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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Unreal City, la classe et le style progressif à l’italienne

Unreal City, la classe et le style progressif à l’italienne

Unreal City est une jeune formation progressive basée à Parme, au cœur de l’Italie en Emilie-Romagne. Elle s’est constituée dans les années 2010 comme un quatuor standard composé des quatre ingrédients basiques du genre ; percussion, basse, guitare, clavier. Bien entendu, les claviers ne sont pas de vulgaires instruments d’accompagnement mais d’authentiques producteurs de sonorités appuyées, comme peut en fournir le mellotron ainsi que cet étrange instrument qui porte le nom de son inventeur russe, le theremin, que connaissent certainement les fans de Gong ou Hawkwind. « Frammenti notturni » est son troisième CD, paru à l’automne 2017.

Le premier morceau démarre rapidement et nous plonge dans une ambiance résolument baroque mais avec un style appuyé. Chaque instrument joue des séquences mélodiques, offrant un tableau symphoniste fait de gerbes instrumentales habilement exécutées avec des nappes de claviers et des secousses, des breaks, puis des passages plus calmes, finement ciselés avec du piano et une guitare tempérée. Ce qui permet au chant de faire son apparition pour une séquence dans un registre plus pop que rock, mais sans verser pour autant dans le volet vulgaire du genre. Le style ne s’échappe jamais du progressif symphonique et d’une intention artistique clairement signifiée. Après cet intermède, le tempo s’accélère à nouveau. 13 minutes fort intéressantes pour ce morceau concept joué en cinq parties.

Le second morceau est tout aussi intéressant, faisant la part belle au violon additionnel qui confère une certaine virtuosité à l’ensemble enrichi par une succession de mélodies improbables et inattendues entrecoupée d’intermèdes plus aventureux, aux frontières du rock expérimental. Le tempo enjoué rappelle parfois PFM. Mais plus fréquemment, on entend quelques réminiscences du prog heavy et symphonique des seventies, notamment celui de l’Allemagne avec des formations comme Birth control ou mieux encore, Eloy. L’orgue vintage additionné au mellotron confère cette ambiance seventies qui ne domine pas l’ensemble car Unreal City joue le progressif de son époque, sans se soucier de s’inscrire dans l’un des styles historicisés de ce genre musical si diversifié. Si inscription il y a, c’est dans le prog italien que l’on reconnaît aisément bien qu’il échappe aux canons du style et c’est tant mieux. Une musique exécutée avec classe et style. Un excellent album pour cette formation située dans un pays qui est devenu la première patrie du rock progressif.

Line-up

Emanuele Tarasconi / lead vocals, piano, synth, Mellotron, clavinet, theremin, acoustic guitar

Francesca Zanetta / electric & acoustic guitars, Mellotron

Dario Pessina / bass, bass pedals, backing vocals

Marco Garbin / drums, percussion

With :

Matteo Bertani / violin

Camilla Pozzi / backing vocals

en écoute


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1 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 15 novembre 11:18

    Pas de quoi réveiller Le Orme apparemment, des thèmes que l’on reconnaît lorsqu’on a été amateur dans les années 80...

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