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État des lieux

Une nouvelle aventure en SEGPA

Ça ne va pas être de la tarte !

« Vous serez professeur de cette classe car depuis deux années qu'ils sont au collège, il n'a presque jamais été possible de les cadrer, d'obtenir d'eux respect et écoute. Ils vont si mal qu'il y a déjà eu deux conseils de discipline et que dès la sixième, il a fallu exclure un de ces élèves. La tâche n'est pas simple car les dégâts sont réels ! »

Voilà une belle feuille de route, un joli programme qui me met au défi d'inverser le cours des choses. Il s'agit tout autant d'un jugement sans appel à priori qui induit forcément ma prise de contact avec ce groupe de seize élèves de quatrième. Comment aborder l'obstacle qui se dresse devant moi ? Vais-je parvenir à infléchir un dysfonctionnement installé et si confortable ?

Sitôt l'appel effectué, j'hérite d'un troupeau informe. Chacun s'apostrophe, se tape dans les mains, garde casquette et mains dans les poches. Très peu de regards se tournent vers le nouveau professeur. Ils discutent, ne se soucient absolument pas de moi. Je vois que l'immersion au pays du chahut est immédiate. Il va falloir jouer serré, sans être père fouettard ni renoncer aux exigences sociales.

Je réclame un rang acceptable pour monter en classe, fais ranger deux casquettes, demande à quelques mains de sortir des poches. J'attends patiemment le silence, dois le réclamer à plusieurs reprises sans élever le ton. Il faut doser cette prise de contact sans pour autant ouvrir à nouveau la porte aux comportements passés. C'est l'enjeu des deux petites heures de « dressage » qui s'offrent à moi.

Je devine que ce terme peut écorcher des oreilles libertaires. Il faut préciser que dès cette année, ces encore enfants de tout juste quatorze ans vont se trouver confrontés au monde du travail, aux attentes d'un maître de stage, aux règles de l'entreprise ou du commerce. L'école n'est qu'un passage et pour eux, il ne va pas tarder à s'achever. Le temps presse pour appréhender les codes sociaux.

La montée en classe se déroule presque convenablement. Le rang se disloque pourtant au premier escalier. Je reprends la main, arrête les éclaireurs, remets la troupe dans un ordre acceptable. Nous croisons sur notre route une dame chargée de l'entretien des locaux. Pas un bonjour ! J'arrête le groupe, appelle cette dame et précise que lorsqu'ils seront avec moi dans le collège, chaque adulte croisé devra entendre au moins un « bonjour ! ». Le principal a évoqué son exigence de respect, il commence par cette marque élémentaire de civilité.

Ils se rangent cette fois relativement bien devant la classe. J'attends le silence pour les inviter à rentrer avec une des mes formules rituelles : « Soyez les bienvenus dans ce lieu de savoir et de travail que constitue cette classe ! » L'ont-ils entendue ? Qu'importe, chaque jour, ils seront ainsi accompagnés dans ce geste par des mots de cette teneur.

Quatre ou cinq élèves s'asseyent immédiatement. Nouvelle intervention, nouvelle précision sur cette règle de courtoisie qu'on retrouve également à la maison : « Un visiteur ne s'assoit qu'à l'invitation de ses hôtes. Vous êtes ici mes invités, je suis heureux de vous recevoir mais je tiens à ce que tout se passe dans le respect mutuel. Je vous prierai de vous assoir quand vous aurez retiré veste et cartable, foulard et chewing-gum. Merci ! »

J'entends déjà les remarques hostiles. C'est une fois encore le fameux dressage de l'école ! C'est peut-être vrai. Pourquoi croyez-vous que l'école ne favorise la réussite que des enfants d'enseignants et des représentants de l'élite ? Justement parce que ces enfants disposent des clefs de la bienséance et que les autres se perdent en chemin dans des habitudes qui leur fermeront bien des portes.

