiens des vrais travailleurs.

        Sur les 90 élus à la minorité des voix ( 52% d’abstention), 20 furent vite expédiés à la campagne par les bolcheviques comme trop modérés. ( un tiers,) 20 étaient franc maçons ( un tiers des restant, qui l’eut crut ?) 19 étaient journalistes... ( bonjour BFMTV). Resté entre eux, ils purent se tirer dans les pattes les uns des autres, un peu comme les anar, républicains et communistes en Espagne.


        • louis-ferdinand 6 février 14:15

          Tout ça ce n’est que de la canaille imbibée d’idéologie et de démagogie !

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Pepito Gavroche

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