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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Les mondes engloutis

Les mondes engloutis

C’était la première civilisation européenne. Avant les Grecs ! Elle florissait sur l’île de Crète. Une vague gigantesque l’a emportée pour toujours il y a de cela environ 3500 ans. Cet événement aurait inspiré la légende de l’Atlantide. En Bretagne, une célèbre légende, Ys, parle aussi d’un royaume enseveli par les eaux.

Arte diffusait, samedi 25 août, un documentaire appelé La Civilisation engloutie. La chaîne y présente une civilisation antérieure à la Grèce antique, la première grande civilisation européenne, fondée par la dynastie des Minos en Crète, et qui a brutalement disparu dans des circonstances mystérieuses. D’autres légendes parlent de mondes engloutis...

La ville d’Ys :

Il était une fois une île majestueuse au large de la Bretagne, où régnait dit-on la royauté la plus belle et la plus riche du monde. Le roi Gradlon en était le roi. Il habitait en Cornouaille. Le roi Gradlon restait le seul homme vertueux de son royaume tandis que ses sujets se livraient aux débauches. Sa fille même, la princesse Dahut (aussi connue sous le nom de princesse Ahès), qui était la plus belle femme du pays, commettait orgie sur orgie, et assassinait ses nombreux amants.

Un jour de printemps, un chevalier étrange arriva dans la ville d’Ys. Certaines légendes disent même qu’il s’agissait du diable en personne venu pour châtier la ville pécheresse. La princesse Dahut lui demanda de venir auprès d’elle et un soir, il accepta. Une tempête éclata en pleine nuit, on entendait les vagues frapper avec violence la porte de bronze et les murailles. Dahut dit au chevalier : « Que la tempête rugisse, les portes de la ville sont solides et c’est le roi Gradlon, mon père, qui en possède l’unique clef, attachée à son cou », à quoi il répondit : « Ton père le roi dort, tu peux maintenant t’emparer facilement de cette clef. » Dahut déroba la clef à son père durant son sommeil et la donna au chevalier, qui n’était autre que Satan. Le prince ouvrit l’écluse et l’océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et en étouffant ainsi les cris d’horreur des habitants. D’autres légendes racontent que ce fut Dahut elle-même qui ouvrit l’écluse.

Ys n’est qu’une cité légendaire. Elle est censée avoir été construite dans la baie de Douarnenez ou au large de celle-ci. Le roi Gradlon, monté sur son cheval, trône tout en haut de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Il a les yeux tournés vers l’ouest, semblant chercher son royaume englouti.

Le mythe de l’Atlantide et la légende bretonne de la ville d’Ys ne pouvaient qu’inspirer Jules Verne qui était né à Nantes.

L’Atlantide :

Jules Verne, dans son roman Vingt mille lieux sous les mers, retrouve l’Atlantide avec le capitaine Nemo et son célèbre Nautilus. Des milliers d’ouvrages et d’articles ont été écrits au sujet de l’Atlantide, Platon étant le premier à mentionner cette île dans le Timée puis le Critias, il y a de cela plus de 2000 ans. L’écrivain américain Edgar Cayce, donna dans les années 30, des détails très précis de la civilisation atlante, qui confirmaient les textes de Platon, qu’il n’avait pourtant jamais lus.

L’Atlantide vient du grec ancien qui veut dire « île d’Atlas ». Ce mythe a donné lieu à de multiples hypothèses et controverses. A lire, par exemple sur Agoravox, l’article Gergovie est-elle l’Atlantide ? par Emile Mourey ou cet article, Atlantis, plus ancien qui situe Atlantis en Egypte.