Ce n'est pas à moi de juger de la nécessité de se comporter ainsi, c'est cependant un préalable à l'écoute et à la concentration. Naturellement, j'explique, je restitue ces attentes dans le contexte professionnel. Je rassure sur les comportements extérieurs que je n'ai pas à juger. Ce que je demande n'est destiné qu'à la seule situation de travail. « Vos habitudes ne sont pas moins bonnes que celles que je demande, elles ne sont simplement pas celles qui seront entendues dans le monde professionnel ».

Durant deux heures, je vais rappeler ces exigences tout en évoquant des traditions différentes qui sont tout autant respectables. Ainsi, regarder un adulte en face et si possible dans les yeux sans le toiser d'un regard agressif est une attente européenne. » Dans d'autres sociétés, c'est un tabou qu'il vous importe de respecter si c'est le cas quand vous retournerez chez vous. Mais ici, il faut apprendre à se comporter comme on l'attendra de vous plus tard « !

Je parle beaucoup, j'explique chaque exigence, je la restitue dans un contexte de découverte d'un monde nouveau. Je ne fais pas que ça d'ailleurs, sinon ce ne serait qu'une farce grotesque. Je les mets immédiatement au travail en situation interactive. Je me moque que le carnet de correspondance ne soit pas rempli, que l'emploi du temps ne soit pas distribué, il faut de suite apprendre et comprendre, découvrir et participer, s'écouter et compléter, agir et interagir.

Il y aura des désaccords, des remarques, des réflexions derrière mon dos qui seront reprises et commentées. Il y aura encore la promesse de ne point punir car ce n'est pas ainsi que l'on fait avancer un humain. Il faut obtenir son adhésion, lui donner une perspective, offrir des sorties dignes de cette école qu'il déteste tant. C'est un rude travail, je ne suis absolument pas certain d'y parvenir, de conduire l'ensemble du groupe vers des jours meilleurs, mais je m'y attelle !

Je sors épuisé de ces deux premières heures. J'ai donné beaucoup d'énergie, j'ai parlé tout autant qu'écouté, j'ai cadré et recadré, j'ai fixé des limites et je me suis présenté en garant d'un ordre qui se limite à ma seule classe. Je crois avoir vu quelques sourires quand ils sont sortis les uns après les autres avec l'obligation de restituer une information apprise ce jour. Ce sera ainsi chaque fois que le contexte le permettra. Les élèves sont à l'école pour apprendre, ce n'est pas un vain mot. Il est inconcevable qu'ils ne se souviennent de rien de ce qui vient de se passer en leur présence.

Nous verrons bien la suite de cette aventure. J'ai remarqué des résistants farouches, des trublions pour la forme, des pauvres gamins sans repères, des enfants victimes de camarades perturbateurs qui n'aspirent qu'à plus de sérénité, des provocateurs, des mômes qui souffrent de cette obligation d'immobilité, d'autres qui détestent viscéralement l'école. Ils ne rentreront pas tous dans un moule unique, c'est un leurre qui conduit à la catastrophe. Ils devront trouver une proposition la mieux adaptée possible à leur problématique car ils ont tous leur place dans cette classe ! Ce sera une rude bataille, j'en suis certain !

Précisément leur.


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21 réactions à cet article    


  • antonio 5 septembre 2013 10:07

    C’est vrai que le terme dressage peut être ressenti comme péjoratif parce qu’on l’emploie en général pour les animaux....mais en est-il vraiment différemment pour les petits humains ? leur apprendre à dire merci, bonjour, se laver les mains, etc...n’est-ce pas au début une exigence de l’adulte ? Il s’agit de les rendre aptes à la vie en société, de leur apprendre les codes de la civilité....C’est d’abord ça l’éducation...et courage !


    • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 12:38

      Antonio


      L’éducation relève théoriquement d’une autre responsabilité

      Quelque-chose ne va plus dans ce pays 

    • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 12:39

      cogno5


      Les parents éduque leurs enfants, les enseignants les accompagnent dans leurs apprentissages ! 

