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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Avoir dix ans en soixante huit

Avoir dix ans en soixante huit

Je me souviens

Mon ami Jean François Chalot me demande de contribuer à son ouvrage « Avoir vingt ans en soixante huit ». Pour une fois, je risque fort d’être en décalage avec le militant infatigable qu’il est devenu à cette occasion et qu’il n’a jamais cessé d’être. Les dix années qui nous séparent constituent cette fois un fossé, une faille qui a orienté différemment nos existences. Je lui dois ma vérité, bien loin de la sienne et dans la complexité de ce qu’une enfance peut laisser de traces dans les orientations d’un adulte.

Je me souviens d’un joli mois de mai, un mois qui mit provisoirement fin à notre année scolaire. J’étais en CM1, dans la classe d’un merveilleux instituteur Freinet qui cessa naturellement le travail sans pour autant nous abandonner totalement à l’inaction. Nous le retrouvions pour terminer le journal scolaire, préparer l’exposition de fin d’année et participer à de folles rencontres de football. Chez lui, il y avait une démarcation entre son engagement militant et sa pratique pédagogique.

Est-ce à cause de lui que j’ai toujours pensé que la grève était un non sens dans l’enseignement et qu’il n’y a pas meilleure subversion que celle du travail bien fait dans ce métier ? Toujours est-il que nos journées étaient libres de classe et que c’est la Loire qui fut le théâtre de mes manifestations. J’y passais mes journées à la barbote, les pieds dans l’eau, je remuais, non des pavés mais du sable fin, pour prendre des goujons. Il faisait beau, nous étions insouciants des agitations estudiantines de la Sorbonne et la pêche était excellente !

Puis petit à petit les bruits de la Capitale arrivèrent jusqu’à nous. Mes parents artisans commerçants et sans nul doute admirateurs du Général, étaient inquiets. Les fournisseurs ne parvenaient plus à les livrer ce qui n’affecta guère leur travail, ils ne savaient encore rien du concept de flux tendu. Par contre la fermeture de la station service juste en face de chez nous marqua une étape décisive dans leur préoccupations.

Les Forges étaient en grève. Même dans notre petite commune, les ouvriers avaient débrayé, ce qui, quand on fabrique des automobiles Simca, semble être une réaction assez naturelle, consubstantielle à cette activité mécanique. Même si j’avais des camarades dont les parents étaient ouvriers, je ne percevais pas encore les différences de vie qu’impliquait cette scission sociale. J’en prendrais bien plus conscience l’année d’après quand parmi mes camarades, fils d’ouvriers, beaucoup rejoignirent l’école professionnelle de l’usine pour devenir à leur tour des ouvriers maison. Ceux-là ne tarderaient pas à se retrouver le bec dans l’eau quand la crise automobile balaiera leur univers protégé.

Pour l’heure, la vie était soudain entrée dans une sorte de léthargie fébrile. Les adultes chuchotaient, les magasins d’alimentation étaient pris d’assaut, les stocks s’accumulaient à la maison, la radio était écoutée religieusement, les mines étaient graves, les livraisons se faisaient à nouveau à bicyclette avec la grande remorque. C’était toujours à mon retour joyeux de la pêche, que je percevais que quelque chose de grave se déroulait dans un tout autre univers que le mien.

La suite ? J’avoue n’avoir que de vagues souvenirs, des images menaçantes aperçues par le truchement d’une élévision en noir et blanc, une guerre civile qui se déroulait loin de notre bord de Loire. Puis l’école reprit, le soulagement était perceptif, les ouvriers semblaient avoir gagné eux aussi et l’école se termina avec sa dernière remise de prix. C’était pourtant la presque fin d’un monde. Roger Couderc n'enchanta plus les matches du tournoi des cinq nations, le grand lessivage de l’ORTF avait eu lieu.

L’année suivante, le changement était dans l’air du temps quoique pour nous pas encore manifeste. Les garçons allaient à l’école des garçons tandis que celles dont on ignorait tout étaient de l’autre côté de la rue. Ce fut le dernier concours d’entrée en sixième auquel j’échappai compte tenu d’un carnet scolaire qui eut été brillant si ce n’était le zéro pointé en dictée.

Tout bascula vraiment lors de la rentrée suivante, la mixité faisait son entrée avec nous en sixième, accompagnée des mathématiques modernes et d’une autre manière de considérer les enseignants. La théorie des ensembles avec l’arrivée de filles dans notre univers, il y avait de quoi nous inciter à la fraternisation. Un vent de liberté soufflait manifestement sur les esprits. Pourtant de cette période, c’est la sourde inquiétude des chars russes envahissant Prague en août soixante huit qui me constitua véritablement.

