• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Une preuve définitive par l’astigmatisme ou la myopie

Une preuve définitive par l’astigmatisme ou la myopie

Hergé avait dessiné la ruse dans Tintin au Congo : dissimuler "un puissant électro-aimant" derrière un arbre, miraculeusement alimenté en pleine brousse par l'opération des cinq esprits.
Et voilà : toutes les sagaies lancées sur lui par la tribu voisine et ennemie font un détour pour se ficher dans l'arbre.

Sous nos yeux, toutes les absorptions spectrales, par exemple par les colorants dans les objets qui nous entourent, réalisent le même miracle, et cela sans le secours de la magie d'Hergé : tous ces colorants, y compris la chlorophylle, y compris les opsines dans nos rétines, capturent beaucoup plus de lumière que ce qu'elles devraient géométriquement intercepter, si les lois physiques qu'on vous enseigne d'habitude, étaient encore exactes à l'échelle microphysique.

Or ce qui traîne dans les livres, dans les amphis et dans vos têtes est bouffi de contradictions, que l'expérimentation fait voler en éclats.

Variante Isaac Newton : la lumière c'est le choc de petits grains, qu'au vingtième siècle on renommera en frottons.

- Vous êtes sûr ? Frottons ?
- Faux thons ?

- Vous êtes sûr ?

- Photons, donc.
Bref des petits grains lancés par une étoile, et qui voyagent en ligne droite.

Problème : oui mais ces petits grains, pourquoi sont ils magiquement attirés, comme les sagaies dessinées par Hergé, par certaines molécules dans l'air, les molécules d'ozone O3, de monoxyde de carbone CO, de dioxyde de carbone CO2, d'eau H2O, qui les capturent facilement sous une condition : être à la fréquence de résonance de ces molécules ? Par exemple à la fréquence de 65,05 THz pour la résonance du monoxyde de carbone.
On utilise ces résonances spectrales pointues pour mesurer la teneur de ces gaz dans l'atmosphère, jusqu'à des campagnes aériennes de mesure de la pollution de l'air au dessus de l'Europe entière. Méthode sensible à de très basse teneurs.

Problème dans le problème : si fréquence il y a, et donc longueur d'onde aussi, alors la lumière c'est des ondes électromagnétiques, et pas des grains.

D'où la variante Christiaan Huyghens et Thomas Young : la lumière ce sont des ondes électromagnétiques, dont les lois de propagation furent établies en 1819 par Augustin Fresnel, et les équations en 1873 par James Clerk Maxwell. Les preuves en sont très abondantes. Cette variante là est la bonne.
On a des milliers de preuves de la grande longueur et d'une certaine largeur des photons selon la distance entre émetteur et absorbeur, selon la longueur d'onde, et selon la finesse de définition de cette fréquence. Par exemple les couches anti-reflets, les couleurs interférentielles dans le monde animal, les expérience d'interférences à grande différence de longueur optique de trajet, etc. etc. Des milliers.

Nouveau problème alors : les notions de causalité que nous traînons, depuis en gros le même Isaac Newton ; elles semblent interdire aux photons de converger vers les très petites molécules qui vont les engloutir en les capturant.
A notre échelle, on ne voit jamais une onde converger vers un absorbeur, toujours diverger depuis un émetteur. A notre échelle. Mais que vaut l'extrapolation vers la microphysique ? A-t-elle jamais été validée ? Jamais.

La causalité que nous connaissons à notre échelle est celle de l'artilleur : l’opérateur actionne la tirette, qui déclenche le percuteur, qui met la charge à feu, qui propulse l’obus dehors. Puis l’obus est freiné par l’air et dévié par son instabilité aérodynamique et le vent, puis par percussion ou proximité ou altimètre ou horloge, la fusée déclenche la charge explosive, puis les shrapnels vont frapper autour, etc. Remarquons qu'un obus et sa charge propulsive, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup d'atomes. Un boulet de canon de dix-huit livres, qui apparaît dans les récits du 18e siècle, compte octante huit millions de milliards de milliards d'atomes de fer. Vous êtes bien bien sûr qu'on peut extrapoler depuis octante huit millions de milliards de milliards d'atomes vers un seul électron ? Vous le prouvez comment ?

Or les mécanismes de notre vision racontent une toute autre histoire.
 

Notre vision des couleurs, à nous grands singes diurnes de l'Ancien Monde, repose sur le câblage rétinien de trois sortes de cônes, contenant trois variantes d'opsines. La capture de photon est réalisée par le couplage d'une opsine et d'une molécule de cis-rétinal : le photon capturé dissocie ce couplage, en conformant différemment le rétinal. D'une part une cascade d'événements biochimiques est alors déclenchée dans la cellule photosensible, pour une amplification énergétique de gain très élevé, bientôt capable d'actionner un neurone de la couche ganglionnaire : la métaiodopsine active la transducine, une protéine du groupe G1, qui sert de médiateur de l'activation. Celle-ci va entraîner l'activité de la phosphodiestérase, qui hydrolyse le GMPc. La concentration en GMPc dans la cellule chute donc rapidement, ce qui entraîne la fermeture rapide des canaux d'ions, et le cône s'hyperpolarise, interrompt son courant de noir. D'autre part le trans-rétinal est évacué dans l'humeur vitreuse jusqu'à la couche de cellules de l'épithélium scléral où il est ré-isomérisé en trans-rétinal, et de là re-transporté vers les disques des cellules photosensibles, où il sera capturé par une opsine dépourvue de cis-rétinal.
Fréquences de résonance de ces opsines diurnes : 720 THz, 565 THz, 536 THz.
Cellules beaucoup plus sensibles, les bâtonnets sont spécialisés pour les très faibles éclairements nocturnes, et leur rhodopsine résonne à 602 THz. Après un éclairement, il leur faut environ trente minutes pour réintégrer dans les rhodopsines tous les rétinals ré-isomérisés qui leur rendront leur fonction. Bien moins sensibles, les cônes récupèrent beaucoup plus rapidement. Eux sont adaptés à la vision diurne.
La rétine est le tissu ayant les exigences métaboliques les plus élevées de notre corps. Et donc aussi le plus sensible à des carences dans l'alimentation.



