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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Être vivant sur Terre

Être vivant sur Terre

Le 24 novembre 1859, il y a cent cinquante ans, Charles Darwin publiait sa fameuse théorie dans « L’origine des espèces », bible du courant évolutionniste. Le bicentenaire de sa naissance avait déjà été fêté le 12 février dernier. L’année 2009 est donc une année Darwin à double titre, et l’occasion aussi de vulgariser sur l’état actuel de nos connaissances dans ce domaine.

Le lundi 9 février 2009 à 20:35, je regardais un peu par hasard sur France 5 un documentaire extraordinaire.
 
 
De la vulgarisation scientifique pour vraiment tout le monde
 
Son titre dit quasiment tout : "Espèces d’espèces". Il a été réalisé par Denis Van Waerebeke, Vincent Gaullier et Raphaëlle Chaix et a même été récompensé en remportant le Grand Prix Pariscience du Festival international du Film scientifique de 2008. L’affiche de présentation (en anglais) est visible et téléchargeable (en .pdf) ici.
 
En moins d’une heure, et de façon plutôt amusante (les simagrées de Benoît Giros qui anime la voix off sont tout à fait à la portée des enfants), le documentaire se propose de revoir complètement notre vision des espèces, humaine, animales mais même végétales voire… plus !
 
 
Concept d’une espèce vivante
 
Pour cette révision complète, le documentaire aborde une problématique très ancienne : comment ranger, classer, répertorier toutes les espèces. On appelle cette science la "systématique".
 
Mais d’abord, qu’est-ce qu’une espèce ? Elle est définie par l’interfécondité : chaque être de la même espèce est capable de se reproduire, et leur progéniture doit être fertile. Cette idée annule évidemment toute notion de "races" humaines, l’être humain ne constitue qu’une seule espèce, mélangée en permanence depuis son apparition (voir un peu plus loin).
 
Aujourd’hui, on compte un 1 749 577 espèces vivantes connues. Mais ce n’est que la partie non immergée de l’iceberg de la vie sur Terre. On en découvre dix mille nouvelles par an. Il y a des millions d’autres espèces qui vivent aujourd’hui et qui disparaîtront avant même qu’on puisse en connaître l’existence, et puis une dizaine de milliards d’autres qui ont disparu depuis l’apparition de la vie sur Terre. On évalue à entre cinq et cent millions d’espèces vivantes peuplant actuellement la Terre.
 
Ces statistiques relativisent le discours sur les espèces en voie de disparition : c’est un processus normal et naturel de l’évolution du vivant. Ce n’est toutefois pas une raison pour trop polluer et accélérer ce phénomène.
 
 
L’organisation du vivant
 
Il y a quelques siècles (et surtout au XIXe siècle), on a imaginé l’organisation de la vie avec un arbre de la vie : un tronc commun et des branches pour différentes espèces. Le tronc se dirige bien verticalement vers le haut et hop, on plaçait l’espèce humaine tout en haut, comme la flèche sur un sapin de Noël.
 
Oui, mais bon, tout cela était bien arbitraire. Cela nécessitait de donner un jugement de valeur sur des espèces supérieures à d’autres. Avec comme philosophie sous-jacente que l’humain est forcément au-dessus de toutes les autres espèces.
 
Ce documentaire casse donc cette idée (qui est encore très répandue de nos jours) avec une notion simple : même l’unicellulaire, même la bactérie d’aujourd’hui est aussi évoluée que l’espèce humaine. La preuve, c’est qu’elle a subi autant de transformations ou d’évolutions que nous. Sur le temps. Même temps de gestation.
 
La seule vraie différence entre l’humain et le reste du vivant, c’est que l’humain a la conscience des choses et peut s’amuser justement à réfléchir sur ce sujet. Au contraire des bactéries par exemple, mais finalement, qu’en sait-on vraiment ?
 
Même révolution des concepts : la frontière entre le règne animal et le règne végétal est très flou et bizarrement, ce n’est pas très grave, l’important est ailleurs.
 