J’avais deux camarades bien plus âgés que moi qui l’été jouaient le rôle de chaperon à mon égard. Ils étaient totalement passionnés par ce qui se tramait en Tchécoslovaquie, me proposaient des jeux de rôle, nous étions tour à tour espions ou bien traîtres, manifestants ou bien soldats envahisseurs. Si je ne comprenais pas tout, j’ai intiment perçu le drame d’un rêve démocratique qui se meurt quelque part au nom du communisme. Ceci m’éloigna à jamais de cette pensée politique.

J’ai grandi avec ce paradoxe de la liberté des mœurs dont j’allais merveilleusement profiter et de ce poids monstrueux qui pesait sur l’autre moitié de l’Europe. S’est construite en moi cette méfiance des idéologies, des engagements politiques qui me distinguent de Jean-François. Maurice, mon maître d’école, m’avait enseigné le dévouement, l’altruisme, le partage, la solidarité et rien de ces valeurs pour moi, ne passait par la chose politique ou syndicale. Ma méfiance à toute forme de pouvoir s’est inscrite définitivement à cette époque, un vrai héritage de soixante -huit celui-là.

Si je suis en enfant de soixante huit, je n’en suis qu’un bâtard, un adolescent puis un adulte qui a tout pris de la dimension sociétale de ce grand moment de l’histoire sans rien saisir de sa dimension idéologique traditionnelle. C’est sans doute pourquoi, nous fûmes alors nombreux à nous tourner vers l’Écologie, non pas dans sa forme gouvernementale mais comme état d’esprit individuel, comme alternative à cette pensée binaire d’une nation qui demeurait sous le joug d’une droite conservatrice.

La gauche allait finir de tuer toutes mes dernières illusions à partir de 1983. Pour changer le monde, il ne fallait surtout pas compter sur la chose politique et ceux qui manient plus sûrement le mensonge que l’action. Je pense n’avoir jamais changé de conviction en dépit de mon admiration pour des militants comme Jean-François et bien d’autres. Je n’avais que dix ans en soixante huit et cela m’a déconstruit différemment.

Mémoriellement sien


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73 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan 19 avril 2018 10:03

    Salut, tout pécheur sait que pour appâter du gros il faut appâter avec du lourd...

    moi 13 ans en 68, à Lorient, le leader avait un frère qui allait devenir le saxo de jean jacques Goldman.....................................le père psychiatre ...il y aurait à dire mais non..

    il faisait beau et déjà je savais que la politique était de la merde..comme la compétition, l’ argent etc

    c’était un an après avoir vu comme dans vision le monde d’aujourd’hui, on a atteint une limite..la suite sera soit le suicide collectif volontaire ou pas soit l’éveil....

    ah zut encore un sujet d’une vie... 


    • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:11

      @Hecetuye howahkan

      Pour le goujon point d’appât mais du sable et surtout pas de pavé dans l’eau


    • Hecetuye howahkan 19 avril 2018 17:00

      @C’est Nabum

      Salut, ah je ne savais pas je n’ai jamais péché que en bord de mer du bord de cote , ou en plongé mais cela n’a rien à voir appâter gros marche bien comme pour le rsete salutations..


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 10:11

      Bonjour Nabum. J’étais trop jeune pour comprendre. Revenant de la piscine, je me souviens, il faisait chaud, les événement se bousculaient. révolution d’Eddy Merckx, mai, mai, mai. Je reconnais-que je n’y comprenais pas grand chose mais comme tous les enfants, il y avait de la vie, c’était le pricipal. Sauf qu’en regardant les évenements sur un vieux téléviseur, un orage a éclaté et l’écran a implosé. C’est ce que ceux qui étaient sur place ont dû ressentir. Rappelons-nous ; aucun mort malgré tout. Avec le recul, cela me fait plutôt penser à une pétard mouillé mais qui est monté à la tête de notre jeunesse avide de sensations fortes.


      • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:11

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        J’aime votre pudeur à propos de vôtre âge


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:16

        @C’est Nabum


        J’aime en vous ce Diamant brut qui cisaille ses multples facettes pour éclairer le Monde, découvrant à petits pas, des parts réelles de votre enfance avec la pudeur de ceux qui ont aimé leur passe même s’il fut à certains moments cabossé pour la plupart d’entres nous, se relevant de la seconde guerre mondiale.

      • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:25

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        J’aime votre franchise


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 14:02

        @C’est Nabum


        Un certain G connaît parfaitement mon âge, car je l’intriguait. Il voulait faire mon thème astral. Il a même osé sur Agora : bluffant,..après l’avoir étudié.

