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Cassure

Quand la vaisselle vole

Ils se sont aimés, ils se sont promis pour la vie, persuadés que leur bonheur serait sans fin, inébranlable, unique, au-dessus des mesquineries de l’existence, des tromperies et des mensonges. Ils ont cru aux promesses d’un avenir sans faille, d’une existence idyllique. Ils allaient tous deux sur les chemins de la félicité.

Puis une faille est apparue, quelques incompréhensions, des discordes, des dissensions. De tout petits riens qui finissent par envahir l’espace et les esprits, par focaliser les attentions, par nuire à la quiétude de ce couple. Des dérapages insignifiants, des mots blessants, des négligences coupables, des maladresses indélicates. La distance s’est faite, insidieusement, sournoisement. Des pensées qui vagabondaient vers d’autres, un désir qui s’effritait, des plaisirs qui ne se partagent plus.

Il y eut une longue période de colmatage, de concession, de soupçons qui ne se disent pas. Il y eut encore de la suspicion, des vérifications insidieuses, la recherche d’un parfum, d’un message, d’un indice laissant penser à une trahison, à une tromperie. Les regards étaient torves, les emplois du temps incertains, les silences pesants. Chacun se regardait en chien de faïence et évitait de se livrer. La sincérité avait déserté le nid douillet.

Puis il y eut la certitude. Une preuve intangible, la marque du forfait. Plus rien ne pouvait être comment avant, il fallait agir, sévir ou bien pardonner. Mais la seconde proposition semblait désormais impossible, le mal était fait, les mots commencèrent à se faire virulents, pesants tranchants. Pour faire mal, des phrases définitives dépassaient la pensée, venaient creuser un sillon profond, une blessure purulente.

Ils évitèrent les coups, ceux-là avaient cette distance nécessaire pour ne pas sombrer dans ce pathétique humiliant et dévastateur. D’autres hélas ne sont pas en mesure de faire de même. Ils se contentèrent de briser une assiette, un verre, de se lancer à la figure des vérités qui attendaient leur heure depuis des années. Les dos se tournaient, les larmes coulaient, la rage montait en eux.

Un porte claqua, une valise se fit. L’irrémédiable était en marche, un moment théâtral, une envie d’attendre un signe, un nouveau départ. Au lieu de quoi, c’est un « bon débarras » qui sonna le glas de ce qui avait été et ne sera plus. L’un s’en va, l’autre reste là, seule, dévastée mais soulagée de n’avoir pas cédé, d’avoir su conserver sa dignité.

Le temps passe, les plaies suintent. Les souvenirs reviennent à la surface, l’envie de pardonner également. Mais comment faire machine arrière quand les mots ont été si forts, quand ils ont blessé, sali, tué l’amour ? Il faut tout reconstruire, oublier et repartir pour une nouvelle aventure. Ce n’est pas toujours facile, ce n’est pas toujours possible. L’ombre revient souvent à la surface, elle s’insinue dans les rêves, se fait insomnies chroniques.

L’un réclame l’oubli tandis que l’autre a tourné la page. C’est déjà trop tard, elle est partie pour autre chose, une nouvelle histoire plus belle, plus simple, plus neuve. Les routes se sont définitivement perdues, il n’y a plus d’espoir. Que faire des souvenirs ? Les détruire pour éviter qu’ils ne refassent surface ? Il convient de garder en mémoire l’assiette et le verre brisés, la marque de la cassure, de l'irrémédiable cassure.

Ils se croiseront à nouveau bien des années plus tard. Indifférents l’un à l’autre, le temps aura fait son œuvre. Mais en attendant, la souffrance est immense, le chagrin aussi. Quel gâchis ! Quelle désolation ! La vie est ainsi un long chemin de croix. Cette histoire se répète éternellement ici ou là et seuls les marchands de vaisselle se frottent les mains. Les cœurs saignent, c’est même-là leur fonction première.

Désespérement leur.

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84 réactions à cet article    


  • Henry Canant Henry Canant 28 novembre 2017 18:39

    Mon pauvre Nabum ...


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 05:58

      @Henry Canant

      C’est une allégorie !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 28 novembre 2017 19:14

      Le bonheur n’attache point les hommes les uns aux autres. IL faut qu’ils aient souffert ensemble pour aimer autant qu’ils sont capables d’aimer.


      • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 05:59

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Sans doute mais que c’est douloureux


      • pipiou 28 novembre 2017 21:07

        ça me fait penser que le bonimenteur assidu ne nous parle jamais de sa moitié, ou quart, alors qu’il nous raconte tout de sa vie à part ses voyages aux gogues ... encore que, il nous en a déjà peut-être parlé, je ne suis pas si sur.


        • Henry Canant Henry Canant 28 novembre 2017 23:24

          @pipiou
          Il faut lui reconnaître une grande logique, il nous fait met en partage sa vie professionnelle, pourquoi ne nous serait-il pas partager sa vie de couple ?


          C’est un homme courrageux qui nous fait partager ses expériences de la vie, autant les succès que les echecs, pourquoi s’en gausser ?

          Il apporte beaucoup à agoravox.

          Je me suis laissé dire qu’il se rapprocherait de Rosemar.

        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 28 novembre 2017 23:40

          @Henry Canant


          Il ne nous parle ni de sa fifille, ni de ses cours de pilotage, ni de son potager, ni de sa Picasso de location, ni de sa Pijo de course

          Cet homme courageux est finalement assez discret ...

          Il mériterait les Palmes Académiques

        • Henry Canant Henry Canant 29 novembre 2017 00:20

          @Sharpshooter - Snoopy86
          Je me demande encore comment j’ai pu valider mon intervention alors qu’elle est même pour moi illisible.


