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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Wim Delvoye : de l’art et du cochon

Wim Delvoye : de l’art et du cochon

Exposition au MAMAC de Nice.

On retrouvera chez Wim Delvoye, à la virgule près, ces recettes qui réduisent l’art contemporain à une continuelle répétition de lui-même et le condamnent à n’être in fine que la signature de celui qui le produit.
Signature d’une trouvaille plus que d’une idée, signature d’une « marque » plus que d’un artiste puisque l’exécution en série de l’œuvre est confiée très largement à des sous traitants.
 
La clé reste la même : provocation, surprise, émotion face à l’esbroufe du quantitatif et d’ un savoir faire… « made in China » !
Provocation pour gogos quand on sait que l’artiste fit son entrée tumultueuse dans le domaine de l’art en 2000 avec « Cloaqua », une machine à caca, 50 ans après les conserves « Merde d’artiste » de Piero Manzoni… La même farce, un demi-siècle après et ça épate toujours le bourgeois ! L’art contemporain n’est plus capable de produire ne serait-ce que de la nouveauté et personne ne veut le voir !
 
Je me suis donc rendu au MAMAC de Nice où Wim Delvoye expose trois séries d’œuvres : Des cochons naturalisés et tatoués qu’on retrouve dans toutes les grandes capitales (Faut-il y voir un clin d’œil à son compatriote belge : « Les bourgeois c’est comme les cochons, plus ça…. » ? Même pas !).
 
Une série de dessins très esthétisants à partir d’improbables perspectives de crucifix réalisées par ordinateur et conduisant à la fabrication d’objets dont l’un s’apparente à une herse.
 
Enfin une série reproduisant le style gothique sur des maquettes, un tracto-pelle par exemple.
 
Rien d’original donc : encore le détournement, la loi des séries, la provocation potache, le cochon et le sacré, le blasphème infantile. Boltanski ou Delvoye, c’est du pareil au même. De l’art contemporain donc. C’est-à-dire de l’argent qui circule au rythme des expositions et les ventes et achats de quelques-uns au gré de la seule valeur spéculative...
 
www.nouvelhermes.blogspot.com
 

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5 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 8 mars 2010 10:56

    Est-ce que l’artiste peut tout se permettre ?
    Depuis toujours les artistes se sont exprimés en fonction ont été le reflet des moeurs et de la société, avec les contraintes imposées parfois par les prescripteurs.

    Il est des artistes comme des médecins. Certains s’autoriseront au nom de l’art ou de la science l’exploitation du vivant, humains ou animaux. J’exècre cette seconde catégorie !


    • vivien françoise 9 mars 2010 00:53

      Martyriser une petite bête pour étaler des couleurs !! Mais que fait la SPA ?
       


      • sisyphe sisyphe 9 mars 2010 01:24

        La majeure partie de l’art contemporain ne cesse d’exploiter le « conceptuel » (lancé il y a plus de 50 ans par Marcel Duchamp), et d’engendrer des « produits », à base, comme le dit l’auteur, d’une simple « idée », exploitée jusqu’à la trame.

        Pratique, pour masquer l’absence totale d’esprit créatif, et de recherche artistique.

        Tous ces faiseurs ne sont que des fantoches stériles, dont les produits sont promus par les marchands dans les nouveaux temples du marketing du « marché de l’art ».

        Décidément, le nouveau sens donné à ce terme de « marché » recouvre ce qu’il y a de plus exécrable de nos sociétés contemporaines ; l’apologie de la valeur purement spéculative d’un produit, sans le :moindre rapport avec une quelconque valeur réelle.

        On en vient à regretter, devant ces nouvelles icônes de l’art-marketing, l’iconoclastie d’un Pinoncelli , dans l’esprit Dada.

        Le pire, c’est qu’une bulle spéculative se crée autour des ces produits d’une totale vacuité artistique, atteignant des prix de vente pharamineux, quand tant de vrais artistes n’ont pas les moyens de survivre de leur art.

        De quoi foutre le feu aux musées qui exposent ces daubes, et dynamiter les colonnes de Burren, pour engendrer un véritable mouvement artistique créatif.


        • morice morice 9 mars 2010 01:50

          La majeure partie de l’art contemporain ne cesse d’exploiter le « conceptuel » (lancé il y a plus de 50 ans par Marcel Duchamp), et d’engendrer des « produits », à base, comme le dit l’auteur, d’une simple « idée », exploitée jusqu’à la trame.

          Pratique, pour masquer l’absence totale d’esprit créatif, et de recherche artistique.


          nickel et rien à ajouter : Boltanski, même topo. Escroquerie.


          • Humphrey Binsucet 9 mars 2010 02:00

            Ce soir, j’ai mange une tranche de jambon qui avait une trace d’encre rouge au niveau de la couenne.
            Je me demande maintenant si l’oeuvre d’art en illustration est toujours vivante.

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