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Wilhelm Reich, l’anti-résistant machiavélien (Viabilités psychanalytiques en perspective 6)

Après avoir traité d'Otto Gross, penchons-nous sur un autre freudo-marxiste, critique analytique du fascisme comme autoritarisme paternel doublé de domestication maternelle exaltée, pionnier de la « révolution sexuelle » et des plannings familiaux : Wilhelm Reich (1897-1957). Pour lui, la solution à tous vos problèmes psychiques serait l'orgasme. On ne peut pas nier que ça exalte, mais on ne peut pas nier non plus qu'on peut s'y épuiser, s'y finir.

Jusqu'ici, tout le donne gagnant, selon les plébiscites « progressistes » (en réalité néo-conservateurs) contemporains. Mais justement, l'intéressant est de mettre le reichisme en perspective, pour commencer freudo-marxiste. Il y a militantisme révolutionnaire, à mille lieues des options politiques de Freud, encore que Freud fraya la voie des
gender studies c'est dire à quel point tout cela peut être confondant, d'autant plus que les nazis pratiquèrent une libération sexuelle relative, doublée du transhumanisme eugénique vers l'übermensch : les ambiguïtés sont grandes.

D'autant plus grandes, que le roman biographique
Vipère au point témoigne très bien de l'autoritarisme maternel doublé de l'éviction paternelle (sans parler des nonnescatholiques), que la « révolution sexuelle » a surtout dû son existence à la contraception popularisée pour le contrôle des populations et que les missions des plannings familiaux peuvent aussi être ministérielles désormais.

 

 

Alors penchons-nous sur la psychanalyse reichienne. D'emblée, nous nous permettrons de dire qu'elle fonctionne comme son nom : comme un Reich, comme un Empire. (La coïncidence était trop tentante pour ne pas la relever, après ce que nous avons conclu.)

Dans son magnum opus L'Analyse caractérielle, Wilhelm Reich est d'abord freudien. Très clairement, axiologiquement, il y a pour lui une valeur du complexe d’œdipe : toutes ses analyses caractérielles s'organisent en vue d'en cerner la singularité chez un analysant. Où c'est bien là que le bât blesse : car Wilhelm Reich est un traqueur invétéré, et même un trappeur. Cela s'apparente chez lui à une partie d'échecs où il doit faire mat. Comment cela fonctionne-t-il ?


La résistance

Comprenons qu'en psychanalyse, il y a un concept extrêmement important, qui est celui de résistance, et précisément de l'analysant. C'est un concept déjà élaboré par Freud-même, qui, il faut le dire, a été marginalisé consciemment et inconsciemment par la grande majorité de ses continuateurs, en dehors de Wilhelm Reich. Il était donc bienvenu que cet homme s'y intéresse et, après tout, c'est aussi parce qu'il s'y est intéressé avec sa pertinence et son honnêteté, que les autres continuateurs ont aussi laissé de côté cet intérêt.

Wilhelm Reich est profondément honnête, jusqu'à reconnaître ses ratés avec des analysants : cela le rend forcément appréciable, surtout de nos jours après le Livre noir de la psychanalyse, tandis que nous raisonnons de façon empirico-rationaliste « fanatique » malgré la reconnaissance d'effets divers où la psychanalyse aurait des créneaux

Bref, Wilhelm Reich semble scientifique, et d'autant plus scientifique qu'il court au-delà vers une typologie caractérielle, doublée de ce qu'il appela l'« orgonothérapie », élucubration d'un homme devenu schizophrène alors (contrairement à l'erratisme schizoïde d'Otto Gross, toujours dubitable quant à sa psychose). Wilhelm Reich est profondément honnête, disions-nous, et donc il manifeste une forme de pertinence.

