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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Le pain de tous nos quotidiens

Le pain de tous nos quotidiens

Gonflé ! 

La mie qui tient la croûte !

Avertissement : Que les vils tenants de la biscotte, les apatrides du pain de mie, les mutants des mollesses sous cellophane passent leur chemin où je leur fais une Cène !

Je me souviens du bonheur tous les matins recommencé de goûter le pain croustillant tout chaud sorti du four de notre boulanger de voisin. Ce plaisir à nul autre pareil, si simple alors et maintenant si compliqué. Un pain qui tenait la croûte et craquait sous la dent, une mie compacte qui ne laissait jamais la confiture se dérober par quelques trous fallacieux, un pain qui avait du goût, un pain qui vous menez par la baguette sur les chemins du délice …

Puis les artisans matutinaux se sont fait vendeurs et comédiens. Nos belles Talemeries (boulangeries) de jadis qui fleuraient bon le feu de bois et le pain chaud sont devenues des pièges à chalands n'aimant rien tant que ce pain blanc mou et fade. Les belles croûtes grises sont omnises comme la peste, la denture d'aujourd'hui se complait dans la mollesse.

L'enfourneur à la chaîne est un éleveur de pâte congelée. Il se contente de manier grossièrement la lame, pressé qu'il est de tenir une cadence 'infournale'. Puis, plein de gloire factice, il vient dans sa boutique, déposer son forfait sur un tapi roulant qui enverra ces mauvais épeautres cuire en place publique. Quelques parfums artificiels viennent leurrer l'acheteur potentiel qui se précipite dans ces boutiques pour la bassesse de ses prix.

D'autres à rebours ont joué la carte de la tradition, de la complexification et forcément de l'augmentation. Leurs pains se paient au prix fort et devant leurs établissement se traînent des files d'attente dignes de celles qui connurent leurs prédécesseurs pendant l'occupation. La mode, le bouche à merveille font de ces boulangeries une manne miraculeuse pour le propriétaire du lieu.

Beaucoup ne cherchent pas à rivaliser avec ces artistes aux pains consacrés. Ils se contentent de produire eux-mêmes des baguettes aussi insipides que celles des industriels. On leur accorde une visite unique, se promettant de ne plus remettre les pieds chez ces mitrons désolants. Leurs baguettes ne tiennent ni le pavé ni la distance. Elles mollissent aussi vite quand le temps est humide, qu'elles durcissent à ne plus être mangeable quand on les oublie une journée.

Elles ont cependant la dignité de rester roides quand tout va bien et ne s'effondrent pas au premier coup de canif. Car d'autres ont été congelées après cuisson par des commerçant soucieux de ne pas gâcher, en oubliant simplement de préciser quelle médiocrité ils viennent de vous fourguer.

Quand au hasard d'une journée d'imprévoyance vous faites ce constat terrible : « Ciel, il n'y a plus de pain ! », vous succombez à la déprime hexagonale de celui qui n'a plus rien à se mettre sous la dent. Pour parer pareilles tragédies domestiques d'aucun congèlent une boule de secours, d'autres se munissent précautionneusement d'un pain tranché pour les jours de disette.

Dans un cas comme dans l'autre, seule l'apparence est préservée. Le plaisir est aux panetiers absents. L'un s'émiette et l'autre tient plus de l'hostie que de la tranche qui s'encroûte. Il faut vite oublier ce repas insipide qui ne sera sauvé que par des pâtes alimentaires. Puis la nuit sera longue comme une fournée sans pain, le petit déjeuner, privé de sa substance essentielle vous mettra au supplice, vous êtes dans le pétrin !

On peut tout aussi bien céder aux sirènes des croissants. Eux-aussi ont subi de plein fouet la prolifération des malfaiseurs de pain. Ils n'ont ni goût ni caractère, fondent plus facilement dans la tasse que dans la bouche et sont aussi indigestes qu'une chronique panetière.

Le lecteur mécontent me mettra au pain sec, d'autres affirmeront qu'ils ne mangent pas de ce pain-là et passeront bien vite leur chemin.

Quignonnement vôtre.


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47 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 10 avril 2015 10:45

    Le pain, notre pain, fait parti de notre identité, au même titre que notre langue.