La civilisation minoenne :

La première grande civilisation européenne doit son nom à ses fondateurs, la dynastie des Minos en Crète. Antérieure à la Grèce antique, elle fut la première civilisation européenne à utiliser l’écriture (le "linéaire A"), à établir un plan urbanistique avec réseau de routes pavées, capable d’oeuvres d’art raffinées comme ces statuettes dont, hélas, peu survécurent jusqu’à nos jours. Le reportage d’Arte était consacré aux traces et aux causes de la disparition subite de cette civilisation. Le mythe du Minotaure était tout ce que l’on savait de ce monde englouti jusqu’aux années 1950. Aujourd’hui, les chercheurs ont combiné l’examen approfondi des strates terrestres (on a trouvé des traces d’organismes marins dans ces strates) et la simulation numérique pour parvenir à la conclusion que la civilisation minoenne a été engloutie sous une vague géante, un tsunami comme celui de 2004, mais à répétitions rapprochées : une série de vagues géantes emportant tout sur une largeur de 50 kilomètres ! Ce qui aurait provoqué ce phénomène monstrueux, ce serait l’éruption du volcan de Santorini. Knossos, capitale de la Crète lors de la civilisation minoenne, fut épargnée par la catastrophe mais disparut ensuite sous l’effet des invasions grecques, ou de révoltes internes car il se peut que le peuple n’ait pas apprécié que ses dieux et prêtres ne l’aient pas protégé de la mer, une mer qu’il vénérait, dont il ne se méfiait pas et qui s’est retournée contre lui.

Même si, plusieurs milliers d’années après, les hommes semblent avoir enfin élucidé le mystère de l’Atlantide, il reste le mythe antique et l’abondante littérature, ainsi que cette inquiétante interrogation : le réchauffement de notre planète, qui aurait déjà produit le tsunami de 2004 en Asie, nous promet-il le même destin ?

La civilisation minoenne : Wikipédia.



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104 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 28 août 2007 09:58

    Salut la taverne, te voila dans les eaux de l’atlantide , as tu croisé emile mourey ? Un petit tsunami ne serait pas de trop pour éteindre ces incendies qui ravagent Eubée et le pélopponèse .

    L’explosion du Santorin a été le signe du déclin des minoeenshttp://lettres-histoire.ac-rouen.fr/histgeo/santorin.htm


    • Boileau419 Boileau419 28 août 2007 10:00

      Voici que sortant à quatre pattes de sa caverne dont les échos rageurs nous sont si familiers, notre auteur vient de hisser sur le bout de mur lépreux qu’on a bien voulu lui laisser un énième portrait de celle qui sera à jamais sa grande et exotique Inconnue : j’ai parlé de vénérable Dame Bretagne.

      Si chaque trait, chaque ridule, chaque nerf fatigué de la vieille commère tremblote nerveusement de l’espoir du portraitiste de voir son œuvre portée en fanfare à la cimaise de l’exposition, il est permis de douter que les charmes surannés de Loïza sauront gagner un public que le truculent amant de Zara Whites a depuis belle cornette envoûté par sa verve racoleuse.

      On peut certes féliciter l’acharné chroniqueur de Cornouaille d’avoir réussi le tour de force d’abandonner ici et là le style carte postale, dont on soupçonnait qu’il était devenu chez lui une sorte de seconde nature. Pardi, avec tout son baratin, il nous avait presque persuadés que la patrie du biniou est l’ultime grenier de tous les antiquaires du kitsch où chaque pain de sucre bigouden cache sous son reliquaire de dentelle les tibias croisés d’un corsaire naufragé !

      Reste que là où le cliché de vacancier de province croquignol a reculé, c’est pour laisser place nette au rouleau de ce qu’il serait peut-être bon d’appeler le style « pâtissier », étalage de puddings d’érudition tartignolle qui sont aussi de fragiles et compliqués mille-feuilles par le miracle de l’amateurisme méthodologique et de l’immaturité stylistique.

      Bref, force est de constater que notre rédacteur brille bien davantage dans l’art d’enfiler les bolées de cidre à l’auberge de « Chez François » ou de tirer des arquebusades sur son fuligineux épouvantail parisien que dans celui de faire sortir de la timbale alcoolique qui lui tient lieu de cervelle un papier bien ficelé capable d’arracher au moins une larme d’intérêt du moins exigeant des lecteurs.

      A ce stade, je soupçonne que son char à boeufs folklorico-électoral n’a plus guère qu’un service à rendre à la République : creuser, creuser jusqu’à la roche nue toutes les ornières de l’intelligence et de la langue, afin que la « France d’après » ait elle aussi son autoroute de la pensée, où la foule moutonnière des intellectuels de son acabit pourra enfin troquer sa méchante jeep crottée pour la plus clinquante des Lamborghini.