En somme, ce qui est très pertinent, c'est lorsqu'il parle des éludements, des simagrées, des évitements, des alambics, des contournements, des feintes, des agacements et autres fuites, de la part d'un analysant – surtout au début de la cure – observé par un psychanalyste. Mais, à vrai dire, par tout type de psychiatre ou de psychologue aussi … à cette nuance que certains psychologues vont les admettre avec pitié, tandis que certains psychiatres vont s'en servir « chirurgicalement » avec ingérence, en vue d'un soin.

 


Un continuateur.

 

Le manque d'empathie reichien

La différence entre le psychologue et le psychiatre, d'une part, et le psychanalyste, d'autre part, c'est que le psychanalyste reconnaît les résistances pour une part naturelle du psychisme – comme le psychologue, mais – sans pitié particulière, tandis que le psychanalyste escompte une « chirurgie » – comme le psychiatre, mais – sans ingérence. C'est qu'il s'agit d'humain, et que l'on a une personne respectable en face de soi. D'ailleurs, le psychanalyste juge que la pitié est une forme d'ingérence, au niveau de sa pratique, au même titre que que la « chirurgie » psychiatrique … car, au fond, on n'éprouve de la pitié que par irritation devant les maux. En psychanalyse, on vise normalement une rémission, au travers de la confrontation avec les émois et les vœux qui éprennent l'autre jusqu'à l'os. Mais enfin, tout ceci ne signifie toujours pas que au niveau de sa pratique, le psychanalyste soit sans empathie (faculté de deviner « où en est » autrui) ni qu'il retienne toute opération.

Par exemple, Sándor Ferenczi et Françoise Dolto utilisaient beaucoup l'empathie : François Dolto jusqu'à la pitié (chrétienne) il faut le dire (donc en dérivant vers une psychologie chrétienne), mais Sándor Ferenczi fut le disciple « préféré » de Freud. C'est dire que l'analyse du transfert (de la relation analysant-analyste) en termes d'empathie, est validée par le pater familias de la psychanalyse … ou du moins cette figure de pater familias que l'Histoire de la psychanalyse a voulu faire de Freud, depuis Ernest Jones, et qui lui vaut aujourd'hui d'être voué aux gémonies onfrayiennes ou autres, telles qu'en gender studies, absurdement … Passons.

Si Sándor Ferenczi représente bien un être-empathique du psychanalyste (sans quoi d'ailleurs, jamais Mélanie Klein, Donald Winnicott, Hannah Freud ou François Dolto n'auraient développé la pédopsychanalyse : il en faut avec les enfants … ) … si Sándor Ferenczi représente bien un être-empathique du psychanalyste, notre sujet ici, Wilhelm Reich, en est dépourvu. Car au contraire, Wilhelm Reich s'impatiente des résistances de l'analysant. En effet, dans l'Analyse caractérielle, l'auteur fait la démonstration qu'il a du caractère et qu'il cherche à traquer, et même trapper, ce qu'il désigne comme caractères, en face de lui.

 

 

Le faux problème

Wilhelm Reich perçoit donc d'emblée le caractère de ses analysants pour un problème caractériel. Il est vrai que Freud avait déjà ragé contre les résistances de ses analysants, et Wilhelm Reich aura prétendu pouvoir faire mieux que son mentor …

Si le caractère des analysants est un problème caractériel, la question qui se pose soudain est celle de savoir dans quelle mesure Reich n'est pas lui-même caractériel (impatient) face aux résistances des analysants. Son avenir-schizophrène plaide pour des antécédents d'impatience et une telle caractérielleté dans sa démarche, si l'on peut dire.

Là où c'est bien plus grave, c'est que ça inverse les rôles en l'imputant cette « caractérielleté » aux analysants : c'est leur adresser inconsciemment le reproche d'être de mauvaise foi et de refuser leur analyse (en fait Reich l'exprime ouvertement, alors qu'ils sont manifestement présents et en redemandent pendant des mois, bien qu'ils aient des résistances inconscientes, ce que l'auteur ne veut pas comprendre irrespectueusement). Où Reich se décide alors à confisquer l'analyse, à travers diverses traques et trappes invétérées.