      • JL JL 19 avril 2018 10:15

        C’est peut-être ceux qui avaient dix ans en 68 qui en ont le plus fantasmé.
         
         Moi je dis ça, je dis rien.


        • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:12

          @JL

          Vous croyez que ce récit relève du fantasme ?


        • JL JL 19 avril 2018 18:36

          @C’est Nabum
           
           parler de guerre civile relève en effet du fantasme.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 10:18

          J’ai moi-même travaillé un peu l’enseignement Freinet, mais originaire de Renaix, en Belgique, c’est Decroly qui a pris la relève. Aujourd’hui considéré comme école pour l’élite bobo. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ovide_Decroly.&nbsp ;Jean-Ovide Decroly dit Ovide Decroly est un pédagoguemédecin, et psychologue belge, né à Renaix en 1871 et mort à Uccle en 1932. Il lutta pour une réforme profonde de l’enseignement basée sur la « méthode globale » d’apprentissage dont la lecture et l’écriture sont comprises dans l’ensemble des activités pédagogiques et non des disciplines à part1. Il participa par ses travaux au mouvement de l’éducation nouvelle et adhéra à la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle.



           Comme je n’ai jamais aimé la méthode globale, je m’en suis éloignée,...

          • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:13

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            La méthode globale relève de la lecture, ce que vous évoquez est d’avantage une méthode naturelle à la Freinet


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:18

            @C’est Nabum


            C’est surtout l’aspect imprimerie qui nous intéressait. On apprenait aux élèves à imprimer un journal des évènements de l’école. 

          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 10:38

            Je fus un temps communiste, proche du mouvement surréaliste. Enthousiamée par les Kolkhozes et Sovkhozes, sans comprendre qu’il y avait un prix à payer : la liberté de pensée et de création. Il y eut Soljenitsyne et ma confrontation au monde russe par Tolstoï et Dostoïevski. Venant d’une famille très très libérale et chrétienne (profil Fillon), il me fallait trouver ma voie. Crise d’adolescence oblige, la démarcation s’imprimait et les repas mal digérés clôturé par de nombreux claquages de portes. MAIS MAIS MAIS,...Les communautés et leurs limites incertaines. Portes de chambres entr’ouvertes, odeurs d’encens et de hasch. MA LIMITE, pots de yaourt par terre, gosses traînant partout (libres enfants de Summerhill). Retour en arrière (un peu trop). Pour enfin trouver un juste milieu, un équilibre. Derrière la vitre (Robert Merle).


            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:14

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Tout petit déjà le marteau fut ma hantise à cause de ma maladresse
              Alors vous imaginez s’il m’eut fallu lui ajouter une faucille


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:30

              @C’est Nabum


              Amusant, mon père était excellent menuisier. Parlez-nous de votre mère et le tissage. C’est un métier qui demande beaucoup de doigté et d’adresse. C’est vrai que ma mère, c’était tout l’inverse : analphabète, trop nerveuse pour entreprendre quoi que ce soit. EXCEPTE : excellente cuisinière et bonne conductrice. Pas de petits pots nutricia et autres dans mon enfance. Du lait chaud, des bananes écrasées avec des biscuits Betterfood et du jus d’orange. J’ai échappé à ce passage dans le mixer,...sans être parano, j’ai toujours aimé savoir ce que je mangeais (surtout dans les cantines scolaires).https://www.google.be/search?q=Betterfood.&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiKr_vsncbaAhUMDMAKHe3oCg4Q_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=jlIwfLRdDVcGJM :

