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#72 des Tendances

Carl Gustav Jung, Ma vie

 

C. G. Jung, Ma vie, Souvenirs, rêves et pensées (Erinnerungen, Träume, Gedanken) recueillis et publiés par Aniéla Jaffé, traduit de l'allemand par le Dr Roland Cahen et Yves Le Lay avec la collaboration de Salomé Burckhardt, nouvelle édition revue et augmentée d'un index, Editions Gallimard, collection Folio, 1973

Sommaire :

Avant-propos du Dr. Roland Cahen - Introduction d'Aniéla Jaffé - Prologue - I. Enfance - II. Années de Collège - III. Années d'études - IV. Activité psychiatrique - V. Sigmund Freud - VI. Confrontation avec l'inconscient - VII. Genèse de l'oeuvre - VIII. La tour - IX Voyages : Afrique du Nord, les Indiens Pueblos, Kenya et Ouganda, Inde, Ravenne et Rome - X. Visions - XI. De la vie après la mort - XII. Pensées tardives - XIII. Rétrospective - Appendice : Extraits des lettres de Jung à sa femme lors de son voyage aux Etats-Unis (1909) - Lettres de Freud à Jung (1909-1911) - Lettre de Jung à sa femme de Sousse en Tunisie (1920) - Lettre à un jeune érudit (1952) -Lettre à un collègue (1959) - Théodore Flournoy - Richard Wilhelm - Heinrich Zimmer - Appendice au "Livre rouge" (1959) - Quelques renseignements sur la famille de Jung par Aniéla Jaffé - Glossaire - Index

L'auteur : 

"Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation."

C.G Jung est né à Kesswil, dans le canton de Thurgovie, en Suisse, le 26 juillet 1875. Citoyen de Bâle, il y fait ses études de médecine, qu'il oriente vers la psychiatrie et qu'il complète à l'étranger, notamment à Paris. Chargé de cours dès 1900 à l'université de Zurich, il renonce pourtant à un brillant avenir professoral qui eût été brillant, pour se consacrerà sa clientèle d'analyste et à ses recherches psychologiques, mythologiques et linguistiques - il n'assurera plus tard que quelques cours, en particulier à l'école polytechnique de Zurich et à la faculté de médecine de Bâle, durant la seconde Guerre mondiale, où il enseignera la psychologie médicale.

En 1904, il crée à Zurich un laboratoire de psychopathologie expérimentale. Il prend très vite parti en faveur de Freud, dont l'intéressent, surtout, les travaux sur l'hystérie et les rêves. Ce sont les doutes nourris par Jung sur les théories sexuelles de Freud et son attitude envers la psychologie et la mythologie comparées qui causeront la rupture de leur amitié, longtemps profonde.

Dès le début du siècle, C.G. Jung multiplie les publications - une trentaine d'ouvrages, plus de cent commentaires, préfaces, textes divers, etc. Une partie de ses travaux comparatifs a été précédée ou accompagnée par des séjours en Afrique du Nord, dans le monde arabe (1920), chez les Indiens Pueblos, au Kenya et en Ouganda (1925), en Inde (1938).

Marié et père de cinq enfants, C.G. Jung s'est retiré dans ses dernières années dans la partie haute du lac de Zurich, dans la fameuse tour de Bollingen. C'est là, au printemps 1957, qu'il commence à rédiger lui-même, ou de raconter à sa collaboratrice, ce qui constituera Ma Vie. Il meurt quatre ans plus tard, en juin 1961.

Quatrième de couverture : 

"J'ai donc entrepris aujourd'hui, dans ma quatre-vingt troisième année, de raconter le mythe de ma vie." C'est au printemps 1957, quatre ans avant sa mort, que C.G. Jung, un des grands fondateurs de la psychanalyse, se fait le témoin de lui-même.

Très peu d'événements extérieurs : l'enfance de fils de pasteur, les combats psychiatriques du début du siècle, les voyages en Afrique du Sud et au Nouveau-Mexique, la construction de la tour de Bollingen : autant de précisions autobiographiques qui éclairent cependant la genèse d'une des oeuvres qui ont le plus influencé l'essor contemporain de la psychologie des profondeurs. C'est aussi la rencontre de Freud, puis les démélés avec le maître, jusqu'à la rupture de l'héritage présomptif à propos du rôle de la sexualité dans le développement du psychisme. 

