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A comme obsession


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3 réactions à cet article    


  •  C BARRATIER C BARRATIER 15 janvier 2012 15:40

    Tout citoyen doit être obsédé par cette question : comment les gouvernements de l’Europe et des USA ont ils pu à ce point donner tout pouvoir à des sociétés privées liées aux banques ? Une longue conquête des financiers du monde pour casser nos constitutions, nos lois démocratiques.


    Voir dans la table des news

    « Libéralisme : Friedman, pensée unique »

     http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=99


    • doctorix doctorix 16 janvier 2012 14:21
      3 janvier 1973, réforme de la Banque de France.
      Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor : 
      « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
      Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tournervers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.
      Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin. 
      Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens. 
      L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là. 
      La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros,[1] déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts. 
      1327 - 1306 = 21 Milliards d’Euros ! 
      Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui. 
      Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.

      • JL JL1 16 janvier 2012 14:42

        Qui crée la monnaie ?

        Dans l’Ancien système - on peut dire l’Ancien système comme on dit l’Ancien régime -, quand l’État disposait de la planche à billets, chaque fois qu’on y avait recours, cela se traduisait par une dévaluation de fait qui provoquait inévitablement une inflation, au grand dam des riches et de leurs banquiers.

        Hier, par ce moyen, l’État s’enrichissait d’une main et ses sujets s’appauvrissaient de l’autre, mais les riches plus que les pauvres ; les créanciers plus que les débiteurs : en somme, ce système réduisait les inégalités. C’était l’équivalent d’une sorte de flat-tax sur la fortune !

        Le système actuel a été inventé par et pour les riches avec pour objet de mettre les riches à l’abri des conséquences fort déplaisantes pour eux de la mise en route de la planche à billets.

        Aujourd’hui, l’acte fondateur de la dévaluation n’est plus une injection de monnaie, mais chacun des prêts octroyés aux acteurs économiques, de la monnaie ainsi créée par les banques

        Les banques ont de fait été institutionnalisée par le pouvoir politique félon, dans une situation de prélever en amont de l’inflation, une marge confortable, quasiment ad libitum sous contrôle des agences de notation, supérieure à ce qu’elles perdront par le fait en aval. Elles peuvent prendre d’une main bien plus que ce qu’elles perdront de l’autre. Ainsi, le recours à la planche à billet n’est plus un danger pour les riches mais une aubaine pour les banques lesquelles, ainsi que des bandits à l’octroi des grandes villes, sont institutionnalisées en position de prélever leur dime à tous ceux qui en franchissent le seuil, c.à.d. les emprunteurs.

        Autrement dit, la création de monnaie, au contraire de réduire les inégalités est devenue un facteur d’accroissement des inégalités : pile les riches gagnent ; face l’État, c’est-à-dire le peuple, perd !

        Et l’on comprend mieux pourquoi les États y regardent à deux fois avant d’y recourir. Sauf évidemment, les États dirigés par de tristes sires inféodés à l’oligarchie ; ça fait beaucoup de monde.

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