Le film propose donc une autre solution pour classer la vie : l’arbre de vie, oui, ou plutôt, le buisson de vie. Un buisson sphérique.
 
En gros, l’arbre n’est plus vertical en une seule dimension, avec des ramifications à chaque branche, mais en trois dimensions (comme sur le schéma ici), sans bas ni haut, une sorte de sphère dont le centre serait l’unique espèce originelle, commune à tous les vivants (l’ancêtre commun, voir en fin d’article), et ensuite, le rayon grandit au fur et à mesure que le temps passe, si bien que si l’humain arrive tout en haut, en 2009, à la surface de la sphère, toutes les autres espèces vivantes, elles aussi, sont à la surface, au même niveau que l’humain, puisque ces espèces parallèles ont mis autant de temps que nous, les humains, à atteindre ce niveau d’évolution (du coup, cela donne un peu d’humilité à l’espèce humaine).
 
L’idée est donc assez facile à comprendre. Et avec les animations créées sur ordinateur, c’est assez captivant pour mieux voir en perspective.
 
Cette idée met cependant à mal la classification traditionnelle.
 
 
Remise en cause de quelques notions
 
Par exemple, il n’existe plus de reptiles qui regroupaient les crocodiles, les serpents et les lézards car les crocodiles sont beaucoup plus proches des oiseaux que des serpents et lézards, donc, on ne peut pas dissocier les oiseaux des reptiles, ni d’ailleurs des dinosaures (même ancêtre commun).
 
Idem pour les cétacés qui ont le même ancêtre commun que les hippopotames. Le groupe des poissons n’a donc pas de pertinence, les poissons osseux étant plus proches des mammifères que des requins etc.
 
 
À la recherche de nos lointains ancêtres…
 
Ensuite, le documentaire fait le processus inverse. Il part de l’espèce humaine et cherche à remonter, remonter, remonter etc. jusqu’au centre de cette sphère du vivant. Un peu comme dans une recherche généalogique.
 
C’est très intéressant. À chaque nœud de l’arbre correspond un paramètre particulier. Et un ancêtre commun, et des cousins vivants supplémentaires.
 
Le systématicien Guillaume Lecointre (du Muséum de Paris) explique : « On peut voir un être vivant comme une série d’innovations acquises au cours de l’histoire de la vie ». L’arbre de vie raconte en fin de compte le corps humain. Chaque partie correspond à un nœud.
 
 
Une et une seule espèce humaine
 
Beaucoup de branches sont mortes. Par exemple, l’homme de Néandertal n’est pas un ancêtre de l’Homo sapiens (nous, humains) mais un cousin sans descendant (dont l’extinction nous reste encore mystérieuse).
 
C’est aussi une façon de rappeler que l’espèce humaine est unique. Le concept même de plusieurs "races" humaines ne peut donc avoir aucune justification scientifique dans la mesure où tous les êtres humains vivant actuellement sur Terre sont le résultat d’un métissage permanent (il n’existe pas de peuple ethniquement pur) d’une unique espèce. Claude Lévi-Strauss avait déjà jeté les bases de cette idée juste après la guerre (voir ce document à télécharger).
 
 
Les primates, une affaire de 7 millions de générations
 
Premier nœud encore en vie, à six millions d’années, celui de notre ancêtre commun avec les chimpanzé et les bonobos (tous des homininés). À sept millions d’années, avec le gorille des montagnes (les hominidés). Puis avec les orangs-outans (les homonoïdés).
 
Puis on arrive au nœud des hominoïdes : pas de queue, seulement un coccyx. Comme dix espèces de gibbons.
 
À vingt-cinq millions d’années, on arrive au nœud des catarrhiniens, qui nous rassemblent avec quatre-vingt-deux espèces de singes avec queue (babouin, macaque…). Le facteur innovant, ce sont les narines séparées et orientées vers le bas.
 
Si on remonte à soixante-trois millions d’années, on atteint le nœud des primates (en gros, hominidés, singes et lémuriens), avec un facteur commun, le pouce opposable, l’usage du pouce, qui fait que le primate est capable de se servir d’outil mais aussi de grimper aux arbres en s’accrochant aux branches. Mon chat meurt d’envie d’avoir un pouce. En sept millions de générations, le premier primate a donc donné naissance à l’être humain, l’homo sapiens.
 