 

Or ça n'est pas grand, une opsine et un cis-rétinal : 1,8 nm de grand axe pour le rétinal, de l'ordre de 3 à 4 nm pour l'opsine entière. Capteur quantique, ça ne peut fonctionner que si ça avale tout le photon. Tout ou rien.



Nouveau problème : avec l'optique que nous avions apprise en première année de faculté, et la causalité d'artilleur à la Newton, dès que votre œil a le moindre défaut de vergence, astigmatisme, ou myopie, ou hypermétropie, il est juste impossible à un photon de converger sur l'opsine qui va l'absorber.
Pour un œil myope : la convergence devrait n'être qu'avant la rétine ; pour un œil hypermétrope après la rétine. Mais aucune convergence n'est possible dans un œil astigmate, selon les lois apprises en classe. L'optique astigmate étale la distance focale vers l'avant ou vers l'arrière selon la direction de l'objet par rapport à l'axe optique. Et un fuseau de Fermat a une largeur et des angles a priori conformes à une symétrie de révolution, en causalité "normale".
Or l'expérience est facile à faire, surtout pour l'astigmate dont la vue est corrigée par des lunettes : tourner le verre correcteur de 90°, ce qui double votre défaut de vergence, et ni la luminosité ni les couleurs ne changent.
Conclusion : si la netteté de l'image a baissé, rien n'a changé dans la capture des photons par les opsines.



Alors quoi est faux dans les lois enseignées ? C'est la causalité macrophysique qui avait été extrapolée bien loin de son domaine de validité.

Notre macro-temps newtonien familier n'a ni pertinence ni pouvoir causal en microphysique ; il n'est qu'une émergence statistique de toutes les interactions. Une émergence statistique qui s'écoule dans le même sens que l'entropie, autre émergence statistique. Mais qui ne pénètre pas les atomes : les atomes ne vieillissent pas. Cet émergence statistique ne pénètre pas non plus les noyaux atomiques ; ils ne vieillissent pas.

Il n'existe pas d'objet-photon qui voyagerait comme nos obus, à la seule volonté de l'artilleur émetteur. Voici la définition du photon en microphysique transactionnelle :

Un photon est une transaction réussie entre trois partenaires : un émetteur, un absorbeur, et l'espace qui les sépare ou les milieux transparents ou semi-trans­parents qui les séparent, qui transfère par des moyens électromagnétiques un quantum de bouclage h, et respectivement une impulsion-énergie qui dépend des repères respectifs de l'émetteur et de l'absorbeur.

Application : tout photon capturé par un couple opsine-cis-rétinal est une transaction réussie avec l'émetteur et les milieux optiques traversés. La causalité optique s'écoule aussi bien de l'absorbeur vers le milieu optique, et modèle en conséquence la géométrie du fuseau de Fermat de ce photon, déjà dans le trajet avant la cornée, jusqu'à la molécule absorbeuse.

Vous changez d'absorbeur ? Vous changez de géométrie ? Alors c'est une autre expérience. Très peu de gens parviennent à saisir un fait aussi simple. Quand dans l'obscurité vous donnez un coup de lampe torche et avez la surprise de tous ces yeux de moutons autour de votre campement à la belle étoile, vous ignoriez tout des absorbeurs comme des distances que franchirait le faisceau de votre lampe. Votre lampe émet une foule énorme d'ondes individuelles, de photons. Mais les propriétés des colorants ou réflecteurs illuminés sont celles de la réaction individuelle à une onde individuelle.

C'est l'onde individuelle, concept applicable aux photons, aux électrons ou à toute autre particule, qui est le concept novateur, que vous n'aviez pas rencontré avant que je vous l'explique.
La microphysique transactionnelle, avec son concept d'onde individuelle, met fin à bien des contradictions et absurdités aussi standard et hégémoniques qu'inexcusables.

Votre imaginature de macro-temps newonien peut bien trépigner de rage, il est hors du coup. Le bruit de fond Dirac-de-Broglie et les transactions qui en émergent ne résident que dans une multitude de micro-temps. Depuis février 1928 les solutions de l'équation de Dirac, équation d'onde de l'électron, ont quatre composantes, dont deux sont orthochrones et deux sont rétrochrones, avec énergies négatives, fréquences négatives. Voilà plus de nonante ans que les plus hautes sommités qui officient dans les amphis, sont devant ce fait comme une poule qui aurait trouvé un couteau, et rusent pour en écarter les étudiants.

Vous pouvez multiplier les expériences, telles qu'illuminer n'importe quel objet coloré en interpolant un verre d'astigmatisme cylindrique : cela ne change pas les couleurs. Que vous les perceviez à l'œil ou avec un appareil photographique.

Chaque électron est aussi une onde individuelle, tenue dans un transfert dans le vide par les lois de l'optique physique de 1819. Preuve : on peut les faire interférer sur un réseau cristallin. On n'aura pas la même précision métrologique qu'avec des rayons X, pour des raisons de divergence incontournable, mais cela rend des services quand même, par exemple en changeant la focalisation d'un microscope électronique, nous pouvions obtenir le diffractogramme Laue d'une inclusion qui nous intriguait, et confirmer qu'il s'agissait bien d'un carbure, à maille cubique.
J'ai donné sur Agoravox des exemples de tels diffractogrammes électroniques le 20 avril 2015 :
https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/comment-devient-on-incroyant-au-166289

Voici un exemple de diffractogramme électronique Debye-Scherrer, destiné à des démonstrations en classe. Valeur démonstrative et non métrologique. Les prix et précautions sont loin d'être les mêmes.