C'est de la folie, au point de vue strictement psychanalytique, bien que certaines psychologies aient jugé bon de se baser sur le reichisme ultérieurement. Mais, au point de vue psychanalytique, notre diagnostic devient patent, quand on sait que Wilhelm Reich s'est décidé à parler de cuirasse caractérielle automatique (comme si tout le monde était ainsi verrouillé avec détriment … ), et qu'ensuite il est devenu schizophrène en partant sur l'orgonothérapie, pour la démanteler (en doublant Freud et la psychanalyse). On peut le saluer pour une tentative de progrès dans la recherche, mais si ça s'est passé tout autrement en tant que jalousie (envers Freud, d'une part … et envers le caractère de ses analysants !). Il escomptait une happycratie pour le meilleur – et surtout pour le pire.

 

 

Machiavélisme

Wilhelm Reich explique avoir trouvé une typologie caractérielle, en pratiquant ce qu'il nomme littéralement une réduction caractérologique. Si de nos jours, nous parlons « d'hystériques », de « compulsifs », de « phalliques-narcissiques », etc. comme s'il s'agissait d'étiquettes que l'on pouvait coller au front de quelqu'un, c'est à lui que nous le devons (jusque chez Lacan, qui s'intéressa tant « aux obsessionnels » … et désormais en psychologie et en psychiatrie).

Cette typologie lui venait de son expérience clinique, où il développait divers trucs & astuces (comme à Halloween chez les Anglophones : trick or treating ?) pour dégonder, débunker, dégoupiller « la cuirasse caractérielle » source putative des résistances de l'analysant – quand bien même ces résistances proviendraient d'un manque d'atomes crochus ou autre. C'est qu'au fond, le petit Wilhelm Reich veut être aimé … et qu'il emploie l'amour de façon schizophrénique, pour atteindre son but : c'est tors. (Bien sûr, d'autres avaient élaborés des typologies, tels que Carl G. Jung, reste que ce n'était pas pour en faire le cœur de l'analyse : sa typologie, comme toute typologie, a ses œillères et conditionnements, mais … )

À ce point, il faut alors supposer que ses patients (on ne peut plus parler d'analysants, à ce stade … ) … il faut supposer que ses patients, devaient être quelque peu masochistes, pour endurer – ce que l'on nomme désormais sur Internet – un tel trolling. Wilhelm Reich démarche comme un troll. Son dynamisme est purement machiavélien, c'est-à-dire que la fin justifie les moyens, qu'il évite de mentir tout en présentant la vérité sous un certain angle arrangeant, et qu'il ne cherche pas à tenir ses promesses mais les tient uniquement lorsque ça l'arrange.


« Masochisme »

Une telle démarche arrangeante, confine en fait à ce qu'il définissait lui-même comme caractère masochiste, qu'il développe dans une bonne part de l'Analyse caractérielle. Concrètement, si ses patients étaient masochistes de le subir … Wilhelm Reich, lui, était « masochiste » à l'égard de Freud et de ses patients. Pourquoi ?

Il faut comprendre que, pour cet auteur – et ceci fera « le charme » empirico-rationaliste de sa théorie ultérieurement … – les pulsions de mort n'existent pas, telles que décrites par Freud dans Au-delà du principe de plaisir. Hélas, il n'a pas compris le problème : les pulsions de mort sont des tendances à chosifier notre monde, ainsi que les personnes qu'il contient, jusqu'à soi-même. Ainsi peut-on les manier pour insensibles, sans perversion particulière. Par exemple, l'industrialisme a des pulsions de mort envers les animaux non-humains (et pas que les animaux), tandis que son versant managérial a des pulsions de mort envers les humains : il veut les réduire à quelques paramètres, à du « bétail » et des « ressources humaines » (ce qui est le joli mot pour « bétail humain »).