    • focalix focalix 5 septembre 2013 13:18

      ÉLEVER v. tr. et pron. (se conjugue comme Amener). XIIe siècle, eslever, « porter plus haut » ; XIIIe siècle, « amener un enfant à son plein développement ». Dérivé de lever.
      Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition
      Dans cette acception, on élève des enfants. Un enfant bien élevé dit bonjour, tient la porte à une personne encombrée de paquets, laisse sa place aux femmes enceintes dans le métro, etc.
      Un enfant bien élevé sait également faire bon usage de l’ascenseur social. C’est le noble et difficile métier de l’auteur que de chercher à le rendre accessible à tous.

      95 % de la viande bovine consommée en France provient de vaches, celles-ci étant plus faciles à élever.
      Wikipedia

      Chez les bovins comme chez les chrétiens, les filles sont souvent mieux élevées.
      Une vache bien élevée produit du bon lait et/ou de la bonne viande.
      C’est pour cela que l’on invite plus volontiers à sa table une vache qui a bon goût qu’une vieille carne.

      Bien élevée ou pas, jamais oncques nul ne vit vache céder sa place à une femme enceinte dans le métropolitain.
      Nul doute que Marguerite, Roussette, Noiraude et d’autres le feraient si elles étaient assez menues pour franchir le portillon...


    • Prudence Gayant Prudence Gayant 5 septembre 2013 13:50

      Cela tient du paranormal à ce niveau là.



    • antonio 5 septembre 2013 14:32

      @ Nabum
      Bien d’accord avec vous.


    • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 16:32

      cogno5 


      Les élèves ont le pouvoir et certains l’ont compris !

      ce sont justement ceux qui entravent le travail de tous qui en usent avec une retoutable efficacité et leurs parents ne font rien !

    • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 16:37

      antonio


      ÉLEVER : Rendre droit porter vers le haut

      N’est-ce pas mieux !

    • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 18:11

       cogno5 


      Je suis navré de passer pour un malotrus ! J’ai simplement voulu résumer ! 

    • focalix focalix 5 septembre 2013 19:47

      Vous avez des idées fortes cogno5.
      Jadis les enseignants étaient instruits, ce qui donne à penser qu’aujourd’hui ce sont des ignares.
      En prime ce sont des feignasses. Alors si les parents leur crachent dessus c’est cohérent non ?

      Pour la pédagogie vous êtes également très fort. Coller des baffes aux enfants tant qu’ils ne sont pas en mesure de vous les rendre, c’est une façon très vivante de leur montrer les vertus d’une société idéale régie par une seule loi, celle du plus fort.
      Vous ne pouviez mieux choisir votre pseudo !


    • Prudence Gayant Prudence Gayant 5 septembre 2013 14:03

       

      L’éducation nationale devrait fournir un gilet de sauvetage, un manuel de combat et de la poudre de perlimpimpin.
      Est-ce pour cela que vous appréciez autant la Loire sauvage ? indomptable mais si intéressante au final.



      • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 16:36

        Prudence


        Il y a de ça sans doute

        Avec la Loire je ne suis jamais déçu, avec les élèves c’estexactement l’inverse.

      • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 17:20

         joyeusetés


        C’est la conjuration du système libéral

        Plus on permet l’abaissement de l’éducation, plus il est facile de maintenir un système aberrant et démoniaque

      • Richard Schneider Richard Schneider 5 septembre 2013 17:15

        à Nabum,

        Bonne rentrée ! 
        Voilà deux heures de classe qui valent bien deux heures d’usine. Les « gens » ne rendent pas compte combien sont éprouvants les débuts d’année avec les élèves - et surtout avec les élèves catalogués de « difficiles ». Car, c’est à qui prendra le pouvoir !
        Vous avez raison d’insister sur la notion d’éducation : après leur passage à l’école (école que beaucoup détestent viscéralement), qui leur apprendra les règles absolument indispensables pour s’intégrer dans le monde complexe du travail, si ce n’est le « maître » ? Sûrement pas les parents.
        Bonne continuation quand même,
        RS

        PS. Juste une remarque : comment peut-on demander à un enseignant qui débute dans le métier d’avoir les mêmes compétences que vous, par ex. ! Nos dirigeants ne comprennent rien. Ou ne ne veulent rien comprendre.

        • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 17:21

          Richard


          Cette remarque il faut aussi la faire à tous mes collègues expérimentés qui fuient de telles classes et laissent les jeunes se faire manger.

