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Venise sous la neige

Comédie écrite et mise en scène par Gilles Dyrek

Décor : Olivier Prost
Avec : Emilie Colli, Florence Savignat, Loïc Legendre et Eric Mariotto

 
A la Comédie Bastille,
5 rue Nicolas Appert
75011 Paris

 

Venise sous la neige, c'est en fait le fameux petit bibelot symbole du kitch, la boule de verre remplie d'eau, avec un petit paysage en plastique sur lequel tombe la neige lorsque l'on secoue. Et c'est vraiment tout pour l'Italie, car cette comédie réunit deux couples dans un appartement parisien et s'il est question d'un pays étranger, c'est uniquement de l'improbable Chouvénie. Mais je n'en dirai pas plus concernant l'intrigue, car vraiment ce serait dommage...

 
 
 
 

Par contre, le schéma de la pièce est intéressant à étudier car il me semble très représentatif du théâtre de boulevard.
Une situation de départ somme toute des plus traditionnelles : un dîner chez Monsieur et Madame Tout-le-monde, est tout à coup perturbé par le fameux quiproquo qui génère incompréhensions, jeux de mots et comportements toujours plus cocasses. Les apparences et la bonne éducation se fissurent pour finir par exploser. Comique de situation et comique de phrases se répondent et s'appuient l'un sur l'autre. La fin est bien sûr toujours gaie et assez bienveillante, mais avec tout de même une vraie transformation des personnages : les cyniques se radoucissent et se laissent aller à quelques bons sentiments quand les naïfs ouvrent enfin les yeux. On revient à l'équilibre initial, mais reposant cette fois sur des bases plus saines puisque conventions et petites hypocrisies sociales viennent de voler en éclats au fur à mesure du déroulement de la pièce.

Pour moi, c'est cela le boulevard : énormément de mouvement mais très peu de surprise ! Le spectateur sait d'avance ce qu'il va voir, mais peu importe finalement puisque c'est pour ça qu'il y va. Le succès est dans le rire, ni plus, ni moins.

Pour ma part, bien évidemment que j'aime profondément un autre théâtre, mais j'ai une vraie tendresse pour le boulevard avec lequel j'ai grandi parce que ma mère adore ça. Enfant, j'ai d'ailleurs cru longtemps que le théâtre, c'était Jacqueline Maillan ou Jean Lefebvre dans Pauvre France !
Puis il y a eu l'école ; j'ai lu, j'ai vu et je me suis abonnée au Théâtre National Dijon Bourgogne la première année où j'étais étudiante. Mais de l'enfance, il reste toujours quelque chose n'est-ce pas...
 

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