            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 18:11

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              En couture


              Ma vieille mère est en couture

              L’aiguille court autour du métier

              Pour une magnifique parure

              Elle confectionne un couvre-pied


              C’est au milieu de sa boutique

              Que sans le savoir, elle tient salon

              Elle coud, elle coupe et elle pique

              Tandis que des dames sont en rond

              Autour d’elle se sont rassemblées

              Les commères de mon petit village

              Elles sont venues ici discuter

              Quand la couturière est en ouvrage


              Toujours concentrée à sa tâche

              Ma mère refait une aiguillée

              Elle coud ainsi sans relâche

              Tout en se plaisant à écouter

              Les langues vont au fil de l’aiguille

              Quelques-unes se font si lestes

              Qu’un méchant venin se distille

              Au milieu de ces charmantes pestes


              Refrain


              Soudain dans la boutique s’envole

              D’une oie vive le fin duvet

              C’est une bavarde qui s’affole

              Elle finira par éternuer

              Les autres éclatent de rire

              Elles s’amusent de sa réaction

              Ma mère esquisse un p’tit sourire

              Elle qui reste toujours en action


              Refrain


              Quand les dames ont mieux à faire

              Elles quittent la salle de conférence

              Ma mère poursuit sans manière

              Son ouvrage qui toujours avance

              Puis des clients entrent à leur tour

              C’est mon père qui viendra vers eux

              À son travail elle met tant d’amour

              Qu’elle ne le quitte jamais des yeux


              Ma vieille mère est en couture

              L’aiguille court autour du métier

              Pour une magnifique parure

              Elle confectionne un couvre-pied




            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 18:24

              @C’est Nabum


              Moi, c’était ma grand-mère. Le supplice à ans quand je fus obligée de rester un heure en tournant lentement sur la table pour que les aiguilles soient placées au bon endroit. Les plis, le cintrage, les volants,..Tout cela pour une petite communion gâché par ce que j’étais la seule habillée en robe de mariée alors que les autres était habillées en robe classique, genre moniale. La honte,... 

            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 19:11

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Je devine le traumatisme encore


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 10:48

              Mais aux « TANGUY », je préfèrai toujours une jeunesse vivante et contestataire. Tout sportif le sait : pour mieux sauter, il faut prendre du recul. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tanguy_(film)


              • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:15

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Alors sautons !
                Sans prendre le moindre recul sur cette folie


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 10:53

                Perso, j’avais 0 sur dix en flamand. Ma bête noire,...


                • Sozenz 19 avril 2018 11:10

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                  ma cocote , si tu veux raconter ta vie , ecris un bouquin et tu verras combien de personnes cela intéresse vraiment . .


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 11:43

                  @Sozenz

                  je ne réponds pas à une personnne qui commence par ma ma cocotte. J’ai MES raisons,....POINT BARRE.

                • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:15

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Je n’ai récolté que des « 0 » toute ma scolarité en dictée


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 18:55

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Nederlands was zeer slecht onderwezen.
                  Het leren van een taal gebeurt met moderne fomers en niet door Vondel


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 2018 19:06

                  @L’enfoiré

                  Tout ça c’est bien beau,mais pour moi ce sera une Duvel .


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 19:23

                  @Aita Pea Pea

                   Il faut essayer de la « Mort subite » smiley
                   Les bières, ce n’est pas ça qui manque (la preuve d’après La Libre)


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 2018 19:38

                  @L’enfoiré Je connais...j’habite Saint Omer . Les flandres françaises commencent à 50 mètres de chez moi,derrière le canal par ce que nous appelons le marais flamand. (très beau...Youtube)


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 19:57

                  @Aita Pea Pea


                  Duivel. Traduction : diable. A Uccle, il y a un adorable bistrot datant de lointaines époques et qui s’appelle : le Spijtigen Duivel : le diable fâché. http://www.spijtigenduivel.com/

                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 2018 20:22

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir. Genre de lieu qui me plait bien.


                • nono le simplet nono le simplet 19 avril 2018 11:12

                  j’avais 15 ans en 68 et, dans une petite ville de province je n’ai senti que ce vent de liberté qui a soufflé ... j’ai mieux vu les conséquences dans les années qui ont suivi ... mais comme c’était aussi l’année de mes premières découvertes sexuelles je garde un souvenir confus de cette période ...
                  il ne faut pas oublier que 68 est un phénomène mondial ... le printemps de Prague ... en Amérique du Sud ... aux USA ... un vent de libération sexuelle, sociale ...


                  • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:16

                    @nono le simplet

                    Que nous vaut la confusion en matière sexuelle ?

                    Je suis intrigué


                  • nono le simplet nono le simplet 19 avril 2018 13:58

                    @C’est Nabum
                     smiley
                    quand on aime on ne compte pas, peut être ...


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 11:50

                    Merci à ceux qui relate leur vécu de cette époque. Les jeunes ne pourront creuser leur avenir qu’en comprenant ceux qui l’ont préparé. Si certains ne comprennent pas cette démarche, restent en dehors. Dans les infos, je n’entends que ce cri des jeunes : et notre avenir à nous. Eh oui, cela semblait aller de soi,..étude, boulot,.... Ben non. Alors, il faut expliquer le pourquoi et le comment. Comme les jeunes ne lisent plus, il faut passer par un autre moyen, lisible par un plus grand nombre. Je n’ai pas le temps d’expliquer à ces jeunes : voilà pourquoi, vous êtes actuellement dans le désarroi,....Beaucoup trop long à expliquer,...


                    • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:17

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Le flamand intègre-t-il le « ent » dans les sources de désaccords


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:21

                      @C’est Nabum

                      Mais Nabum, voilà que vous me donnez des leçons.. smileysmiley

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:37

                      @C’est Nabum

                      Le flamand a cette particularité qui me dérangeait (comme l’allemand), le verbe est projeté à la fin de la phrase. Cela m’a toujours paru incongru. La langue flamande est plus terre à terre et décrit l’objet plutôt que le passer au tamis de la symbolique. Mais parfois, c’est mignon : Exemple : paddenstoel : tabouret pour grenouilles, crapauds, ...ou trolls.

                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 18:58

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                       L’inversion se retrouve en effet avec les verbes, mais aussi avec les nombres et la construction de quelques mots composés..
                       Attention, ce n’est pas le flamand que l’on enseignait, le néerlandais, « beschaafd nederlands ».


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 19:03

                      @C’est Nabum

                      « intégrer le « ent » » dans les sources de désaccords ?
                      Quel « ent » ? quel désaccord ?
                      Je sens qu’on va donner des leçons de néerlandais à la suite de votre billet ; smiley
                      C’est une langue qui prononce toutes les lettres contrairement au français


                    • Méduse Méduse 19 avril 2018 22:53

                      Ca peut être beau, en tout cas.


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 11:52

                      Corrigé, ceux qui relatent,...


                      • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:18

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                        Ouf, le wallon veillait au grain


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 12:07

                        Texte REVU : MAIS, MAIS, MAIS A ceux nombreux qui me reprochent de raconter ma vie. Mes raisons sont simples. Il ne s’agit pas de me mettre en avant, j’ai toujours détesté cela, MAIS, MAIS, MAIS, voilà : Je remercie ceux qui relatent leur vécu de cette époque. Les jeunes ne pourront creuser leur avenir qu’en comprenant ceux qui l’ont préparé. Si certains ne saisissent le sens de cette démarche, restent en dehors. Dans les infos, je n’entends que ce cri des jeunes : et notre avenir à nous ??? Eh oui, cela semblait aller de soi,..étude, boulot,.... Ben non. Alors, il faut expliquer le pourquoi et le comment. Comme les jeunes ne lisent plus, il faut passer par un autre moyen, lisible par un plus grand nombre. Je n’ai pas le temps d’expliquer à ces jeunes : voilà pourquoi, vous êtes actuellement dans le désarroi,....Beaucoup trop long à expliquer,...Un roman : ils ne liront pas. Agora touche un plus grand nombre de personnes. Acte de Trans MISSION ou Passeuse de savoir. Pour les trolls nombreux sur ce Site, allez à la cueillette, dans les bois. En avril, : champignons de couche. Quand on est au ras du sol, vaut mieux y rester. C’est tout aussi productif. Au faible nombre d’étoiles à mes commentaire, je suppose, qu’ils sont nombreux sur ce SIte. 


                        • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 13:18

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Les récits de vie n’ont pas d’autre but


                        • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 19:17

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Faites comme vous le pensez


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 13:38

                          Paddenstoel=champignon...


                          • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 19 avril 2018 15:24

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                             L’excès de paddenstoel anamita muscaria peut nuire au mycélium neuronique du cervelet !
                             ... donc à consommer avec modération .


                          • Cadoudal Cadoudal 19 avril 2018 15:31

                            Depuis la qualité des débats à quand même progressé...

                            -L’Impérialisme gay est-il compatible avec un califat autogéré ? Vous avez 4 heures.
                            http://www.fdesouche.com/990895-conferences-sur-la-question-de-la-race-les-angles-morts-de-la-gauche-blanche-et-limperialisme-gay-a-la-sorbonne-occupee

                            Donc, gauche comme LGBT sont conchiés en vertu d’une unique caractéristique qui les disqualifie aux yeux des puelamerde : leur blancheur.

                            On est bientôt « arrivé » messieurs dames, c’est une excellente nouvelle.


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 15:43

                              @Cadoudal


                              Rappelez-vousl es films de visconti et d’autres : Les Damnés, Cabaret. La gauche n’aimait pas beaucoup l’homosexualisme qu’ils associaient à l’aristocratie nazie et mussolinienne décadante. Les surréalistes, surtout Breton ne voulait pas d’homos dans son mouvement. Cocteau était mal vu et suspecté de collaboration. C’est à croire que les homos donnent la main en catimin à la l’extrême-droite pour couler la gauche. Avec Joffrin comme directeur de libé, cela ne serait pas si étonnant. Cela fait un peu complot. Mais cette hypothèse me colle à la peau ;

                            • UnLorrain 19 avril 2018 15:55

                              J’avais - 2 ans en 68 smiley plus tard,j’écoute attentivement cet exceptionnel chanteur-poète moderne qu’est Hubert Felix Thiefaine,il mis sa vie en musique. Il a entre 15/20 ans en 1968. Il chantera « 22 mai » ( il n’écrit pas toutes ses chansons il m’a un petit peu déçu su’l’coup là ) dans cette chanson il raconte les pérégrinations d’un séminariste a moto qui aura un accident en percutant de plein « fouette ! » un pylône mal garé,ce sera l’événement le plus important de ce moi de mai. Cherchez un peu sur youtube...tous albums ou titres passés un certain âge s’y trouvent...J’ai la flemme de vous poster un lien et j’ai des tâches a faire encore,comme allez siphonner une cuve de flotte que je viens de découvrir proche d’ici,elle me servira a récupérer la pluie smiley


                              • UnLorrain 19 avril 2018 15:57

                                @UnLorrain

                                ...de ce mois de mai...


