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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Voyage au cœur de la musique celtique

Voyage au cœur de la musique celtique

C’est le musicologue breton Maurice Duhamel qui, dans les années 20, a défini le concept de « musique celtique ». Une musique aux formes variées car elle fédère sous cette bannière les traditions des pays et régions où une langue celte est encore parlée, fut-ce par une minorité de locuteurs. Timide au début, le concept de musique celtique s’est véritablement développé dans les années 70 avec l’émergence au premier plan d’un certain Alain Cochevelou, beaucoup plus connu sous son nom de scène : Alan Stivell...

Stivell, un nom prémonitoire. Il signifie en effet « source » en breton, et le filet qui s’est initialement écoulé de cette source a, grâce aux apports venus des différentes « nations celtiques  », progressivement pris du volume. Au point d’irriguer désormais la planète entière, notamment sous sa forme la plus connue : la musique irlandaise, très largement jouée dans les pays anglophones, et pas seulement pour accompagner les flots de Guinness consommés sans trop de modération chaque 17 mars à l’occasion de la Saint-Patrick.

Certes, la musique celtique préexistait avant Stivell, et en France comme ailleurs dans les pays celtiques, un gros travail de collecte et de restitution de thèmes anciens plus ou moins tombés en désuétude avait été accompli, mais en ordre dispersé : chaque nation constitutive des terroirs celtiques – l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, la Cornouailles, l’Île de Man, la Bretagne, la Galice et les Asturies – avait ses propres traditions. En résumé, s’il existait des échanges ici et là, ils restaient limités et ne bénéficiaient que d’une couverture médiatique régionale. Bref, chacun restait chez soi et organisait ses propres festivals musicaux. Et ce n’est véritablement qu’à l’aube des seventies que la musique celtique a pu dépasser le cadre de ses « nations » d’origine pour se faire connaître au monde en bénéficiant du dynamisme impulsé par le mouvement revival qui, outre-Atlantique comme en Europe de l’Ouest, a redonné vie à des expressions musicales menacées d’oubli.

En France, c’est l’année 1972 qui s’est révélée déterminante. Cette année-là sont survenus deux évènements majeurs : pour la première fois, un musicien traditionnel breton – artisan majeur de ce mouvement revival qui avait gagné notre pays – s’est produit dans la célèbre salle parisienne qu’était alors l’Olympia, lieu de passage obligé de tous les grands noms de la chanson française et internationale* ; quelques semaines plus tard, l’on assistait à la création d’un rendez-vous musical qui, en quelques années, est rapidement devenu le lien incontournable de ces musiques jusqu’alors peu connues du grand public hors des nations celtiques : le Festival Interceltique de Lorient.

Ce musicien bretonnant qui s’est produit le 28 février 1972 dans la salle du boulevard des Capucines était évidemment Alan Stivell. Nanti d’une notoriété qu’avait renforcée sa prestation remarquée au concours de chant Celtavision de Killarney (Irlande) en mai 1971, il était venu là donner un concert unique au service d’une langue et d’une culture musicale très peu connues hors de la Bretagne et dont il pressentait, à juste titre, qu’elles pouvaient séduire un public plus large. Organisé à l’initiative de Lucien Morisse, le directeur des programmes d’Europe 1 dans le cadre de l’émission Musicorama, l’évènement a fait le plein en attirant beaucoup de curieux boulevard des Capucines, mais surtout une foule de Bretons venus des départements armoricains et bien sûr de la région parisienne où vivaient de nombreux « expatriés ».

Le concert, donné en direct sur l’antenne d’Europe 1, a été suivi par 1,5 millions d’auditeurs fidèles de Musicorama, une émission où s’étaient déjà produits les grands noms de la chanson, tels Charles Aznavour, Claude François, Johnny Hallyday ou Édith Piaf pour la France, Chuck Berry, Bob Dylan, Led Zeppelin ou les Rolling Stones pour les invités étrangers. En cette froide journée d’hiver, l’ambiance était des plus chaudes – elle était même qualifiée de « délirante » par des témoins –, et cela aussi bien dans la salle de l’Olympia qu’à l’extérieur où l’on dansait en agitant des drapeaux bretons gwen ha du (blanc et noir).