      Allons, j’interromps ici le noir sillon de ma plume vengeresse.

      Ce n’est pas qu’un accès de pitié ait soudain transformé en eau bénite les acides dont je m’amuse à asperger ce lamentable article ou que je craigne de fatiguer par une tirade tortillarde les attentions moyennes : il m’est seulement revenu en mémoire que sous la peau hâlée de notre fringant écrivaillon se cache l’âme livide d’un clerc défroqué qui s’offusque dès que les spirales scélérates d’un dextre encens étranger* s’insinuent dans les fissures de sa chapelle mécréante très à sénestre du centre.

      Qu’une cassolette polissonne vienne à troubler par ses vapeurs hilares ses propres fumigations solennelles au genièvre et au thym-secret druidique, dit-il, de ses réminiscences celtiques—, et voilà notre pontife aux narines chatouilleuses qui pique une crise de nourrisson contrarié au biberon. Oubliant ses discours mielleux sur la liberté de parole au féminin, il a tôt fait de dépêcher sur les lieux ses enfoirés compères-des Wolofs bruxellois s’avaçant masqués— et de faire jeter dans un sinistre cul-de-basse-fosse l’insolente blondine qui a eu le frontisme de déparer son dolmen réservé.

      S’il était ne fût-ce qu’à moitié illettré, je verrais dans cette passion pour l’enlèvement de toute ordure sacrilège le signe d’une vocation d’éboueur zélote. Mais comme il a la tête fort pleine, je vois, au-delà de l’horizon poché de son nano-parti pétaucrate, se dessiner pour lui, quand la lassitude ou une plus véhémente ambition auront fait craquer son obstination à jouer l’audioguide de musée de village, la carrière infiniment plus gratifiante d’acolyte de quelque Big Brother de république bananière, à moins que ce ne soit celle d’inquisiteur général au sultanat athée d’Agoravor.

      Je m’en vais, plus que la crainte d’être éconduit manu militari, l’envie de participer au sabbat westique qui se donne à côté-ô le joyeux charivari des farandoles de nos satyres éméchés !— m’arrache à ce sol de lande triste et ingrat.

      Bon vent, monsieur la moisissure de l’évêché**.

      *Exode 30,9

      ** Quimper est le siège d’un évêché


      • La Taverne des Poètes 28 août 2007 11:08

        « Chez François », comme vous dites, on ne se fout pas des Bretons et on ne les traite pas d’alcooliques (*) comme vous faites, vous en tant que propagandiste du FN.

        (*) Je vous cite : « timbale alcoolique qui lui tient lieu de cervelle ». Et vous n’en êtes pas à votre premier essai...


      • Paul M 28 août 2007 11:53

        Boileau, j’ai bu votre prose à petites lampées gourmande et encore sur ma soif, j’en redemande. smiley


      • Paul M 28 août 2007 11:54

        gourmandes... smiley


      • haddock 28 août 2007 11:58

        Sacrebleu ,

        Le Boileau a une machine à monter la mayonnaise de première main !


      • La Taverne des Poètes 28 août 2007 12:02

        Sauf que la mayonnaise ne prend pas ! Ce n’est pas Boileau mais Boilourd.


      • tjouffli tjouffli 28 août 2007 12:55

        écriture pédante et acharnement sans fond... no comment


      • Boileau419 Boileau419 29 août 2007 04:12

        Merci, compère, mais pour que j’écrive, pour que mon inspiration se déchaîne, il faut que je trouve des têtes de Turc convenables.

        Le mérite, si mérite il y a, revient entièrement à la Caverne, dont la bêtise cro-magnonne sans fond a su délier la langue de mes Muses gréco-latines.


      • La Taverne des Poètes 7 septembre 2007 21:19

        ...................................................................... ...................................


      • Boileau419 Boileau419 28 août 2007 10:15

        Je précise que la Cornouaille est une région bretonne, apparemment celle où se trouve Quimper. Ne pas confondre, Philippakon, avec les Cornouailles outre-Manche.