                              • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 18:32

                                Bonsoir Nabum,

                                 Et bien moi, ce n’est pas 10 ans mais 20 en ce début d’année 1968.
                                 Marrant comme les années qui on un dernier chiffre « 8 » ont une histoire spéciale à raconter.
                                 Pour nous, Bruxellois, c’est plutôt 58 qui fut une année pendant laquelle tout allait changer.
                                 Mélusine n’a pas connu 68. Elle n’a donc pas plus connu 58 et son Expo58.
                                 Cette semaine, le 17, c’était la 60ème.
                                 Ce n’est pas cette fois, qu’il y a eu beaucoup de souvenirs qui effleuraient dans l’actualité ni sur le site du Heysel.
                                 Il y a 10 ans, là, oui, pour le 50ème anniversaire.
                                 J’avais écrit un billet pour l’occasion « Du fer en boules »
                                 Tout à la voiture... et nous subissons encore les effets aujourd’hui.
                                 J’effleurerai encore le sujet samedi. Mais sans plus.
                                 68 n’a pas été une année éclatante comme en France, mais plutôt l’année du « Walen buiten » et la construction d’une nouvelle université puisqu’il fallait les francophones ont dû quitter Louvain.
                                 L’épisode de l’invasion russe, oui, je me souviens très bien de l’effervescence puisque j’entrais au Petit Château pour analyser mes aptitudes militaires pour le service militaire qui n’existe plus aujourd’hui.
                                 


                                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 19:06

                                  En 2008, j’avais aussi fait une comparaison entre 1968 et 2008
                                  Tout change dans des cycles concentriques dans lesquels on retrouve souvent les mêmes problèmes mais avec une acuité et une vision différente..


                                • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 19:19

                                  @L’enfoiré

                                  Vous êtes un analyste distingué je ne suis qu’un témoin subjectif


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 avril 2018 19:49

                                  @L’enfoiré


                                  En Belgique la vague eut lieu en 78-78 avec Herman de Croo,.. Rappelez-vous. A l’Unif cela fit quelques joueuses échauffourées,..

                                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 2018 19:53

                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                  Exact.
                                  Encore une année qui se termine par « 8 »


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 avril 2018 09:23

                                  @L’enfoiré


                                  Le huit est mon chiffre en numérologie. C’est aussi celui d’Hermès Trismégiste. Ce qui est en hautest en bas. Je vous conseille une lecture qui vous instruira TOUS. N’oubliez pas, THOMAS MANN est le seul allemand qui a osé prévenir tout le monde de la montée du nazisme et de ses horreurs. C’est l’auteur de ce superbe roman qu’est la MONTAGNE MAGIQUE. Et voilà que je découvre un livre de lui que je ne connaissais pas : Thomas Mann, les métamorphoses d’HERMES, d’Hélène Vuillet. Vous serez peut-être plus attentifs dorénavant à mes « chroniques » astrologiques.... Non rien à voir avec Tessier et Madame soleil. Plutôt Festugière, Guénon et Breton pour les références,...Henry Canant continuera de me traié de : démente. A vous de juger en votre âme et conscience. J’ai déposé un commentaire chez Christo,.... qui pourrait vous intéresser sur l’arrivée d’Uranus en Taureau,...

                                • L'enfoiré L’enfoiré 21 avril 2018 09:53

                                  Bonjour à tous,

                                   J’avais dit que j’en parlerais encore de l’Expo 58.
                                   Alors, voici, tout chaud, tout flamme, avec l’humour en plus, la suite de l’aventure commencée, il y a quelques semaines

                                   Bon weekend


                                • Aqualung 19 avril 2018 19:13

                                  J’avais 12 ans en 68, j’ai compris 10 ans plus tard en écoutant Nougaro et Le Forestier