Le concert, avec un Stivell multi-instrumentiste, accompagné notamment par Dan Ar Braz et Gabriel Yacoub, a consisté en un enchaînement de chants et d’instrumentaux traditionnels de Bretagne et d’Irlande. Le public de Musicorama a également découvert en cette occasion deux titres qui ont boosté la notoriété du chanteur et en ont fait le chef de file incontesté de la musique bretonne : la Suite sudarmoricaine, et plus encore Tri Martolod dont le chant, introduit par les accents de la harpe celtique du « barde breton » et soutenu par bombarde, fiddle, dulcimer, guitares, flûte et caisse claire, a très vite accédé aux sommets des hit-parades de l’époque. Un engouement confirmé chez les disquaires : le live du concert est parti comme des petits pains et, à ce jour, totalise plus de 2 millions d’exemplaires vendus. Un record pour un album de musique traditionnelle bretonne !

L’autre évènement de cette année 1972 a été, on l’a vu, la naissance du Festival Interceltique de Lorient, qui a pris la suite du Festival des Cornemuses organisé pour la première fois l’année précédente dans la ville morbihannaise à l’initiative de l’association Bodadeg ar Sonerion (Fédération des sonneurs) et de son président Polig Monjarret dont le rôle dans le renouveau de la musique bretonne a été déterminant. On ne présente plus le « FIL » tant ce festival a acquis depuis cette époque une large notoriété, au point de bénéficier d’une retransmission en direct de sa « grande parade des nations celtes » sur France Télévisions. Basé sur les mêmes objectifs d’échanges culturels avec les autres nations celtes que le Pan Celtic Festival irlandais – également né à la même époque –, le FIL se déroule chaque été depuis 1972 au mois d’août, quelques semaines après son homologue irlandais organisé au printemps. À noter que, contrairement au festival breton, indissociable de Lorient, le PCF ne se tient pas toujours dans la même ville : deux sessions ont même été fort logiquement organisées à Derry, en Irlande du Nord (en 2014 et 2015).

Beaucoup d’eau a coulé depuis cette époque sous les ponts des nations celtes, et les échanges se sont multipliés pour le plus grand plaisir de publics élargis, toujours en quête de nouveautés en filiation des morceaux anciens. Des publics qui retrouvent également avec un grand plaisir les « tubes » du monde celtique, régulièrement enrichis de sonorités nouvelles par les groupes qui se les réapproprient comme l’ont fait leurs aînés avant eux. Il n’est également pas rare que les musiciens aillent plus loin en s’ouvrant à des « métissages » ponctuels, voire à des cultures plus lointaines, à l’image de la prestation du Galicien Carlos Nuñez en duo avec l’Israélienne Noa dans A Lavandeira da Noite.

Comme chacun sait, l’instrument emblématique de la musique celtique est la cornemuse, ou plus exactement les différents instruments qui appartiennent à cette vaste famille, de la cornemuse écossaise à la gaïta asturienne (et galicienne) en passant par les diverses formes du biniou breton (biniou braz, biniou vihan, biniou coz), le bagpipe et le small pipe écossais, sans oublier l’uilleann pipe irlandais, de loin « le plus difficile à maîtriser », affirment les sonneurs. Autre instrument emblématique de cette musique : la harpe celtique, celle-là même qui est indissociable de la personnalité d’Alan Stivell. Indissociable également de la mémoire du compositeur et harpiste aveugle Turlough O’Carolan : près de quatre siècles après sa mort, le poète est devenu LA figure tutélaire de la musique irlandaise, et ses œuvres ont été à de nombreuses reprises adaptées, notamment par le légendaire groupe irlandais The Chieftains, et pas seulement dans The Carolan’s Concerto ou O’Carolan Medley.

Un mot sur les « sonneurs ». En Bretagne, un sonneur est un joueur de biniou (en breton un biniawer) ou de bombarde (en breton un talabarder). On peut entendre les sonneurs traditionnels : soit en couple biniou + bombarde ; soit au sein d’un bagad, accompagnés de caisses claires ; soit dans une kevrenn, autrement dit un ensemble bagad + danseurs. Mais il va de soi que l’on retrouve tous ces musiciens dans de nombreuses formations de musique vivante d’inspiration traditionnelle où, en France comme dans les autres nations celtiques, ils côtoient désormais de nombreux autres instrumentistes pratiquant l’accordéon, le fiddle, la guitare acoustique ou électrique, le banjo, la flûte, la clarinette, la batterie. Sans oublier en Irlande l’incontournable bodhrán et l’emblématique tin whistle, deux instruments que connaissent tous les amateurs de sessions organisées dans ces pubs irlandais qui ont essaimé dans de nombreux pays.