J'avais déjà donné le 17 mars 2018 un exemple de sommités au dessus de tout soupçon, qui se prennent les pieds dans la barbe parce qu'ils confondent un électron avec une grande foule d'électrons :
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-confusion-de-deux-sommites-202220

Oui, avec une foule, on peut faire des statistiques. Mais chacune des ondes individuelles, est-elle soumise à des lois physiques, ou en est-elle dispensée, tandis que seule la magie permet de soumettre les foules, seulement les foules, à des lois statistiques ?

 

Précédents articles dans le grand public :

Coluche nous avait expliqué pourquoi l’expérience de Gouanère & al. ne sera jamais refaite

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/coluche-nous-avait-explique-154321
 

Quand des sommités niaisent à pleins tubes

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/quand-des-sommites-niaisent-a-154357
 

Contrafactualité, Penrose, Elitzur et Vaidman

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/contrafactualite-penrose-elitzur-155565
 

Postulats hérités du copenhaguisme, et qu’on n’admet plus en physique quantique transactionnelle (TIQM)

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/postulats-herites-du-copenhaguisme-162467
 

Comment devient-on incroyant au mythe de la Sainte Dualité 

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/comment-devient-on-incroyant-au-166289
 

Les Nobels de Physique 1933 : P.A.M. Dirac et E. Schrödinger

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-nobels-de-physique-1933-p-a-m-167160
 

Le bruit de fond Dirac-de-Broglie, et l’impossibilité de délimiter un système quantique

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-bruit-de-fond-dirac-de-broglie-176013
 

Les ravages du postulat anti-relativiste sur l’enseignement de la quantique

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/les-ravages-du-postulat-anti-178635
 

Quinze postulats hégémoniques, subreptices et injustifiables, en quantique anti-transactionniste

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/quinze-postulats-hegemoniques-189425
 

Exemple de l’impasse Göttingen-København depuis 1927

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/exemple-de-l-impasse-gottingen-193976

 

 

Quantique : dix ans jour pour jour

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/quantique-dix-ans-jour-pour-jour-200052

 

Tendance Groucho : « Allez chercher un garçon de neuf ans ! »

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/tendance-groucho-allez-chercher-un-205041

 

Les fardeaux sont pour les épaules capables de les supporter... De fait, je suis le seul à avoir transporté le fardeau jusqu'ici.

Pour aller plus loin : le manuel de microphysique transactionnelle en est à sa cinquième édition (zéro défauts à présent), et sa traduction anglaise est terminée.

http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html

http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/transactional-quantum-microphysics-principles-and-applications/paperback/product-23656620.html 
 


Moyenne des avis sur cet article :  3.63/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

51 réactions à cet article    


  • Montdragon Montdragon 12 juillet 20:03

    Illisible ! J’appelle mon ophtalmo.


    • wasp wasp 12 juillet 22:39
      Je ne comprends rien...seulement des mots connus, des noms connus, des lois connus ; je cherche la colle pour lier tout ça.

      Vulgariser est un exercice de haut vol ; on peut tout vulgariser.

      Aller vers le simple et l’épure, ne pas tomber dans le « prolixe » ; vous serez compris !

      Vous disiez... ?!




      • Alren Alren 14 juillet 19:03

        @wasp

        ces petits grains, pourquoi sont ils magiquement attirés, comme les sagaies dessinées par Hergé, par certaines molécules dans l’air, les molécules d’ozone O3, de monoxyde de carbone CO, de dioxyde de carbone CO2, d’eau H2O, qui les capturent facilement sous une condition : être à la fréquence de résonance de ces molécules ?

        Parce que la lumière est aussi un onde, selon la théorie de la dualité onde-corpuscule, que l’onde est électromagnétique et que les atomes sont entourés d’un champ électrique, variable selon leurs valences, mais en théorie infini. Bien sûr, quoi que diminuant avec le carré de la distance, celui-ci est vite de valeur infinitésimale.

        Ce champ électrique est lui aussi ondulatoire (il émet un rayonnement électromagnétique qui dépend de l’agitation thermique (des accélérations) de l’atome.

        Plus la température est élevée, plus cette cette agitation ou vibration est grande, et plus courte est la longueur d’onde émise. Elle peut aller jusqu’aux rayons X, mais pas gamma, niveau d’énergie colossale qui est liée à la décomposition du noyau.

        Le champ électrique de la lumière interfère avec un champ électrique d’atome dont la longueur d’onde est compatible avec la sienne.


      • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 19:11

        @Alren. La lumière n’est même QUE onde, électromagnétique.

        Plus finement dit : foule d’ondes électromagnétiques individuelles.

      • Alren Alren 15 juillet 11:31

        @JC_Lavau

         La lumière n’est même QUE onde, électromagnétique.

        Non ! la lumière se comporte aussi comme si elle était composée de particules !

        Elle est onde et particules (les photons) en même temps, phénomène dont nous n’avons pas l’expérience dans le monde macroscopique, ce qui fait que personne ne comprend réellement cette dualité, malgré les efforts de Louis de Broglie, mais que les physiciens la prennent en compte pour expliquer les phénomènes qu’ils observent.

      • JC_Lavau JC_Lavau 15 juillet 13:11

        @Alren. Toutes les sectes sont capables de se mettre d’accord sur des délires. En anglais poli, ils appellent cela « group-tihink ».

        Celui que tu viens de soutenir n’est confirmé par AUCUN résultat expérimental. On l’a déjà expliqué des centaines de fois, des dizaines de fois sur Gorgonavox.

        Louis de Broglie aurait eu la seconde idée géniale de sa vie, s’il avait balancé les corpuscules et la géométrie élémentaire apprise en classe, avec coordonnées précises et « fiables », par dessus les moulins. Ce fut Erwin Schrödinger qui l’a eue, et l’a exposée en 1926.
        Mais tous deux ont été vaincus, par violence pure, en 1927.