Mais toutes ces aventures ne sont évoquées qu'en fonction des rencontres plus fondamentales du conscient et de l'inconscient.

"Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation."

Avant-propos :

"C'est avec le sentiment de mettre entre les mains du lecteur français un document unique de lucidité, de loyauté, de courage et de dépouillement que nous achevons cette édition française de l'autobiographie de C.G. Jung. Celle-ci n'est pas un sacrifice qui serait un peu vain, à la mode actuelle des autobiographies.

Elle est un document humain, médical, culturel, psychologique, historique qui nous révèle ce qu'a été pour le premier chercheur qui rencontra l'inconscient dans toute son ampleur - avec Freud d'abord, puis ensuite entièrement seul -, ce qu'a été cette dramatique découverte.

Ce livre est une invite pour chacun à tenir compte de son propre inconscient et de ses ressources. Il est aussi un secours et une sécurisation : si d'aucuns peinent dans leur dialectique avec leur inconscient, ils pourront dorénavant, grâce à ce témoignage de Jung, se réconforter du courage et de l'audace de celui qui, étant le premier, n'avait point encore de devancier en cette plongée angoissante, mais combien enrichissante, dans les profondeurs du monde intérieur (...)" (Dr. Roland Cahen, 1er septembre 1966)

Prologue (extrait) : 

"Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa réalisation. Tout ce qui gît dans l'inconscient veut devenir événement et la personnalité, elle aussi, veut se déployer à partir de ses conditions inconscientes et se sentir vivre en tant que totalité. Pour décrire chez moi ce devenir tel qu'il a été, je ne puis me servir du langage scientifique ; je ne puis m'expérimenter comme problème scientifique.

Ce que l'on est selon son intuition intérieure et ce que l'homme semble être sub specie aeternitatis, on ne peut l'exprimer qu'au moyen d'un mythe. Celui-ci est plus individuel et exprime la vie plus exactement que ne le fait la science. Cette dernière travaille avec des notions trop moyennes, trop générales, pour pouvoir donner une juste idée de la richesse multiple et subjective d'une vie individuelle.

J'ai donc entrepris aujourd'hui, dans ma quatre-vingtième année, de raconter le mythe de ma vie. Mais je ne puis faire que des constations immédiates, "raconter des histoires". Sont-elles vraies ? Là n'est pas le problème. La question est celle-ci : est-ce mon aventure, est-ce ma vérité ?..." (C.G. Jung, p.25-26)

Le glossaire : 

Bien que C.G. Jung n'ait pas souhaité l'intégrer dans ses oeuvres complètes, Ma Vie constitue un précieux chemin d'accès à son oeuvre. Le glossaire, en particulier, propose des définitions fouillées des principaux termes du vocabulaire jungien : "Alchimie", "Âme", "Anima et Animus", "Archétypes", "Associations", "Complexe", "Conscience", "Extraversion", "Image de Dieu", "Inconscient personnel et inconscient collectif", "Individuation", "Inflation", "Introversion", "Mana", "Mandala", "Névrose", "Numinosum" (numineux), "Ombre", "Personna", "Psychoïde", "Quaternité", "Rêve", "Soi", "Synchronicité et synchronistique", "Traumatisme psychique".

Mon avis :

Ma vie, Souvenirs , rêves et pensées recueillis et publiés Aniéla Jaffé, constitue, à mon avis, la meilleure introduction à l'oeuvre et à la pensée du fondateur de la psychologie analytique.

"Tout ce qui est exquis mûrit lentement" (Arthur Schopenhauer) : on est fasciné par la cohérence d'une vie où rien ne se produit par hasard, mais où tout semble venir en son heure et obéir au principe de "synchronicité" découvert par Jung, une vie qui s'est développée comme un arbre majestueux (l'arbre d'Yggdrasil ?) pour atteindre sa pleine maturité dans les dernières années, sous le signe de ce que le Dr. Cahen appelle la "simplicité de retour".

On y assiste "de l'intérieur" à la genèse des grandes découvertes de Jung : influence déterminante de ses années d'enfance, relations avec ses patients, rencontre et rupture avec Sigmund Freud, confrontation avec son propre inconscient, rôle des archétypes et des rêves symboliques, découverte de la gnose et de l'alchimie, construction de la tour de Bollingen, intuition de la "psychogénéalogie" (nous portons en nous les expériences de nos ancêtres), voyages en Afrique, en Amérique, au Kenya, en Ouganda et en Inde, qui vont permettre à Jung de se confronter, comme Jacob avec l'Ange, à des civilisations imprégnées d'un tout autre esprit que celui de l'occident et donc à relativiser les caractères et les prétentions de la pensée occidentale.