 
Et la machine remonte le temps…
 
Petit à petit, à force de remonter, le spectateur peut voir quels sont nos points communs d’abord avec les rongeurs, puis avec les lions, baleines, gerboises, rhinocéros et taupes.
 
Ensuite, on remonte au nœud des thériens : l’existence d’une glande mammaire avec téton, et d’omoplates mobiles, comme chez le kangourou.
 
On remonte et on arrive au nœud des mammifères : corps couvert de poils et allaitement des petits, ce qui donne quelques étrangetés comme l’ornithorynque qui a un bec, des palmes et qui pond des œufs, mais reste quand même un mammifère.
 
Après, la branche est longue à remonter sans nœud ayant abouti à des espèces encore vivantes aujourd’hui jusqu’à cent trente millions d’années, au nœud des amniotes. Commun aux flamands roses. Notre point commun, c’est la membrane qui enveloppe l’embryon pour le protéger.
 
On remonte encore jusqu’au nœud des tétrapodes : un nombre pair de membres locomoteurs, et de un à huit doigts par membre. Là, nous sommes dans un groupe de 26 308 espèces.
 
Toujours remonter ; à quatre cent vingt millions d’années surgit le nœud des sarcoptérygiens (si si !) qui ont pour point commun la nageoire charnue (c’est l’étymologie grecque), c’est-à-dire de ne pas avoir les doigts collés au tronc mais séparés par un bras ou une nageoire, permettant donc de marcher, voler etc. Un cousin qui pourrait être très utile fait partie de cette catégorie.
 
Puis, nœud des ostéichtyens qui regroupent tous ceux qui ont des os et pas du cartilage. Cela place l’humain dans une famille de cinquante mille cousins maintenant.
 
On s’enfonce encore plus dans le centre de l’arbre. Nœud des gnathostomes qui ont de l’hémoglobine et une mâchoire, comme chez le gros requin blanc.
 
Arrive enfin le nœud des vertébrés. Puis des crâniotes qui possèdent une boîte pour protéger leur cerveau. Puis des myomérozoaires. Puis celui des chordés.
 
Le nœud des deutérostomiens surgit alors pour regrouper cinquante-huit mille espèces vivantes (ce qui reste un nombre dérisoire). En gros, le point commun des individus est qu’ils ont un orifice en haut (bouche), un orifice en bas (anus) et un conduit passant de l’un à l’autre (œsophage et intestins par exemple).
 
En remontant, on passe aux millions d’espèces au nœud des bilatériens dont la caractéristique est d’être construits avec un plan de symétrie, comme les mollusques mais pas comme les éponges.
 
Et on arrive à une amibe à sept cent millions d’années. Au nœud des métazoaires. Là, le point commun, c’est d’être pluricellulaire et mobile.
 
Puis, à un milliard d’années, on arrive à l’un des trois nœuds élémentaires de la vie : les eucaryotes. On inclut dedans non seulement les animaux, mais aussi les végétaux et quelques unicellulaires comme les micro-algues (considérées à tort comme des végétaux) et les paramécies (considérées à tort comme des animaux). Le point commun, c’est la structure de la cellule qui compose les individus : avec un noyau composé de la molécule d’ADN.
 
 
On change de règnes
 
Dans cet ordonnancement, il n’y a plus de règne animal ni de règne végétal (les deux sont classés chez les eucaryotes) mais trois branches.
 
Deux autres grandes branches existent effectivement à côté des eucaryotes : les bactéries (très diversifiées et évoluées ; on en connaît dix mille espèces mais il en existe plusieurs millions) et les archées.
 
Les bactéries ont été essentielles dans l’évolution puisqu’elles ont apporté l’azote aux végétaux et ont permis la digestion des animaux. Les archées, comme les bactéries, sont des unicellulaires sans noyau. Les archées se trouvent souvent dans des environnement très particulier et sont capables de résister à des conditions extrêmes comme un milieu très acide (pH proche de zéro), des hautes températures (supérieures à cent degrés Celsius), une pression élevée (deux cents bars) etc.
 
