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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Avoir dix ans en soixante huit

Avoir dix ans en soixante huit

Je me souviens

Mon ami Jean François Chalot me demande de contribuer à son ouvrage « Avoir vingt ans en soixante huit ». Pour une fois, je risque fort d’être en décalage avec le militant infatigable qu’il est devenu à cette occasion et qu’il n’a jamais cessé d’être. Les dix années qui nous séparent constituent cette fois un fossé, une faille qui a orienté différemment nos existences. Je lui dois ma vérité, bien loin de la sienne et dans la complexité de ce qu’une enfance peut laisser de traces dans les orientations d’un adulte.

Je me souviens d’un joli mois de mai, un mois qui mit provisoirement fin à notre année scolaire. J’étais en CM1, dans la classe d’un merveilleux instituteur Freinet qui cessa naturellement le travail sans pour autant nous abandonner totalement à l’inaction. Nous le retrouvions pour terminer le journal scolaire, préparer l’exposition de fin d’année et participer à de folles rencontres de football. Chez lui, il y avait une démarcation entre son engagement militant et sa pratique pédagogique.

Est-ce à cause de lui que j’ai toujours pensé que la grève était un non sens dans l’enseignement et qu’il n’y a pas meilleure subversion que celle du travail bien fait dans ce métier ? Toujours est-il que nos journées étaient libres de classe et que c’est la Loire qui fut le théâtre de mes manifestations. J’y passais mes journées à la barbote, les pieds dans l’eau, je remuais, non des pavés mais du sable fin, pour prendre des goujons. Il faisait beau, nous étions insouciants des agitations estudiantines de la Sorbonne et la pêche était excellente !

Puis petit à petit les bruits de la Capitale arrivèrent jusqu’à nous. Mes parents artisans commerçants et sans nul doute admirateurs du Général, étaient inquiets. Les fournisseurs ne parvenaient plus à les livrer ce qui n’affecta guère leur travail, ils ne savaient encore rien du concept de flux tendu. Par contre la fermeture de la station service juste en face de chez nous marqua une étape décisive dans leur préoccupations.

Les Forges étaient en grève. Même dans notre petite commune, les ouvriers avaient débrayé, ce qui, quand on fabrique des automobiles Simca, semble être une réaction assez naturelle, consubstantielle à cette activité mécanique. Même si j’avais des camarades dont les parents étaient ouvriers, je ne percevais pas encore les différences de vie qu’impliquait cette scission sociale. J’en prendrais bien plus conscience l’année d’après quand parmi mes camarades, fils d’ouvriers, beaucoup rejoignirent l’école professionnelle de l’usine pour devenir à leur tour des ouvriers maison. Ceux-là ne tarderaient pas à se retrouver le bec dans l’eau quand la crise automobile balaiera leur univers protégé.

Pour l’heure, la vie était soudain entrée dans une sorte de léthargie fébrile. Les adultes chuchotaient, les magasins d’alimentation étaient pris d’assaut, les stocks s’accumulaient à la maison, la radio était écoutée religieusement, les mines étaient graves, les livraisons se faisaient à nouveau à bicyclette avec la grande remorque. C’était toujours à mon retour joyeux de la pêche, que je percevais que quelque chose de grave se déroulait dans un tout autre univers que le mien.

La suite ? J’avoue n’avoir que de vagues souvenirs, des images menaçantes aperçues par le truchement d’une élévision en noir et blanc, une guerre civile qui se déroulait loin de notre bord de Loire. Puis l’école reprit, le soulagement était perceptif, les ouvriers semblaient avoir gagné eux aussi et l’école se termina avec sa dernière remise de prix. C’était pourtant la presque fin d’un monde. Roger Couderc n'enchanta plus les matches du tournoi des cinq nations, le grand lessivage de l’ORTF avait eu lieu.

L’année suivante, le changement était dans l’air du temps quoique pour nous pas encore manifeste. Les garçons allaient à l’école des garçons tandis que celles dont on ignorait tout étaient de l’autre côté de la rue. Ce fut le dernier concours d’entrée en sixième auquel j’échappai compte tenu d’un carnet scolaire qui eut été brillant si ce n’était le zéro pointé en dictée.

Tout bascula vraiment lors de la rentrée suivante, la mixité faisait son entrée avec nous en sixième, accompagnée des mathématiques modernes et d’une autre manière de considérer les enseignants. La théorie des ensembles avec l’arrivée de filles dans notre univers, il y avait de quoi nous inciter à la fraternisation. Un vent de liberté soufflait manifestement sur les esprits. Pourtant de cette période, c’est la sourde inquiétude des chars russes envahissant Prague en août soixante huit qui me constitua véritablement.