Quant à l’inspiration de la musique celtique, elle est très largement ancrée dans les danses paysannes de lointaine inspiration médiévale : dans les Asturies et en Galice, la muñeira ; en Bretagne, l’an-dro, l’avant-deux, la dérobée, la gavotte, l’hanter-dro, le jabadao, le passe-pied, le pilé-menu, la ridée, le rond (entre autres) ; en Écosse, l’highland fling et le sailor hornpipe ; en Irlande, le hornpipe, la jig et le reel. Encore ne s’agit-il là que de noms génériques : la plupart de ces danses comptent en effet de nombreuses variétés locales. La musique celtique n’est toutefois pas cantonnée aux danses, on la retrouve dans des complaintes, des cantiques et des évocations épiques à la gloire des héros du passé.

Ce tour d’horizon effectué, le mieux pour appréhender la musique celtique est encore de l’écouter sous ses différentes formes. Bonne écoute !

Asturies / Galice :

Luar Na Lubre : Canteixeire Nau

Milladoiro : A Bruxa / Muñeira de Areal

Carlos Nuñez : Aires de Pontevedra / Galician Carol

Susana Seivane : Gaitera Celta

Bretagne :

Ar Skloferien : Gwin ar C’hallaoued

Dan Ar Braz : King of Laois

Diaouled ar Menez : Etienne Riwallan

Djiboudjep : Bainne na Munham suivi de Donkey reel

Gwalarn : Intañvez ar Moraer / Karantez Vro

Youenn Gwernig : Distro ar Gelted / E Kreiz an Noz

Gwendal : Rue du Petit Musc / Benoit

Fanch Kemener & Aldo Ripoche : Duhont’ar ar Menez (Hanter Dro) / Ar Veleien

Denez Prigent : Son Alma Ata

Denez Prigent (avec Mari Boine) : Geotenn ar Marv

Alan Stivell : Ian Morrison Reel / Mná Na Héirann

Tri Yann : Cad E Sin Don Te Sin  / Bro Gozh Ma Zadoú

Cornouailles :

Brenda Wooton : An Tour Dantelezet

Écosse :

Boys of the Lough : Suite de reels

Capercaillie : The Little Cascade

The McCalmans : Wha’ll Be King But Charlie

The Royal Scots Dragoon Guards : Amazing Grace

Van Morrison : Rolling Hills

Wolfstone : Clueless

Irlande :

Clannad : Siúil a Rún

De Danann : I’m leaving Tipperary / Glasgow Lullaby

Loreena McKennitt (Canadienne d’origine irlandaise) : As I Roved Out

Sinéad O’Connor (avec The Chieftains) : The Foggy Dew

Sinéad O’Connor : I’ll Tell Me Ma

Liam O’Flynn : Muñeira de Poio y Muñeira de Ourense

Planxty : Raggle Taggle Gypsy / Follow Me Up To Carlow

The Bothy Band : The Morning StarThe Chieftains : An Poc Ar Buile / Women Of Ireland

The Dubliners : Óró Sé Do Bheatha Bhaile / Eileen Óg / The Louse House At Kilkenny

The Pogues (avec The Dubliners) : The Irish Rover

The Pogues : Waxie’s Dargle / Sally MacLennane

The Wolfe Tones : Paddle Your Own Canoe

Pays de Galles :

Dafydd Iwan : Yma O Hyd

À quelques exceptions près, et notamment Georges Brassens dont tous les récitals ont été donnés à Bobino.

Autres articles sur la chanson et la musique pop-rock-folk :

Lady d’Arbanville, la belle endormie (juillet 2018)

Inoubliable et envoûtante Lili Marlène (décembre 2017)

1966 : un goût de sucettes (novembre 2016)

« Sixteen tons » : 70 ans déjà ! (août 2016)

Ils ont changé sa chanson (mai 2016)

Mary Bolduc, ou la vie quotidienne turlutée (février 2016)

Il y a 40 ans : « A vava inouva » (janvier 2016)

Loreena McKennitt la flamboyante (avril 2014)

Raoul de Godewarsvelde, canteux et capenoule (mars 2014)

Chanson française 1930-1939, ou l’insouciance aveugle (septembre 2013)

Chanson française : de la Grande guerre aux Années folles (novembre 2012)

La chanson française à la Belle Époque (juin 2012)

Musique : balade africaine (janvier 2012)

Véronique Autret vs Carla Bruni (décembre 2011)

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Des roses blanches pour Berthe Sylva (mai 2011)

Splendeur et déchéance : Fréhel, 60 ans déjà ! (février 2011)

« Waltzing Matilda » ou l’enfer des Dardanelles (novembre 2009)

Amalia Rodrigues : 10 ans déjà ! (Octobre 2009)


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64 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 5 septembre 18:13
    Des petites bites vos bretons ! smiley


    • Fergus Fergus 5 septembre 18:50

      Bonsoir, Clocel

      Excellent groupe ! Et non moins excellente danseuse !