        Tels sont les crimes planqués dans les placards, qui rendent la secte si folle. Et qui font que l’enseignement de la quantique a un rendement si désastreux.

      • JC_Lavau JC_Lavau 15 juillet 13:11

        @JC_Lavau. « group-think »


      • Byblos 13 juillet 05:02

        ... Et c’est pourquoi votre fille est muette.

        (Selon Molière approximativerment)

        • nono le simplet nono le simplet 13 juillet 06:01

          un peu hors sujet, mais félicitations de m’avoir autorisé à commenter de nouveau !


          • Étirév 13 juillet 06:46

            À propos de Newton, la pomme et la loi de la gravitation :
            L’histoire de l’hypothèse de Newton est l’histoire de toutes les hypothèses. Un jour, un homme observe un phénomène, il s’arrête, il regarde, il s’étonne, il cherche, puis il se fait à lui-même une réponse quelconque : c’est une hypothèse.
            Elle pourrait être juste, mais elle est, presque toujours, fausse, parce que les lois de la Nature sont cachées, complexe, et que, pour les connaître, il faut de longues études ou une inspiration extraordinaire, éclose, soudain, dans une tête de génie.
            Tel n’était pas le cas de Newton, car nous sommes en mesure de démontrer que toutes les théories qu’il a jetées dans la science sont fausses.
            En l’absence d’une science approfondie ou une inspiration juste, la réponse que font les hommes aux phénomènes qu’ils veulent expliquer est toujours adaptée à l’effet ultime, dernier, du phénomène ; elle s’applique à l’apparence, elle ne va pas au fond des choses.
            C’est une réponse de ce genre que Newton se fit à lui-même le jour où il se demandât pourquoi la pomme qui se détachait de l’arbre tombait sur la terre.
            La pomme « tombait », il en conclut que la terre avait la propriété d’attirer les corps. Et sur cette hypothèse, il formula une loi.
            Une réponse de ce genre, donnée aujourd’hui, serait accueillie par un immense éclat de rire. Mais du temps de Newton, on était moins difficile, on accepta l’hypothèse et on en fit une loi formulée en ces termes : « Tous les corps de la nature s’attirent proportionnellement à leur masse et en raison inverse du carré de la distance ».
            Une fois la loi faite, il arriva ce qui arrive toujours en pareil cas, des gens qui n’avaient jamais pensé à se demander pourquoi la pomme tombait, émerveillés de ce que quelqu’un ait eu l’idée de poser cette question, en conclurent que l’homme étonnant qui avait trouvé la question avait aussi trouvé la réponse. Du reste, pour discuter la proposition de Newton il eut fallu une science qui n’existait pas à son époque ; la chimie n’était pas née, on ne connaissait pas encore les propriétés de la matière, on ne savait rien de la cosmologie. Tout était à faire. On accepta donc comme une loi l’hypothèse posée, et, en vertu de cette tendance à l’exagération qui est le propre de la nature de l’homme, on mit une affirmation où l’auteur n’avait mis qu’un doute, on dépassa le but, on s’emballa dans une voie qui devait entraver, pendant deux siècles, le progrès des sciences physiques.
            En effet, cette loi de l’attraction, qui est fausse, se retrouve partout ; on ne fait pas un pas, dans la science, sans s’y heurter, on s’en est servi comme d’une cause universelle pour tout expliquer. Et, comme la loi est fausse, toutes les explications données à l’aide de la loi sont fausses.
            Si les hommes étaient sages, lorsqu’ils s’aperçoivent que l’expérience dément ce qu’ils lui soumettent, ils s’arrêteraient en chemin. Mais c’est ce qu’on ne fait jamais.
            Quand on consulte la méthode expérimentale c’est toujours avec l’idée bien arrêtée de faire servir ces décisions, quelles qu’elles soient, à la confirmation de l’idée qu’on lui soumet.
            C’est ce qui arriva dans ce cas. En cherchant des preuves à l’appui de l’attraction, on rencontra mille preuves qui la démentent. Mais la loi était formulée et, comme on l’avait déclarée infaillible, il ne s’agissait plus que de faire sanctionner cette infaillibilité par les faits, de les adapter à la loi, malgré leur résistance à s’y soumettre. Il eut été plus sage d’adapter la loi aux faits, on ne se serait pas exposé à faire dire aux preuves acquises tout le contraire de ce que, en réalité, elles disaient.
            Dans quelles erreurs ne tombe-t-on pas pour soutenir une première erreur !
            Cependant, à côté des exaltés qui se jettent, tête baissée, dans toutes les aventures scientifiques, sans en comprendre la signification et dans le seul but d’exercer le besoin de lutte qui tourmente l’homme, il s’est trouvé, de tout temps, des gens sages qui ont protesté ou, tout au moins, qui ont refusé de suivre l’entraînement général. Leibnitz souriait des doctrines de Newton.
            Depuis, quelques savants ont essayé de temps en temps de reprendre la question, mais comme les ignorants et les entêtés sont plus nombreux que les savants, comme les fous sont plus nombreux que les sages, et que ce sont eux qui crient le plus fort, il est arrivé, comme toujours, que, excités par la discussion, ils ont poussé à l’extrême les affirmations et les prétendues preuves.
            C’est ainsi que les doctrines les plus fausses sont toujours les plus chaleureusement défendues parce que, répondant mieux à l’état d’esprit des masses ignorantes, elles ont toujours pour défenseurs les hommes les plus bruyants. Nous en avons encore aujourd’hui bien des exemples.
            C’est pour éviter ce résultat fatal que l’antiquité cachait la science dans l’ésotérisme.
            De nos jours, la question de la gravitation et de l’attraction n’est pas remise sur le terrain de la discussion générale. Quelques personnes s’en occupent dans l’ombre, mais les centre officiels n’oseraient pas y toucher. L’erreur a triomphé, on la propage, on l’enseigne aux enfants, dans les lycées, comme on leur enseignait autrefois les dogmes religieux ; c’est un article de foi scientifique qu’on leur impose, ils y croient et continuent, à leur tour, à propager l’erreur.
            La pesanteur, cette force que l’on a si mal expliquée jusqu’ici, ne répond nullement à la cause qu’on lui a assignée. C’est un phénomène planétaire répondant à une cause particulière, spéciale aux planètes, et, en général aux astres non incandescents.
            Cette pesanteur planétaire est le résultat de...


            • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 07:33

              @Étirév. On attend toujours ta preuve de fausseté.


            • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 08:24

              @Étirév. Ton lien est de la folie furieuse. C’est de toi ou d’une autre folle ?


            • arthes arthes 13 juillet 09:29

              @JC_Lavau

              En préambule : 
              Je n’ai pas un esprit scientifique , disons une structure mentale qui me porte vers la connaissance pratique de la science physique et des lois mécaniques, mais je reconnais l’importance , du travail des chercheurs et de l’intelligence (la logique) , historiquement, il est fort regrettable que la religion , aveugle, se soit opposée au domaine de la recherche scientifique, de la biologie, l’anatomie, ll’astronomie etc...
               .
              Bon, cela posé, dans toute recherche rigoureuse, quelque soit le domaine, il y a des limites auxquelles l’entendement se heurte, et c’est sans doute ce qui est le coté passionnant du trip, et qui permet de pousser la réflexion plus loin..
              Le moteur ce n’est pas de trouver, mais de chercher.

              Petite parenthèse : 
              Etirev évoque Newton et donne un lien sur la cosmologie, que j’ai zappé à la première ligne.

              Cela dit, juste un truc : J’ai souvenir avoir lu que pour Aristote (concernant le mouvement des corps) chaque chose devait reprendre sa place : La matière sous le liquide, le gaz au dessus du liquide, la chaleur au dessus du gaz.

              Un pomme qui tombe dans l’eau flotte parce qu’elle est composée d’un volume d’air important, et d’eau, et lorsque l’air s’en va elle coule et reprend sa place.

              De cela impossible de sortir une loi universelle de la mécanique, Newton fut nécéssaire, tout comme  la science physique et les résultats des travaux compréhensibles à l’esprit des hommes de son époque , l’esprit de ceux de notre temps poussant plus loin.

              Pour en revenir au sujet : 

              As tu lu ou entendu parler de « le traité des couleurs » de Goethe ?






            • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 10:19

              @Arthes.

              Comme tous les aristocrates grecs d’Athènes et autres thalassocraties de villes-ports sur la mer Egée, Aristote idolâtrait la langue grecque, et projetait la structure du grec sur la nature. Les résultats étaient viciés dès le départ.
              Zénon l’éléate a poussé le bouchon au plus loin, en « démontrant » que le mouvement est impossible, puisqu’on peut toujours trouver une astuce pour avoir besoin d’une infinité de phrases grecques pour le décrire.
               
              Goethe ? Je ne puis être partout en matière d’histoire des sciences.
              En échange, nous avions de gros compléments en biologie et neurosciences dans la licence de psycho. A la B.U. de Bron, les manuels de neurosciences étaient en nombre très insuffisant pour les besoins et les effectifs des étudiants. J’allais donc les emprunter à la fac de médecine, où leur disponibilité était bien meilleure. Les manuels de psychiatrie aussi étaient davantage disponibles.
              En revanche, Bron était la seule B.U. bien documentée en psycho développementale ainsi qu’en psycho cognitive et en didactique des petites classes. Pour la biologie cellulaire et moléculaire, il fallait aller emprunter à la Doua. L’étendue des connaissances qu’il fallait absorber était terrifiante et humiliante.
              Ici j’ai deux gros manuels de neurosciences. En matière de neurologie et physiologie de la vision, en général ils me suffisent, mais je suis allé chercher des compléments sur le Net.

              En matière de didactique de la physique, énormément reste encore à faire.

            • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 10:31

              @JC_Lavau. J’oubliais de rappeler que la découverte de mouvements sans frottement date de Galileo, Cassini, Huyghens, 17e siècle : les mouvements célestes. Sans cela et le préalable des lois de Kepler, et le préalable des observations précises par Tycho Brahé, impossible à Newton de formuler une loi de la mécanique valide.

              Alors qu’en Attique dans l’antiquité, il n’y avait que des mouvements avec frottements. Juste impossible de formuler une loi générale de la dynamique tant qu’on n’a pas de moyens d’échapper aux frottements.

            • JL JL 13 juillet 09:48
              Ah, si vous étiez aussi talentueux vulgarisateur que thésard !
               
               Vous devriez élaguer tout ce qui ne sert à rien ou est trop savant pour le commun des lecteurs : quel plaisir ce serait de vous lire.

              • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 10:24

                @JL. Je rappelle au commun des lecteurs que cet article sur la preuve définitive a été précédé de douze autres articles traitant de la même microphysique transactionnelle et ses résultats.

                Ce treizième article n’est pas prévu pour tout répéter depuis le début.

              • Laulau Laulau 13 juillet 11:05
                Quel charabia !
                Le fait de noyer vos lecteurs ne prouve en rien votre compétence.

                • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 11:41

                  @Laulau.