    • lsga lsga 10 avril 2015 10:52

      @colere48
      tu parles de la couq ? c’est ça ? (la « fougasse » comme disent les parisiens) ?


    • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 12:33

      @colere48

      C’est bien ce que je revendique aussi ! 

      Pas de sacrilège en la matière

    • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 12:34

      @lsga

      La coque, il y a quelques fautes de frappe ...

      J’étais dans le pétrain 

    • La Dame du Lac La Dame du Lac 11 avril 2015 00:10

      Bonjour Nabum,

      Je crois qu’Isga veut parler de la couque. C’est une viennoiserie Belge de Dinant


    • C'est Nabum C’est Nabum 11 avril 2015 10:06

      @La Dame du Lac


      Seriez vous la dame du lac d’autref ois ? 

      À Saint Pée sur Nivelle, il y a une belle inconnue qui aime faire deux petits tours du Lac et puis s’en retourne vers ce jardin d’Eden, là où elle s’est construite une histoire Basque. L’équipe de Fédérale 3 attend le départ des touristes pour s’approprier le lieu et peaufiner une condition physique qui ne peut s’échapper tant les sollicitations sont nombreuses dans ce beau pays.

        Il y a tant à faire au bord de la Nivelle … Les balades au milieu de nulle part dans des décors à devenir poète. Le trinquet et le fronton pour que le beau geste reste la spécialité de tous les Basques bondissants. La force éponyme pour que les forts et les costauds maintiennent leur hégémonie dans l’art difficile de la mêlée. Puis, tous se retrouvent au bar du Trinquet pour parfaire l’entraînement essentiel, celui qui fera leur incomparable talent lors des troisième mi-temps, le chant et la fête.

        Ils sont maîtres en tout de la première à la dernière mi-temps. Ils vivent dans un pays de Cocagne qui ne connait ni le gel ni les intempéries (à l’exception de fâcheuses inondations), qui rendent si tristes nos entraînements septentrionaux. Ils s’amusent et font de leur vie une fête permanente. Quand on leur demande le secret de leur vitalité certains nous disent :
      « cuisiner, rire, lire, pédaler, rire, courir, nager, rire, marcher, boire de bons vins, rire... »8
       D’autres se contentent de « manger, rire, boire du bon vin et jouer au Rugby ! »
        Mais tout n’est pas parfait, il est bon de leur rappeler ce qui cloche pour qu’ils n’oublient jamais que la paradis peut s’évanouir si on n’y prend pas garde. Restons autour du lac et observons.

        Il y a d’abord ces pauvres Potokas rabaissés aux rangs de mules à enfants de touristes. Des esprits retords et avides les ont descendus de leurs montagnes pour tourner en bourrique à longueur de vacances estivales.
        
        Des aventuriers du tronc d’arbre et de ses branches s’extasient à la moindre altitude. Ils se prennent pour tarzan en singeant les primates que nous fûmes il y a si longtemps.
       
        Une tyrolienne à vous briser les cervicales s’offre en spectacle au camping car. Elle propose une descente longue comme un jour sans le bon vin de Juxu. L’homme devient oiseau au dessus du Lac, étend ses ailes pour profiter de ce bonheur incomparable de la liberté avant de se mettre en boule pour le choc final.

        Un parking dédié à ces nouveaux nomades de la promiscuité « goudronesque » nous rappelle que même ici, le mauvais goût n’est jamais très loin et fait fuir la joogeuse esthète. La suite nous confirmera cette fâcheuse impression. D’immenses maisons mobiles se tassent les unes contre les autres, elles sont devenues la verrue des grands espaces d’ici ou d’ailleurs, avant que de venir dormir en bandes.

        Une auberge du Lac des met en quatre pour satisfaire ce public et y met tant d’ardeur que je n’imagine pas une équipe de Rugby satisfaite dans un lieu pareil. L’appétit du pilier exige également la qualité du produit. Les gars de saint Pée préféreront la table de Carmen, et ils ont bien raison ou un bon repas chez l’un des leurs !

        Ils préfèrent fuir ce décor surfait de ces villas qui se donnent des airs balnéaires. La maison Basque est pourtant si fière, elle qui donne son nom à ceux qui y vivent. Que pensent-elles de ces citadines sophistiquées venue s’égarer au pays de la tradition.