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 19:18

                                    @Aqualung

                                    J’étais un peu plus précoce grâce à mes deux chaperons

                                    j’ai écouté Le Forestier aussi


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 2018 19:19

                                    Commentaire de mon ami Gérard


                                     Moi je venais d’avoir 17 ans et dans ma petite ville charentaise, c’était plutôt plan-plan. Je profitais de ces longues journées sans lycée et guère sans manifs pour amener ma jolie petite voisine au bord de la Charente et lui conter (maladroitement) fleurette...Le soir, je m’endormais l’oreille collée au transistor pour écouter les évènements parisiens sur les radios de liberté qui s’appelaient alors Europe 1 et RTL. Retour à la case lycée mi-juin, avec néanmoins suppression de la distribution des prix, mais maintien d’une forte tradition : match de rugby élèves-professeurs suivi d’un banquet avec tous les élèves de terminale, dans une île de rêve au milieu de la Charente. Et début juillet, épreuves du bac (oral exclusivement).. Mais mon mai 68 eut lieu en fait quelques années plus tard, pendant l’hiver 1970-1971 à Poitiers. En décembre 70, le nouveau campus, qui vient de sortir de terre et où je suivais mes études de géographie, est le théâtre de très nombreux accidents car la RN 151 qui le traverse n’a ni feux ni passage piétons. La mobilisation démarre tout de suite en flèche contre l’État, la mairie et la presse. Des barricades sont érigées grâce à du matériel pris sur des chantiers. Une manifestation qui se dirige vers le centre-ville est bloquée à la hauteur de la prison. La police fait usage de gaz lacrymogènes. Les étudiants retournent vers le campus et au cours de la nuit nous sommes plusieurs centaines à affronter les CRS.
                                    En janvier, un climat de fortes tensions entoure les élections universitaires. Puis, le mouvement repart de plus belle en février 1971 à l’occasion d’un problème banal d’annulation de cours d’anglais. Une assemblée générale est organisée. Le doyen y est invité. Il tarde à venir. Les étudiants vont le chercher très violemment dans son bureau. Il est séquestré. Le recteur arrive sur place. Il est à son tour séquestré. Finalement, les deux hommes sont libérés par des étudiants de droite venus de la faculté de droit. Cinq étudiants sont convoqués au tribunal. Comme trois ans plus tôt à Paris le slogan “ Libérez nos camarades ” mobilise les étudiants. Des nouvelles barricades sont montées. Un amphithéâtre de la fac droit est détruit. La faculté est occupée. Le centre-ville est bloqué. Étudiants d’extrême droite et d’extrême gauche, casqués et armés, s’affrontent. Il y a de nombreux blessés. Un soir, les CRS obtiennent l’autorisation d’envahir le campus et prennent les étudiants en étau, avec là encore de nombreux blessés. Miraculeusement, occupé ailleurs à l’anniversaire d’une copine, c’était le seul soir où je n’avais pas manifesté avec mes potes et je ne me suis donc pas retrouvé dans les cars de keufs pour y être tabassés comme les autres puis largués en pleine forêt à une vingtaine de km..avec suggestions policières de rentrer à pinces !

                                    Tout s’arrête sans vraiment d’explication après les élections municipales qui voient la très large réélection au premier tour du maire de droite. Les blocus sont levés. Les étudiants retournent en cours. Rideau, circulez, y’a plus rien à voir...


                                    • velosolex velosolex 19 avril 2018 23:53

                                      De Mai 68 je me rappelle de mon père râlant devant les pompes à sec. Par bonheur, les bars étaient toujours ouverts...« Le jour où les cafés seront fermés, ce sera vraiment la révolution méchante, pour ne pas dire la fin du monde », qu’il disait le vieux. J’avais 13 ans, et deux ans de retard à l’école. J’ai passé mon certif et on m’a remis en quatrième, pour me redonner « une dernière chance »....Ca devait être ça, « l’esprit de 68 !.....L’’avant n’avait pas été terrible. Du noir et blanc, mais du noir surtout, sans Mai ! Un passé d’enfant de chœur des pensions humides, à l’anglaise. J’avais pas trouvé le bon pédagogue » à la freinet« , mais un instit qu’aurait pu devenir forgeron. »Je vais te dresser moi !« ...