Les pages consacrées à son père et à sa mère permettent de mieux comprendre la conception jungienne de la religion comme "conjonction des opposés" (conjunctio oppositorum) : la foi (les commandements, les dogmes), le savoir (comprendre ce que l'on croit) et l'expérience (la foi est avant tout une rencontre, une expérience existentielle).

Le chrétien, sans pour autant "vénérer la nature", ne doit pas se couper de ses racines païennes (païen vient du latin "paganus" qui signifie paysan) dont les archétypes éternels et universels sont toujours présents dans l'inconscient : l'arbre, le soleil, l'eau, le feu, etc.

Le chapitre X, dans lequel Jung témoigne de plusieurs expériences que l'on pourrait qualifier de "mystiques" ou de "para-psychiques", ainsi que la fin du chapitre précédent sur les fresques disparues du baptistère de Ravenne : par un étrange phénomène de vision intérieure, Jung voit avec une amie des fresques qui n'existent plus -suggèrent que la vie humaine ne se réduit pas à une agitation absurde et mesquine avec la mort comme seul horizon, mais que nous sommes appelés à une plénitude de vie inimaginable (le "plérôme") dont nous pouvons faire l'expérience dès ici-bas. Car l'homme n'est fait ni pour supporter, ni pour admettre une existence dénuée de sens.

Dans le chapitre intitulé "De la vie après la mort", Jung explique que tout ce qu'il a écrit est une tentative renouvelée pour donner une réponse à la question des interférences entre "l'en-deçà" et "l'au-delà". Il admet, en accord avec la critique kantienne, qu'il n'existe aucune possibilité d'obtenir une certitude sur l'au-delà, mais que les mythes et les rêves peuvent nous aider à dépasser les limitations desséchantes d'un rationalisme étroit. Il fait état d'expériences oniriques qui lui ont suggéré qu'après la mort, la personne continue à travailler à son développement spirituel.

Il existe deux points de vues sur la mort. Du point de vue de l'âme, la mort apparaît comme une catastrophe d'une horrible brutalité qui peut faire douter de la bonté de Dieu. Mais "Sub specie aeternitatis", la mort est un mariage, un "mysterium conjunctionis", un mystère d'union. L'âme atteint la moitié de ce qui lui manque, elle parvient à la totalité.

Toutefois, l'unité et le dynamisme dialectique du monde physique, psychique et spirituel implique que la dualité conscient/inconscient, bien/mal, lumière/ténèbres, vérité/erreur, etc. persiste dans l'au-delà, bien que, sans doute, sous des formes de plus en plus subtiles.

Sans se prononcer sur la réalité de la réincarnation (le "Karma"), Jung montre que cette notion recouvre l'idée que nous sommes responsables de nos actes et que nous ne devons pas arriver à la fin de notre voyage les mains vides et sans avoir cherché à répondre aux questions que la vie nous a posées.

Le chapitre XII intitulé "Pensées tardives" aborde la question du mal à la lumière des tragiques événements du XXème siècle : le national-socialisme, le bolchévisme, l'antisémitisme d'Etat, les camps de concentration, les goulags, les massacres de masse, la bombe atomique... 

Le fondateur de la psychologie analytique déplore que la question autrefois posée par les gnostiques : "D'où vient le mal ?" n'ait pas trouvé de réponse dans le monde chrétien... "alors qu'il en va de l'âme de l'homme oubliée depuis longtemps." (p.521)

Jung ne prétend pas "résoudre" la question du mal, mais estime que la psychologie analytique, parce qu'elle est située au carrefour de la philosophie, de la religion, de la théologie, de la mystique, de l'alchimie et de la gnose qui se sont toutes saisies de la question du mal, peut aider les individus et les peuples à faire face à cette question.