Sauf que Wilhelm Reich, s'imagine que les pulsions de mort seraient des velléités autodestructrices quasi-conscientes. Auquel point, il ne peut pas se supporter lui-même, quand il projette de doubler Freud, ses patients et la psychanalyse, dans l'orgonothérapie. Il interprète les pulsions de mort, et le masochisme idoine, pour un complexe de castration exacerbé : ce serait par crainte d'être castrée, que la personne « masochiste » préférerait une douleur moindre …

Alors, si d'une part, c'est très tordu dans la démarche (après tout, pourquoi pas chez certains ?) c'est bien plutôt de névrose obsessionnelle. Mais Wilhelm Reich n'en est pas là : de fait, il a des pulsions de mort envers Freud, la psychanalyse et ses patients, et ne peut pas évoluer (au nom-même du principe de plaisir énoncé par Freud, qu'il invoque !) vers une conception au-delà du principe de plaisir. Tout ceci ne fait que flatter l'hédonisme contemporain, et celui qu'il défendait dans la « révolution sexuelle ».

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Reich déploie des trésors de machiavélisme, sujet à l'esprit du temps (des Années Folles et des régimes militaristes européens, escomptant des lendemains purs et joyeux pour le prolétariat, la nation ou la race – trois notions à ne pas amalgamer entre elles, au prétexte qu'on rejetterait ces régimes, en passant). En fait, Wilhelm Reich aimerait que le monde soit beau et gentil, véritable Empire du Bien happycratic, shuntant la nécessité des résistances, refoulant donc la question des pulsions de mort, capable de tout guérir pour le plaisir … C'est trop mignon, aussi mignon que la bouille narquoise de Reich sur certaines photos, et c'est bien là le problème.

 

 

Complotisme

Depuis le début de cet article, en-tête compris, il est à voir – au travers des liens initiaux, ainsi que de la critique psychothérapeutique – que Wilhelm Reich est saisit dans les rets d'une idéologie qui falsifie sa prise en compte des choses. Freudo-marxiste, bien sûr, où « le Bien » est entièrement dans le plaisir et l'antifascisme, selon une acception toujours courante de l'antifascisme. En fait, le plaisir-même serait l'antifascisme. Où il parlait littéralement de peste émotionnelle, sur la base de ses biais cognitifs, dont ses adeptes et ses équipes seraient exempts ou s'efforceraient d'être exempts, ce qui est précisément tomber dans les travers que l'on reproche à ses adversaires prétendus puristes, en en faisant une affaire personnelle (c'en était une depuis le début de toutes façons, psychotique).

À ce point, le purisme est un manichéisme, le manichéisme emploie le machiavélisme, et le machiavélisme ne réalise paradoxalement pas à quel point il est devenu complotiste (rappelons-le : Wilhelm Reich est honnête). C'est que la peste émotionnelle est celle de la société, qu'il faudrait purifier, forme singulière d'épuration ethnique. On retrouve cela chez nos antifas et nos black blocks évidemment, qui bénéficient de la bienveillance sociale générale, contrairement à l'extrême-droite qu'on amalgame au nazisme par révisionnisme depuis Mitterrand, car il mit alors en exergue le RN alors FN, pour tacler la Nouvelle Droite et la droite catho-tradi, dans son électoralisme (1, 2). L'époque mitterrandienne était d'ailleurs bercée de freudo-marxisme, avec le structuralisme, par exemple avec Louis Althusser (qui commit le « féminicide » de son épouse, en plus d'être aussi schizophrène … ). C'est dire, comme l'ensemble de la société est dans le délire ! Or, il s'agit de complotisme de gauche et de centre, majoritaire et consensuel, jusque chez les zététiciens.


De nos jours

Avons-nous quitté ce freudo-marxisme ? Il palpite dans les courants qui se prétendent contre-culturels, comme si « la caractérielleté reichienne » faisait halluciner tout le monde en sous-main.