Enfin, l’humain a encore des points communs avec le pyrococcus, un exemple d’archée, par son code génétique et ses protéines identiques, bref, par le fait qu’ils constituent chacun… un être vivant.
 
Donc, trois branches : eucaryotes (cellules avec noyau), bactéries et archées, et donc, un ancêtre commun, si si… daté d’environ trois milliards et demi d’années, et que les scientifiques nomment LUCA pour "last universal common ancestor", le vétéran de la vie sur terre… mais qui n’exclut pas qu’à l’époque, il vivait avec d’autres formes de vie qui, elles, n’ont abouti à aucune espèces encore vivantes aujourd’hui.
 
Cette vision qui reste encore évidemment floue de l’origine du vivant peut être intégrée dans l’exobiologie, dans la recherche de forme de vie extraterrestre (sur Mars par exemple à défaut de l’imaginer à l’extérieur du système solaire).
 
 
La chance incroyable de vivre
 
À la fin du documentaire, le microbiologiste Patrick Forterre (de l’Institut Pasteur) donne une conclusion passionnante de cette perspective : « Clairement, tous les êtres vivants actuels descendent d’un ancêtre commun, nous avons tous un même ancêtre » (qui est donc LUCA).
 
Puis, il poursuit : « Moi, j’aime bien comparer les bactéries à des microordinateurs très récents et les eucaryotes, les hommes, à des gros ordinateurs des années 1950-1960 qui étaient plus gros et plus complexes, mais qui en fait étaient moins performants. Bon, c’est un peu caricatural, mais je pense que ça vaut la peine de réfléchir un peu en ces termes. Il ne faut pas raisonner en termes d’organismes plus ou moins évolués mais en terme d’organismes effectivement plus ou moins complexes mais surtout avec des stratégies de vie différentes ».
 
Et Patrick Forterre finit assez intensément : « C’est une chance incroyable, quand on y réfléchit, d’être en vie. Si le spermatozoïde d’à-côté avait gagné, bon, vous ne seriez pas en vie et puis on peut remonter ça à chaque génération ».
 
 
De nombreuses rediffusions
 
Le film a été rediffusé sur France 5 également le 18 février 2009 à 1:05 et le 23 février 2009 à 5:50 mais il est régulièrement diffusé en France, comme par exemple dans des écoles du Poitou-Charentes la semaine avant les vacances de la Toussaint où un thésard en paléontologie de Poitiers (Antoine Souron) venait débattre avec des lycéens du sujet du 20 au 23 octobre 2009, ou encore à l’occasion de la fête de la science le 20 novembre 2009 au lycée Camille-Claudel de Palaiseau suivi d’une conférence du chercheur Pierre Capy, professeur de Paris-Orsay et directeur du Laboratoire évolution, génomes et spéciation du CNRS à Gif-sur-Yvette.
 
Le documentaire a fait l’objet d’un DVD qui est sorti le 17 août 2009 et ce serait une bonne idée de cadeau pour Noël pour les enfants (et les adultes), mais il semblerait qu’il soit déjà épuisé (selon le site Amazon, par exemple).
 
 
Évolution
 
Pour approfondir le sujet, je vous conseille de lire l’ouvrage "Comprendre et enseigner la classification du vivant" sous la direction de Guillaume Lecointre, éd. Belin 2004 (ISBN 2-7011-3896-5) et d’écouter l’entretien de ce scientifique avec Antoine Spire. Ou bien de lire des ouvrages de deux scientifiques références sur l’évolution, Stephen Jay Gould et Richard Dawkins.
 
Dans un autre article, je parlerai d’un éventuel concurrent de Darwin (ou pas).
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (24 novembre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Documents joints à cet article

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27 réactions à cet article    


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 novembre 2009 10:21

    A Actias,

    Il faut aussi lire la phrase qui suit et qui justement nuance : « Ce n’est toutefois pas une raison pour trop polluer et accélérer ce phénomène ».