                  Un gros perroquet gris, échappé de sa cage, 
                  Vint s’établir dans un bocage : 
                  Et là, prenant le ton de nos faux connaisseurs, 
                  Jugeant tout, blâmant tout, d’un air de suffisance, 
                  Au chant du rossignol il trouvait des longueurs, 
                  Critiquait surtout sa cadence. 
                  Le linot, selon lui, ne savait pas chanter ; 
                  La fauvette aurait fait quelque chose peut-être, 
                  Si de bonne heure il eût été son maître 
                  Et qu’elle eût voulu profiter. 
                  Enfin aucun oiseau n’avait l’art de lui plaire ; 
                  Et dès qu’ils commençaient leurs joyeuses chansons, 
                  Par des coups de sifflet répondant à leurs sons, 
                  Le perroquet les faisait taire. 
                  Lassés de tant d’affronts, tous les oiseaux du bois 
                  Viennent lui dire un jour : mais parlez donc, beau sire, 
                  Vous qui sifflez toujours, faites qu’on vous admire ; 
                  Sans doute vous avez une brillante voix, 
                  Daignez chanter pour nous instruire. 
                  Le perroquet, dans l’embarras, 
                  Se gratte un peu la tête, et finit par leur dire : 
                  Messieurs, je siffle bien, mais je ne chante pas.

                   

                  Jean-Pierre Claris de Florian.


                • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 17:17

                  @Laulau. Tout métier technique sécrète une langue d’expert, c’est inévitable.

                  De plus, chacun sélectionne des épreuves de réalité qui ne sont pas celles du voisin.
                  Or des épreuves de réalité, on n’en a jamais de trop.
                  L’ophtalmologie, l’optique, la biologie moléculaire, l’optique, la microphysique ont chacune sécrété leurs langues d’experts.
                  Parfois elles sont fallacieuses, et des révisions déchirantes finissent par s’imposer.
                  En microphysique, je procède depuis vingt ans à une révision radicale, et indispensable. Il en résulte des changements dans la langue d’expert. Ce sont les risques du métier.

                • Eric F Eric F 13 juillet 12:26
                  Bonjour. Est-ce que la « science officielle » récuse qu’il existe une onde individuelle correspondant à chaque photon unitaire ?
                  Concernant la définition du photon lui même comme une transaction (ou le résultat d’une transaction) émetteur->récepteur via milieu de propagation, cela signifie-t-il qu’il y a seulement onde pendant le trajet, et « photonisation » lors d’une interaction avec récepteur ? Mais peut-on généraliser un tel aspect « onde seulement pendant le trajet » aux électrons qui ont une « masse » ?

                  • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 12:52

                    @Eric F. « Science officielle » est un oxymore, un non-sens.

                    La science est l’irrévérencieuse croyance que les experts sont faillibles et largement ignorants, qu’ils peuvent vous induire en erreur. Et qu’il faut vérifier, par des expériences. En sciences, la preuve de fausseté est libre.

                    En revanche oui, il y a des clergés officiels, des enseignements officiels et localement hégémoniques.

                    Le clergé officiel ne se donne pas la peine de récuser ce qu’il ne veut surtout pas voir publier : il ignore, et il réprime. Il est né de crimes, et dépend de ces lourds secrets de famille. Ce sont des animaux territoriaux comme les autres, teigneux et de mauvaise foi comme les autres sur les questions territoriales.

                    La microphysique transactionnelle a été redécouverte indépendamment par plusieurs personnes, car c’était la solution inéluctable depuis le début des années trente. Mais chacun nous avons progressé à des vitesses différentes. A John Cramer j’ai emprunté les mots « handshake » ou poignée de mains et « transaction » car ils sont meilleurs que les miens. Depuis 1997, je notais cela « rétrosymétrie ».
                    Je suis l’auteur de la définition donnée. Je n’ai lu nulle part ailleurs l’expression « onde individuelle ». Notion pourtant centrale.
                    Depuis 1998, je suis l’auteur de l’approximation de la géométrie simplifiée valide pour toute onde individuelle, ou Fuseau de Fermat. Approximation qui mériterait d’être améliorée.

                    Autour d’un atome, les électrons sont autant d’ondes stationnaires. Erwin Schrödinger l’aait déjà prouvé en 1926. 
                    La technologie des tubes à vide à cathode chauffée permet depuis la fin du 19e siècle, permet d’avoir des« rayons cathodiques », ou électrons libres lancés. La géométrie des fuseaux de Fermat leur est individuellement applicable aussi, bien entendu, entre émetteur et absorbeur.

                  • Eric F Eric F 13 juillet 18:23

                    @JC_Lavau
                    j’avais mis des guillemets à l’expression « science officielle », pour désigner celle qui est enseignée, on pourrait aussi parler de courant dominant. Ceci étant, la science étant utilisée par les technologies de pointe (dont militaires), elle ne peut longtemps ignorer des modèles qui s’avèreraient « fructueux » en termes d’applications, un état ou un consortium finirait par se l’approprier.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 18 juillet 18:43

                    @Eric F. On a eu le cas avec le modèle micellaire des hauts polymères dû à Joseph Davidovits, concurrent du modèle plus statistique et isotrope de Paul John Flory. Les manuels dans les mains des étudiants ne tiennent compte d’aucune micelle, mais dessinent invariablement des spaghettis déroulés ; Après quoi aucune des caractéristiques macroscopiques ne peut être déduite du modèle en spaghettis déroulés. Ni mécaniques, ni thermodynamiques, ni tinctoriales.

                     
                    Davidovits a reçu un courrier de Francolor : « En interne, nous enseignons votre modèle, car c’est le seul qui rend compte des aptitudes tinctoriales ». Pendant ce temps, les universités continuaient de n’en rien savoir.
                     
                    Si tu regardes l’histoires des locomotives à vapeur de la SNCF, les cheveux de ta tête se dresseront devant tant de « bouchage à l’emeri », et les crasses faites à l’ingénieur le plus talentueux et le plus instruit, André Chapelon. Les féodalités en sciences et techniques peuvent faire énormément de mal.