    • Alex Alex 5 septembre 18:44

      Une fois de plus – pas besoin de lire l’article –, le modèle type du petit bourgeois (qui se donne en apparence un vernis « social » bien mince mais pouvant faire illusion quelque temps) tente de nous faire croire qu’il aime des musiques populaires, alors qu’il n’a qu’un profond mépris pour tout ce qui vient du peuple.


      • Fergus Fergus 5 septembre 19:00

        Bonsoir, Alex

        Souffrez-vous d’un ulcère ? Ou d’une quelconque affection qui vous entraîne à tenir des propos aussi insultants que totalement erronés ?

        Eh oui, ne vous en déplaise, j’aime beaucoup ces musiques. Et tous les deux ans, je ne manque en aucun cas les 3 jours du Festival du Chant de Marin de Paimpol. La dernière fois, j’ai même eu le plaisir d’y voir l’un de mes neveux, bassiste dans une formation de folk breton.

        De même, je passe des soirées dans les pubs lors de mes voyages en Irlande. Pour le plaisir de la musique traditionnelle irlandaise et pour les rencontres avec les locaux. Et vous savez quoi ? Contrairement à vous, ces personnes sont très courtoises et ravies d’échanger sur le patrimoine culturel traditionnel de nos régions respectives.


      • vesjem vesjem 5 septembre 19:58
        @Alex
        le plus souvent critique de fergus, j’avoue que là, il a bien étudié un sujet qu’il côtoie sans nul doute (étant moi-même fan de ce milieu spécifique et plein d’avenir) ; dommage que la langue bretonne (sans nuire au patriotisme français) ait pratiquement disparu au cours de la première moitié du XXième s. , sous l’idiote dictature républicaine
        je le félicite donc pour ce tour d’horizon des musiques celtiques, qui peut inciter à en connaître davantage

      • Fergus Fergus 5 septembre 20:10

        Bonsoir, vesjem

        Merci à vous !

        « ce tour d’horizon des musiques celtiques, qui peut inciter à en connaître davantage »

        C’est en partie dans ce but que j’ai écrit cet article.

        Pour ce qui est de la langue bretonne, force est de reconnaître que la musique traditionnelle est l’un des principaux moteurs de sa sauvegarde. Et ce ne sont pas les difficultés des écoles Diwan, pénalisées par la suppression d’emplis aidés, qui peuvent inciter à l’optimisme, malheureusement.


      • Alex Alex 6 septembre 12:23

        @Fergus

        Mon message ne visait pas particulièrement cet article, mais je voulais m’assurer qu’il soit lu par vous.
        Je ne souffre ni d’un ulcère, ni d’une quelconque affection, et mes propos n’étaient que la simple vérité : il suffit d’avoir lu vos nombreux commentaires ces derniers mois pour les vérifier.
        Habitué des auto-congratulations avec l’auteur des gruniaiseries, vous devez avoir du mal à les avaler.
        Dans le cas du festival interceltique, il serait difficile de ne pas l’apprécier, d’abord pour ses nombreuses qualités, et – de votre point de vue – parce que tant de personnalités sérieuses le font. Je doute que s’il était resté local, franchouillard, votre enthousiasme s’en trouverait fortement réduit. En effet, comme l’un de vos maîtres à penser, vous n’aimez pas les bérets, les binious, qui ne présentent de l’intérêt que s’ils s’expriment dans une langue étrangère. Je vous imagine assez mal fréquenter un troquet de village français, et vous extasier devant les chansons locales, comme vous le faites dans les pubs irlandais où, pourtant, le niveau ne vole pas plus haut.
        Récemment, un membre de LFI s’esclaffait après avoir lu que vous étiez « de gauche. » Pour se prétendre « défenseur du peuple, » il faut au moins éprouver un minimum de sympathie à son égard. Et vous en êtes très loin.