"Qui, désire trouver une réponse au problème du mal, aujourd'hui posé, a besoin en premier lieu d'une connaissance approfondie de lui-même, c'est-à-dire d'une connaissance aussi poussée que possible de sa totalité. Il doit savoir sans ménagement de quelle somme de bien et de quels actes honteux il est capable, et il doit se garder de tenir la première pour réelle et les seconds pour illusion." (p.518)

"... Mais on est en général encore tellement éloigné d'un semblable niveau de conscience que cette attente paraît presque dénuée d'espoir, bien qu'existe chez beaucoup d'êtres modernes la possibilité d'une connaissance profonde de soi-même. Une telle connaissance serait également nécessaire parce que ce n'est qu'en fonction d'elle que l'on peut s'approcher de cette couche fondamentale, de ce noyau de la nature humaine au sein duquel on rencontre les instincts" (ibidem)

"Elever le niveau de conscience" : il en va, selon Jung, de la survie de l'humanité. C'est la proclamation insensée de la "mort de Dieu" et le reflux de la transcendance dans l'immanence (culte de l'Etat, culte du "sauveur" providentiel) qui a donné au mal la possibilité de se développer à l'échelle de nations entières, le plus souvent sous le masque du bien, et de prendre des proportions apocalyptiques.

"Nous ne possédons aucune imagination dans le mal, mais elle, elle nous possède." (p.519)

Le mal est devenue une grande puissance : une des moitiés de l'humanité s'appuie sur une doctrine fabriquée à coup d'élucubrations humaines ; l'autre moitié souffre de manquer d'un mythe approprié à la situation." (p.520)

Dans le chapitre XII, intitulé "Pensées tardives", Jung aborde la question du rapport entre l'individu et la collectivité, par exemple une Eglise ou une société ésotérique. L'individu a besoin de la collectivité, mais la collectivité a tendance, par sa nature même, à empêcher l'individu de devenir lui-même. L'individuation (le fait de devenir un individu à part entière) implique donc un certain détachement par rapport à la collectivité.

Dès lors, l'individu sera livré à lui-même dans sa recherche de l'absolu. Il lui faudra faire seul, sans y succomber, l'expérience des contraires qui caractérise la vie psychique (Jung parle de la "nature antithétique de la vie psychique). Le chapitre se clôt sur une méditation sur l'amour (Jung ne sépare pas l'eros grec et l'agapé chrétien), ce "daïmon dont l'efficacité s'étend des espaces infinis du ciel jusque dans les ténèbreux abîmes des enfers".

Comme le disait Goethe, la vérité est intemporelle et éternelle, mais elle se révèle dans le temps et dans l'espace. Il en a été ainsi pour Jung, comme il en est ainsi pour chacun d'entre nous.

"Quand le disciple est prêt, le maître apparaît". Comme le dit Jung lui-même, le "guru"- celui qui fait passer de l'ombre à la lumière - peut être une personne vivante ou un esprit disparu.

C'est pourquoi l'autobiographie de Jung peut encore constituer, 58 ans après sa mort, un précieux viatique sur le chemin du Royaume, dont le Christ, l'homme parfaitement réalisé, nous a appris qu'il était "au-dedans de nous".

"L'archétype de l'homme âgé qui a suffisamment contemplé la vie est éternellement vrai. A tous les niveaux de l'intelligence, ce type apparaît et est identique à lui-même, qu'il s'agisse d'un vieux paysan ou d'un grand philosophe comme Lao-Tseu. Ainsi l'âge avancé est... une limitation, un rétrécissement. Et pourtant, il est tant de choses qui m'emplissent : les plantes, les animaux, les nuages, le jour et la nuit, et l'éternel dans l'homme. Plus je suis devenu incertain au sujet de moi-même, plus a crû en moi un sentiment de parenté avec les choses. Oui, c'est comme si cette étrangeté qui m'avait si longtemps séparé du monde avait maintenant pris place dans mon monde intérieur, me révélant à moi-même une dimension inconnue et inattendue de moi-même." (p.564)

"La vie est sens et non-sens. J'ai l'espoir anxieux que le sens l'emportera et gagnera la bataille." (ibidem)

Notes :

1. Archétypes : C.G. Jung écrit : "La notion d'archétypes... dérive de l'observation souvent répétée, que les mythes et les contes de la littérature universelle renferment les thèmes bien définis qui reparaissent partout et toujours. Nous rencontrons ces mêmes thèmes dans les fantaisies, les rêves, les idées délirantes et les illusions des individus qui vivent aujourd'hui. Ce sont ces images et ces correspondances typiques que j'appelle représentations archétypiques."