J’avais deux camarades bien plus âgés que moi qui l’été jouaient le rôle de chaperon à mon égard. Ils étaient totalement passionnés par ce qui se tramait en Tchécoslovaquie, me proposaient des jeux de rôle, nous étions tour à tour espions ou bien traîtres, manifestants ou bien soldats envahisseurs. Si je ne comprenais pas tout, j’ai intiment perçu le drame d’un rêve démocratique qui se meurt quelque part au nom du communisme. Ceci m’éloigna à jamais de cette pensée politique.

J’ai grandi avec ce paradoxe de la liberté des mœurs dont j’allais merveilleusement profiter et de ce poids monstrueux qui pesait sur l’autre moitié de l’Europe. S’est construite en moi cette méfiance des idéologies, des engagements politiques qui me distinguent de Jean-François. Maurice, mon maître d’école, m’avait enseigné le dévouement, l’altruisme, le partage, la solidarité et rien de ces valeurs pour moi, ne passait par la chose politique ou syndicale. Ma méfiance à toute forme de pouvoir s’est inscrite définitivement à cette époque, un vrai héritage de soixante -huit celui-là.

Si je suis en enfant de soixante huit, je n’en suis qu’un bâtard, un adolescent puis un adulte qui a tout pris de la dimension sociétale de ce grand moment de l’histoire sans rien saisir de sa dimension idéologique traditionnelle. C’est sans doute pourquoi, nous fûmes alors nombreux à nous tourner vers l’Écologie, non pas dans sa forme gouvernementale mais comme état d’esprit individuel, comme alternative à cette pensée binaire d’une nation qui demeurait sous le joug d’une droite conservatrice.

La gauche allait finir de tuer toutes mes dernières illusions à partir de 1983. Pour changer le monde, il ne fallait surtout pas compter sur la chose politique et ceux qui manient plus sûrement le mensonge que l’action. Je pense n’avoir jamais changé de conviction en dépit de mon admiration pour des militants comme Jean-François et bien d’autres. Je n’avais que dix ans en soixante huit et cela m’a déconstruit différemment.

Mémoriellement sien


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78 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 19 avril 10:03

    Salut, tout pécheur sait que pour appâter du gros il faut appâter avec du lourd...

    moi 13 ans en 68, à Lorient, le leader avait un frère qui allait devenir le saxo de jean jacques Goldman.....................................le père psychiatre ...il y aurait à dire mais non..

    il faisait beau et déjà je savais que la politique était de la merde..comme la compétition, l’ argent etc

    c’était un an après avoir vu comme dans vision le monde d’aujourd’hui, on a atteint une limite..la suite sera soit le suicide collectif volontaire ou pas soit l’éveil....

    ah zut encore un sujet d’une vie... 


    • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:11

      @Hecetuye howahkan

      Pour le goujon point d’appât mais du sable et surtout pas de pavé dans l’eau


    • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 19 avril 17:00

      @C’est Nabum

      Salut, ah je ne savais pas je n’ai jamais péché que en bord de mer du bord de cote , ou en plongé mais cela n’a rien à voir appâter gros marche bien comme pour le rsete salutations..


    • Bonjour Nabum. J’étais trop jeune pour comprendre. Revenant de la piscine, je me souviens, il faisait chaud, les événement se bousculaient. révolution d’Eddy Merckx, mai, mai, mai. Je reconnais-que je n’y comprenais pas grand chose mais comme tous les enfants, il y avait de la vie, c’était le pricipal. Sauf qu’en regardant les évenements sur un vieux téléviseur, un orage a éclaté et l’écran a implosé. C’est ce que ceux qui étaient sur place ont dû ressentir. Rappelons-nous ; aucun mort malgré tout. Avec le recul, cela me fait plutôt penser à une pétard mouillé mais qui est monté à la tête de notre jeunesse avide de sensations fortes.


      • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:11

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        J’aime votre pudeur à propos de vôtre âge


      • @C’est Nabum


        J’aime en vous ce Diamant brut qui cisaille ses multples facettes pour éclairer le Monde, découvrant à petits pas, des parts réelles de votre enfance avec la pudeur de ceux qui ont aimé leur passe même s’il fut à certains moments cabossé pour la plupart d’entres nous, se relevant de la seconde guerre mondiale.

      • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:25

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        J’aime votre franchise


      • @C’est Nabum


        Un certain G connaît parfaitement mon âge, car je l’intriguait. Il voulait faire mon thème astral. Il a même osé sur Agora : bluffant,..après l’avoir étudié.

      • JL JL 19 avril 10:15

        C’est peut-être ceux qui avaient dix ans en 68 qui en ont le plus fantasmé.
         
         Moi je dis ça, je dis rien.


        • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:12

          @JL

          Vous croyez que ce récit relève du fantasme ?


        • JL JL 19 avril 18:36

          @C’est Nabum
           
           parler de guerre civile relève en effet du fantasme.


        • J’ai moi-même travaillé un peu l’enseignement Freinet, mais originaire de Renaix, en Belgique, c’est Decroly qui a pris la relève. Aujourd’hui considéré comme école pour l’élite bobo. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ovide_Decroly.&nbsp ;Jean-Ovide Decroly dit Ovide Decroly est un pédagoguemédecin, et psychologue belge, né à Renaix en 1871 et mort à Uccle en 1932. Il lutta pour une réforme profonde de l’enseignement basée sur la « méthode globale » d’apprentissage dont la lecture et l’écriture sont comprises dans l’ensemble des activités pédagogiques et non des disciplines à part1. Il participa par ses travaux au mouvement de l’éducation nouvelle et adhéra à la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle.



           Comme je n’ai jamais aimé la méthode globale, je m’en suis éloignée,...

          • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:13

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            La méthode globale relève de la lecture, ce que vous évoquez est d’avantage une méthode naturelle à la Freinet


          • @C’est Nabum


            C’est surtout l’aspect imprimerie qui nous intéressait. On apprenait aux élèves à imprimer un journal des évènements de l’école. 

          • Je fus un temps communiste, proche du mouvement surréaliste. Enthousiamée par les Kolkhozes et Sovkhozes, sans comprendre qu’il y avait un prix à payer : la liberté de pensée et de création. Il y eut Soljenitsyne et ma confrontation au monde russe par Tolstoï et Dostoïevski. Venant d’une famille très très libérale et chrétienne (profil Fillon), il me fallait trouver ma voie. Crise d’adolescence oblige, la démarcation s’imprimait et les repas mal digérés clôturé par de nombreux claquages de portes. MAIS MAIS MAIS,...Les communautés et leurs limites incertaines. Portes de chambres entr’ouvertes, odeurs d’encens et de hasch. MA LIMITE, pots de yaourt par terre, gosses traînant partout (libres enfants de Summerhill). Retour en arrière (un peu trop). Pour enfin trouver un juste milieu, un équilibre. Derrière la vitre (Robert Merle).


            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:14

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Tout petit déjà le marteau fut ma hantise à cause de ma maladresse
              Alors vous imaginez s’il m’eut fallu lui ajouter une faucille


            • @C’est Nabum


              Amusant, mon père était excellent menuisier. Parlez-nous de votre mère et le tissage. C’est un métier qui demande beaucoup de doigté et d’adresse. C’est vrai que ma mère, c’était tout l’inverse : analphabète, trop nerveuse pour entreprendre quoi que ce soit. EXCEPTE : excellente cuisinière et bonne conductrice. Pas de petits pots nutricia et autres dans mon enfance. Du lait chaud, des bananes écrasées avec des biscuits Betterfood et du jus d’orange. J’ai échappé à ce passage dans le mixer,...sans être parano, j’ai toujours aimé savoir ce que je mangeais (surtout dans les cantines scolaires).https://www.google.be/search?q=Betterfood.&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiKr_vsncbaAhUMDMAKHe3oCg4Q_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=jlIwfLRdDVcGJM :