      • Fergus Fergus 6 septembre 12:57

        Bonjour, Alex

        « comme l’un de vos maîtres à penser, vous n’aimez pas les bérets, les binious, qui ne présentent de l’intérêt que s’ils s’expriment dans une langue étrangère »

        1) Je n’ai pas de « maître à penser ». Et si pensez à Mélenchon, il y a de nombreux points sur lesquels je suis en désaccord avec lui.

        2) J’apprécie tout particulièrement les petits évènements de village, contrairement à ce que vous affirmez de manière si péremptoire et fausse ! Et c’est pourquoi lorsque j’habitais dans le Finistère, j’aillais régulièrement dans des festou noz hors saison (notamment dans les Monts d’Arrée) fréquentés uniquement par des locaux.

        3) Je n’ai strictement jamais affiché la moindre préférence pour des étrangers relativement aux Français. Et j’ai même toujours été favorable à des quotas d’immigration. Bref, on est là sur un pur délire ! Quant aux bistrots populaires, je les fréquente quotidiennement depuis des dizaines d’années, ne vous en déplaise du haut de vos certitudes frontistes méprisantes.

        Votre problème est que vous confondez « défense du peuple » et « Rassemblement national ». Et là, vous avez tout faux parce que ce parti démagogique et xénophobe n’est pas le défenseur du peuple, mais le défenseur des intérêts de la PME Le Pen et de quelques affidés.


      • Alex Alex 6 septembre 13:42

        @Fergus

        Vous confondez Mélenchon et BHL smiley
        Quant à faire intervenir immigration et FN, il ne peut s’agir que de grossiers moyens de diversion car, depuis le temps, vous devriez savoir que ma famille proche compte de nombreux immigrés maghrébins, et je ne me rappelle pas avoir écrit un seul mot en faveur des Le Pen.
        Je constatais seulement votre enthousiasme pour les pubs irlandais, que j’ai aussi fréquentés, ce qui m’a permis de constater que le niveau était équivalent à ceux des troquets français que je ne me rappelle pas vous avoir vu mentionner.
        Menfin, votre « bourgeoisitude » est incompatible avec votre défense affirmée des pauvres, qui reste un barratin trompeur.

      • Fergus Fergus 6 septembre 13:56

        @ Alex

        Ne me parlez pas de BHL, je le prends pour un parfait abruti pétri de certitudes germanopratines !

        « votre « bourgeoisitude » est incompatible avec votre défense affirmée des pauvres, qui reste un barratin trompeur »

        Votre condescendance et vos idées reçues vous égarent. Je n’ai jamais voté pour mes intérêts, toujours pour ce que je crois être le meilleur choix pour les classes populaires. Et lorsque j’étais à Amnesty, ce n’était pas pour défendre les gens des beaux quartiers, mais ceux qui étaient en butte, en France comme à l’étranger, à des abus de pouvoir. De même lorsque je participais à des actions contre l’exclusion.

        Merci de parler de ce que vous connaissez vous concernant, pas de ce que vous ignorez de la vie des autres !!! 


      • troletbuse troletbuse 5 septembre 20:50

        J’aurai préféré un article sur le pipeau de Macronimbus. Mais comme vous en êtes tombé amoureux  smiley


        • Fergus Fergus 5 septembre 22:19

          Bonsoir, troletbuse

          Je ne suis pas porté sur les mecs. Ni sur les personnages politiques de son espèce. Mais je ne désespère pas de l’apprécier un jour, celui où il franchira le portail de l’Elysée pour n’y plus revenir !


        • ticotico ticotico 5 septembre 22:51

          Si j’ai un peu (beaucoup) de mal avec la musique bretonne, la musique irlandaise m’a toujours transporté... et pourtant j’écoute aussi du jazz, du funk, des musiques latines...

          Loin des concours de vitesse souvent en vigueur dans les sessions, voici un petit joyau d’Angelina Carberry
          ...ça commence après une minute de blabla, un style simple direct et lumineux.

          Un truc étonnant avec cette musique, c’est qu’on trouve des groupes locaux qui en jouent à peu près partout dans le monde... Chili, Corée, Normandie, Serbie, Australie (OK, ceux là ils ont des têtes d’irlandais), Bollywood, Japon, Hong Kong, Brésil, Mexique,
          et pour finir une fusion latino-celte (Venezuela + Ecosse)

          A la différence de la musique poitevine ou morvandelle, la celtique est nettement plus universelle...
          un petit mélange celtique/western/punk/métal (intérêt plus ethnologique que musical)

          • Fergus Fergus 5 septembre 23:03

            Bonsoir, ticotico

            Merci pour ces liens ! Je me suis bien amusé en regardant les Indiens et le clip final. Pour ce qui est de Salsa Celtica - des purs Ecossais ! -, c’est un groupe que je connais bien.


          • ticotico ticotico 5 septembre 23:21
            Bonsoir Fergus,

            Merci pour ce sujet qui change des macronneries.

            Petite erreur de notre part (you and me),sur Salsa Celtica, il y au moins un chanteur latino (mais de Cuba) on ne peut avoir son accent si on est né près d’Edinburgh ou de Glasgow

            voilà ce que dit leur site

            Salsa Celtica are an 11 piece band featuring musicians from Scotland, Ireland and Cuba.

            ...et un détail me concernant : je joue aussi de la musique irlandaise

            • Fergus Fergus 5 septembre 23:28

              @ ticotico

              La fait est qu’il y a un « latino » dans les rangs de Salsa Celtica.

              Si je savais jouer d’un instrument - ce qui n’est malheureusement pas le cas -, j’aimerais beaucoup me mêler à des sessions comme il en existe partout en Irlande. J’apprécie tout particulièrement cette ambiance. Peut-être Est-ce votre cas ?


            • ticotico ticotico 6 septembre 00:08

              @Fergus


              Ah, les sessions... surtout dans les pubs de campagne dans l’ouest de l’Irlande... des musiciens réputés y viennent se mêler aux amateurs et donner leur maximum, même pour 50 personnes... une musique qui n’a jamais perdu ses racines et n’a pas été dénaturée par l’industrie...

              Et presque toujours, quand la soirée est bien avancée, il y a quelqu’un dans l’assemblée, souvent une fille qui se lève et envoie une ballade a capella qui déclenche un silence et une émotion magiques...

            • Fergus Fergus 6 septembre 09:18

              Bonjour, ticotico

              Bien d’accord avec vous sur les pubs de campagne : je me souviens de sessions superbes à Clonmel, Eyeries, Kinvarra, Clifden ou Westport (entre autres). Mais également en ville, à Galway et Dublin.

              Quant à O’Connors à Doolin, c’est un incontournable qui attire des gens venus de très loin, et notamment des Etats-Unis ou d’Australie. J’ai parlé de ce célèbre pub de Doolin - et des autres de la localité - dans un article paru il y a un an : Doolin : une nature fascinante et de la musique à gogo !.


            • INsoMnia insomnia 5 septembre 23:35

              @ Fergus,


              Bonsoir, je ne suis pas toujours en accord avec certains de vos articles voire vos commentaires, mais celui-ci me touche et j’apprécie, car je vais vous avouer mon côté chauvin de Galicienne, et entre autre, ayant vécu aussi quelques années en Bretagne, j’ai adoré. Nolwenn est le prénom de ma fille smiley

              • Fergus Fergus 6 septembre 09:30

                Bonjour, insomnia

                J’aime beaucoup les musiques de Galice, et les prestations des Galiciens invités au FIL sont toujours très appréciées. Sans oublier bien sûr l’extraordinaire dynamisme de Carlos Nunez et la chaleur communicative des thèmes galiciens interprétés par Milladoiro.

                Le Bretagne est une région formidable à tous points de vue : une population accueillante et sincère ; une culture et un patrimoine très riches et vivants ; des paysages magnifiques ; un climat agréable. Bref, tout un ensemble de raisons qui nous ont conduits, mon épouse et moi, à nous y installer il y a une vingtaine d’années alors que nous sommes originaires, elle d’Aquitaine, et moi d’Auvergne. smiley

                Nolwenn est un très joli prénom. Pour le plaisir : Nolwenn Leroy au stade de France lorsqu’elle a chanté le

                Bro Gozh Ma Zadou

                .


              • INsoMnia insomnia 6 septembre 11:46

                @Fergus

                Merci à vous, pour m’avoir fait connaître ce bel Hymne Breizh. 

              • vesjem vesjem 8 septembre 09:16
                @Fergus
                là, elle chante un peu faux, tu ne trouves pas ?
                j’aime mieux çà

                https://www.youtube.com/watch?v=6nuQBQ62Jrg


              • Fergus Fergus 8 septembre 11:15

                Bonjour, vesjem

                Pas facile de chanter a capella dans un tel stade ! Compte tenu de la pression, elle ne s’en est pas si mal tiré.

                Pour ce qui est de « E kreiz an noz » par l’incontournable Youenn Gwernig , je l’avais mis en lien dans mon florilège (cf. fin de l’article).

                Très jolie, cette version par Perynn Bleuven bien que, là non plus, la voix ne soit pas parfaitement assurée, ce qui est bien compréhensible de la part d’une chanteuse amateur relativement à Nolwenn Leroy. Merci pour ce lien !


              • BRémy BRémy 6 septembre 00:53
                @ Fergus,
                Alan Stivell est arrivé au bon moment,
                et ça a bien plus à beaucoup (et c’est tant mieux)
                à vrai dire, tout comme un titre de variété.

                mais c’est un peu facile de reprendre des chansons traditionnelles,
                d’en faire des arrangements modernes et d’en tirer les bénéfices ...

                c’est mon point de vue, et je le partage.
                cordialement voisin

                • Fergus Fergus 6 septembre 09:37

                  Bonjour, BRémy

                  « c’est un peu facile de reprendre des chansons traditionnelles, d’en faire des arrangements modernes et d’en tirer les bénéfices »

                  Je pense que vous faites là un mauvais procès.

                  D’une part, les airs traditionnels ont besoin de vivre pour ne pas sombrer dans l’oubli, et ils sont de surcroît très demandés par le public.

                  D’autre part, je ne connais pas un seul groupe qui se contente de vivre d’un recyclage de musiques plus anciennes : tous alimentent le patrimoine de leur région par de nouvelles créations.

                  Quant à en « tirer le bénéfice », n’est-il pas normal que les musiciens puissent vivre de leur art ? On est d’ailleurs avec ce répertoire très loin des gains des stars du showbiz.


                • Trelawney Trelawney 6 septembre 08:58

                  Un article sur la musique celtique qui ne parle même pas de Nolwenn Leroy. C’est à vous dégouter d’être de gauche


                  • Fergus Fergus 6 septembre 09:41

                    Bonjour, Trelawney

                    J’aurais pu mettre Nolwenn Leroy dans la liste, en effet. Mais elle appartient plus au milieu de la chanson qu’à celui de la musique celtique, même si, avec son album « Bretonne », elle a marqué des points.

                    Je ne vois pas le rapport entre cette musique et le positionnement politique.


                  • ZenZoe ZenZoe 6 septembre 09:30
                    Bonjour Fergus,
                    Votre article m’a propulsée à Londres dans les années 1970 avec un groupe irlandais oublié, The Chieftains. Ils étaient très connus à l’époque, j’avais un ami qui en était fan et m’emmenait à leurs concerts. L’ambiance était magique, les gens étaient debout et tapaient dans leurs mains en cadence. De biens beaux souvenirs.

                    • Fergus Fergus 6 septembre 09:49

                      Bonjour, ZenZoe

                      The Chieftains est considéré comme le groupe irlandais majeur, et ce n’est pas un hasard si Kubrick a fait appel à cette formation pour la BO du film Barry Lyndon.

                      Je leur adjoindrais The Dubliners, et pour leurs prestations folk-rock The Pogues.


                    • Armelle Armelle 6 septembre 10:24

                      Bonjour Fergus
                      Toujours un peu éloignée de cette musique, on m’a traînée (c’est le mot) il y qqes années dans les églises de Rennes, où son organisés (tous les ans je pense) des concerts. J’ai trouvé ça envoûtant !!! les sons de bombardes ; excellent !!!
                      En parlant d’envoûtement, grand évènement cette année à Rennes qui verra la venue de « DEAD CAN DANCE », qui sans aucun doute intègrera une pointe de vents bretons dans leurs compositions. Un grand moment à vivre je pense...


                      • Fergus Fergus 6 septembre 11:22

                        Bonjour, Armelle

                        « J’ai trouvé ça envoûtant !!! les sons de bombardes ; excellent !!! »

                        Notamment la bombarde en duo avec l’orgue. Un exemple : Peh Trouz zo ar en douar. J’ai assisté à plusieurs concerts de ce type, toujours avec un grand plaisir.

                        « Dead Can Dance », je croyais ce groupe disparu jusqu’à ce que je voie leur nom sur la programmation du Liberté en mai 2019. Je serai malheureusement absent à cette période.


                      • Armelle Armelle 6 septembre 14:40

                        @Fergus
                        Ils ont efffectivement fait un break, Lisa Gérard s’étant tournée vers des gens comme Klaus schulze, pour prêter sa voix magique à une musique encore plus "synthétique, et lui, faisant de son côté faisant de petits concerts ça et là...
                        En tout cas ravie de les voir à nouveau réunis. Je les ai vus entre autre au théatre antique de Lyon fourvière, un lieu tout à fait approprié et qui a donné lieu à un moment magique...
                        Et j’espère que leurs arrangements en mai à Rennes, feront un petit clin d’oeil aux thèmes bretons, ça devrait faire un mélange bien sympa...


