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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Vive la Commune !

Vive la Commune !

« Vive la Commune »
« Reviendra le temps »
livre collectif
co-écrit pas 28 écrivains et écrivaines
et de nombreux dessinateurs
éditions du Caïman
416 pages
février 2021

Vive la Commune ! {JPEG}

     Non ! La commune n'est pas morte

Quelle belle célébration, laissons la commémoration à d'autres !
Cette œuvre collective est de grande qualité, on s'émeut, on combat avec les communards, on sourit parfois, on ne s'ennuie jamais.
Rien n'est à laisser, tous les textes, toutes les contributions sont intéressantes et même passionnantes.
Chaque plume a choisi son style, en fonction de son humeur ou de sa « spécialité » pour évoquer, célébrer cette commune, ce combat social et politique d'Emancipation.
La commune de Paris est au centre du livre mais elle n'est pas seule, elle est accompagnée par celle de Saint Etienne et de Marseille.
A Marseille, on applaudit chaleureusement Paris, c'est rare très rare comme le dit l'auteur avec une pointe d'humour.
Il y a le combat, les victoires du peuple, sa détermination et aussi la fin dramatique dans le sang du peuple de Paris.
J'ai appris beaucoup à la lecture de « VIVE LA COMMUNE » sur Gustave Courbet, le déboulonnage de la colonne Vendôme et les poursuites qu'il a subies par la suite... Le prix à payer fut lourd.
Arthur Rimbaud m'est apparu sous un autre jour avec le soutien qu'il a apporté à la commune pendant et après.
« Rimbaud, l'adolescent révolté, avait instinctivement compris que l'envahissement prussien, la défaite, la capitulation, la proclamation de la République, le soulèvement du peuple de Paris constituaient le terreau d'un nouvel esprit révolutionnaire. » comme l'explique Max Obione, l'un des contributeurs.
La commune n'est pas morte comme le montre Antoine Blocier dans sa contribution originale des retrouvailles de militants et de militantes qui avaient agi ensemble dans leur enfance.
Si « en France, on ne meurt plus pour ses idées, on les oublie », beaucoup continuent la lutte autrement et « les chansons de révolte et d'espoir accompagnent encore aujourd'hui les combats. »
Pour Alice Jack : « Le fardeau de l'histoire me pèse et son spectre me rappelle chaque jour de ne pas oublier les sacrifié-e-s du temps des cerises. » 

La commune n'est pas morte et ces poètes, ces caricaturistes, ces écrivains et écrivaines qui ont mutualisé leurs talents ont rappelé avec force certains épisodes, réels, « romancés » ou illustrés de ce combat héroïque du peuple de Paris et des autres villes.

Jean-François Chalot


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5 réactions à cet article    


  •  C BARRATIER C BARRATIER 6 mai 17:34

    Bien d’accord. Merci Je vais acheter ce. Livre


    • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 6 mai 23:44

      Les communards... Ce ne sont pas eux qui protégeaient l’hôtel particulier des Rothschields pendant les évènements ?


      • Fergus Fergus 7 mai 09:17

        Bonjour, Chalot

        Je n’étais pas au courant de la parution de ce livre.

        Merci de nous avoir présenté cet ouvrage dont l’un des mérites est de permettre à des écrivains et dessinateurs différents d’apporter un regard personnel sur ces 72 jours qui, à mes yeux, demeurent un évènement majeur de notre histoire. 

        Comme C Barratier, je vais acheter ce livre.


        • Aristide Aristide 7 mai 12:04

          @Fergus

          Il s’agit d’une vision partisane de la commune, un livre qui présente une vision historique pourrait peut-être relativiser ou même rétablir quelques vérités. C’est vrai que vous préférez vous confortez dans vos opinions.

          Je vous conseille ce pavé assez indiscutable « La Commune de Paris 1871. Les acteurs, l’événement, les lieux de Michel Cordillot (dir) »

          Le directeur de la publication de ce livre composé par de nombreux historiens écrit :

          « Les mythes ont quelque chose de rassurant. C’est un peu l’histoire du poster de Che Guevara : la symbolique est forte et cela évite de creuser ce qu’il y a derrière. La Commune a longtemps été l’étendard qu’on affichait, à gauche comme un modèle absolu, et à droite comme un repoussoir, sans forcément aller creuser derrière. C’est là qu’on intervient. »

          Mais effectivement assez loin des attentes de l’insoumis.


        • titi 7 mai 14:26

          @Aristide

          Tout à fait.

          Les élections municipales qui ont eu lieu le 26 mars 1871, ont été marquées par une participation de seulement 48%.

          Ce qui fait que le plupart des maires d’arrondissements ont, certes été élus avec des scores Brejneviens, mais qui doivent être tempérés par l’abstention de plus de 50%

          Quand on voit que sur AV les mêmes qui encensent la commune, se glosent du manque de légitimité de l’élection présidentielle, où ne vote « que » 75% des Français, ça laisse songeur.

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