          Qu’il mérite les palmes académiques pour son oeuvre, c’est indéniable. Il a surpassé la Bruyère.

          Il nous livre son échec marital sans aucune pudeur, c’est faire preuve d’un grand courrage de se déclarer cocu car il a préféré la Loire à sa femme. Il nous faut saluer cette abnégation.

          Je n’ai pas eu ce courrage, ma femme m’’ayant mis en demeure de faire le choix entre elle et le Rhône.

          A cause de cette faiblesse inavouable, je n’ai produit aucun article sur lui, cet égoïsme me taraude.

          Toi qui semble être quelqu’un de respectable, dois je accepter que ma femme me quiitte pour que je me consacre au Rhône ?

        • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 06:00

          @pipiou

          Chut !


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 10:13

          @Henry Canant

          Etes-vous tout à fait certain que Rosemar est une femme ???

        • roby 29 novembre 2017 11:51

          @Sharpshooter - Snoopy86
          La langue de vipèretude est souvent associée à un très haut taux d’hypocrisie, ajoutez à ça un fort degré de curiosité, et un QI d’étoile de mer, ça vous brosse déjà le plus gros du tableau blaireau


        • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 12:23

          @pipiou, 

          tu n’ as vraiment aucune retenue, aucun savoir-vivre, on te parle d’ amour, D’ AMOUR TU COMPRENDS ? TU COMPRENDS PAS ?..TU COMPRENDS VRAIMENT RIEN à l’ amour.
          Non tu ne comprends pas, tu es un égoïste (c’ est quelqu’un qui ne pense pas à moi ), 
          comme tous les hommes, 
          je ne sais pas ce qui m’ a pris, enfin si, toi, 
          mais tu n’ en trouveras jamais une comme moi, 
          tu diras « au revoir » à ta mère (respect), pour moi, 
          elle qui t’ idéalise ! 
          Tchao.


        • Henry Canant Henry Canant 29 novembre 2017 19:35

          @Mélusine,

          Qu’est ce qui t’en ferait en douter ?



        • Agafia Agafia 28 novembre 2017 21:50

          « Les histoires d’am...

          Les histoires d’am...
          Les histoires d’amour finissent mal
          En généraaaaaaal »

          • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 06:00

            @Agafia

            Toujours !


          • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 13:26

            @C’est Nabum, salut.


            Avez-vous « vérifié » si vos critères immunitaires étaient compatibles ?..
            Cela se fait automatiquement en fait :


          • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 13:30

            La deuxième partie : la magie de l’Inconscient.


          • erichon erichon 29 novembre 2017 08:46

            En amour il y a toujours des jamais mais jamais de toujours ..

            Bon , j’ai sorti ma petite phrase à la con .... désolé ! 


            • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 11:37

              @erichon

              On ne peu y couper à cause de la rime


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 09:55

              Il y a deux sortes d’amour : celui qui nous entraîne dans sa chute et celui qui nous élève. Mais celui qui n’a jamais chuté ne pourra se relever.


              • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 11:39

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Je préfère l’amour libre à la chute du même nom


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 11:50

                @C’est Nabum

                Si votre vision de la vie conjugale est celles de vos illustrations, il est alors préférable de choisr la bulle de savon. Elle au moins s’envole,....

              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 10:33

                En amour, comme dit le prophète « buvez le même vin mais pas dans le même verre ».


                • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 11:38

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Le prophète est-il expert en la matière


                • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 11:49

                  @C’est Nabum, prophète, curés..


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 11:58

                  @C’est Nabum

                  Celui qui voit loin. A ne pas confondre avec Bonimenteur.

                • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 15:39

                  @Yanleroc

                  Tartuffe


                • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 16:38

                  @C’est Nabum, explications ?..


                   Nous avons bien encore par-ci par-là quelques tartufes, mais dans le monde, le nôtre, la religion n’en fait plus, c’est un masque qu’elle a laissé à la politique (BayardMari camp., 1844, III, 8, p. 515).V. tartufier infra rem. ex. de Stendhal.
                  Difficile quand on n’ est ni religieux ni politique !

                • juluch juluch 29 novembre 2017 11:06

                  Je ne suis pas passé loin d’une séparation il y a pas longtemps....dieu merci tout est rentré dans l’ordre....manque de communication...ca arrive.


                  cette histoire est la votre nabum ??

                  • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 11:38

                    @juluch

                    C’est préférable à rentrer dans les ordres


                  • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 11:40

                    L’ amour, ce n’ est vraiment pas compliqué voyons, 


                    c’ est la vision anthropique 
                    de l’ Expression Primordiale 
                    de l’ Intention, 

                    exprimée par les Potentialités quantiques,
                    en une Entropie dévoreuse d’ énergie infinie,

                    sans aucune poésie, autre
                    que celle du chant vibratoire 
                    des particules élémentaires  ! *

                    Je n’ ai pas trouvé plus simple. 
                    C’ est peut-être que tout comme la Conscience, l’ Amour (pas le désir) ne situe pas dans le corps !


                    « Kamlesh D Patel : » Il faut dans toute relation un apport pour la stabiliser, pour aplanir les difficultés, les différends, et empêcher qu’ on les stocke indéfiniment« , c’ est l’ »Input« , le moyen de mettre de l’ ordre dans l’ entropie amoureuse du couple.
                     »La méfiance tue la relation, mais dans les familles où l’on apprend à aimer, à se sacrifier, à accepter, à garder sa pureté, on est capable de passer sur tout."

                    * Concept à manier avec précaution si vous ne comptez pas rester seueul ♪ ce soir.