    Cordialement.


  • Grasyop 24 novembre 2009 16:09

    « Il y a des millions d’autres espèces qui vivent aujourd’hui et qui disparaîtront avant même qu’on puisse en connaître l’existence »

    Et quel dommage !!! Oh, certes, il en réapparaîtra sans doute autant, puisque, vous l’avez bien dit, c’est un processus normal et naturel de l’évolution du vivant.
    Il nous suffira juste de patienter... quelques dizaines de millions d’années.

    Quel dommage, et pourquoi ? Essentiellement à cause de la déforestation, qui est elle même due en grande partie, si je ne dis pas de bêtise, à notre consommation d’huile de palme et à notre consommation de viande (champs de palmier à huile en Indonésie et Malaisie ; champs de soja pour le bétail au Brésil).

    Alors si vous pensez que quelques dizaines de millions d’années à patienter pour voir la vie renaître, c’est long, essayez de réduire votre consommation d’huile de palme et de viande (et de faire passer le message).


  • Shaytan666 Shaytan666 29 novembre 2009 12:17

    @ PR
    Une petite explication serait la bien venue, critiquer c’est bien mais expliquer c’est mieux !


  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 29 novembre 2009 18:45

    C’est ce que j’ai écrit, j’ai parlé d’être de la même espèce. Votre phrase est en elle-même redondante.

    Je vous conseille des cours de lecture, cher contradicteur systématique.

    Cordialement.


  • arusta 24 novembre 2009 10:16

    j’ai vu ce reportage sur Arte, vraiment super interessant , et facile d’accès

    il repasse encore 2 fois sur Arte :

    25.11.2009 à 09:55
    28.11.2009 à 10:25


    • LE CHAT LE CHAT 24 novembre 2009 10:24

      merci pour l’info , je vais me le programmer sur pilote time ! avant la diffusion de création  !

      merci Darwin pour ces avancées scientifiques , c’était courageux à ton époque !


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 novembre 2009 10:27

      A Arusta,

      Merci de cette information, je recommande donc vivement de le voir, puisque c’est possible pour ceux qui ont la TNT.

      Voici de la science façon Palais de la Découverte, accessible à tous, y compris aux enfants.

      Cordialement.


    • stephanemot stephanemot 24 novembre 2009 10:26

      OK pour vulgariser, mais attention aux confusions.

      je tique un peu pour cette expression « bible du courant évolutionniste », qui inverse un peu les roles :

      - les integristes de la Bible, dans l’histoire, ce sont les creationnistes et autres promoteurs de l’imposture de l’Intelligent Design (un projet politique, la negation meme de l’approche scientifique - Dawkins, Lecointre, et Gould s’opposent d’ailleurs fermement a l’ID)

      - « l’evolutionnisme » releve de l’anthropologie, a ne pas confondre avec l’evolution et Darwin. Les promoteurs de l’ID parlent souvent de « Darwinisme » ou d’« evolutionnisme » pour faire croire qu’il s’agit d’un mouvement radical en « isme » et faire diversion par rapport a leur propre creationnisme.


      • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 novembre 2009 10:29

        A Stéphanemot,

        C’était juste un clin d’oeil.
        Mon prochain article portera justement sur le sujet.

        Cordialement.


      • morice morice 24 novembre 2009 10:29

        l’homme, ange ou démon  ??? bonne question en effet !


        c’est vrai que l’homme n’évolue pas toujours dans le bon sens : regardez il est bien arrivé à Jorg Haider...

        il est vrai que la disparition de cette espèce un peu spéciale vous avez marqué, Syvain :

        "La disparition du leader très charismatique du populisme autrichien va-t-elle créer un vide salutaire ou, au contraire, est-ce finalement une très mauvaise nouvelle pour les démocrates européens ?

        Je pencherais vers la seconde hypothèse.

        alors, une disparition d’espèce comme celle-là c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle ??? 

        faut-il l’associer à ce genre de disparition, Sylvain ?

        le monachus monachus, Sylvain !!

