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Fin de vie

L’hôpital public français ne propose pas assez de services de soins palliatifs. En effet, le nombre de places disponibles est dérisoire, comparé à la demande. L’un des problèmes, selon la gauche, est que l’Etat compte trop sur les cliniques privées. Ces dernières sont peu intéressées par les secteurs non rentables, d’où une pénurie dans des domaines tels que la prise en charge des patients en fin de vie.


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1 réactions à cet article    


  • Picospin 31 mars 2008 15:29

    Je suis entièrement d’accord sur cette analyse de la situation concfernant les disponibilités en lits destinés aux soins palliatifs.

    1. le nombre des lits est notoirement insuffisant car ce type de médecins exige un personnel plus nombreux que celui d’une autre spécialité médicale en raison de la nécessité d’un accompagnement permanent du malade par plusieurs soignants. Cette exigence implique un recours constant à des équipes qui doivent se relayer au cours des 24 heures pour assurer un service ininterrompu de jour et encore plus de nuit, moment de toutes les angoisses, des insomnies, des désespoirs.

    2. Même si les soins palliatifs peuvent faire appel plus facilement que les soins spécialisés à des soignants moins compétents dans les domaines de pointe et si ces derniers peuvent à la rigueur être remplacés par des volontaires, le nombre total de personnel indispensable pour assurer la permanence des soins palliatifs est nettement plus élevé que celui que l’on retrouve dans les disciplines les plus avancées techniquement.

    3. dans ces conditions, il est évident que les cliniques privées ne peuvent ni ne veulent se lancer dans l’aventure des soins palliatifs en raison de leur faible rapport puisqu’il n’y a pas de gestes techniques (et donc remboursables par la SS) à exécuter et de leur charge administrative, leur exigence en personnel et la complexité de leur organisation. Les mourants sont de ce fait les plus mal servis dans la hiérarchie des soins médicaux, constatation qui se traduit par les emplacements les plus pauvres, les plus éloignés, les moins bien équipés que les directions hospitalières leur octroient.

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