          Ma voisine débute. C’est pure folie ici ! 

        • oncle archibald 5 septembre 2013 17:49

          Les meilleures choses et notamment les vacances ont une fin ... dommage mais bon ... 

          Quand les parents sont enseignants et doivent être dans leur classe le jour de la rentrée ce sont les grands parents qui s’y collent pour accompagner un petit fils à sa première rentrée au collège .. une sixième tout à fait particulière dans un collège « sport études » qui accueille ce déjà très doué en foot-ball .... en internat vu la distance qui sépare ece collège du domicile familial...

          Et patatras .. celui qui faisait des pieds et des mains, enfin surtout des pieds j’espère, pour intègrer ce collège « spécial » s’effondre et se bloque .. il ne veut plus être interne .. Il s’est trompé ... Le foot c’est pas important etc etc ... Les grands parents le rassurent, lui affirment que ce petit coup de blues est bien naturel, que tout va bien se passer, d’ailleurs que sa prof principale a l’air très bien, très dynamique, etc .. 

          Sur ce les élèves de la sixième 6 s’en vont dans une classe avec leur prof principal et les grands parents dans la salle de réfectoire organisée en auditorium provisoire pour écouter les directives et recommandations du principal, de son adjointe, de l’économe, de la responsable de la « vie scolaire » ... Ils prennent des notes pour le rapport obligatoire aux parents et rentrent chez eux ...

          Vers 13 heures coup de fil de notre fils qui est le père du footeux .. On l’a appelé de l’infirmerie ou se trouve son fils dans un état quasi hystérique, il veut qu’on l’enlève vite de cet enfer, et qu’on le mette, sous le régime de la demi pension, comme son frère ainé dans le même collège de proximité que lui .. en trois heures passées avec sa prof principal qui enseigne l’EPS il a déjà tout compris .. C’est une conne, ses petits camarades sont des cons, ce collège est pourri, et d’ailleurs les casiers ne ferment même pas à clef ... Et on nous prie d’aller le rechercher à 15 heures pour le ramener à la maison ... Ce que nous faisons. Sa mère vient le reprendre en sortant de sa classe de CE1 ... Il lui refuse le moindre mot, monte dans la voiture avec ses sacs et attend recroquevillé sur la banquette que nous ayons fini de parler et qu’enfin sa mère se décide à le ramener chez lui.

          Comme quoi .. dans une famille insoupçonnable, avec un père prof de math et une mère prof « des écoles », un « enfant-roi » qui s’ignorait s’est révélé en quelques heures ... Ses parents l’ont ramené hier soir au collège et iront le rechercher Vendredi soir après la classe mais il a déjà annoncé que Lundi il n’y reviendrait pas ... Attendons la suite ... Le père a indiqué qu’il allait jouer la fermeté, faire observer qu’un grand nombre d’enfants qui souhaitaient intégrer cette classe « foot-ball » ont été refusés faute de place, qu’on n’avait pas de place en attente pour lui au collège « ordinaire » qu’il souhaite intégrer dès Lundi, etc etc ... Les grands parents attendent en spectateurs (quelle chance !) les résultats du bras de fer ...

          Ah, cher Nabum ... J’ai immédiatement pensé à vous ... Il y a également dans ce collège une classe de SEGPA (12 élèves contre 28/29 dans les autres 6emes) dont le responsable, présent au speech du principal, nous a dit que si nos enfants, sous entendu ceux des classes dites « normales » ,revenaient en disant qu’ils se sont fait casser la gueule ou voler leur portable, il fallait l’en informer d’abord et qu’il enquêterait .... Que ce n’était quand même pas chaque fois les élèves de la SEGPA qui étaient responsables de tout ce qui ne va pas dans cet établissement ....

          • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 17:58

            Mon oncle


            Tout d’abord quel formidable publicitaire ce directeur de Segpa.
            Tous les maux de la terre seront collés à ses élèves.

            Ensuite, le collège est un vaste carpharnaüm. Il serait teps de repnser une structure intermédiaire : CM 2 - 6° -5
            et penser autrement ces années si difficiles qui troublent parents, grands parents et enseignants.