        • LE CHAT LE CHAT 24 novembre 2009 10:39

          @momo

          l’espèce jorg haider fait partie de listes des espèces de la sixième vague d’extinctions , celle provoquée par l’activité humaine !  smiley

          tu dois être content , le bruno Megretus Vitrollus est aussi en voie de disparition dans les bouches du Rhône , plus guère de chants des sieg heil près de Marseille  !  smiley


        • morice morice 24 novembre 2009 10:53

          le bruno Megretus Vitrollus est aussi en voie de disparition ?


          Excellente nouvelle !!! il ne s’est donc pas reproduit ? Il existe des cousins, pourtant si je ne m’abuse ??? Dans le coin, c’est plein de Brice, non ?

          • LE CHAT LE CHAT 24 novembre 2009 11:11

            Des Brice , c’est en Auvergne , mais il y a ici le danielus Simonpierus dont l’espèce a subi une mutation qui le rapproche du bompardus orangis  , ça fera 1 % à tout casser


          • morice morice 24 novembre 2009 11:15

            ah, je vois que vous tenez fichier de taxidermie là... préparons les bocaux...


            • LE CHAT LE CHAT 24 novembre 2009 11:56

               smiley  smiley  smiley

              une espèce complétement disparue , le lechevalis toulonus ......


            • JoëlP JoëlP 24 novembre 2009 11:57

              Merci pour cet article bien documenté sur cette pure merveille qu’est « Espèces d’Espèces ». Il est rare d’allier divertissement / humour et pédagogie à ce point de réussite. Après ça, les créationnistes n’ont plus que leur chapelet pour prier leur créateur. Une qualité graphique extraordinaire, une manière de manier les angles de vue sur ce fameux buisson de l’évolution qui réjouit sans cesse le spectateur. A voir absolument, et même obligatoire en dessus de 10 ans.


              • Freebird 24 novembre 2009 12:51

                Pas mal l’arbre en 3D, c’est effectivement plus proche de la réalité que la présentation classique, avec l’homme tout en haut de l’arbre. En plus, cela a l’énorme avantage de se couper totalement des approches religieuses (quelle que soit la religion d’ailleurs), qui présentent systématiquement l’homme comme un aboutissement.

                Merci pour l’info en tout cas. Je ne connaissais pas ce documentaire mais je vais tenter de me le procurer.


                • ZEN ZEN 24 novembre 2009 14:27

                  La théorie de l’évolution :
                  Toujours en évolution....


                  • Big Mac 24 novembre 2009 14:45

                    "C’est aussi une façon de rappeler que l’espèce humaine est unique. Le concept même de plusieurs « races » humaines ne peut donc avoir aucune justification scientifique dans la mesure où tous les êtres humains vivant actuellement sur Terre sont le résultat d’un métissage permanent (il n’existe pas de peuple ethniquement pur) d’une unique espèce"

                    Combien de fois faudra-t-il rappeler à nos évolutionnistes leur confusion entre les termes espèce et race ?

                    Les espèces sont des groupes de populations naturelles, effectivement ou potentiellement interfécondes, qui sont génétiquement isolées d’autres groupes similaires.

                    la race est un rang taxinomique inférieur à l’espèce, dans le but de distinguer plus finement à l’intérieur des espèces.

                    Alors bien sûr des gens vont vous prétendre que les races existent dans toutes les espèces animales sauf celle de l’homme, mais vous vous doutez bien que ça ne correspond à rien d’autre que du politiquement correct dont la nature n’a que faire.

                    Et les évolutionnistes vont vous prétendre qu’une espèce peut se transformer en une autre alors que plus d’une centaine d’année d’expérimentations dans ce sens ont été un fiasco total.


                    • Grasyop 24 novembre 2009 16:30

                      « Alors bien sûr des gens vont vous prétendre que les races existent dans toutes les espèces animales sauf celle de l’homme, mais vous vous doutez bien que ça ne correspond à rien d’autre que du politiquement correct dont la nature n’a que faire. »

                      Et il y en a d’autres, dont moi, qui vous répondront que les races n’existent dans aucune espèce, y compris l’humain, que la race, comme tous les autres rangs taxinomiques, est une vue de l’esprit, un concept magique, ou foireux, comme on veut, un concept qui ne repose sur rien.