                    Et question ergonomie de l’équipage, la comparaison entre les locos de conception française et les 141 R du Prêt-Bail est écrasante : la condition ouvrière des cheminots, les ingénieurs français n’en avaient rien à foutre.

                  • Self con troll Self con troll 13 juillet 14:35

                    Va falloir que je me décide à faire faire les lunettes pour corriger mon astigmatisme. Je pourrai alors faire l’expérience de les mettre de travers.
                    Si je comprends un peu, je percevrai alors encore plus flou que sans lunettes, mais la luminosité perçue sera la même que si je les portais normalement.
                    Est-ce que le phénomène serait aussi observé si je mettais des lunettes adaptées à un objectif d’appareil photo ? C’est à dire avec une matrice de capteurs électroniques au lieu d’une rétine humaine.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 15:41

                      @Self con troll. Exactement, et c’est facile à vérifier.

                      Le problème toutefois est que toi grand public, n’a pas de documentation sur la taille de la réaction d’absorption sur le capteur ; tu auras tout au plus la surface codant pour un pixel (je ne suis moi-même pas mieux renseigné). Alors que pour les opsines de l’oeil et le cis-rétinal, là on a le renseignement : le plus grand axe du cis-rétinal est de 1,8 nm. Obligation donc pour le photon de converger tout entier sur cette si petite cible.

                    • Eric F Eric F 13 juillet 18:31

                      @JC_Lavau
                      je suis astigmate et je confirme le flou accentué par la rotation du verre de lunette, et la conservation des couleurs. Ceci dit, j’ai du mal à en déduire ce qui concerne un photon unitaire en ce sens que dans le flux, il s’en trouve bien quelques uns qui, par un chemin éventuellement biscornu lors de la traversée de l’oeil, vont aboutir à chaque capteur, si ténu soit-il.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 22:38

                      @Eric F.

                       Les lois de l’optique sont quand même contraignantes.
                      Ce qu’on ne nous a évidemment jamais enseigné, est que la causalité s’écoule aussi de l’absorbeur vers l’espace intermédiaire, conformément au principe de Fermat. Donc la molécule absorbante, ici le couplage opsine-cis-rétinal, oblige les angles du fuseau de Fermat aboutissant dans l’air à la cornée, à avoir été adaptés pour une convergence finale totale sur l’absorbeur.

                      La convergence optique était encore plus frappante pour la détection spectrale du monoxyde de carbone dans l’air, dispositif que nos élèves d’électronique devaient étudier. Le photon parfait pour la résonance de la molécule est infra-rouge, de longueur d’onde 4,6 µm dans le vide ou l’air, et l’absorbeur a un grand diamètre d’environ 0,47 nm, le dix-millième de la longueur d’onde.

                      Mais le grand public n’est pas confronté à cet appareillage. Alors que pour la vision des couleurs malgré un défaut de vergence, chacun peut trouver le matériel d’expérience autour de lui.

                    • Eric F Eric F 14 juillet 09:45

                      @JC_Lavau
                      Si je comprends votre théorie, l’« absorbeur » a un rôle actif sur la trajectoire de la même manière que l’aimant attire les sagaies dans le passage de Tintin que vous évoquez en début d’article. Dès lors que l’on est dans le domaine quantique, rien ne saurait nous étonner, donc why not...


                    • Self con troll Self con troll 14 juillet 10:14

                      @Eric F
                      C’est aussi mon interprétation.

                      Il y a une extrapolation, JC nous dira si elle est abusive, c’est d’en conclure qu’on tient là l’explication d’un phénomène psychologique : parfois, on se sait observé.

                      Il y aurait une autre conséquence, c’est que l’image formée sur la rétine est biaisée par le dispositif récepteur, même pour un oeil sans aberration. Car je suppose que si le récepteur « attire » la lumière, il n’en informe pas les couches de neurones qui traitent le signal qu’il leur transmet.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 10:24

                      @Eric F. En sciences, on en demande beaucoup plus que cela : on exige la compatibilité avec la totalité du corpus de résultats expérimentaux, plus une cohérence logique sans faille, plus une mise aisée sous forme mathématique utilisable, plus des prédictions nouvelles testables...Et si possible, mais ça ils l’oublient systématiquement, le rendement d’enseignement doit pouvoir être sérieusement amélioré. Or il est consternant à ce jour.

                      J’ai très peu de résultats entièrement nouveaux, et j’en ai donné un sur Agoravox : 

                      Contrafactualité, Penrose, Elitzur et Vaidman

                      En revanche je réintègre des centaines d’expériences que les profs de MQ cachent à leurs étudiants, par exemple la transparence résonante de Ramsauer et Townsend, connue depuis 1921. C’est l’équivalent des couches anti-reflets de nos appareils d’optique, mais pour des électrons dans un gaz raréfié. L’effet Ramsauer-Townsend est une preuve directe que les électrons demeurent des ondes individuelles tout au long de tout parcours, comme au long de toute résidence stationnaire autour d’un atome.

                    • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 10:49

                      @Self con troll : « parfois, on se sait observé ».

                      Il n’est pas du domaine de la microphysique que de donner des explications aux relations entre animaux ou humains.

                      « biaisée » ?
                      Ce qui est totalement novateur est d’avoir fourni la théorie au moins qualitative du bruit de fond broglien. Une fois, une seule fois Niels Bohr fut sur le point d’y parvenir, dans ses controverses contre Einstein, il affirma que de toutes façons, l’émetteur avait déjà tâtonné tout le dispositif avant d’avoir envoyé un électron (ou tout autre quanton). Il s’arrêta net car il venait d’utiliser là une innovation de Louis de Broglie, de 1923 : que l’onde broglienne est étendue, et que sa vitesse de phase est infinie dans le repère de l’électron. Or de Broglie était un concurrent indésirable, à renvoyer six pieds sous terre.