        • La Taverne des Poètes 28 août 2007 11:01

          J’emploie le conditionnel : « Cet événement aurait inspiré la légende de l’Atlantide »


        • La Taverne des Poètes 28 août 2007 11:04

          D’autre part, je n’établis pas de lien direct entre la Crète minoenne et la légende d’Ys, puisqu’il n’en existe pas.


        • Dégueuloir Dégueuloir 6 septembre 2007 23:18

          Platon situe l’Atlantide au-delà des colonnes d’Hercule,c’est à dire le détroit de Gibraltar,donc dans l’Atlantique (et ce,il y a 12000 ans !)


        • La Taverne des Poètes 28 août 2007 11:44

          Pourquoi citez-vous cette phrase si vous ne lui reprochez rien ? Juste pour « troller » ?

          Rubrique « étonnant » parce qu’il n’y a pas de rubrique « fascinant ». Les civilisations disparues et surtout englouties fascinent les esprits. Les légendes bretonnes aussi.


        • La Taverne des Poètes 28 août 2007 12:30

          Mes sources sont le documentaire d’Arte et Wikipedia qui le dit autrement : (la civilisation minoenne) « Tirant sa dénomination du nom du roi légendaire Minos... »

          Il ne suffit pas de proclamer que c’est une ânerie, donc il vous faut citer vos propres sources et argumenter.


        • Angelus 28 août 2007 12:07

          Bonjour,

          Je ne vois pas la rapport entre le réchauffement climatique et le Tsunami 2004 qui a été causé par un tremblement de terre sous-marin ?

          A part ça, article intéréssant.


          • La Taverne des Poètes 28 août 2007 12:35

            Angelus, vous avez raison. C’est une fâcheuse habitude que j’ai d’expédier la conclusion. Deux fois qu’on m’y prend ! smiley



            • La Taverne des Poètes 28 août 2007 13:16

              Zen, j’ai cité l’article de Mourey parce qu’il est dans le thème et exprime un point de vue. En revanche, mon article reste prudent. J’utilise le conditionnel (« Cet événement aurait inspiré la légende de l’Atlantide. ») Mon article dit bien aussi qu’il y a eu de très nombreuses publications sur le thème et de controverses.

              Mais que dire de la légende la ville d’Ys ? D’ailleurs il y a des versions qui divergent là aussi.

              Merci pour le lien.


            • moebius 28 août 2007 13:13

              ...ce qui est fascinant avec cette cité c’est qu’elle a disparut et qu’on ne la toujours pas retrouvé...donc on continue a la chercher... tant qu’on l’aura pas retrouvé...une cité, ç’a se perd quand meme pas si facilement, non ?. Un trousseau de clés, oui ! mais une cité ! Pas plus tard que hier j’en ais perdu un, rageant ! Si un jour on retrouve cette cité je suis sur qu’elle doit contenir un nombre impressionnant de trousseau de clés perdus depuis des générations et des générations


              • Philippakos Philippakos 29 août 2007 08:48

                Il y a de bonnes chances pour que vous ne retrouviez jamais votre trousseau de clefs, parce que l’Atlantide est un mythe que certains originaux se sont pris à croire réalité. Plus personne (ou presque) ne donne encore crédit à la thèse de la cité engloutie. Pensez, une ville gouvernée par des philosophes (ou par des politiques devenus philosophes), de moins de 5040 habitants (un village en sorte), dans laquelle personne ne possède rien et qui vit en autarcie... l’image est séduisante mais ne pouvait appartenir qu’au domaine du rêve idéaliste. Quoique, de nos jours, l’autarcie ne semble plus très « porteuse ».


              • faxtronic faxtronic 28 août 2007 13:24

                m’enfin m enfin, c’est quoi cette juxtaposition debile entre tsunami et rechauffement climatique ??? Un tsunami est du a l’activité tectonique et volcanique, donc completement independant de notre miserable atmosphere.

                L’activité tectonique a effet majeur sur l’atmosphere, oui (krakatoa par exemple), l’inverse est faux, mais alors vraiment faux. Le rechauffement climatique n’a pas d’effet sur l’activité tectonique, donc aucun lien entre un tsunami et le rechauffement climatique..

                La montée progressive des eaux par contre est lié au rechauffement climatique.