                      • Fergus Fergus 6 septembre 17:06

                        @ Armelle

                        J’aurai sans aucun doute des échos de leur prestation rennaise.


                      • Radix Radix 6 septembre 12:09
                        Bonjour Fergus

                        Je me souviens du festival de Killarney où Alan Stivell s’est fait copieusement siffler par le public à cause de ses arrangements modernes.
                        Si cette orchestration pouvait être nécessaire en France pour sortir la musique bretonne de l’oubli, en Irlande ce genre de prestation n’était pas nécessaire tant la musique y était vivante.
                        Même si, plus tard, des groupes irlandais ont emboité le chemin ouvert...

                        Radix


                        • Fergus Fergus 6 septembre 13:08

                          Bonjour, Radix

                          Je suis très surpris car je n’ai pas eu le même écho de Killarney. Je n’y étais pas moi-même, mais des Irlandais m’ont dit qu’ils avaient certes été quelque peu surpris par Stivell, mais que le Breton s’était au contraire taillé un beau succès, au point de gagner le concours Celtavision dans sa catégorie. Les spécialistes de la musique celtique ne disent d’ailleurs pas autre chose, à commencer par JP Pichard, cofondateur du FIL et fin connaisseur des manifestations irlandaises.


                        • Radix Radix 6 septembre 13:34

                          @Fergus


                          Visiblement ce jour là personne n’a vu la même chose, j’y étais avec une amie irlandaise qui a été déçue car elle voulait découvrir la musique traditionnelle bretonne comme je le suppose beaucoup d’irlandais.
                          Que le jugement du public est été différent de celui des juges ce n’est pas la première ni la dernière fois que cela arrive.
                          Apparemment la suite a donné raison aux juges.

                          Radix

                        • Fergus Fergus 6 septembre 13:45

                          @ Radix

                          Peut-être que les Irlandais surpris l’ont été par la rupture avec l’écriture traditionnelle. Je me souviens d’avoir été moi-même étonné par l’accueil mitigé réservé par certains Bretons, très accros à la tradition, à la musique de Gwendal et ses apports jazzy.


                        • covadonga*722 covadonga*722 6 septembre 13:18

                          yep , le jour ou il coulera de nouveau du sang dans les veines celtes .Le jour ou débarrassés des miasmes d’une celtitude embourgeoisée et melting polté et exotiquée  !Ce jour la nos descendants se souviendrons de leurs ancêtres aux teintures bleus et noirs ; ils escaladeront vos murailles bourgeoises défoncerons vos portes d’éduqués collaborateurs  ! et le seul chant que vos entendrez sera celui de la grande rétribution pour des siècles d’asservissements culturels dont votre renaissance celtique bigarrée et bariolée et un avatar de votre société hédoniste consensuelle et veule .



                          Gwell eo gwin gwenn barr 
                          Na mouar ! 
                          Gwell eo gwin gwenn barr 

                          Tan ! tan ! dir ! o ! dir ! tan ! tan ! dir ha tan ! 
                          tann ! tann ! tir ha tonn ! tonn ! 
                          tann ! tir ha tir ha tann ! 

                          Gwell eo gwin nevez 
                          O ! na mez ! 
                          Gwell eo gwin nevez 
                          Tan ! tan !... 

                          Gwell eo gwin a lufr 
                          O ! na kufr 

                          Gwell eo gwin ar Gall 
                          Nag aval 

                          Gall, dit, kef ha deil 
                          Dit pezh-teil ! 

                          Gwin gwenn dit, Breton 
                          A galon 

                          Gwin ha gwad a red 
                          En-gevret 

                          Gwin gwenn ha gwad ruz 
                          Ha gwad druz 

                          Gwad ruz ha gwin gwenn 
                          Un aouenn ! 

                          Gwad ar C’hallaoued 
                          Eo a red 

                          Gwad ha gwin evis 
                          Er gwall vrizh 

                          Gwin ha gwad a vev 
                          Neb a ev 










                          • Fergus Fergus 6 septembre 13:40

                            Bonjour, covadonga*722

                            Un commentaire si plein de mesure et de nuance ! smiley

                            Merci pour ce « Gwin ar C’hallaoued ».

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