                      Depuis 1928 et Dirac, la question de la vitesse de phase infinie (dans la théorie unidimensionnelle simplifiée, 1923-1926) est tranchée de façon inattendue : avec quatre composantes dont deux à rebrousse-temps, l’électron s’inscrit dans des micro-temps bi-directionnels, orthochrones et rétrochrones. Et tout le bruit de fond qui baigne tout, est lui aussi dans une infinité de micro-temps.

                      Notre macro-temps newtonien, même subdivisé depuis la Relativité d’Einstein, n’est qu’une émergence statistique, dépourvue de tout pouvoir causal en microphysique.

                      Du bruit de fond émergent des transactions qui parfois réussissent, ici entre l’émetteur et l’opsine rétinienne. Et qui n’ont rien à foutre de notre macro-temps local.

                    • Self con troll Self con troll 14 juillet 14:17

                      @JC_Lavau
                      Merci pour ces explications. Elles ont l’accent de la conviction, et en plus je retrouve des choses entendues chez A.Connes.

                      J’ai envie de faire comme vous, cher covoxien, utiliser le tutoiement. Ne serait-ce que parce que, parfois, tu es un très bon troll. Mais aussi parce que ça nous reporte à une époque où j’aurais pu être ton collègue de classe. Je ne saurai jamais si j’aurais pu accumuler tes connaissances, n’ayant pas persévéré. A priori oui.

                      Ceci dit, on t’a fait remarquer qu’ici il s’agit de bien plus compliqué que calculer : vulgariser. Initier à des idées neuves en colmatant les innombrables fausses pistes plus appétentes par lesquelles le novice est attiré. Les sirènes faussement quantiques, celles à qui tu résistes avec acharnement.

                      Je reprends ma première question : s’il n’est pas permis d’extrapoler l’influence du récepteur sur l’émetteur à des objets macroscopiques, n’est-ce pas imaginable pour des petites collections d’atomes ?

                      J’ai dû mal formuler la deuxième, car ta réponse est à côté de mes attentes. Autrement formulé, il s’agit de se demander si les structures vivantes que nous savons représenter ne formeraient pas un sous-ensemble de ce qu’on peut imaginer créer à partir d’objets quantiques, parce que ces structures ne sont aptes à reconnaître que d’autres structures du même type ?

                      Je vais faire un peu de provoc pour expliquer, mais je te demande de lire ça sans ire. Il se peut que la femme possède la capacité de sortir de ses schémas explicatifs, alors que nous hommes sommes esclaves de la cohérence, et que de plus cette capacité ne soit pas le signe d’une limite conceptuelle chez elle, mais plutôt la preuve qu’elle accède à des réalités que nous, hommes, ne sont pas assez souples pour concevoir.

                      Sans ire, et sans rire.
                      @+


                    • Eric F Eric F 14 juillet 18:07

                      S’il y a influence du récepteur, c’est qu’il y a un couplage qui s’effectue par anticipation, donc [je n’emploie certainement pas les bons termes] quelque chose comme de l’information qui est échangée et quelque chose comme une force attractive qui s’exerce. Il y aurait alors une entité plus rapide que « le photon », faisant la navette ...tachyons ?


                    • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 18:27

                      @Eric F. Tu empruntes à leur vocabulaire de corpuscularistes, qui est fallacieux.

                      Il te fait croire qu’il y a une ordonnance générale de causalité dans un temps absolu et universel. Rien de cela n’existe.
                       
                      Du moment que les micro-temps et les causalités microphysiques s’écoulent dans les deux sens, orthochrone et rétrochrone, on n’a plus besoin de violer l’invariance de vitesse de la lumière.

                    • JMBerniolles 13 juillet 18:48

                      Merci pour cet article qui a toute sa place sur ce site à mon avis.

                      En travaillant sur les aérosols je me suis posé la question de savoir à partir de quel paquet de molécule on entrait dans la physique classique. Celle de Kelvin en l’occurrence.

                      La nucleation homogène montre que c’est à partir de 10 à 15 molécules....

                      1 à 15 peut paraître un écart faible et pourtant c’est un gouffre


                      • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 19:51

                        @JMBerniolles. Notamment à partir du moment où les mouvements de vibrations à l’intérieur d’une grande molécule, ou d’un paquet de molécules - grandeur qui dépend de la température - sont plus amples que le diamètre maximal du fuseau de Fermat, pour une trajectoire libre.

                        Ce diamètre du fuseau de Fermat perd alors sa pertinence, qui était entière pour des particules élémentaires, et encore bonne pour des atomes d’hélium, voire des fullérènes.

                      • JC_Lavau JC_Lavau 15 août 22:25

                        @JMBerniolles. Ta contribution est majeure, et je voudrais bien des références à travailler.

                        Merci d’avance !

                      • Norbert 14 juillet 11:58
                        Tout cela est très intéressant et la conception transactionnelle m’apparait séduisante. Merci pour cet article.

                        Cependant, du point de vue de la théorie transactionnelle, quelle prédiction est-il possible de faire par exemple sur la réalisation des ordinateurs quantiques ?

                        J’ai l’impression que ce fameux bruit « brooglien » devrait interdire toute ambition d’envergure concernant la performance potentielle de ces ordinateurs. Ou peut-être au contraire indiquer une voie de réalisation inédite ?

                        Il semblerait pourtant que des avancées spectaculaires soient en train d’être réalisées en ce domaine
                        (je n’ai plus les sources en mémoire).

                        • JC_Lavau JC_Lavau 14 juillet 16:25

                          @Norbert. Je ne m’aventure pas ici en terrain qui m’est inconnu.

                          Je peux juste dire qu’il est impossible d’isoler un système quantique, que le reste du monde persiste à s’inviter sur la paillasse de l’expérimentateur.

                          En revanche, un fois accrochée une transaction, le transfert se poursuit selon des lois déterministes.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès