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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Comment voyons-nous les animaux ? Par le prisme Anthropomorphique ? Ou par (...)

Comment voyons-nous les animaux ? Par le prisme Anthropomorphique ? Ou par celui de l’Empathie ?

Quand on pense comprendre les sentiments des animaux que l'on observe... est-ce de l’Anthropomorphisme ? ou de l’Empathie ?...

Ce sont deux concepts bien distincts, que l’on prend quand même souvent l’un pour l’autre, surtout quand on parle d’animaux. Comment est-ce possible ? Pourquoi convient-il de les distinguer ?

Au départ, l’Anthropomorphisme est une croyance qui attribue aux Dieux une nature semblable à celle humaine. Ainsi, on faisait des offrandes/prières aux Dieux pour apaiser leur colère, ou pour solliciter leur bienveillance.

Par extension, l’anthropomorphisme consiste aujourd’hui à attribuer des caractéristiques/ intentions / émotions humaines à des phénomènes/ événements, à des objets inanimés, à des animaux.

Ainsi, on parlera d’une mer mauvaise, d’un mur menaçant, d’un lézard amical.
 

L’ Empathie, c’est tout autre chose : c’est une faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent.

Quand on observe les animaux, on a souvent l’impression de comprendre certaines de leurs émotions comme la colère, la peur, la surprise, la tristesse,…

Faisons-nous confusion ? Est-ce de l’anthropomorphisme ?

Souvent non.

Marc Bekoff (1) l’exprime très bien : «  …nous ne prêtons pas aux animaux quelque chose d’humain ; nous identifions des similitudes et nous utilisons le langage humain pour traduire ce que nous observons. » (2)
 

Je développe à présent à support de cette conviction :

A – Les principales hypothèses implicites qui influencent notre raisonnement.

B – L’homme animal spécial « parmi les autres » (et non « à part » des autres).

C – L’empathie émerge d’un substrat neuronal, et n’est pas spécifique à l’homme.

D – La sélection naturelle a aussi favorisé l’émergence de l’empathie.

E – l’empathie « passe mieux » entre espèces proches.

A – Les principales hypothèses implicites qui influencent notre raisonnement.

Le fait que l’on penche intuitivement pour un concept plutôt que pour un autre dépend des "hypothèses implicites" qui nous habitent. Ensuite, le raisonnement travaillera « à charge » et/ou « à décharge ».

Si notre histoire personnelle fait que nous avons intégré certains aspects de l’histoire socio-culturelle de la communauté qui nous a vu grandir, nous pouvons considérer que l’homme est un être spécial, et « à part ».

De ce fait, il y aurait une telle distance entre l’homme et le reste du vivant, qu’il serait absurde de supposer que certains animaux puissent ressentir des émotions similaires aux nôtres, que nous pourrions ainsi détecter par empathie. De ce fait, parler des émotions que pourraient ressentir tel ou tel animal ne pourrait être qu’Anthropomorphisme, nécessairement.

Mais, par le même cheminement de notre histoire personnelle, nous pouvons aussi considérer que l’homme est un animal spécial « parmi les autres ».

Dans ce cas, la vision du monde qui y est associée est plus complexe et plus naturelle.

B – L’homme animal spécial « parmi les autres » (et non « à part » des autres).

Cette vision se place normalement dans une perspective évolutionniste, qui considère que les structures physiques du cerveau fournissent le substrat neuronal aux émotions et aux raisonnements.

Charles Darwin expliquait qu’il existe une continuité évolutive entre les animaux, non seulement dans les structures anatomiques (pattes, cœur, dent,…) mais aussi dans le cerveau et les capacités cognitives et affectives qui lui sont associées. (3)

Sur ce même thème, Marc Bekoff souligne que « … cela ne signifie pas que les hommes et les animaux sont identiques, mais qu’ils partagent un certain nombre de traits communs, physiques et fonctionnels, que leurs capacités s’inscrivent dans un continuum. » (2)

Déjà en 1952, Paul MacLean décrivait sa vision du cerveau « triunique » (trois-en-un) des mammifères supérieurs :

- Un cerveau primitif (parfois appelé « reptilien ») que l’on retrouve chez les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux, et les mammifères.

- Un cerveau Limbique (ou « paléomammalien »), que possèdent tous les mammifères

- Un cerveau Néocortical (ou « néomammalien »), que possèdent certains mammifères, dont les primates (et y compris donc les humains).

Tous ces éléments du cerveau, quand ils sont disponibles chez l’individu considéré, sont bien entendu interconnectés, et permettent de disposer de réactions automatiques, d’émotions primaires, d’émotions sociales, de raisonnement.

Le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux complète le tableau en expliquant (15) que trois histoires se nouent au niveau de chaque individu :

Celle de l’évolution des espèces

Celle de l’histoire socio-culturelle de la communauté de l’individu, et

Celle de son histoire personnelle.

Seuls au monde, au-dessus de la foule...

C – L’empathie émerge d’un substrat neuronal.

L'empathie n’est pas spécifique à l’homme.

Revenons à présent à l’aspect « empathie », qui est un sous-ensemble de ce dont nous venons de parler.

L’empathie ne surgit pas « ex-nihilo » !

Dès 2003, les travaux de la neurobiologiste Laurie Carr permettent d’affirmer que « l’empathie possède un fondement neurobiologique » (8)

En 2006, Sandra Blakeslee expliquait (4) que ce sont les neurones « miroirs » qui permettent à l’homme « … de saisir les pensées des autres , non par le biais d’un raisonnement conceptuel, mais par une simulation directe… »

Cette caractéristique humaine s’exprime en dehors de tout apprentissage. C’est une capacité innée, c’est-à-dire issue de l’évolution de l’espèce.

A la même époque, en 2006, les travaux du neurobiologiste Giacomo Rizzolatti (5) étaient cités dans le New York Times, et créaient une certaine stupéfaction : le cerveau des singes dispose aussi de neurones « miroir » !

 

L’Institut de renommée mondiale Max Planck (6) de Leipzig a aussi conduit nombre d’études sur de nombreuses espèces, et ont conclu que l’empathie est une caractéristique innée chez de nombreuses espèces.

Ainsi, un chimpanzé aidera son voisin à se nourrir, dans la cage voisine, si ce dernier n’a pas accès à la nourriture, alors qu’il peut lui y avoir accès pour les deux.

Aussi, un macaque cessera de s’alimenter dès qu’il se rendra compte que son voisin de cage reçoit une décharge électrique à chaque fois que lui-même se nourrit. Et d’autres tentatives amènent le macaque à se priver de nourriture durant plusieurs semaines.

 

Les neurones miroirs (ou d’autres neurones effectuant la même fonction) sont donc bien le support biologique d’une adaptation/ sélection naturelle.

On peut illustrer cette affirmation de sélection naturelle par les intéressants travaux de Marc Bekoff : il a travaillé durant sept ans sur les coyotes du Grand Teton National Park (Wyoming). Il a mis en évidence que «  …plus de 55% des petits qui se marginalisaient avaient trouvé la mort, et qu’elle frappait moins de 20% de ceux qui restaient dans le groupe.  »

En fait, l’empathie est un préalable pour vivre à l’intérieur d’une société animale : une réaction « socialement appropriée » est grandement favorisée quand on est en mesure de percevoir l’état d’esprit des autres… réaction appropriée qui permet d’éviter d’être exclu, et donc de continuer à bénéficier de la sécurité du groupe.

Marc Bekoff a bien montré, par exemple, que les jeunes coyotes qui ne respectent pas les règles du jeu entre jeunes, ne tardent pas à se retrouver seuls et rejetés quand ils tentent de rentrer à nouveau en contact « …lorsqu’il n’y a plus ni coopération ni loyauté, non seulement le jeu s’arrête, mais il devient impossible. »

L’empathie est donc bien un élément qui joue dans la sélection naturelle au niveau du groupe.

Jeune lapin sauvage, qui espère ne pas être remarqué (?)

D – La sélection naturelle a aussi favorisé l’émergence de l’empathie.

L’idée de sélection naturelle chez l’homme avait germé dans plusieurs cerveaux, bien avant Darwin (10). Ainsi, le scénario de Thomas Malthus (9) incluait un ajustement à la baisse de la population (par famines et maladies), après une longue période de hausse de la population, laquelle croissait plus vite que la production alimentaire, dans son scénario. Cette idée d’un ajustement constitue un élément de sélection naturelle.

Le sélection naturelle a longtemps été perçue comme opérée principalement à travers la compétition pour l’accès aux ressources (alimentaires ou autres). D’où un sentiment d’égoïsme qui est souvent associé à l’idée de sélection naturelle.

Même Charles Darwin avait un discours plus nuancé pour l’homme (16) : « Il est possible que les communautés comportant le plus grand nombre de membres doués d’empathie soient les plus prospères et aient la progéniture la plus nombreuse ».

Charles Darwin avait aussi bien observé la présence d’actes altruistes chez les animaux. Le cas de l’attitude altruiste des abeilles ouvrières l’avait frappé. Il avait alors supposé que, dans ce cas, la sélection naturelle devait intervenir au niveau de la colonie tout entière, comme s’il s’agissait d’un animal complexe…

Poursuivant ses recherches dans cette voie, le biologiste William Hamilton (11) démontra que l’altruisme peut apparaître par sélection naturelle, s’il est dirigé vers ses proches.

Bien d’autres travaux suivirent.

Par exemple, Robert Trivers (12) explique que le partage de la nourriture dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs (règle du partage traditionnel = altruisme réciproque) leur permet de survivre dans les périodes plus difficiles, et donc de se perpétuer. Trivers développe son propos en soutenant que, pour pouvoir établir ce partage comme pratique « standard », les émotions et les sentiments qui permettent d’adhérer individuellement au concept ont été sélectionnées naturellement. On parle ici de sentiments tels empathie/ compassion, gratitude, justice, etc etc… qui ont été sélectionnés naturellement…et qui sont parvenus jusqu’à nous.

Cela me rappelle les péripéties des jeunes coyotes, pour qui l'adhésion aux règles du groupe aident à mieux survivre…

Pour clore ce paragraphe sur l’altruisme, je propose deux citations du psychologue Nigel Barber (13) : « Les bases biologiques de l’altruisme des mammifères, humains compris, sont clairement différentes de celles des insectes, car les mammifères ont des mécanismes de contrôle de leurs attitudes qui sont orchestrées par des réactions émotives comme la peur, la colère, l’attirance du groupe. Les insectes semblent montrer des réponses automatiques dans leurs attitudes sociales.  » Cependant l’altruisme est une conquête fragile : « …au final,la présence d’intérêts conflictuels minent l’altruisme. » (14)

Premier vol pour le jeune pigeon ramier.

E – l’empathie « passe mieux » entre espèces proches.

« L’homme appartient à une espèce qui fait surtout appel à la vue ; mais lorsque nous examinons d’autres animaux, nous devons prendre en compte les sons, les odeurs et les saveurs tout autant que les stimuli visuels. » (Marc bekoff) (1)

L’ethnologue Joyce Poole (7) complète ces propos en expliquant «  … que les éléphants éprouvent des émotions que nous n’éprouvons pas, et vice-versa  » et « …que nous en partageons beaucoup. »
 

« La continuité évolutive permet de conclure raisonnablement qu’il y a de fortes chances pour que ces neurones "miroir" existent chez beaucoup d’espèces différentes. Ils sont d’ailleurs certainement mobilisés par d’autres sens que la vue. De nombreux animaux communiquent leurs sentiments par le biais de sons et d’odeurs autant que par leur comportement extérieur. » … « en l’absence de langue commune, les émotions sont peut-être le moyen le plus efficace pour établir une communication entre les espèces. » (Marc Bekoff)
 

En Conclusion, je dirais qu’ Anthropomorphisme et Empathie sont deux réalités qui existent et coexistent… et s’entremêlent parfois, en ce sens que l’une influencera l'expression de l’autre, sans qu’il soit toujours possible de percevoir une frontière nette entre les deux.

La difficulté additionnelle est que les événements neuronaux qui nous orientent initialement vers une réalité plutôt que vers l’autre, sont inconscients.

Le fait de savoir que les deux réalités existent peuvent nous aider à regarder les animaux d’un autre œil (je pense surtout aux mammifères sauvages, mais pas seulement)… et de considérer l’hypothèse empathique avec plus de sympathie et d’humilité.
 

JPCiron

 :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: : NOTES :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :

..... (1) Marc Bekoff –professeur de biologie à l’université du Colorado, spécialiste du comportement animal.

….. (2) Marc Bekoff « The Emotional Lives of Animals » – 2007 / Les émotions des animaux – 2009

….. (3) Ch. Darwin : “The Expression of Emotions in Man and Animals”

….. (4) Sandra Blakeslee : “Cells that Read Minds” - 2006

….. (5) Dott. Giacomo Rizzolatti, Université de Parma.

….. (6) Max-Planck-Institut für evolutionäre Anthropologie/ Leipzig / Deutschland.

….. (7) Joyce Poole : An Exploration of Commonality Between Ourselves and Elephant s » -1998

….. (8) Laurie Carr : “Neural Mechanisms of Empathy in Humans” - 2003

….. (9) Thomas R. Malthus :“An Essay on the Principle of Population”.

….. (10) Charles Darwin : “On the origin of Species by means of Natural Selection” - 1859

….. (11) William D. Hamilton : “The Evolution of Social Behaviour” (journal of Theoretical Biology 7” - 1964

….. (12) Robert Trivers : “Evolution of Reciprocal Altruism” - 1971

….. (13) Nigel Barber : “Kindness in a Cruel World – The Evolution of Altruism” - 2004

..... (14) Nigel Barber : “ La comparaison de deux sociétés de chasseurs-cueilleurs, les ACHE du Paraguay et les HADZA d’Afrique de l’EST, est frappante et illustrative : les ACHE distribuent la viande dans une stricte égalité : le chasseur chanceux donne la même quantité à chacun, y compris lui-même. Les HADZA partagent aussi la viande, mais la distribution est toujours tendue, contestée, avec tricheries de tous bords. »

..... (15) Jean Pierre Changeux : « L’Homme Neuronal » – 1983

….. (16) Charles Darwin : « The Descent of Man and Selection in Relation to Sex »

 :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :


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15 réactions à cet article    


  • Sergio Sergio 20 octobre 10:01

    Au même titre qu’un être humain pour lequel mon métier m’amène à l’empathie, je pourrai en avoir vis à vis d’un animal en souffrance, sans pour autant le considérer comme un homme à part entière. Ce qui me permet de ne pas être vegan et de rester : moi


    • math math 20 octobre 10:27

      J.Y.G...L’expression « les relations entre l’homme et l’animal » peut être comprise en un sens descriptif. C’est alors aux sociologues, aux psychologues, aux ethnologues, aux historiens, aux psychanalystes, de nous dire ce que sont effectivement les relations, complexes et ambivalentes et, de ce fait, pas forcément comprises pour ce qu’elles sont effectivement, entre l’homme et l’animal ; peut-être faudrait-il dire d’ailleurs : « entre eux et nous ». Mais elle peut également, dans un contexte d’appropriation croissante du vivant, être comprise en un sens prescriptif ; elle constitue alors une invitation à évaluer d’un point de vue éthique les relations entre l’homme et l’animal.


      • Aéroclette Aéroclette 20 octobre 10:28

        Le titre du bouquin de Darwin complet :
         
         « par préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie » mais chhhtttt....
         
         « le petit chien, sur la table de vivisection, léchait la main de son tortionnaire ». Darwin (filiation de l’homme)
         
        Faites de bobo rêves les nias antispécistes ! smiley Et donner des baballes aux lions comme dit un célèbre « philosophe » de cette débilité.
         
        L’antispécisme, comme toute universalisation, c.a.d en rester à l’immédiateté, est doctrine pour les crétins actuels, incapable de différencier, c.a.d de comprendre les subtilités, la profondeur du vivant, qui va jusqu’à la protéine, et on peut dire jusqu’à toute matière, dans une émergence « holiste et matérielle » de la complexité.