                • faxtronic faxtronic 28 août 2007 13:26

                  Il existe aussi un parallele trs interessant entre la formation du detroit du bosphore et la legende du deluge

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9luge


                • finael finael 28 août 2007 13:38

                  Je voudrais apporter un bémol à l’histoire de la (des) civilisation(s) crétoise(s) :

                  Pour les historiens cette civilisation reste extrèmement mystérieuse, de ses origines à sa décadence (les premières de ses écritures connues, le hiéroglyphique et le « linéaire A », ne sont toujours pas déchiffrées et le « linéaire B », qui a suivi, ne l’est que partiellement). Seules les incription proto-grecques, tardives, peuvent être lues avec certitude.

                  Si l’éruption du Santorin est souvent présenté au grand public comme « cause » de la décadence et de la disparition de la civilisation minoenne, ce n’est pas l’avis de la plupart des archéologues qui constatent une raréfaction de l’habitat et des constructions monumentales bien antérieure.

                  Sources :

                  - « Les minoens, l’âge d’or de la Crète », M. Mastoriakis & M. Van Effenterre, Armand Colin.

                  Encyclopedia Universalis


                  • La Taverne des Poètes 28 août 2007 14:03

                    Le Furtif et Piffard sont les « Nouveaux Bouvard et Pécuchet ».

                    Le Furtif, votre ton pédantesque et pédant ne m’incite guère à échanger avec vous.


                  • La Taverne des Poètes 28 août 2007 14:05

                    Vous devriez écrire à la chaîne Arte et proposer que cette chaîne rassemble un comité de censure à votre seul usage.


                  • La Taverne des Poètes 28 août 2007 14:41

                    Excellente idée ! Mais le fera-t-il ? Son passe-temps étant de troller uniquement...

                    J’ai pris des notes tout en regardant le docu sur Arte, je n’ai pas puisé dans Wikipedia. Ce qui sape l’argument du Furtif. D’autre part, j’ai réduit à la portion congrue le paragraphe sur Atlantide pour ne pas enfler la polémique. J’ai préféré développer le passage sur Ys que je connais mieux. Donc le Furtif est en manque d’arguments et veut faire le main, c’est tout.


                  • La Taverne des Poètes 28 août 2007 14:42

                    correction : et veut faire le malin.


                  • LE CHAT LE CHAT 28 août 2007 13:56

                    après quelques plongées dans les abysses du oueb , j’ai retrouvé l’atlantide smiley

                    http://www.atlantide-film.com/


                    • arturh 28 août 2007 15:00

                      L’explosion du volcan de Santorin a probablement eu une conséquence bien plus importante dans les mythologies contemporaines : la sortie des juifs d’Egypte.

                      En effet, les dates correspondent. Si on pense que l’explosion du volcan de Santorin a produit un nuage de particules qui s’est élevé pendant plusieurs jours jusqu’à 40 kms de hauteur, même avec la courbure de la terre, il était visible jusqu’en Egypte des pharaons. Il ne faut pas aller chercher ailleurs les trois phénomènes qui accompagnent la mythologie de cette sortie d’Egypte.

                      - Les sept plaies, avec la première : Les eaux changées en sang (Exode VII-20 à 25) « et l’eau fut changé en sang... et il se passa sept jours, depuis la plaie dont le Seigneur avait frappé le fleuve ».

                      En effet, sachant que les vents dominants de la région sont orientés vers le sud, les retombées des cendres du volcan ont aisément atteints le Nil. D’autres « plaies » portent la trace des conséquences d’une éruption volcanique : notamment grêle, tonnerre, ténèbres...

                      - La colonne de nuée et de feu. (Exode XIII-21-22) : « Et le seigneur marchait devant eux (vers le nord, direction de l’île de Santorin, N.d.r.) pour leur montrer le chemin ; paraissant durant le jour en une colonne de nuée et pendant la nuit en une colonne de feu, pour leur servir de guide le jour et la nuit. Jamais la colonne de nuée ne manqua de paraître devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit. »

                      Evidemment, on reconnaît immédiatement la description de la colonne de cendres expulsées du volcan, ressemblant à un lourd nuage (« nuée ») pendant le jour, et reflétant en rougeoyant le magma en fusion (« une colonne de feu ») pendant la nuit.