        Vivre loin de ce lac est sans doute une sage décision. Le tourisme gâche tout, même dans les pays les plus formidables. Alors les joueurs de Saint Pée attendent avec impatience le retour du championnat. Tous ces gens seront partis et ils retrouveront leur chez eux rien que pour eux ! Ils verront aussi partir le cœur gros tous ces expatriés qui s’en vont vers ce Nord si lointain.


      Senpertarement vôtre.

    • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 11:42

      Ce que la plupart n’ ont jamais eu le plaisir d’ exercer c ’est un 

      métier comme boulanger , ébéniste , relieur , chocolatier , accordeur de piano ,
      pécheur en haute mer , jardinier , orpailleur et mille autres comme 
      encore musicien de rue etc etc , bref des métiers dont le sort de dépend pas 
      d’ un organigramme du ministère de la pensée obligatoirement censée être 
      ajustée à la moyenne nationale . 

      Des métiers où tous les jours c ’ est différent et qui procurent le lendemain 
      comme le jour précédent le bonheur de construire chaque jour exactement 
      la même chose et qui n’ est jamais exactement pareil . 

      Pour parler  du métier de boulanger , c ’est un art autant musical que chimique . 

      On commence par délayer le chef ( pas le chef du fournil ) le bout de pâte 
       prélevé du levain de la veille , avec l’ eau et la farine pour obtenir une pâte 
       molette qu’ on laisse reposer dans les 7 à 8 heures . Ce travail se fait vers 
      19  heures . 

      À 2 heures du mat on pétrit la pâte finale en ajoutant le sel nécessaire 
      ( dans les 30 g au litre d’ eau ou 20 g au K de farine ) 

      Dans une boulangerie d’ un quartier important on pouvait pétrir 
      une grosse pâte avec 80 K de farine . Après la durée de fermentation de 
      cette pâte , une fois le pointage terminé ( un peu avant le maximun
       de son développement on passe à la pesée des pâtons et du façonnage des 
      pains , du plus gros , miches gros pains ensuite baguettes et ficelles )

      L’ apprêt ( la période entre le façonnage et la mise au four ) est plus rapide 
       que le pointage . 

      La température du four doit être prête .


      L’ écouvillon un peu mouillé au bout du bâton sur lequel il est cloué 
      nettoie la sole du four guidé par la main experte de celui qui va enfourner .


      Et voilà le moment attendu par tous , celui de la mise en bouche du four des 
      bouts de pâte attendant qui  allongés sur une planche qui arrondis 
      dans la corbeille , avec la pelle en bois munie d’ un long manche 
       miches , pains , bâtards etc ... dans un mouvement aller retour faisant 
      penser à la création du monde .

      Après la durée nécessaire de la cuisson , entre 40 et 20 minutes pour les pains 
      les plus courants , voilà l’ orchestre municipal du fournil qui se met en route 
      sous la baguette de l’ enfourneur . Le pain cuit sort du ventre du four 
       craque crique et cruque . 

      Quand on croit qu’ il a fini c ’est pas fini encore . 

      Il y a une odeur  incomparable . 

      Les premiers paniers partent à la boutique .

      Le monde est joli , loin de la politique , de moi j’ ai raison toi t’ es un con .

      Et demain on remet de chef en route . 


      Dans la boutique on entend gling , gling et re gling .


      Vous avez de belles miches demande le vieux monsieur à la petite vendeuse ?

      Sous le regard assombri de la ménagère de plus de cinquante ans . 

      Ca s’ est passé comme ça dans les années 1960 .



      • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 12:35

        @rocla+

        Merci pour cette formidable leçon mon capitaine

      • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 12:48

        Ouille , je voulais pas que ce soit une leçon … smiley



      • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 15:49

        @rocla+

        Je me suis mal exprimé ...

        Je vous offre pour me faire pardonner une version corrigée

        La mie qui tient la croûte !

        Le pain de tous nos quotidiens


        Avertissement  : Que les vils tenants de la biscotte, les apatrides du pain de mie, les mutants des mollesses sous cellophane passent leur chemin où je leur fais une Cène !


        Je me souviens du bonheur tous les matins recommencé de goûter le pain croustillant tout chaud sorti du four de notre boulanger de voisin. Ce plaisir à nul autre pareil, si simple alors et maintenant si compliqué. Un pain qui tenait la croûte et craquait sous la dent, une mie compacte qui ne laissait jamais la confiture se dérober par quelques trous fallacieux, un pain qui avait du goût, un pain qui vous menait par la baguette sur les chemins du délice …


        Puis les artisans matutinaux se sont fait vendeurs et comédiens. Nos belles Talemeries (boulangeries) de jadis qui fleuraient bon le feu de bois et le pain chaud sont devenues des pièges à chalands n’aimant rien tant que ce pain blanc mou et fade. Les belles croûtes grises sont honnies comme la peste, la denture d’aujourd’hui se complaît dans la mollesse.


        L’enfourneur à la chaîne est un éleveur de pâte congelée. Il se contente de manier grossièrement la lame, pressé qu’il est de tenir une cadence ’infournale’. Puis, plein de gloire factice, il vient dans sa boutique, déposer son forfait sur un tapis roulant qui enverra ces mauvais épeautres cuire en place publique. Quelques parfums artificiels viennent leurrer l’acheteur potentiel qui se précipite dans ces boutiques pour la bassesse de ses prix.


        D’autres à rebours ont joué la carte de la tradition, de la complexification et forcément de l’augmentation. Leurs pains se paient au prix fort et, devant leurs établissements se traînent des files d’attente dignes de celles que connurent leurs prédécesseurs pendant l’occupation. La mode, le bouche à merveille font de ces boulangeries une manne miraculeuse pour le propriétaire du lieu.


        Beaucoup ne cherchent pas à rivaliser avec ces artistes aux pains consacrés. Ils se contentent de produire eux-mêmes des baguettes aussi insipides que celles des industriels. On leur accorde une visite unique, se promettant de ne plus remettre les pieds chez ces mitrons désolants. Leurs baguettes ne tiennent ni le pavé ni la distance. Elles mollissent aussi vite quand le temps est humide, qu’elles durcissent à ne plus être mangeables quand on les oublie une journée.


        Elles ont cependant la dignité de rester roides quand tout va bien et ne s’effondrent pas au premier coup de canif. Car d’autres ont été congelées après cuisson par des commerçant soucieux de ne pas gâcher, en oubliant simplement de préciser quelle médiocrité ils viennent de vous fourguer.


        Quand au hasard d’une journée d’imprévoyance vous faites ce constat terrible  : « Ciel, il n’y a plus de pain ! », vous succombez à la déprime hexagonale de celui qui n’a plus rien à se mettre sous la dent. Pour parer à pareilles tragédies domestiques d’aucun congèlent une boule de secours, d’autres se munissent précautionneusement d’un pain tranché pour les jours de disette.


        Dans un cas comme dans l’autre, seule l’apparence est préservée. Le plaisir est aux panetiers absents. L’un s’émiette et l’autre tient plus de l’hostie que de la tranche qui s’encroûte. Il faut vite oublier ce repas insipide qui ne sera sauvé que par des pâtes alimentaires. Puis la nuit sera longue comme une fournée sans pain, le petit déjeuner, privé de sa substance essentielle vous mettra au supplice, vous êtes dans le pétrin !


        On peut tout aussi bien céder aux sirènes des croissants. Eux aussi ont subi de plein fouet la prolifération des malfaiseurs de pain. Ils n’ont ni goût ni caractère, fondent plus facilement dans la tasse que dans la bouche et sont aussi indigestes qu’une chronique panetière.


        Le lecteur mécontent me mettra au pain sec, d’autres affirmeront qu’ils ne mangent pas de ce pain-là et passeront bien vite leur chemin.


        Quignonnement vôtre.



      • colere48 colere48 10 avril 2015 16:04

        @rocla+

        Merci de mettre autant de poésie dans ce qui est une grande part de notre identité smiley


      • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 16:11

        @C’est Nabum


        Merci pour cette deuxième version , 
        Vrai que le métier de boulanger il n’ y en a plus beaucoup qui l’exercent 
        comme il y a cinquante ou cent ans . 

        Il y a des boulangeries où on ne peut acheter de la levure , c ’ est pas fabriqué 
        dans le ’ fournil ’ les denrées sortent d’ un emballage et sont congelées . 

