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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Veliberté de la presse

Veliberté de la presse

Ou comment un sujet factuel devient signe d’une politique éditoriale.

Trois journaux gratuits datés du 26 septembre 2007 relatent de façon différenciée la même information sur les statistiques des accidents liés au Vélib’.

Petite rubrique en page 4 pour 20 minutes avec un titre "Peu d’accidents de Vélib’", où l’on nous explique que depuis le 15 juillet 2007, 29 accidents de Vélib’ se sont produits sur 5 millions d’utilisateurs, et pour lesquels les blessures sont légères.

Métro indique quant à lui en gros titre page 9 que "Vélib’ accélère les accidents". L’article compare les chiffres de 2006 avec ceux de 2007, constatant que 29 vélibiens sont impliqués dans des accidents alors que la hausse constatée du nombre d’accidents sur un an est de 21 cas.

Matin plus se contente en page 5 de dire qu’à Paris les deux-roues sont victimes de leur succès et que "les rues de la capitale sont globalement plus sûres", soulignant par ailleurs que ce sont les conducteurs de deux-roues motorisés qui présentent un surrisque d’accident.

Alors oui la presse est libre de relater des faits, c’est d’ailleurs une grande partie de sa mission, mais preuve est faite que sur un sujet a priori factuel la manipulation politique a malheureusement aussi sa place. Appliqué à des sujets plus graves la même recette ne pourra qu’égarer pour certains ou aiguiser pour d’autres notre esprit critique.


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2 réactions à cet article    


  • grangeoisi 27 septembre 2007 11:58

    Rappelons cette utile citation :

    Plus je pédale plus vite et moins j’avance moins lentement.

    Taka Roulé Vélo - Poète visionnaire de l’ époque Ming.


    • Reflex Reflex 2 octobre 2007 12:10

      Bravo @grangeois. « De minimis non curat praetor » disait déjà un plaideur dépourvu de pédalier. Si l’analyse d’une brève fait-diversière des gratuits où souque le lumpen prolétariat des aspirants journalistes devait nous enseigner la ligne éditoriale de ces tonnes de papiers imprimés dans le seul but de capter la publicité, alors autant laisser les bras et les très légères feuilles qu’ils enserrent

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