De plus, les méthodes reichiennes, irrespectueuses des caractères et leurs résistances (donc des personnalités et des intimités) sont allègrement employées pour la provoc, l'agitprop, la pub, le coaching, le management, l'écologie culturelle, l'agnotologie, le trolling et l'ingénierie sociale (cf. Edward Bernays ou Ernst Dichter) : emblématiquement, des télé-réalités telles que Super Nanny ou le Grand Frère. On retrouve cela chez monsieur le président Emmanuel Macron, d'ailleurs, du moins doit-on le conseiller communicationnellement en ce sens.

Pour ainsi dire, Wilhelm Reich est le père-formateur de plusieurs générations jusqu'à nos jours, autrices de maintes violences symboliques. Un petit conseil : faîtes votre vie.

 

 


Sur la bande originale du film The Beach, de Danny Boyle.

 

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39 réactions à cet article    


  • Goldored Goldored 12 septembre 12:58

    La psychanalyse est une escroquerie intellectuelle.

    Et un mouvement qi’il serait intéressant de comparer au phénomène sectaire.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:24

      C’est vous, qui êtes sectaire, dans votre anti-psychanalytisme, mais rassurez-vous vous n’êtes pas le seul. Lisez toute ma série des Viabilités psychanalytiques en perspective.


    • Goldored Goldored 12 septembre 19:28

      @Mervis Nocteau
      Forcément, j’avais oublié le truc : qui s’oppose aux fascistes est fasciste ; qui s’oppose aux sectaires est sectaire...
      La psychanalyse est religion. Rien n’est démontré, tout est asséner par des jésuites !


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:34

      Vous n’en avez pas marre d’asséner votre foi ?


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 13:08

      Très bon article. Lire : Freud ou Reich de Janine Chasseguet-SMIRGEL (dont le mari Bela Grunberger avait parfaitement anticipé le monde actuel dans son : UNIVERS CONTESTATIONNAIRE, livre détesté pas les antifas et gauchistes,...). Pour Janine Chasseguet (tiens revla Dugué,...) Reich a sombré dans la paranoïa. Il serait intéressant de faire un lien entre l’homme néo-liberal (Matrix-MATER) et la régression paranoïaque. Mais je devrais relire le livre.... Le néo-libéral n’étant qu’un ancien gauchiste reconverti. Docteur Jekill et Mister « Clean ». 


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:25

        Sans connaître, je tendrais à être d’accord.


      • alinea alinea 12 septembre 19:09

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        J’adore !! Reich a été emprisonné, en plus d’être psy inventif et « menaçant », il était communiste !
        Il avait une manière d’être parano qui me touche particulièrement : quand des hélicoptères volaient bas au dessus de sa propriété ( là où il travaillait avec son équipe), il pensait qu’on venait le protéger.
        Reich ne touche pas tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire, mais si c’est vrai pour personne, dans ce domaine de recherche et découvertes humaines, Reich ne peut pas être « étudié » « scolairement ».
        J’ai lu Reich quand j’étais très jeune, il a ouvert des horizons, des routes ,à ma vie que jamais je n’aurais eu ouvertes sans lui. Vingt ans plus tard, c’était Jung qui faisait de même :
        chacun son chemin, l’aide de Reich est irremplaçable, mais ne convient pas à tout le monde ; et de même pour tous les autres !
        La vérité n’existe pas ; le chemin unique n’existe pas, Reich est un passage obligé pour comprendre certaines choses ; ceux qui ne l’ont pas lu ne le sauront jamais.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:35

        Genre : « Reich ne me conviendrait pas c’est pour ça que j’ai été méchant avec lui ». Non mais vous vous lisez une seconde ...


      • alinea alinea 15 septembre 17:04

        @Mervis Nocteau
        Vous dîtes quoi à qui ?