                    • Shaw-Shaw Shawford 29 novembre 2017 11:59

                      @Yanleroc


                      Pour les particules élémentaires, sans doute il faut du temps, peut être beaucoup beaucoup de temps pour faire le tour de la question, beaucoup plus en tout cas qu’une vie de mortel ne puisse en proposer. smiley

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 12:38

                      @Yanleroc


                      Je confirme les propos de Cyrulnik. Les enfants qui ont connu une période de grande souffrance dans leur enfance sont mieux armés. Dans tous les contes de fée, les héros ont eu un chemin de vie douloureux et ont été confrontés à la souffrance. Nous avons un ami qui a eu une enfance idyllique. Parents aimants, aucune difficultés financières, beau gosse et pourtant à 34 ans, il est toujours célibataire. ET il ne semble pas du tout homo, ni asexué. Pourquoi n’ai-je pas mis fin à ma vie le 7 octobre 1983 ? Peut-être parce que la mort physique est une illusion comme l’amour. Je sais au fond de moi que mon premier amour est toujours présent dans chaque geste de ma vie. ARCHE d’ALLIANCE.

                    • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 13:04

                      @Shawford, l’ exploration (sur le terrain), des particules élémentaires ne peut être conduite que par des immortels. Aux mortels, il reste « Dieu » et l’ apprentissage de l’ Amour smiley


                    • Yanleroc Yanleroc 29 novembre 2017 13:21

                      Ah, Mélusine ou la Robe de Saphir, quels jolis maux !

                      De quel signe êtes vous donc, si je ne suis pas indiscret ?..
                      "Jamais de la vie
                      On ne l’oubliera,
                      La première fill’
                      Qu’on a pris’ dans ses bras,
                      La première étrangère
                      A qui l’on a dit tu
                      (Mon cœur, t’en souviens-tu ?)
                      Comme ell’ nous était chère...
                      Qu’ell’ soit fille honnête
                      Ou fille de rien,
                      Qu’elle soit pucelle
                      Ou qu’elle soit putain,
                      On se souvient d’elle,
                      On s’en souviendra,
                      D’la premièr’ fill’
                      Qu’on a pris’ dans ses bras (Brassens)

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 14:16

                      @Yanleroc

                      Sagittaire serpentaire, née un 11. La suite chez Cabanel.

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 14:21

                      Vénus-Saturne et Neptune conjoint au Zénith en scorpion. 

                      Paroles de la chanson L’amour Fou par Léo FerreLa mer en vous comme un cadeau 
                      Et dans vos vagues enveloppée 
                      Tandis que de vos doigts glacés 
                      Vous m’inventez sur un seul mot 
                      O ma frégate des hauts-fonds 
                      Petite frangine du mal 
                      Remettez-vous de la passion 
                      Venez que je vous fasse mal 
                      Je vous dirai des mots d’amour 
                      Des mots de rien de tous les jours 
                      Les mots du pire et du meilleur 
                      Et puis des mots venus d’ailleurs 
                      Je vous dirai que je t’aimais 
                      Tu me diras que vous m’aimez 
                      Vous me ferez ce que tu peux 
                      Je vous dirai ce que tu veux 
                      Je vous dirai ce que tu veux 

                      Je vous aime d’amour 


                      Si t’ as seize ans et des poussières 
                      A nous deux ça fait des années 
                      Que je prépare ma galère 
                      A te ramer à t’affoler 
                      Voilà que tu cherches ton bien 
                      Dans les vitrines de ma nuit 
                      Achète-moi je ne vaux rien 
                      Puisque l’amour n’a pas de prix 
                      Comme une louve sous son loup
                      Quand je vous ferai des petits 
                      Vous banderez vos yeux jaloux 
                      Avec un loup de satin gris 
                      Tout comme est gris le jour qui va 
                      Petite soeur écoutez-moi 
                      Comme un bateau entre mes doigts 
                      Vous coulerez je vous le dois 
                      Vous coulerez je vous le dois 

                      Je vous aime d’amour 

                      Si la mort avait ton regard 
                      Je meurs ce soir sans regarder 
                      Et te demanderai ma part 
                      Au bord du vide et des baisers 
                      L’amour ça ne meurt que la nuit 
                      Alors habille-toi en moi 
                      Avec un peu de rouge aussi 
                      J’aurai ta mort entre mes bras 
                      Lorsque vous me mettrez en croix 
                      Dans votre forêt bien apprise 
                      Et que je boirai tout en bas 
                      La sève tant et tant promise 
                      Je vous engouffrerai de sang 
                      Pendant que vous serez charmée 
                      Et je vous donnerai l’enfant 
                      Que vous n’avez jamais été 
                      Que vous n’avez jamais été 

                      Je vous aime d’amour


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                      • L'enfoiré L’enfoiré 29 novembre 2017 15:10

                        Bonjour Nabum,

                         Que dire, sinon faire appel à mon maître à penser, Jacques Brel

                        https://www.youtube.com/watch?v=dU-OD5_Dxrs


                        • L'enfoiré L’enfoiré 29 novembre 2017 15:14

                          Pour les paroles, c’est ici


                        • L'enfoiré L’enfoiré 29 novembre 2017 15:18

                          « Fidèle, vous avez dit fidèle, comme c’est étrange ».
                          un billet que j’avais écrit le 10/5/2012... smiley
                          Rien de changé...


                        • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 15:40

                          @L’enfoiré

                          Il convient que tout se répète


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 16:05

                          Nous ne sommes infidèles qu’à nos mensonges.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 29 novembre 2017 16:53

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.,

                             En math, on traduirait cela par ’-’ par ’-’ donne « + ».  smiley
                             C’est fou comme les maths sont parfois très proches.


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 17:12

                            @L’enfoiré

                            Le comble pour un mathémacien : s’endormir sur une inconnue. Souvent la nuit des inconnus me visitent en rêves. Félicien Champsaur a écrit roman assez coquin sur cette magie que seule la nuit peut nous offrir.

                          • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 19:38

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                            Je suis fidèlement menteur et Bonimenteur de profession


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 22:10

                            @C’est Nabum

                            Plutôt farceur. Les grands menteurs vivent à l’ombre.

                          • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 08:02

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                            à l’ombre de vos yeux et de quelque autres parties qui me furent données à admirer


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 10:57

                            @C’est Nabum


                            Ce n’est pas moi, mais ma soeur hélas décédée en 1983.

                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 11:41

                            @C’est Nabum

                            Je suis vierge de la haine et protectrice des foyers. 

                          • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 11:57

                            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                            Quelle trahison !


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 11:59

                            @C’est Nabum

                            Vos iris se posent sur mes lettres. Il manque juste l’enveloppe.

                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 16:48

                            C’est le paradoxe de la déesse Hestia associée à Hermès. Elle est gardienne du foyer, des lieux clos, maîtresse en sa demeure et en même temps elle facilite les échanges, ouvre sa porte aux étrangers, les alliances, la circualtion des richesses dans la Cité.


                            • C'est Nabum C’est Nabum 29 novembre 2017 19:39

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                              Les louves sortent de leurs tanières


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 novembre 2017 22:15

                              @C’est Nabum

                               la fable raconte qu’Hestia préserva sa virginité de la prédation de Priape, grâce braiment d’un âne (symbole de la lubricité).

                            • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 07:59

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                              Voilà un âne qui ne remplit pas son office


                            • demissionaire bonalors 30 novembre 2017 02:30

                              Vous avez de la chance d’avoir une aussi belle écriture, qui plus-est, fluide comme du St-Ex,
                              Bon enfin, n’en abusez pas, qd même

                              Bien a vous


                              • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 08:01

                                @bonalors

                                Là vous allez vous faire étriper par la joyeuse bande qui me traite de minable et de toutes sortes de qualificatifs plus outrageants les uns que les autres.

                                je vous fais un cadeau :

                                À l’enfant à paraître

                                Une dédicace venue du ciel …


                                Il est des rencontres qui interpellent, vous laissent pantois et ne cessent ensuite de vous hanter. Celle que je vais vous conter est de celles-ci. J’allais à l’aventure dans une caverne d’Ali Baba, un endroit merveilleux, peuplé de vieux livres et habité par un conteur à l’accent chantant, un être rare et enchanteur.


                                Passer quelques heures chez un bouquiniste est déjà une formidable plongée dans l’histoire et la fiction, l’imaginaire et le réel. Chacun vient y chercher sa perle, sa rose ou bien un souvenir d’enfance. Les vieux livres semblent émettre des ondes, nous parler et nous inviter à leur redonner vie. « Aux Baux livres » est de ces endroits qui vous prennent ainsi par le cœur.


                                Alors que nous devisions tranquillement, que nous évoquions l’étrange alchimie du conte, un vieil homme pénétra dans la boutique. Il nous laissa discuter, prétendant ne rien chercher de particulier. Il voulait simplement se laisser porter par le hasard ou sa bonne fortune. Nous laissâmes l’homme à sa recherche silencieuse tout en continuant à palabrer.


                                Mon ami montalbanais me disait alors que, pour lui, un conte c’est un grand cercle que l’on va parcourir. Il faut accomplir la boucle, laisser se dévider l’histoire en offrant à chaque personnage, sa chance et sa réalité. L’écheveau du récit se poursuit jusqu’à ce qu’une fracture se produise : un évènement qui vient rompre le bel ordonnancement des choses.


                                C’est la part du mystérieux, de la magie, du fantastique qui surgit et provoque la faille dans laquelle va s’engouffrer le conteur. Soudain, tout bascule, tout se dilue dans le récit qui perd alors pied avec le réel. Il n’est pas question d’expliquer, de rationaliser, de justifier. Il suffit de se laisser porter par une autre logique et de suivre cette route qui n’a jamais été empruntée.


                                Le cercle s’achèvera alors par une pirouette, une intervention surnaturelle, un merveilleux artifice pour retourner au point de départ avec une infime distorsion, un changement imperceptible qui, pourtant, apporte tout son sel désormais à la situation initiale. Le tour sera joué : le lecteur aura son content de surprises et la boîte à malice pourra se refermer …


                                J’étais admiratif devant cette définition quand le client silencieux se rapprocha de nous. « S’il vous plaît, auriez-vous des choses rares sur Saint-Exupéry ? » Il semblait surgir d’ailleurs ! Il y avait dans sa voix quelque chose de l’enfance que renforçait un sourire malicieux. Le bouquiniste sortit ce qu’il avait en magasin. L’homme lui dit « J’ai déjà tout ça. Je cherche quelque chose que je n’ai pas, quelque chose de rare ou bien de précieux … »


                                Nous étions captivés par sa douceur. Mon ami réfléchit et lui déclara qu’il savait où trouver un exemplaire du Petit Prince dans l’édition originale de 1943, dédicacé par Antoine de Saint-Exupéry. L’homme eut un grand sourire et se fendit de cette réponse surprenante : «  Ça aussi je l’ai déjà. La dédicace de Saint-Ex m’est personnellement adressée. »


                                Nous restions bouche bée. Quel âge pouvait bien avoir ce vieil homme pour avoir rencontré de son vivant l’auteur du Petit Prince ? Ne nous menait-il pas en bateau ? Nous voulions savoir le fin mot de cette histoire incroyable. L’homme comprit que nous étions dubitatifs. Il prit alors la parole comme un conteur qui nous offre son histoire …


                                « Je devine que vous ne me croyez pas et pourtant la chose est exacte. Je n’ai jamais rencontré Antoine de Saint- Exupéry et pourtant c’est bien à moi que fut destinée cette étrange dédicace. Je vous dois quelques explications. Mon père était mécanicien d’avion. Il avait la lourde responsabilité d’entretenir l’engin que pilotait notre aviateur-écrivain.


                                Saint-Exupéry n’avait d’ailleurs ni la corpulence ni le physique pour être pilote de guerre. Mon père devait à chaque fois remplir la réserve d’oxygène dans son cockpit. Les autres pilotes n’en avaient jamais besoin, lui toujours. Ils avaient établi une relation de confiance et d’amitié. Je ne sais si ce fut au départ de son ultime voyage ou bien peu avant mais mon père annonça à son pilote sa joie d’attendre un enfant. Il venait d’apprendre la nouvelle …


                                Saint-Exupéry lui demanda de l’attendre. Il alla chercher quelque chose dans ses affaires. Il revint avec un livre à la main. Vous avez compris que c’était : « Le Petit Prince ! » Il prit un crayon et écrivit alors cette étrange dédicace, fruit d’un lapsus étonnant : « À l’enfant à paraître, un Petit Prince qui, je l’espère, ouvrira les yeux sur un monde à nouveau en paix ! »


                                Mon père reçut ce présent. Savait-il que son ami pilote était un immense écrivain ? Je ne le lui ai jamais demandé. Saint-Exupéry décolla et ne revint jamais. Mon père eut une belle carrière dans l’aéronautique et moi, je suis devenu par la force de ce baptême littéraire à nul autre pareil, un passionné et un collectionneur de l’œuvre de celui que je n’ai jamais connu mais qui a pensé à moi avant de mourir ... »

                                Nous étions comme deux enfants, émerveillés d’un récit qui tenait lieu pour nous de conte de fée. Nous venions de trouver une autre faille dans le cercle du récit. Nous nous y engouffrions sans même penser à demander le nom de ce visiteur qui partit aussi discrètement qu’il était entré. La magie s’offre toujours à ceux qui sont disposés à lui faire une petite place. Nous venions d’être comblés.


                                Princement sien.


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 11:35

                                Merci au « Passeur » et en souvenir à une personne là-haut qui habitait avenue du Prince Héritier. Mon humble contribution d’abeille qui survole ce site est le fruit de notre rêve commun. Pour l’âne et docte, habituée des en chair de carte postales, surtout celles avec un affranchissement aéro-prophétique, j’eus l’heureux hasard de trouver dans un lot de carte de l’illustrateur Abeillé signée par lui-même. Hélas vendue. Ce qui me ramène à un rêve étonnant. Trouvant un jour une Croix Ansée en brocante, je l’achète pour 2 euros. Confrontée à une faim de mois « riche » en factures", je la revends à un bon prix (5000 euros). J’apprends par le vendeur qu’un client l’a rachetée 25 000 euros. Des bruits courent qu’elle était d’origine. Deux ans plus tard, repassant devant le même brocanteur : elle se trouve perdue parmi d’autres bricoles et la rachète : 2 euros. A JACK ABEILLE L’eventreur de nos rêves illustrés : https://www.google.be/search?q=Abeill%C3%A9+illustrateur&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi05c_li-bXAhXBJlAKHb_HDbQQ_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=V5dVHUopBbdMFM :


                              • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 11:57

                                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                Pas si humble que ça


                              • demissionaire bonalors 30 novembre 2017 18:36

                                @C’est Nabum
                                Belle histoire, le petit Prince nous épatera toujours,
                                Bien a vous


                              • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 18:45

                                @bonalors

                                Effectivement son univers est magique


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 11:52

                                Corps rit j’ai : Merci au « Passeur » et en souvenir à une personne là-haut qui habitait Avenue du Prince Héritier. Mon humble contribution d’abeille qui survole ce site est le fruit de notre rêve commun. Pour l’âne et docte, habituée des en chair et en os de carte postales, surtout celles avec un affranchissement aéro-prophétique, j’eus l’heureux hasard de trouver dans un lot de carte, une de l’illustrateur Abeillé signée par lui-même. Hélas vendue. Ce qui me ramène à un rêve étonnant. Trouvant un jour une Croix Ansée en brocante, je l’achète pour 2 euros. Confrontée à une faim de mois « riche » en factures, je la revends à un bon prix (5000 euros). J’apprends par le vendeur qu’un client l’a rachetée 25 000 euros. Des bruits courent qu’elle était d’origine. Deux ans plus tard, repassant devant le même brocanteur : elle se trouve perdue parmi d’autres bricoles et je la rachète : 2 euros. A JACK ABEILLE L’éventreur de nos rêves illustrés : https://www.google.be/search?q=Abeill%C3%A9+illustrateur&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi05c_li-bXAhXBJlAKHb_HDbQQ_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=V5dVHUopBbdMFM


                                Le jour de Mélusine comme il se doit, se fête le premier Avril. Patronne des cartes postales, comme bien d’autres choses,...

                                • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 11:58

                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                  Je vous préfère en Morgane

                                  Songe d’une nuit de brouillard.



                                  Quand la Loire s’est parée de brouillard

                                  Un manteau blanc recouvre la rivière

                                  C’est le moment choisi par les sorcières

                                  Qui donneront leur grand Sabbat ce soir


                                  Les animaux n’iront pas à ce bal

                                  Le mystère sera maître des lieux

                                  Chacun devine que ce n’est plus Dieu

                                  Qui préside aux destinées de ce val


                                  Un cri déchirant vous glace le sang

                                  Des remous à la surface de l’eau

                                  Laissent entrevoir un curieux rafiot

                                  Surgi des profondeurs en un instant


                                  Voici la princesse Houlippe en personne

                                  Elle dirige son bel attelage

                                  Deux cygnes noirs dans la force de l’âge

                                  Emportent dans les airs notre luronne


                                  C’est le signal attendu dans la nue

                                  De toutes parts surgissent des balais

                                  Les dames blanches et leurs galants valets

                                  Se souhaitent joyeuse bienvenue


                                  On entend un orchestre aux mille cordes

                                  Qui entame une folle farandole

                                  Et la vallée se couvre de lucioles

                                  Pour illuminer la sublime horde


                                  Les danseurs dessous la voûte céleste

                                  S’entremêlent en de furieux ébats

                                  Tandis que Lucifer rit aux éclats

                                  Réjoui de ce spectacle funeste


                                  Cette nuit résonnera des murmures

                                  Des âmes de tous les pauvres noyés

                                  Qui une fois l’an sont ainsi choyés

                                  En cette fête aux milliers de fêlures


                                  Quand au matin le calme revenu

                                  Le Soleil se lève sur notre Loire

                                  Aucune trace de la folle foire

                                  Ne révèle ce qui est advenu


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 12:07

                                  @C’est Nabum

                                  Petite anecdote. en 1985, comme vous l’avez compris, je faisais la navette (!) entre Paris et Brux« elles » ma plus si « belle ». Les trajets en ces temps là étant forts onéreux, je voyageais en taxi-stop. L’une de mes conductrices me racontait l’histoire de son chien qui bavait à l’arrière et sur mon épaule. Elle l’avait appelée : Morgane parce qu’en allant dans un chenil, le propriétaire, un flamand avait dit : MORGEN (demain), on l’euthanasie,...

                                • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 12:47

                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                  Paris nous rapproche un peu
                                  et je suis un Chien quine bave pas


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 14:32

                                  @C’est Nabum

                                  Nabum, je vous déjà une chose essen« ciel ». La politique me désintéresse complètement. Elle était comme un barrage à ma créativité (à quoi sert de construire sur un champ de ruine,...NO FUTURE) Mon parisien lisait toujours le « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Nous y cherchions à deux le code de notre histoire. Lui vivait le deuil de : Julia« et moi celui de »GUY". Mais le Petit Prince c’était envolé sur une autre planète,...Bye bye les terriens. « l’astéroïde B 612 ». 6 du 12 : SAINT NICOLAS.

                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 12:10

                                  Mon ancien pseudo était : Mélanippe (l’Amazone philosophe) toujours de noir vêtue. Méla (noir comme la réglisse).


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 12:46

                                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                    Coïncidence étrange


                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 13:20

                                    @C’est Nabum

                                    Nous sommes un peu comme les deux point sur le phare du I. Tant de coïncidences : le Bal du rat mort à Ostende. Mon basque adorait James Ensor et Ostende. Je l’ai baladé partout en Belgique. Mais il y avait la petite Adeline. Tant de séparations pour une jeune enfant qui m’adorait (dyslexique, je l’ai remise sur les rails) étaient cruelles. Une cassure d’amour. Cela existe,.. Avec mon suivant, retour à la case Guy, mais toujours un peu nostalgique de Michel, nous sommes descendus dans les Landes. Mais il pleuvait. La tentation, descendre plus bas, sur des terres anciennes : Saint Jean de Luz sur notre plage. Et voilà qu’en descendant la plage, Michel arrive derrière moi,...le trouble, la confusion, les retrouvailles, la jalousie de Guy, d’Olive la chienne, chacun portant un bandage (l’un au pied ) et Olive sur l’épaule mordue par une autre chienne. Il me montre l’enfant qu’il a fait avec une autre. Mais nous savions en secret que cet enfant devait être le nôtre,... 

                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 12:17

                                    Psy en harley Davidson qui veille sur vos nuits. De cette force obscure, il faut, pour affronter le jour qui vient. 


                                    • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 12:48

                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                      J’ai abandonné la moto pour le gros scooter


                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 13:07

                                      @C’est Nabum


                                      Scooter, la suite de mon roman. Mes parents seraient allés (alors que déjà je reposais dans les entrailles de ma mère) en VESPA au Mont Saint-Michel. D’où mon prénom et du fait d’une autre MORGAN, Michèle de son pseudo.

                                    • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 13:30

                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                      Vestale plutôt


                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 12:25

                                      Certains hommes recherchent les sorcières. Je ne nage pas dans ces eaux impures.


                                      • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 12:49

                                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                        je viendrai à vous en balai


                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 13:33

                                        @C’est Nabum


                                        Etrange, mais je rêve beaucoup de Saint-Nicolas. C’est plutôt une tradition belge. Que vient-il faire en Loire ? J’ai eu une Anne (les Annes -ânes- me poursuivent). Elle était née le jour de Saint-Nicolas et comme le veut la tradition maîtresse en farces et attrappes. Style : organiser une fête sous forme de rébus. Chaque invité devait téléphoner à un autre pour connaître une partie de l’adresse et arriver costumé en fonction des instructions. Cela fut l’occasion de nombreux fous rires et quiproquos.

                                      • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 13:49

                                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                        Le bon Saint Nicolas



                                        Bon Nicolas, toi qui es notre saint patron

                                        Accorde-nous le retour nous t’en conjurons

                                        Même si nous ne sommes pas très respectables

                                        Non, nous ne faisons pas commerce avec le diable


                                        Au temps jadis où ils allaient sur la rivière

                                        Les marins lui adressaient beaucoup de prières

                                        Pour naviguer ils regardaient tous le grand ciel

                                        Guettant le vent, un signe ou bien un pieux conseil

                                        Et les femmes à la maison faisaient de même

                                        Espérant ainsi retrouver ceux qu’elles aiment


                                        Bon Nicolas, toi qui es leur très saint patron

                                        Accorde le retour à nos joyeux lurons

                                        Même s’ils ne paraissent pas très respectables

                                        Ils ne font pas du tout commerce avec le diable


                                        Épargne-leur les morsures du mauvais temps

                                        Ainsi que les meurtrissures du cabestan

                                        Détourne encore d’eux la colère du flot

                                        Que l’avarie ne blesse jamais leur bateau

                                        Garde-les tous sous ta si tendre bienveillance

                                        Nous t’offrirons alors des cierges en Recouvrance


                                        Bon Nicolas, toi qui es leur très saint patron

                                        Accorde le retour à nos joyeux lurons

                                        Même s’ils ne paraissent pas très respectables

                                        Ils ne font pas du tout commerce avec le diable


                                        Indique-nous la route loin des noirs écueils

                                        Que ce navire ne soit pas notre cercueil

                                        Permets-nous de revenir entiers en ce port

                                        Et ferme les yeux sur ces pauvres réconforts

                                        Que nous nous octroyons durant quelques escales

                                        La vie est si difficile pour la Navale !


                                        Bon Nicolas, toi qui es notre saint patron

                                        Accorde-nous le retour nous t’en conjurons

                                        Même si nous ne sommes pas très respectables

                                        Non, nous ne faisons pas commerce avec le diable


                                        Alors Saint Nicolas dans sa mansuétude

                                        Pour se concilier leur tendre gratitude

                                        Exauça toujours les prières des matelots

                                        Sous condition qu’ils descendent de leurs bateaux

                                        Le 6 décembre pour défiler dans les rues

                                        Tous en procession derrière sa statue …


                                        Cette prière a été écrite pour le musée de la Loire de Cosnes

                                        Merci pour leur invitation



                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 14:12

                                        @C’est Nabum

                                        Rattrapons petit pata« pont » qui ont mauvaise réputation en Loire. Un seul « p ». Papa en a deux, mais Père n’en a qu’un, il préfère errer, sa mission accomplie. Ainsi sont les hommes.... ainsi sont les femmes.Autant savoir,.... Mais il y a le bedeau. Et contrairement aux animaux, sa progression est plus lente,....Tiens, il neige,....

                                      • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 15:19

                                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                        Petit Patapon.

                                        Au pays des sortilèges .



                                        Notre Loire n’est pas fleuve sauvage pour omettre de se laisser bercer par d’étranges sortilèges, d’anciennes croyances et d’énigmatiques personnages. Si parmi vous, des êtres rationnels vont détourner les oreilles, le peuple des véritables Ligériens authentiques sait que rien en nos rives ne se passe de manière ordinaire. Poussons le pas, un soir de pleine Lune, une dame blanche sur l’épaule, le long de notre fleuve !


                                        Oh, bien sûr tout n’est pas simple au Pays de la Deae Matres, la mère divine celtique qui peuple les fonds de l’eau. Il n’est pas si facile de trouver une Princesse charmante qu’un sortilège aurait transformée en très vieille dame voûtée ou bien un riche prince charmant devenu vilain crapaud par un terrible envoûtement. Les aventuriers de la fortune doivent se tromper bien des fois avant que d’obtenir amour et bonne fortune quand le charme est enfin rompu par une « bige » bien placée …


                                        Dans cette démarche incertaine, il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus. Ne vous étonnez donc pas de voir des gens d’ici embrasser une grenouille, un poisson chat ou bien un vieux marinier buriné et bonimenteur. Chacun cherche l’impossible mirage, il faut tenter sans cesse pour un jour, voir tous ses vœux exaucés. Les conseils que l’on peut lire dans les manuels ésotériques pour les apprentis sorciers recommandent d’effectuer cette quête étrange avec à la main, une plume de héron.


                                        Dans les temps plus lointains, les candidats au bonheur légendaire étaient si nombreux que les hérons se firent fort rares et qu’ils allèrent se percher dans les cimes de nos plus hauts peupliers. Depuis, le matérialisme et le scepticisme ont fait tant de chemin que notre échassier prolifère tranquille le long de nos rivières, et c’est heureux pour lui !


                                        Mais revenons à ce qui fit, dans le secret de quelques alcôves, la légendaire réputation de nos hérons. La première histoire est à mettre entre toutes les oreilles, c’est pourquoi je peux vous la livrer sans honte ni réserve. Les raconteurs d’histoires sont parfois sourcilleux, ils travestissent la vérité pour ne pas apporter détail scabreux ou péripétie peu glorieuse. Il en fut ainsi pour l’ami Charles Perrault.


                                        Enfant de Tours, notre Charles n’était pas sans aimer l’Indre et se promenait en lisière de tous nos châteaux magnifiques. C’est dans l’un d’eux qu’il fit dormir pour l’éternité ou presque une belle princesse, assoupie comme il se doit par une vilaine et méchante sorcière. Il faut admettre que Charles fit ainsi grand tort à la profession en décrivant nos « birettes » de la sorte. J’en connais en Berry et ailleurs qui durent même se poser quelques verrues sur un faux nez crochu pour paraître plus crédible et attirer le chaland ! Mais laissons-là ces remarques inutiles, les sorcières n’avaient qu’à lui jeter un mauvais sort tant qu’il en était encore temps...