        • Aéroclette Aéroclette 20 octobre 10:38

          L’empathie passe mieux entre « espèces proches »,
           
          valable dans l’espèce aussi, entre races où groupes de descendants
          (colonies animales), la famille étendue, le clan, la famille humaine, dans la famille animale évidement, on appelle ça la « sélection parentèle », plusieurs éthologue, Price, Hamilton...
           
          Mais chhhhtttt.... On est chez la niaiserie universaliste....


          • Croa Croa 20 octobre 10:49
            Excellentes réflexions ! Les autres animaux n’ont pas fini de nous surprendre. Nous devrions avoir plus de respect pour eux, au moins ceux qui nous sont les plus proches.
            *
            Ce qui a permis à l’espèce humaine de s’imposer en tant qu’espèce dominante ce sont ses capacités cognitives et ses capacités à communiquer. L’intelligence ça n’existe pas car les hommes suivent leurs instincts tout comme les autres animaux. Les « savants » confondent capacités cognitives et intelligence. Il est vrai que les capacités cognitives des autres animaux sont généralement inférieures sauf dans certains domaines de la logique où il est possible que certains animaux nous surpassent. Pour ce qui est de la communication nous en savons peu des manières des autres animaux. Nombreux sont les animaux qui laissent des signes à leurs congénères par les odeurs. Il est bien évident que nous sommes bien incapables d’interpréter cela. Nous avons longtemps cru qu’il n’y avait que les humains qui pouvaient communiquer via un langage, l’ensemble des autres animaux n’ayant qu’un registre limité de cris, au mieux, pour envoyer aux autres quelques messages très basiques. Nous savons toutefois depuis quelques temps que les dauphins disposent d’une communication à base d’icônes interférométriques ultrasonores remplaçant nos mots (mais que personne ne peut intercepter... C’est comme avec les odeurs totalement impossible pour nous !) 


            • aimable 20 octobre 13:31

              @Croa
              j’adhère a votre com comme a celui de Sergio, ils résument ma pensée .


            • JPCiron JPCiron 21 octobre 10:20

              @aimable

              .
              Effectivement, il y a un air de famille...
               smiley

            • Belle synchro. Ce matin ma chatte ma apporté toute fière, un rouge-gorge décapité, le sang coulant sur le sol. ET je viens de revoir ce superbe superbe « ADALINE »,....l’euthanasee de son chien qui prend tout son sens dans le film,...Je n’ai JAMAIS cru à l’empathie (qui peut se mettre dans la l’inconscient d’autrui ?). Mais par contre je crois à la télépathie. Les animaux prédisent mieux un tsunami que les scientifiques. Plus proche de leurs instinct et de la nature,....


              • JPCiron JPCiron 21 octobre 09:05

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                .

                << ...  l’empathie (qui peut se mettre dans la l’inconscient d’autrui ?) >>

                Je vois ici un trait d’humour.

                L’empathie n’est pas la faculté de se mettre dans l’esprit d’autrui.

                L’empathie est un mécanisme par lequel nous projetons sur autrui le sentiment qui naît en nous, correspondant à ce que nous pensons détecter chez autrui (et/ou dans ce qui le concerne), qui nous affecte émotionnellement.

                On peut par exemple, détecter de la fierté chez une chatte qui ramène une proie en cadeau. Mais il n’est pas garanti que la chatte ressente effectivement ce sentiment que nous projetons sur elle. D’ailleurs, en général, la proie ramenée en cadeau constitue, je crois, une simple marque d’affection.



              • Croa Croa 21 octobre 09:41
                À Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Tu veux dire un raz-de-marée. Il s’agit des animaux sensibles aux infra-sons. Le raz de marée résulte d’une restitution d’énergie à l’approche des cotes, cette énergie ayant progressé auparavant et à partir de sa source sous forme d’une onde de choc. Il y a eu choc parce qu’un déplacement tellurique à la source s’est produit dans un milieu incompressible, à savoir de l’eau. Or le son ne se déplace pas à la même vitesse dans tous les milieux et la transformation en vague du choc initial à l’approche des cotes est un phénomène plus lent que l’onde. Quand le bruit du choc initial arrive, en général sous forme infrasonore et par le sol, le raz de marée n’est plus très loin, CQFD. 