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 15 septembre 20:28

        Je ne dis quoi à personne.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 15 septembre 20:30

        Plus concrètement : que vous ayez pu trouver de l’intérêt à Reich, c’est ce qu’on fait d’autres psychologies, et c’est ce que j’ai dit dans l’article. Mais psychanalytiquement c’est pinuts, et psychologiquement cela reste douteux. Par contre, comme toute théorie, forcément, ça fait réfléchir les gens qui veulent bien y songer, donc c’est profitable, dans son genre.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 15 septembre 20:31

        * c’est ce qu’onT fait d’autres psychologies ...


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 13:17

        J’aimerais juste rectifier un point. Tous les planning n’étaient pas reichien,...


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:26

          J’ai juste dit qu’il en était un précurseur.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 13:21

          Le plus bel exemple, c’est Cohn-Bendit qui est est devenu pote avec Verhofstadt. 


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:26

            Ces types sont tordus.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 13:25

            Mais on s’y perd un peu parce que Chasseguet était amie de Finkielkraut qui est assez proche d’Onfray (qui défend Reich). Raison pour laquelle je suis allée voir du côté de Jung.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:28

              Onfray s’est trompé de cible avec Freud, comme bien d’autres ils n’ont pas compris, ou plutôt se sont fiés au ramdam alentour, qui certes se base aussi sur les défauts et erreurs de Freud (qui n’a pas de défaut ni ne commet jamais d’erreur ?). Cela fait un imbroglio pas possible : Onfray avait raison néanmoins de s’attaquer au mythe, etc.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:29

              Puisque vous citez Jung et autres références, voici un continuateur dissident, James Hillman, rédacteur du Mythe de la psychanalyse.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 13:29

              J’apprécie relativement la Nouvelle Droite, mais dès ses débuts elle s’est plantée sur la psychanalyse en l’identifiant à ses dérivateurs.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 13:35

              @Mervis Nocteau Le livre sur Freud d’Onfray est nul : aucune référence ou annexe (comparez avec un livre des Presses Universitaires de France). Il aurait dû séparer la psychanalyse et l’homme (aucun mot sur l’interprétation des rêves, son monument, on est juste dans du « Closer »). J’ai tendance à me méfier des personnes trop parfaites et Freud me semble toujours et encore plus crédible avec le temps. On a beaucoup critiqué ses écrits sur la pulsion de mort. Et pourtant cela se vérifie ;


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:05

              Arrêtez, vous aller donner raison à Séraphin Lampion


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 septembre 14:18

              Mélusine et Mervis, c’est le duo de La Mascotte  :


              - J’aime bien mes dindons

              - J’aime bien mes moutons

              - Quand ils font leurs doux glou glou glou

              - Quand chacun d’eux fait bê bê bê

              - Mais... j’taime mieux qu’mes dindons

              - J’t’aime mieux qu’mes moutons

              - Quand ils font leurs doux glou glou glou

              - Quand chacun d’eux fait bê bê bê,

              - Glou glou glou

              - Bê

              - Glou glou glou

              - Bê

              - Glou glou glou

              - Bê bê bê


              • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:03

                Ah, les jaloux !

                D’aucuns disent aussi : Mervis et Sylvain (Rokotoarison), sauf que Sylvain ne commente pas ses publications, du coup c’est moins drôle à caricaturer.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 15:33

                Freud était libéral mais dans une époque plus patriarcale (sexuelle différenciée-jupitérienne). Rien à voir avec le néo libéralisme qui est omnipotent, consumériste, matriciel, hyperconnecté, groupal (communauté fesse-bouc) et fusionnel indifférencié (le rêve uranien). Rappel mythologique : Uranus fécondait en permanence GAïa qui frisait la psychose si son fils Saturne-chronos n’avait châtré son père. Saturne règne en maître cette année, il fait le co-vide. Les humains sont castrés. Bientôt il sera interdit de (je vais être polie) faire l’amour. Tiens Elio di roupette a aussi eu le Covid... Amusant.


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:06

                  Ce n’est que l’aboutissement des monothéismes.