                      - Enfin, bien entendu, cerise sur le gateau, le passage de la Mer Rouge (Exode XIV). En effet, mis à part les approximations d’une traduction de l’hébreu, mise à part l’imagination et la licence poétique du ou des rédacteurs de l’Exode, l’ouverture des eaux de la Mer Rouge raconte évidemment purement et simplement le raz-de-marée gigantesque, aujourd’hui plus couramment appelé tsunami, que déclencha obligatoirement l’explosition de l’île de Santorin en Méditerrannée, avec la mer qui se retire d’abord, puis revient pour engloutir les troupes du pharaon lancé à la poursuite, qui correspond bien à ce que nous avons vu du tsunami de 2004.

                      Et pour ceux qui me feraient remarquer que la Mer Rouge n’est pas la Méditerrannée, je leur ferais remarquer que si le titrage des traducteurs, en particulier dans le Bible de Sacy, nomme la Mer Rouge, le texte de l’Exode lui même indique « la mer » uniquement. Il raconte donc bien le tsunami qui a obligatoirement atteint les côtes méditerranéenne de l’Egypte.

                      Il n’est pas besoin de faire un grand effort d’imagination pour comprendre le parti qu’a pu tirer le « peuple d’Israël » en instrumentalisant cet événement pour demander « à pharaon » de quitter l’Egypte en présentant l’explosion volcanique comme une manifestation de dieu et de sa volonté de libérer les israélites. Et l’émotion qui a dû saisir les égyptiens à qui « le peuple d’Israël », mais plus probablement les nombreux bureaucrates « juifs » qui officiaient dans l’entourage de pharaon, offrant ainsi une explication à un phénomène qui leur était par ailleurs totalement incompréhensible par son caractère complètement inconnu et sans précédent.


                      • finael finael 29 août 2007 09:20

                        Bien que je me réfère pas aux textes mythologiques comme la bible, l’éruption explosive du Santorin, de fait, a, semble-t-il, laissé des traces sur tout le pourtour sud de la méditerranée.

                        Par contre sa datation est mal assurée :: vers -1500 1550 pour les historiens, -1620 à -1630 pour les datations au carbone 14.

                        Une question se pose : D’après les restes trouvés à Théra, la civilisation « minoenne » pourrait n’être qu’une « annexe » de cette civilisation.

                        Sur l’île de Crète on trouve les traces d’un tsunami


                      • Romain de Pescara 28 août 2007 15:08

                        @La Taverne des poètes Bretons

                        « L’écrivain américain Edgar Cayce, donna dans les années 30, des détails très précis de la civilisation atlante, qui confirmaient les textes de Platon, qu’il n’avait pourtant jamais lus. »

                        Edgar Cayce n’était pas écrivain, il n’a d’ailleurs écrit qu’un seul texte extrêmement court http://www.edgarcayce.org/en_francais/ec_ma_vie.html , il fût un des plus grands voyants américains totalement inculte et capable d’écrire que très tard dans sa vie. Ses inspirations lui venaient d’un état d’auto-hypnose dans lequel il était capable d’entrer et avec lesquels il aurait eu accès à une source intarissables d’informations. Auto-hypnose, sorte d’état de transe qui lui serait venu pour sauver son fils d’une maladie grave devant laquelle les médecins abdiquaient et qu’il aurait fini par guérir. D’ailleurs l’essentiel de ces lectures concernent la santé. Mais effectivement il a bel et bien parlé de l’Atlantide, dans à peu près 700 de ces lectures la situant ainsi :

                        « La position du continent de l’Atlantide est située entre le Golfe du Mexique d’un côté - et la Méditerranée de l’autre. Les preuves sur cette civilisation perdue seront trouvées dans les Pyrénées et au Maroc d’une part, au Honduras Britannique, au Yucatan et en Amérique d’autre part. Il y reste des terres émergées de ce qui a dû être une partie de ce grand continent à un moment ou un autre. Les Antilles Britanniques ou les Bahamas, et une partie de celles-ci qu’on peut voir actuellement - si une étude géologique était faite dans quelques-uns de ces endroits - principalement, et notamment, à Bimini et à proximité du Golf Stream, des découvertes pourraient être déterminantes. » (lecture 364-3)