              • baldis30 22 octobre 09:54

                @Croa
                bonjour,

                tout à fait d’accord sur la perception et la vitesse de propagation ... Sans me placer dans la peau d’un animal je peux me représenter son comportement comme une comparaison entre ce qu’il connait habituellement et la perception d’un élément ( phonique, vibratoire, visuel, ...) nouveau qui attire son attention sinon son inquiétude ou sa peur. Une simple expérience avec un chat montre qu’habitué à rentrer par une porte, si dans le passage vous installez un simple carton, il l’inspectera longuement avant de l’intégrer comme objet sans danger ou intérêt ...


              • baldis30 22 octobre 09:56

                bonjour,

                « d’un lézard amical »

                hum ... tout dépend de la taille du lézard ....



                • JPCiron JPCiron 22 octobre 11:47

                  @baldis30
                  .

                  ... ou de la distance à laquelle on se trouve de lui ...

                • sweach 22 octobre 15:30

                  Notre relation avec les animaux a changé depuis peu, car nombreux d’entre nous n’ont plus de relation normal avec les animaux et ne les considères pas comme de la nourriture ou bien des partenaires (compagnons).


                  Depuis que l’homme a prit une supériorité (cognitive) sur toute les autres espèces animal, il a établie des interactions avec les autres animaux.

                  1) La concurrence
                  L’homme c’est rapidement retrouvé en concurrence avec les autres espèces, car on occupe le même espace et on utilise les même ressources.

                  2) L’élevage
                  L’homme a rapidement comprit qu’il pouvait exploiter les autres espèces pour se nourrir, il a ainsi crée de toute pièce des espèces uniquement pour ses besoins alimentaires (le cochon, la poule, le mouton, ...) qui se développe et ne survivrait pas sans l’intervention de l’homme.

                  3) Le dressage, la domestication
                  L’homme a conclue des pactes avec d’autres espèce, afin d’utiliser leur force, leur capacité à chasser ou bien les aider à trouver de la nourriture (chien, chat, chevaux, ...).

                  4) L’exploitation
                  L’homme prélève les animaux sauvages pour s’en nourrir principalement, en même temps il éradique ses concurrents et modifie les écosystèmes.


                  Vue que l’homme domine tout le territoire mondial être en concurrence se résume surtout à laisser une place aux autres espèce en sacrifiant des activités et des besoin humain, sinon on éradique l’espèce concurrente.

                  La domestication et l’élevage consistent a exploiter les animaux pour nos besoins, une exploitation que certain veulent rendre plus empathique, ce qui est normal, mais d’autres un peu plus inconscient veulent carrément l’interdire sans comprendre que cela remet en question l’existence même de ces espèces qui ne vivent que pour ça.

                  Le dressage utilise des capacités animal à notre profit, voir à nous divertir.

                  C’est bien l’exploitation des animaux sauvages qui devrait nous préoccuper le plus, car nous faisons de nombreuses erreurs, au lieu de ça on s’acharne sur le bien être animal et nos relations avec les animaux, sans rien faire progresser car nous avons déjà une législation qui va dans ce sens, au contraire cela devient destructeur.

                  Je pense qu’il serait utile d’éduquer nos enfants comme on le faisait jadis, afin qu’ils ne considèrent plus un chat comme un être humain à l’avenir.



                  • JPCiron JPCiron 22 octobre 16:08

                    @sweach
                    .

                    Oui, l’exploitation des animaux sauvages est problématique.

                    Ce qui l’est encore plus, me semble-t-il, est la destruction des écosystèmes pour nos plantations (soja pour nourrir nos porcs d’élevage, palme pour son huile aux excellentes propriétés industrielles, défrichage des forêts tropicales pour planter des ananas, etc pour notre agrément, etc...)

                    La destruction des écosystèmes est aussi liée à la population humaine, qui a besoin de toujours plus de place dans les pays « en voie de développement ». 

                    En bref, les pays développés (pour leur confort) ET les pays en voie de développement (pour survivre) s’attaquent directement (pour les derniers) ou indirectement (pour les premiers) aux écosystèmes.


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