                • ETTORE ETTORE 12 septembre 16:28

                  Mélusine et Mervis, c’est le duo de La Mascotte  :

                  Ouille ! ouille ! ouille !

                  Seraphin Lampion..... ? Cherchez vous à vous faire ex— communier ?

                  Renseignez vous attentivement sur les heures d’ouverture du confessionnal !

                  Mais je pense que «  Vox péchés listés  » vont vous passer la corde de la robe de bure au .....cou. 

                  Torquemada est encore en action !

                  LOL !


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:04

                    Torquemada, je l’encule.


                  • rhea 1481971 12 septembre 19:35

                    Ce n’est pas lui qui a écrit ; ’ Les fous et les génies sont dans le même océans,

                    les fous se noient, les génies nagent ’ ( Stanislas Grof ) J’ ai appris à nager

                    au cas ou l’on me parlerai de folie.


                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 12 septembre 19:36

                      Bah non du coup ce n’est pas lui, puisque c’est Stanislas Grof ...


                    • The White Rabbit The White Rabbit 13 septembre 11:45

                      Achso Reich et son concept fumeux d’orgone smiley

                      "Le 15 décembre 1950 commence l’expérience Oranur (Orgonotic Anti-Nuclear Radiation). Reich enferme une aiguille de radium soigneusement isolée par une couche de plomb dans un de ses accumulateurs. Son but est de vérifier si l’orgone concentré peut contrer les effets mortifères des radiations atomiques. En février de l’année suivante, l’expérience aboutit à une catastrophe énergétique, le lieu devenant inhabitable.[réf. nécessaire]

                      Par ailleurs, Reich propose à des patients volontaires un traitement expérimental susceptible de les aider à mieux vivre leur cancer, les malades s’irradiant dans un « accumulateur d’orgone » et bénéficiant parallèlement d’une « végétothérapie caractério-analytique ». Des prélèvements sanguins (quelques gouttes de sang) sont réalisés pour évaluer les effets de l’irradiation sur l’organisme.

                      Reich suscite les critiques de la communauté psychanalytique et médicale américaine. En dépit de ses titres de docteur en médecine et de psychiatre et de son passé de chef de séminaire au cours de sa période psychanalytique, ces expériences sont considérées comme privant les malades de thérapie et les mettant en danger. À cette époque, comme lors de sa période scandinave, des rumeurs le qualifient de fou et de lubrique. « À partir de janvier 1942, attaqué de toutes parts, traité de charlatan par les psychiatres et de schizophrène par le milieu psychanalytique américain, Reich s’enfonça dans la folie, se croyant victime du grand MODJU, c’est-à-dire des fascistes rouges. Ce nom forgé par lui dérivait de MO (cenigo), personnage anonyme qui avait livré Giordano Bruno à l’Inquisition, et de DJOU (gachvili), alias Staline13. » Selon Bela Grunberger et Janine Chasseguet-Smirgel, Wilhelm Reich était devenu paranoïaque14, alors qu’Otto Fenichel le qualifie de schizophrène15."

                      (wiki)



                      • The White Rabbit The White Rabbit 13 septembre 11:46

                        Une autre invention fumeuse du grand Reich :

                        Parmi ses inventions, figure le cloudbuster (« téteur d’éther », ou « brise-nuage ») à l’aide duquel il prétendit faire pleuvoir, d’abord au cours de sécheresses dans le Maine, ensuite dans les régions arides (essais en Arizona en 1955-1957) ; et aussi repousser les tempêtes. Plusieurs versions de l’appareil ont existé, le principe demeurant le même. La chanson Cloudbusting de Kate Bush et son clip vidéo sont inspirés des mésaventures qui ont entouré l’invention et son inventeur16.

                        Des versions plus récentes de cet appareil, appelées « chembusters », sont censées pouvoir contrer les effets des supposées « chemtrails ».