                                       »J’irai cracher sur vos tombes !« ..(Où est il enterré ce connard ?)
                                      Boris Vian fut les premier choc. Mais je continuais à lire Bob Morane, et entrepris Dostoïevski !  »L’amant de lady Chatterley« que je piquais à ma soeur m’ouvrit des perspectives incroyables. 
                                      En Juillet 68 Jan Janssen a gagné le tour dans la dernière étape. Un con, qui ne connaissait sans doute pas Freinet non plus, avait un jour pourtant pronostiqué, qu’aucun binoclard ne gagnerait le tour de France. 
                                      On peut se tromper après tout. L’époque était dans le questionnement, et la remise en question. On n’arrêtait pas de parler du fameux » conflit de génération« , du sexe libre, de la drogue et des révolutionnaires..Mettez tout cela dans un shaker, et prenez la température du breuvage ! Et voyez pourquoi on pouvait pas être sérieux à même pas 17 ans..... Mais la rue ne suivait pas le mouvement..C’était resté un peu coincé en dedans, comme un frein à main qu’on a oublié de défaire. 
                                      Les années 70 ont continué en roue libre. On parlait du sens de la vie, en fumant énormément, partout, les deux pieds sur la table, même sur les plateaux télé...Fallait pas se faire »récupérer« , par la société »bourgeoise« ...En 68 les shaddoks et les gibis tous les soirs par tranche à la télé, juste avant le journal, nous avaient montré que les temps étaient bien en train de changer. 
                                       »Time are a-changing ! Pas qu’une chanson mal traduite de Dylan. Les compagnons de la chanson, ces has been, avaient repeint le yellow submarine en sous marin vert, vert comme la mer....« Cours , camarade, le vieux monde est derrière toi ! »
                                      Mais il y eut pendant quelques années après 68 le sentiment que la révolte avait été foiré, inaboutie. Tous les Mai qui suivirent donnèrent à chaque fois l’espoir qu’on allait remettre ça, qu’on la finirait....Ce n’est que peu à peu que l’on a magnifié 68, qu’on l’a recostomisé, en lui faisant briller les chromes. Mais enfin, faut se rappeler tout de même de Guy Lux à la télé, et que Sardou chantait « j’habite en France ! »
                                       A la fin, au fil des années on travaillait chacun pour soi. Chacun à sa petite révolution. On est plus ou moins devenu des shaddoks et au mieux des gibis. So long Marianne, et les sœurs de la miséricorde.

                                      • C'est Nabum C’est Nabum 20 avril 2018 12:20

                                        @velosolex

                                        Vous êtes donc la preuve que c’est possible

                                        Fréquenter les bars plutôt que les pompes et voilà le travail

                                        Vive la révolution culturelle


                                      • Old Dan Old Dan 20 avril 2018 00:53

                                        Excellent article !
                                        J’adhère à
                                        « nombreux à nous tourner vers l’Écologie, non pas dans sa forme gouvernementale mais comme état d’esprit individuel,... »
                                        car c’est ainsi que je suis parti à l’autre bout du monde sans jamais en revenir !
                                        (Héhé !)


                                        • C'est Nabum C’est Nabum 20 avril 2018 12:21

                                          @Old Dan

                                          Heureux le voyageur qui ne revient pas sur ses pas
                                          Il est véritablement libre


                                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 avril 2018 09:35

                                          Suite à ces riches échanges, j’aimerais signaler que les personnes de notre génération sont invitées à écrire leur vie. Une bibliothèque va leur être entièrment consacrée, parce que ce que j’appelle depuis 1984, les 33 piteuses, les jeunes ne savent rien de ce qui les a construit. Les soixante-huitards immatures genre Cohn-Bendit ont plongé dans le futur technologique puisqu’en 68, il s’agissait avant tout de TUER LE PERE et faire table rase du passé, jusqu’à son aboutissement final : le mariage homosexuel appélé à un changement anthropologique MAJEUR. Lequel, je me demande toujours ??? Excepté ceui du retour de la bête immonde.... Alors, laissez des traces,...car cette jeunesse là est bien mal en point....


                                          • C'est Nabum C’est Nabum 20 avril 2018 12:22

                                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                            Personne ne m’invite à le faire mais depuis dix ans je me suis mis à l’ouvrage


                                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 avril 2018 12:25

                                            @C’est Nabum


                                            Je ne dirai pas comme le Général de Gaulle : je vous ai compris. Mais nous nous,.........Premières Pierres de l’Arche,....

                                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 avril 2018 13:06

                                            Ceci pourrait en intéresser certains. Petite curiosité. Macron et ses poules. A l’initiative de Gérard Collomb. Non pas Colomb,.... )))https://www.voici.fr/news-people/actu-people/emmanuel-macron-decouvrez-le-prenom-de-ses-poules-644524


                                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 avril 2018 13:07

                                              Gertrude, Cuné­gonde, Rosine et Colette


                                              • Slipenfer 1er Ratatouille 20 avril 2018 17:56

                                                 Ba.. ! moi j’ai été arrêté par la police ,un petit con de la bande c’était essuyer le cul avec un papier ou figurait sont adresse et j’ai prit une bonne tarte dans la tronche de mon père. En plus j’avais rien cassé dans l’usine en construction,les conneries il faut les faire seul,sans témoins,et n’en parler à personne.

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