            Votre histoire me laisse sans voix. Que faire ? Changer de sport ! Le foot entraîne immanquablement ce genre d’attitudes 

          • oncle archibald 5 septembre 2013 18:26

            Oui bien d’accord avec vous sur la « PUB gratuite » qui a été faite à la SEGPA ...

            Pour notre petit fils, qui est physiquement très grand et costaud pour son âge, qui est particulièrement doué en foot-ball si bien que dans son club de village on le fait jouer avec les « cadets » alors qu’il n’est que « minime » par l’âge, nous avons autant été aussi surpris par son attitude Mardi que par ses certitudes en mai-juin derniers, lorsque son choix était en discussion ... 

            A la question « es-tu sûr que l’internat te conviendra, que ça ne sera pas trop dur pour toi », il répondait invariablement « il faut savoir ce que l’on veut, et moi je veux être dans cette classe de foot ». Nous avions assimilé ce qui nous paraissait être une volonté de fer et qui collait assez bien à son physique ... Personne n’a remarqué « qu’il se la jouait » et qu’en fait malgré sa taille il était un petit enfant de 11 ans bien coucouné dans sa famille et qu’il ne réalisait pas ce qu’il disait.

            Actuellement on est dans l’irrationnel et il s’enferme dans ce qui ressemble bien à un bras de fer avec ses parents .... En plus sa « maladie » de Mardi lui a fait « perdre la face » dans sa classe .. C’est bien compliqué mais les grands parents espèrent que outre l’affection sans limites, le « professionnalisme » des éducateurs que sont l’un et l’autre ses parents, ainsi que celui du personnel et des enseignants de ce collège, permettront de débloquer la situation ...

          • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 18:35

            Mon Oncle


            Donnez des conseils à distance c’est bien compliqué

            Pour moi, le sport est un élément fondamental mais je n’aime guère ces structures qui regroupent des élèves partageant la même passion. Il faudrait plus sections sportives pour que les points de vue et les pratiques se confrontrent.

            Je sors de la question mais pas tout à fait. Avec un groupe de footeux, son retour sera très très compliqué.

          • oncle archibald 5 septembre 2013 19:11

            Merci Nabum .. Ce sera compliqué peut-être, mais quoi qu’il en soit cet enfant est entouré de parents aimants, très attentifs et qui plus est des « pros » de l’éducation ... Nul doute qu’une fois encore « l’inégalité des chances » jouera en sa faveur et qu’une solution sera trouvée ..


            J’essaye chaque fois que j’en ai l’occasion de faire prendre conscience à mes petits enfants (sept à ce jour) qu’ils ont bien de la chance d’être nés en Europe, qui est un continent « raisonnable et cultivé » depuis si longtemps, qui plus est en France ou quoi qu’on dise tout ne va pas si mal, et qui plus est dans la maison de X et N, leurs parents qui sont de très bons parents, etc etc .. 

            Je pense souvent à ces enfants dont vous avez la charge, qui ont poussé sans contrôle, sans bornes sur le chemin, sans avoir appris « les essentiels » ces bases que vous rappelez dans votre billet ... Et au rôle immense qui sera le vôtre pour ceux qui auront la lucidité de voir qu’ils ont encore une chance de pouvoir remonter à bord sur un bon bateau ...

            Ah j’oubliais .. moi ça n’est pas le foot ... ni le rugby (quoique je préfère), c’est la voile ... Pas sur la Loire comme vous mais près de chez moi, dans le Golfe du Lion, ce coin de Méditerranée qui inspira Trenet et Brassens, mais où il y a soit trop de vent soit pas de vent du tout ... mais bon, c’est comme ça, on s’y fait ... et depuis que je suis retraité j’ai le privilège de pouvoir attendre les jours « ou ça va bien » pour sortir en mer ...

          • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 2013 19:46

            Mon Oncle


            Comme vous avez de la chance ! 

            La mer, c’est formidable ! 
            L’espace, le vent, la liberté

            Je viens faire n tour avec vous ...

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