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 septembre 12:57

                          Freud était darwiniste. Je pense que cette conception doit être dépassée. Le professeur Raoult me semble sur la bonne voie. Trouvé cesextrait dans le POINT. Le monde ne peut évoluer que suite à une catastrophe. Extrait : Le darwinisme est dépassé, mais que met-on al la place. Selon la logigqie darwienne, l’homme augmenté, transhumaniste, serait parfaitement intégré dans une logique darwienne. A mon avis, c’est totalement FAUX. Pourquoi : parce que la survie n’est pas le but ultime de l’homme. Le but de l’homme : c’est le vivant (DYONYSOS). La vision de la vie que nous commençons à affiner aujourd’hui est plus nietzschéenne que darwinienne. Avec, d’un côté, Apollon, beau, rationnel et organisé, et l’éruption de Dionysos, qui entraîne le désordre, le chaos, des événements imprévus et les recombinaisons succédant aux bacchanales. Le transfert vertical des gènes à l’intérieur d’une même espèce, avec ses modifications progressives sélectionnées par l’environnement, ressemble au monde d’Apollon. Le transfert latéral des gènes entre espèces différentes via les microbes évoque par sa brutalité et sa radicalité l’univers de Dionysos. Toutes les théories scientifiques sont faites pour être dépassées un jour, d’autant que la science avance de plus en plus vite. Il y a quinze ans, on connaissait 2 000 espèces de bactéries. Aujourd’hui, nous en avons identifié plus de 10 000. Demain, nous nous attendons à en distinguer au moins 150 000... Lire : Neptune et les poissons : DYONYSOS et ARIANE. D’ERIC BERRUT  https://www.lepoint.fr/debats/et-si-darwin-s-etait-trompe-12-12-2011-1406407_2.php#


                        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 14 septembre 01:12

                          Vous parlez de transformisme (Lamarck) ? de mutationnisme (De Vries) ?


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 septembre 13:04

                          Corrigé : Freud était darwiniste. Je pense que cette conception doit être dépassée. Le professeur Raoult me semble sur la bonne voie. Trouvé cet extrait dans le POINT. Le monde ne peut évoluer que suite à une catastrophe. Extrait : Le darwinisme est dépassé, mais que met-on à la place. ?Selon la logique darwinienne, l’homme augmenté, transhumaniste, serait parfaitement intégré dans une logique darwinienne. A mon avis, c’est totalement FAUX. Pourquoi : parce que la survie n’est pas le but ultime de l’homme. Le but de l’homme : c’est le vivant (DYONYSOS). La vision de la vie que nous commençons à affiner aujourd’hui est plus nietzschéenne que darwinienne. Avec, d’un côté, Apollon, beau, rationnel et organisé, et l’éruption de Dionysos, qui entraîne le désordre, le chaos, des événements imprévus et les recombinaisons succédant aux bacchanales. Le transfert vertical des gènes à l’intérieur d’une même espèce, avec ses modifications progressives sélectionnées par l’environnement, ressemble au monde d’Apollon. Le transfert latéral des gènes entre espèces différentes via les microbes évoque par sa brutalité et sa radicalité l’univers de Dionysos. Toutes les théories scientifiques sont faites pour être dépassées un jour, d’autant que la science avance de plus en plus vite. Il y a quinze ans, on connaissait 2 000 espèces de bactéries. Aujourd’hui, nous en avons identifié plus de 10 000. Demain, nous nous attendons à en distinguer au moins 150 000... Lire : Neptune et les poissons : DYONYSOS et ARIANE. D’ERIC BERRUT . Si Raoult est tant redouté, c’est que le progressisme d’un point de vue scientifique est dépassé.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 14 septembre 01:12

                            Même question sur ce dont vous parleriez en remplacement potentiel.


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 septembre 13:11

                            La vie, c’est l’AMOR, le narcissisme (rejet rationnel et obsessionnel de la mort) : la véritable MORT.

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