        Mais savez-vous trouver un plâtrier travaillant à l’ ancienne , recouvert d’ une 
         brume blanche de la tête aux pieds ? 

        Il y a cinquante ou 80 ans  un médecin généraliste dans une campagne reculée 
        faisait l’ analyse d’ urine sur place avec une éprouvette et un bec Bunsen , souvent 
        il avait le matériel pour arracher et soigner les dents , il accouchait les mamans,
        peut-être il avait les verres de correction de l’ actuel ophtalmo ,

        aujourd’hui il y a sans doute une centaine de spécialités en médecine .

        La vie évolue , de la position penchée en avant nous sommes 
         maintenant debout , c ’est moins fatiguant que penché ... smiley

      • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 16:12

        @colere48


        Très joli compliment merci colère 48 .

      • La Dame du Lac La Dame du Lac 11 avril 2015 00:17

        @rocla+
        Mon Cher Capitaine,

         je vous préparerai tous les jours un pain merveilleux à base de levure de Malt que je vais chercher chaque semaine dans une splendide distillerie de Whyski juste à côté de chez moi. Il y a quelques formidables distilleries près de chez moi, ils exportent leur Whisky en France et aux USA essentiellement. La levure de Malt procure au pain un goût particulier, puissant, très Ecossais. Ah ! Le Malt, n’est-ce point là le point faible du Capitaine Haddock ?

        Lorelei


      • oncle archibald 10 avril 2015 12:25

        Dans le pain et le vin, ces nourritures symboliques et primordiales pour réjouir le coeur de l’homme, on trouve le meilleur comme le pire et je trouve que C Nabum le raconte très bien ….


        J’ai la chance d’avoir pas très loin de chez moi un de ces boulangers qui aiment encore leur métier et je vais me ranger en bout de ces fameuses « files d’attente dignes de celles qui connurent leurs prédécesseurs pendant l’occupation » pour avoir le plaisir de me régaler de pain.

        Quant au prix qu’il demande en échange d’un pain nettement mieux que simplement mangeable, il me laisse rêveur …. quand on connait le prix de la farine, du sel et de l’eau. Notre boulanger « il se fait des couilles en or » comme on dit chez moi. Et ne parlons pas des quiches, pizzas et autres tartines garnies à 3 euros pièce alors qu’elles tiennent dans le creux de ma main, ou des petits gâteaux au même prix .. Bref. Il doit vider son tiroir caisse plusieurs fois par jour pour ne pas attiser la convoitise des voleurs. Heureusement il a une banque juste à coté !

        Maintenant que ceux qui le jalousent se lèvent à 2h du mat tous les jours, dimanches compris, qu’ils finissent leurs 35 heures le Mercredi à midi, et s’ils ont le même talent ils en gagneront autant.

        • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 12:36

          @oncle archibald

          Le pain nourrit son homme

        • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 12:39

          C ’est pas dur oncle Archibald , 


          au prix de la farine il faut ajouter  :

          les salaires des employés , au fournil , à la boutique .

          le prix d’ achat de la boulangerie ou 

          le prix de la location des murs , 

          le prix du fonds de commerce , 

          l’ électricité 

          le chauffage du four 

          le prix des machines ,

          le prix des vignettes de ou des  balances 

          le prix du nettoyage des vêtements de travail ,

          la  tva 

          la médecine du travail 

          la taxe professionnelle 

          le prix du comptable 

          les charges salariales 

          l’ Urssaf 

          le remboursement des crédits 

          les assurances diverses et variées 

          et si je réfléchis encore un moment j’ entrouvre encore sans doute une dizaine .





          • foufouille foufouille 10 avril 2015 12:55

            @rocla+
            ta voiture, ton essence, le loyer de ton logement, ton
            chauffage
            EDF
            tes meubles
            la bonne, heu apprentie
             smiley


          • oncle archibald 10 avril 2015 14:45

            @rocla+ voui-voui-voui .. faut ajouter tout ça en effet mais le volume de la recette et sa régularité permettent largement de l’avaler en laissant une marge qui doit faire pâlir d’envie beaucoup d’autres artisans et commerçants.