                        C’est son petit fils qui a écrit notamment un ouvrage sur les « lectures » d’Edgar Cayce et non Edgar Cayce lui-même :

                        Aux Éditions de Mortagne, mai 1995 - « Les Mystères de l’Atlantide revisitée » Les auteurs : Edgar Evans Cayce - le fils cadet d’Edgar Cayce, Gail Cayce Schwartzer - la petite-fille d’Edgar Cayce et la fille d’Edgar Evans, Dr. Douglas Richards - directeur de la recherche à l’Université Atlantique de Virginia Beach

                        Ce sont donc des intervenants extérieurs qui notaient ces « lectures » (plus de 14 000) puisqu’elles portaient ce nom mais on ne peut absolument pas lui attribuer le statut d’écrivain.

                        A toute fin utile.

                        Quant à dire que les hommes semblent avoir élucidé le mystère de l’Atlantide..........


                        • La Taverne des Poètes 28 août 2007 15:22

                          pour Edgar Cayce : je ne voyais pas par quel autre titre le désigner : « inculte halluciné » ? Non, s’il a écrit un seul texte et que ce texte a eu autant de retentissement, on peut le qualifier d’écrivain.

                          Pour l’Atlantide, vous noterez le « semble » qui exprime la prudence...

                          Merci pour ces compléments d’information.


                        • ZEN ZEN 28 août 2007 15:27

                          « ...il fût un des plus grands voyants américains totalement inculte et capable d’écrire que très tard dans sa vie. Ses inspirations lui venaient d’un état d’auto-hypnose dans lequel il était capable d’entrer et avec lesquels il aurait eu accès à une source intarissables d’informations. Auto-hypnose, sorte d’état de transe qui lui serait venu pour sauver son fils d’une maladie grave devant laquelle les médecin... »

                          ça, c’est du sérieux !... smiley


                        • Romain de Pescara 28 août 2007 18:01

                          @La Taverne

                          Il suffit de l’appeler comme il est appelé dans le monde : un voyant. Mais surement pas le présenter comme écrivain.

                          @Zen

                          Vous connaissez le personnage ? Si vous voulez le découvrir lisez Dorothée Koechlin de Bizemont. Vous verrez le personnage est très étonnant.

                          Certes il sort des sentiers battus.


                        • ZEN ZEN 28 août 2007 15:10

                          @ Athur

                          Hypothèse séduisante, mais comment l’étayer ?...


                          • arturh 28 août 2007 15:24

                            Pourquoi ? Elle n’est pas étayée ?


                          • ZEN ZEN 28 août 2007 15:29

                            @ Arthur

                            Seulement si on considère la Bible comme un ouvrage historique, comme les fondamentalistes...


                          • arturh 28 août 2007 16:00

                            Il ne s’agit évidemment pas de prendre la bible au pied de la lettre. Je pense que mon texte est clair sur ce point. Et personnellement, je ne crois qu’au Big Bang et à l’ADN.

                            Ce que je veux dire, c’est que trouver dans un texte parlant d’un événement qui n’a pas seulement un caractère « mythologique » mais aussi unique, se passant à l’époque de l’explosion du volcan, et qui décrit de manière reconnaissable, et de plusieurs manières, les conséquences d’une explosion volcanique ne peut pas être fortuit.

                            Il ne fait donc pour moi aucun doute que le texte de la Bible fait référence à l’explosion de l’île de Santorin. Après tout le texte de la Bible aurait aussi bien pû, pour montrer les « manifestations divines », raconter que la terre était renversée et que les gens marchaient la tête en bas, ou que les chiens s’étaient mis à parler. Mais non, le texte évoque clairement des événements qui évoquent clairement les conséquences d’une explosion volcanique. Cette explosion volcanique accompagnant continuellement l’évènement « mythologique ».

                            Parlant donc de « mythe » et de réalité, le mythe de la sortie d’Egypte et la réalité de l’explosion du volcan de Santorin sont clairement liées puisque historiquement, elles se situent sensiblement à la même époque. Impossible que ce soit fortuit.

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