                                        Ainsi Charles fit passer la fable que le simple baiser d’un jeune cavalier peut sortir un coma profond une demoiselle. Personne ne peut croire à cette sornette et nulle autorité médicale n’accréditera cette sottise. Pourtant, c’est ainsi qu’il nous fit avaler le quartier de pomme avec un succès qui passa les siècles.


                                        La vérité, je vous la dois et je me fais fort de venir de ce pas, discréditer un concurrent bien trop réputé en matière de conte. C’est l’amère loi des bonimenteurs de ne jamais se faire de cadeau ! Le cavalier en question était en fait un haleur de Loire, personnage plus rustaud que charmant qui n’avait que faire d’embrasser des belles endormies. Il était de la Loire et avait toujours sur lui une plume talisman, arrachée à un pauvre héron qui n’en demandait pas tant.


                                        En entrant dans le château pour un vilain larcin (le halage ne nourrissait pas son homme à l’époque), le marinier à cheval vit la dame ronflant comme un sonneur. Là encore, le bon Charles a, une fois encore, bien arrangé la chose, se plaisant à éliminer tout ce qui fait pourtant la vérité des histoires. Notre cavalier se montra en la circonstance fidèle à sa réputation, il prit sa plume de héron et en chatouilla la dame sous les aisselles (un autre endroit eût été plus raisonnable mais on ne peut espérer mieux d’un cavalier).


                                        L’effet fut immédiat, la dame qui n’était plus demoiselle depuis fort longtemps, se réveilla en éructant et l’histoire se termina mal pour la dame et son sauveur qui poussa, hélas, l’effraction plus avant. Charles sut trousser ce conte bien mieux que le marinier la dame, enjolivant à plaisir un banal et sordide fait divers. Il le fit bien, ne lui en tenons pas rigueur et laissons-le à sa gloire posthume.


                                        Mais si cette histoire tourna aussi mal, c’est que notre vilain connaissait encore un autre secret à propos du héron. Cette fois, que les oreilles chastes passent leur chemin, la seconde partie de l’histoire est encore moins glorieuse.


                                        Qui n’a jamais regardé avec envie le bec effilé de ce bel échassier. Les hommes de Loire étaient grands gaillards en goule, mais plus timorés quand il fallait passer à l’acte. Sur les berges de notre fleuve les rhinocéros sont devenus fort rares. L’animal dont la corne aurait, prétendent certains esprits mal tournés, des vertus qui vous feraient apprécier des dames, fut derechef remplacé par notre ami l’échassier.


                                        Par analogie plus que par prescription médicinale, les hommes d’alors faisaient une décoction de poudre de bec de héron pour avoir l’aiguillette aussi longue que l’appendice de l’oiseau. Plus les mœurs se relâchèrent dans nos régions plus l’espèce se trouva menacée. Elle fut même un temps en voie de disparition. Heureusement, la science vint à son secours, le Viagra fit sur cet étrange sujet de préoccupation un effet plus indéniable.


                                        C’est depuis l’introduction de la petite pilule bleue que les Hérons revinrent en nombre sur le fleuve. Nul ne songe désormais à leur arracher les ailes ni à se prendre de bec avec ce bel animal. Voilà, vous savez désormais la vérité vraie. Il est souvent souhaitable de lui préférer la fable ! Je ne vous en tiendrai nullement vigueur.


                                        Plumitivement sien.


                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 15:49

                                        @C’est Nabum

                                        il paraît que depuis un certain je hoquète la nuit. Le viagra que je sache n’agit nullement sur le cerveau. A ce subterfuge, je préfère l’abstinence des corps, suffisament comblée par les passagers de la nuit. 

                                      • C'est Nabum C’est Nabum 30 novembre 2017 15:55

                                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                        Le hoquet vous grandit


                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 13:03

                                        Humilité vient de « humus », terreau. Il est est bien question d’ancêtre. Si l’humilité nous contraint à ne pas agir ni nous montrer tel que nous sommes et à hauteur de nos « talents » ou potentiels, nous n’honorons pas ce« ux qui nous ont mis au Monde. L’inaction par crainte de se faire passer pour supérieur à ce que nous sommes n’a rien à voir avec l’humilité mais la paresse. Et mentir, c’est s’est avant tout se faire passer pour ce que nous ne sommes pas. En un mot : tromper sur la marchandise. Votre carte de visite a le privilège de la clarté : je mens (car tout n’est qu’illusion). dans mes quelques histoire de couple nous ne nous sommes jamais rien promis. Etant de nature fidèle, celle-ci résistait à l’estimation de la FIABILITE. Ces liens là durent toute une vie et même au-delà et dans les »Siècles à venir" Henri Michaux.


                                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 novembre 2017 13:23

                                          Corrigé : Humilité vient de « humus », terreau. Il est bien question d’ancêtres. Si l’humilité nous contraint à ne pas agir ni nous montrer tel que nous sommes et à hauteur de nos « talents » ou potentiels, nous n’honorons pas ceux qui nous ont mis au Monde. L’inaction par crainte de se faire passer pour supérieur à ce que nous sommes n’a rien à voir avec l’humilité, mais la paresse. Et mentir, c’est avant tout se faire passer pour ce que nous ne sommes pas. En un mot : tromper sur la marchandise. Votre carte de visite a le privilège de la clarté : je mens (car tout n’est qu’illusion). dans mes quelques histoire de couple nous ne nous sommes jamais rien promis. Etant de nature fidèle, celle-ci résistait à l’estimation de la FIABILITE. Ces liens là durent toute une vie et même au-delà et dans les »Siècles à Venir" Henri Michaux.

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