            The boulanger en question il a l’honnêteté (ou l’obligation ?) d’afficher le prix au kilo pour chaque type de pain qu’il vent, la baguette « ordinaire », la baguette « tradition », la flute, le pain « au levain à l’ancienne » etc etc .. ; et j’ai observé que ça va presque du simple au double …. alors que dans les ingrédients ça doit faire une plus value de quoi ? 10 ou 15 % ? Et il n’affiche pas, par pudeur certainement, le prix au kilo des casse-croutes salés ni celui des gâteaux .. Il ferait fuir la clientèle !

            Donc je maintiens que ce type de boulangerie ressemble à une espèce de mine d’or qui rapporte beaucoup à son boss moyennant un investissement en travail et en capital important. C’est pas défendu de le dire quand même. Si ? Faut pas que le percepteur le sache ? Il est si con que ça le percepteur ?

          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 15:55

            @oncle archibald


            Bien sûr que l’ on peut apparenter une boulangerie à une mine d’ or . 

            Le percepteur le sait très bien lui et ses associés . 

            La qualité fait recette  , il n’ y a pas de souci . 

            Ne voir que ce côté de la vie  est  une chose que je n’ ai pas 
            partagé . 

            Juste gagner du fric est sans doute agréable pour celui qui a manqué 
            pendant sa jeunesse . Ca n’ a pas été mon cas .

            Faire de l’ argent mécaniquement ne m’ a jamais vraiment amusé 
            sauf au début , les dix premières années à mon compte . 

            J’ ai tout lâché pour faire foires et marchés , ce qui m’ a permis de connaitre 
            les accents parlés du sud au nord et d’ est en ouest . 
             
            Un truc de ouf d’ être ailleurs tous les jours et de voir d’ autres vies et 
            d’ autres tronches . 

            J’ ai compris depuis longtemps qu’ on a qu’ une vie . Si c’ est pour la passer 
            derrière un tiroir-caisse , merci . 

            Et j’ ai toujours également pensé que si le percepteur veut du pognon 
            qu’ il aille le chercher là où les ayant-droit appuient sur le bras 
            du bandit -manchot .

            Sinon , en ce moment je fais des oranges confites pour mettre dans 
            des caramels à l’ orange confite . 

            Pour le plaisir , uniquement pour lui . 

            Bien à vous Oncle Archibald .

          • oncle archibald 10 avril 2015 18:07

            @tonimarus45 : c’est un peu vrai mais ce type de métier permet encore de prendre « l’ascenseur social ».


            Partant du niveau apprenti passer à ouvrier puis prendre des responsabilités, puis la gérance d’une succursale (car en général les mecs qui font du très bon pain ont plusieurs points de vente dans la même ville) et quand il a ramassé assez l’ex apprenti intelligent et bosseur peut s’installer « à son compte ». C’est loin d’être vrai partout.

            Peut être fut-ce ainsi que notre bon capitaine (et yo-oh-oh, une bouteille de rhum !), qui se retrouva un jour à vendre son pain sur les places et les marchés.

          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 18:15

            @tonimarus45


            Un employé c’ est l’ offre et la demande , s’ il est compétent et 
            capable , chez un artisan digne de ce nom il est bien payé .


            Après si vous sortez une phrase d’ un contexte elle n’ a plus le sens premier .


          • oncle archibald 10 avril 2015 18:22

            @rocla+ :


             « J’ ai tout lâché pour faire foires et marchés , ce qui m’ a permis de connaitre 
            les accents parlés du sud au nord et d’ est en ouest . »

            Je ne comprends pas tout Mon Capitaine. Le camion des foires et marchés comportait-il un atelier de fabrication en sus d’un comptoir de vente ? C’était un semi remorque genre food-truck ? Sinon faisiez vous 500 km dans la nuit en Renault Master ou autre engin idoine pour porter votre pain juste sorti du four jusqu’au au bord de la mer que Charles Trenet voyait danser le long des golfes clairs ?


          • lsga lsga 10 avril 2015 18:25

            @oncle archibald
            Rocla a expliqué ailleurs qu’il était vendeur d’aspirateurs, et qu’il vendait la camelote sur les marchés : tu sais, le salopard qui baratine les crédules pour leur vendre une extension de garantie, ou leur vendre un couteau à légumes 5x le prix : bin c’était lui.
             
            La prochaine fois que tu reçois chez toi un vendeur de fenêtre ou de cuisine, pense ROCLA la Raclure.