            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 18:11

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              En couture


              Ma vieille mère est en couture

              L’aiguille court autour du métier

              Pour une magnifique parure

              Elle confectionne un couvre-pied


              C’est au milieu de sa boutique

              Que sans le savoir, elle tient salon

              Elle coud, elle coupe et elle pique

              Tandis que des dames sont en rond

              Autour d’elle se sont rassemblées

              Les commères de mon petit village

              Elles sont venues ici discuter

              Quand la couturière est en ouvrage


              Toujours concentrée à sa tâche

              Ma mère refait une aiguillée

              Elle coud ainsi sans relâche

              Tout en se plaisant à écouter

              Les langues vont au fil de l’aiguille

              Quelques-unes se font si lestes

              Qu’un méchant venin se distille

              Au milieu de ces charmantes pestes


              Refrain


              Soudain dans la boutique s’envole

              D’une oie vive le fin duvet

              C’est une bavarde qui s’affole

              Elle finira par éternuer

              Les autres éclatent de rire

              Elles s’amusent de sa réaction

              Ma mère esquisse un p’tit sourire

              Elle qui reste toujours en action


              Refrain


              Quand les dames ont mieux à faire

              Elles quittent la salle de conférence

              Ma mère poursuit sans manière

              Son ouvrage qui toujours avance

              Puis des clients entrent à leur tour

              C’est mon père qui viendra vers eux

              À son travail elle met tant d’amour

              Qu’elle ne le quitte jamais des yeux


              Ma vieille mère est en couture

              L’aiguille court autour du métier

              Pour une magnifique parure

              Elle confectionne un couvre-pied




            • @C’est Nabum


              Moi, c’était ma grand-mère. Le supplice à ans quand je fus obligée de rester un heure en tournant lentement sur la table pour que les aiguilles soient placées au bon endroit. Les plis, le cintrage, les volants,..Tout cela pour une petite communion gâché par ce que j’étais la seule habillée en robe de mariée alors que les autres était habillées en robe classique, genre moniale. La honte,... 

            • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 19:11

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Je devine le traumatisme encore


            • Mais aux « TANGUY », je préfèrai toujours une jeunesse vivante et contestataire. Tout sportif le sait : pour mieux sauter, il faut prendre du recul. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tanguy_(film)


              • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:15

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Alors sautons !
                Sans prendre le moindre recul sur cette folie


              • Perso, j’avais 0 sur dix en flamand. Ma bête noire,...


                • Sozenz 19 avril 11:10

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                  ma cocote , si tu veux raconter ta vie , ecris un bouquin et tu verras combien de personnes cela intéresse vraiment . .


                • @Sozenz

                  je ne réponds pas à une personnne qui commence par ma ma cocotte. J’ai MES raisons,....POINT BARRE.

                • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:15

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Je n’ai récolté que des « 0 » toute ma scolarité en dictée


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 18:55

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Nederlands was zeer slecht onderwezen.
                  Het leren van een taal gebeurt met moderne fomers en niet door Vondel


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 19:06

                  @L’enfoiré

                  Tout ça c’est bien beau,mais pour moi ce sera une Duvel .


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 avril 19:23

                  @Aita Pea Pea

                   Il faut essayer de la « Mort subite » smiley
                   Les bières, ce n’est pas ça qui manque (la preuve d’après La Libre)


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 19:38

                  @L’enfoiré Je connais...j’habite Saint Omer . Les flandres françaises commencent à 50 mètres de chez moi,derrière le canal par ce que nous appelons le marais flamand. (très beau...Youtube)


                • @Aita Pea Pea


                  Duivel. Traduction : diable. A Uccle, il y a un adorable bistrot datant de lointaines époques et qui s’appelle : le Spijtigen Duivel : le diable fâché. http://www.spijtigenduivel.com/

                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 avril 20:22

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir. Genre de lieu qui me plait bien.


                • nono le simplet nono le simplet 19 avril 11:12

                  j’avais 15 ans en 68 et, dans une petite ville de province je n’ai senti que ce vent de liberté qui a soufflé ... j’ai mieux vu les conséquences dans les années qui ont suivi ... mais comme c’était aussi l’année de mes premières découvertes sexuelles je garde un souvenir confus de cette période ...
                  il ne faut pas oublier que 68 est un phénomène mondial ... le printemps de Prague ... en Amérique du Sud ... aux USA ... un vent de libération sexuelle, sociale ...


                  • C'est Nabum C’est Nabum 19 avril 13:16

                    @nono le simplet

                    Que nous vaut la confusion en matière sexuelle ?

                    Je suis intrigué


                  • nono le simplet nono le simplet 19 avril 13:58

                    @C’est Nabum
                     smiley
                    quand on aime on ne compte pas, peut être ...


                  • Merci à ceux qui relate leur vécu de cette époque. Les jeunes ne pourront creuser leur avenir qu’en comprenant ceux qui l’ont préparé. Si certains ne comprennent pas cette démarche, restent en dehors. Dans les infos, je n’entends que ce cri des jeunes : et notre avenir à nous. Eh oui, cela semblait aller de soi,..étude, boulot,.... Ben non. Alors, il faut expliquer le pourquoi et le comment. Comme les jeunes ne lisent plus, il faut passer par un autre moyen, lisible par un plus grand nombre. Je n’ai pas le temps d’expliquer à ces jeunes : voilà pourquoi, vous êtes actuellement dans le désarroi,....Beaucoup trop long à expliquer,...

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