                      « Et les évolutionnistes vont vous prétendre qu’une espèce peut se transformer en une autre alors que plus d’une centaine d’année d’expérimentations dans ce sens ont été un fiasco total. »

                      Nawak.


                    • Big Mac 29 novembre 2009 13:01

                      "Et il y en a d’autres, dont moi, qui vous répondront que les races n’existent dans aucune espèce, y compris l’humain, que la race, comme tous les autres rangs taxinomiques, est une vue de l’esprit, un concept magique, ou foireux, comme on veut, un concept qui ne repose sur rien."

                      Mais oui bien sûr, les chercheurs et les éleveurs qui travaillent depuis des siècles pour obtenir des races sont tous des cons puisque comme l’affirme Grasyop les races seraient une pure vue de l’esprit.

                      Et les cuisiniers qui achètent des poulets de bresse ou d’autre race à viande, tous des cons tout comme les gastronomes prêts à payer une volaille dix fois plus cher pour ses qualités gustatives.

                      Et les chenils qui sélectionnent des races de chiens pour le gardiennage ou pour la compagnie, tous des crétins congénitaux, puisque Grasyop va leur démontrer que la différence entre un chihuahua et un molosse est une pure vue de l’esprit.

                      Et les autres qui partageraient son hypothèse Grasyop oublie évidemment de nous préciser s’il s’agit de scientifiques ou de résidents de Sainte Anne.

                      Bref vous l’aurez compris les 30 siècles de savoir accumulé ne sont rien, Graysop la lumière ultime que l’humanité attendait balaye tout ça d’un revers de bras avec un argument très scientifique : « Nawak » !!!.



                      • ffi ffi 24 novembre 2009 21:57

                        Le manichéisme :
                        - la lutte entre le bien et le mal créa l’homme.
                        Le libéralisme :
                        - la lutte entre les égos créa la richesse.
                        Le marxisme :
                        - la lutte entre les classes créa l’histoire
                        Le darwinisme :
                        - la lutte entre les espèces créa l’évolution


                        • Shaytan666 Shaytan666 29 novembre 2009 12:28

                          @L’Auteur
                          En sept millions de générations, le premier primate a donc donné naissance à l’être humain, l’homo sapiens.

                          Excellent article, bravo mais il y a quand même une phrase qui m’a interpelé, c’est celle reproduite ci-dessus.
                          Vous dites que le premier primate a donné naissance à l’être humain, l’homo sapiens alors qu’autre part vous dites qu’il existait une autre sorte d’êtres humains qui elle a disparu, l’homme de Néendertal !
                          Je peux bien sûr me tromper mais je pense que le premier primate a donné naissance à plusieurs « sortes » d’êtres humains mais que seul l’homo-sapiens a lui survécu au processus d’évolution.


                          • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 29 novembre 2009 12:44

                            A Shaytan666,

                            Oui bien sûr, le premier primate a non seulement donné naissance à plusieurs espèces d’ « êtres humains » (mais qu’est-ce que l’ « humain » ?) dont une seule branche a survécu, arrivée tardivement d’ailleurs, l’homo sapiens, mais aussi aux singes et aux lémuriens. J’ai donné seulement le « temps » qu’il a fallu pour passer de ce premier primate au premier homo sapiens et c’est sûr que l’homo sapiens n’est pas une branche aînée. Ma phrase n’excluait donc pas les autres espèces puisque je les avais justement citées peu avant.

                            Cordialement.


                          • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 29 novembre 2009 18:29

                            Survivre : « continuer à exister » (Petit Larousse).
                            Je maintiens donc.

                            Quant au futur, je ne suis pas madame Soleil.

                            Cordialement.


                          • vinvin 29 novembre 2009 23:56

                            Bien nous sommes vivant que sur terre !





                            VINVIN.

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