          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 18:47

            @oncle archibald


            C ’est pourtant facile à comprendre cher Archibald , contrairement à 
            l’ acrimonieux ci-dessous et ses racontars en dessous de la ceinture , 
            quand je me suis lancé sur les foires alentours et ensuite un peu partout en France 
            je n’ avais surtout pas un camion magasin et avec un étalage de douze mètres .
            Je ne vendais pas non plus du pain à ce moment là .

            Sur les marchés qu’ on a pas l’ habitude de fréquenter il faut avoir un tout petit étal.
            2 mètres suffisent 4 à six mètres étant très confortable pour travailler .
             
            Je fabriquais dans ma petite remorque de deux mètres derrière mon stand des 
            macarons à la noix de coco que j’ avais appris à faire chez un grand pâtisser 
            à Bâle en Suisse . Sur la remorque un four , petit mais costaud , à gaz chaud 
            en 10 ’  . Pour l’ éléctricité de la chaleur tournante soit je pouvais me brancher
             sur place sinon j’ avais mon petit  groupe électrogène . 

            Vous n’ avez pas idée de l’ odeur délicieuse qui prend aux narines quand 
            on sort six plaques  de  biscuits joliement caramélisés  du four .

            D’ accord des fois il pleut , des fois il y a du vent . 

            Mais quand on aime on ne s’ arrête pas à ça . 


            Il m’ arrivait d’ aller à des foires se trouvant à 800 km de chez moi . 


            Mais la plupart du temps en dehors des foires je faisais les marchés d’ un 
            département et changeais ensuite de région . 

            C ’ était ça ma vie de forain . Je voyais des gens du voyage qui me racontaient
            leurs aventures , des autres cns (commerçants non sédentaire ) souvent 
            inconnus le matin on buvait l’ apéro le marché terminé . 

            On avait un ami d’ enfance en quatre heures de temps . 

            La vie dans la vraie vie n’ a rien à voir avec de virtuels échanges .


            Demandez voir à l’ énergumène Isga ce qu’ il sait faire de ses dix doigts 
            en dehors de sa langue de pute et de sa bite sur la tête . 


            Bien à vous Oncle .


          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 19:03

            @lsga


            Le camelot que tu décris , le vrai , celui qui connait son métier 
            vend du rève , tout exactement comme ce que tu vois à la télé 
            pour un pub de voiture automobile .

            Là où tu es le connard parfait c ’est que tu dénigres un mec qui 
            a un vrai talent , alors que la pub ( qui est au demerant souvent très bien faite )
            a besoin de millions d’ euros d’ artifice .

            Le connard parfait que tu es sous ta couche de mots en Isme avec ta bite sur la 
            tête est reconnu dans tout l’espace Agoravoxien sauf deux ou trois aficionados 
            du même tonneau que toi .

          • lsga lsga 10 avril 2015 19:11

            @rocla+
            ROCLA === COMMERCIAL === ARNAQUEUR
             
            t’en as arnaqué beaucoup des gens crédules ? T’en as vendu beaucoup de fenêtres en U1++ ?
             
            La DGCCRF : Rocla n’aime pas.


          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 19:22

            @lsga


            le propre des enculés comme ISGA c ’est de monter des bateaux à 
             usage connardique .

          • rocla+ rocla+ 11 avril 2015 09:36

            @lsga


            Isga projette sur autrui ce qu’ il ferait s’ il était vendeur , non pas conseiller 
            le client il essaierait de le tromper de la même façon qu’ il trompe son monde 
            sur Agoravox avec son bréviaire récité à tue-tête du matin au soir .

            Le genre de nuisible servant à rien . 

            Il s’ imagine un monde qui n’ existe que dans sa tête de malade mental .

          • rocla+ rocla+ 11 avril 2015 09:43

            @oncle archibald


            Bonjour Archibald , 

            Donc vous devez avoir un avis sur l’ honnêteté d’ un système 
            comme la SNCF qui vend des billets de train à des personnes qui n’ ont 
            pas la possibilité d’ être transportés suite à énième grève ?

            Vous devez avoir également une opinion  sur un site national de Radio 
            pour lequel les Français payent une redevance à l’ avance , et qui depuis 
            trois semaines ne rendent pas le service escompté ?


          • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 12:41

            en Italie ils ont la mafia , en France on a l’ Etat .


            • rocla+ rocla+ 11 avril 2015 09:38

              Ca s’ appelle pas du racket ces radars le long des lignes droites

              taxant le type pépère  ?

              Le racket fait partie des exactions de la mafia . 

            • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 12:45

              Un tout petit détail dans les détails , 


              dans les années 60 70 , pour avoir une balance agrée on 
              allait au Service des Poids et Mesures avec sa balance . Là un employé 
              vérifiait l’exactitude de la pesée et mettait une étiquette qui était valable 
               je crois 4 ans .

              De nos jours il faut aller chez un concessionnaire en balances
              qui vérifie votre appareil de pesée et vous colle une vignette valable deux ans 
              pour le prix de 120 euros . 

              Le boulanger qui a six balances il en a pour 720 euros .



              • rocla+ rocla+ 10 avril 2015 17:36

                @rocla+


                Bonjour Rocla , 

                Tu as dû te méprendre ou te tromper dans ton post parlant de 
                balances et de vérification d’ icelles . 

                Il y a deux moinssages , tu devrais faire une autre version et 
                essayer de te mettre au niveau . 

                D ’accord Rocla , voilà  :

                Dans les années 60 à l’ apparition du rock-and-roll en France ça 
                balançait comme dans les années folles des années vingt .

                Adieu charleston , bonjour bee bop a lula , tutti fruti  et tutti quanti . 

                Au Golf Drouot Johnny , Eddy Long Chris et d’ autres faisaient yéyé 
                pendant que d’ autres wap doo wap .

                Dans ces établissements il n’ y avait ni balance Roberval encore moins 
                de balances électroniques , celles ci apparurent quelques années après 
                les calculatrices électroniques , se situant entre les montagnes Patagoniques 
                et les collines Lusitaniennes vers Sao-Polo en Russie . Isga n’ était pas 
                 encore inventé non plus on avait monde tranquille sentant bon le sable
                chaud du Légionnaire barbu mangeant du boudin de Saint Quentin .
                Un matin sur une plage de Saint Etienne dans le Haut Doubs on 
                aperçut le premier sampiéro qui était à l’ époque un animal rustique 
                 tout droit sorti de la préhistoire . Hébété il était , les gens du cru 
                l’ appelaient l’ hébété d’ ailleurs . Parmi les gens du cru il y en avait
                 un autre un peu bien cuit du non de bourricot . Lui son truc c ’était d’ arriver 
                 en plein Tour de France avec un vélo sans selle ce qui lui faisait mal 
                au cul . Souffrant la douleur il s’ en va et vient en criant «  grlmmemblmpemenble  »
                et , sûr de lui retourne dans son trou à rat racontant son exploit à sa femme 
                une brave ânesse du Charentre Poitou . 

                N’ étant pas contagieux malgré sa grande contamination les gens du cru 
                le laissèrent vaquer . Depuis il vaque par ici , il vaque par là .

                Bon j’ attends une heure et regarde si ce post entre mieux dans le cadre 
                réglementaire de l’ Agoravoxien moyen . 

                Sinon on pourra toujours inverser et revenir au premier post des balances . 

                Ca balance , ne trouvez-vous point ?


                 

              • foufouille foufouille 10 avril 2015 12:59

                la pate est souvent surgelé et fabriqué par une usine de nos jours.
                ça rapporte plus.


                • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 15:51

                  @foufouille

                  Ça rapporte des renvois ...

                  C’est assez logique

                • foufouille foufouille 10 avril 2015 16:14

                  @C’est Nabum
                  c’est surtout chiant quand tu congèle le pain car il est juste bon pour les poules.


                • C'est Nabum C’est Nabum 10 avril 2015 16:20

                  @foufouille


                  Les poules sur hauts talons ne mangent pas de pain

                  Mais on ne doit pas parler de la même cour ...

                • alain_àààé 10 avril 2015 16:18

                  excellent article cela me rappel entre autre que lorsque j étais étudiant a REIMS 51 et que je travillais la nuit avec des copains entraversant la place principale de reims ils y avaient des parapapéticiennes qui finissaient leur travaillent vers 6h du mation et nous invitaient souvent a manger les croissants si croustillants au café quel délices que ses croissants

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