2. Synchronicité ou synchronistique : Terme forgé par Jung pour exprimer une coïncidence ou une correspondance :

a) entre un événement psychique et un événement physique qui ne sont pas causalement réliés l'un à l'autre, par exemple, quand des phénomènes intérieurs (rêves, visions, prémonitions) semblent avoir une correspondance dans la réalité extérieure : l'image intérieure ou la prémonition s'est montrée "vraie".

b) entre des rêves, des idées analogues ou identiques se présentant simultanément à divers endroits. Ni les unes ni les autres de ces manifestations ne peuvent s'expliquer par la causalité. Elles semblent plutôt être en relation avec des processus archétypiques de l'inconscient.

 


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61 réactions à cet article    


  • Étirév 28 janvier 10:19

    S’agissant d’un article consacré à M. Jung, je souhaiterai attirer l’attention des lecteurs à propos de deux symboles orientaux que M. Jung interprète de manière erronée et, j’imagine, de manière totalement involontaire.
    Il s’agit du Yin et du Yang figurant dans le deuxième livre sacré des chinois.
    Ce livre, très curieux, ne contient que des lignes. On les appelle les Trigrammes du Yi King.
    Ces lignes sont une représentation symbolique des deux principes de la philosophie chinoise : l’un masculin et ténébreux, le Yin, l’autre féminin et lumineux, le Yang. (ce qui est le contraire des explications conventionnelles)
    Souvent le Yin est placé sur une bande obscure, le Yang sur une bande claire. Ces deux principes, base de tout ce qui est social, se retrouvent partout chez les Chinois. Le principe masculin est divisé, ce sont les deux vies de l’homme (spirituelle et sexuelle) ; le principe féminin est indivis.
    Puis ces deux principes se divisent et vont former quatre images. La division féminine se fait par en haut, la division masculine par en bas.
    Et en les divisant encore, on aura huit Koua.
    Plusieurs savants se sont occupés de donner une signification à ces lignes, auxquelles les lettrés témoignent un profond respect en avouant, cependant, qu’ils n’en comprennent pas le sens.
    Quelques-uns font servir ces symboles aux pronostics et à la magie. Un lettré en a fait un instrument de musique. Tous en font grand mystère.

    Le Yi King


    • @Étirév
      Mon expérience ma bien démontré la supériorité de l’homme sur la femme. Ce sont des hommes qui m’ont permis d’accéder à la spiritualité. Rarement des femme : tournée vers des activités plus terre à terre : mariage, grossesse, gestion du budget,...


    • Gollum Gollum 28 janvier 12:00

      @Étirév

      deux symboles orientaux que M. Jung interprète de manière erronée et, j’imagine, de manière totalement involontaire.

      Ce n’est en rien erroné. Et tous les connaisseurs de la Chine font du Yin le féminin et du Yang le masculin.

      Ceci dit il n’est pas faux de considérer qu’un élément Yang peut être Yang d’un certain point de vue et Yin d’un autre point de vue.

      Et donc il est vrai que l’on peut considérer la mentalité masculine comme une mentalité qui divise, je pense ici à la logique d’Aristote, alors que le féminin veut réunifier. La logique taoïste est féminine, circulaire. Mais le masculin est bien lumineux. La logique d’Aristote se veut claire et non ambiguë. Alors que la logique du Tao est bien obscure. Elle est floue et difficile à maitriser.

      Le trait a toujours été considéré comme masculin et la courbe féminine. 

      Pourtant, la Terre, élément féminin est représentée par un carré (lignes droites) alors que le Ciel, élément masculin, est représenté par un cercle. D’où les temples religieux avec la partie féminine en bas, avec quatre murs, et la partie masculine en haut, en forme de coupole (mosquée, église orthodoxe).

      Il ne faut pas se laisser dérouter par ces contradictions apparentes, elles sont le reflet de l’ambivalence des choses.


    • gaijin gaijin 28 janvier 13:01

      @Étirév
      " l’un masculin et ténébreux, le Yin, l’autre féminin et lumineux, le Yang. (ce qui est le contraire des explications conventionnelles)« 
      là faudrait nous expliquer parce que précisément c’est le contraire .....( et maintenant on dispose de toutes les sources nécessaire )
       » Souvent le Yin est placé sur une bande obscure, le Yang sur une bande claire« 
       ???? ça veut dire quoi ?
      le yin c’est un double trait avec une interruption au milieu pour marquer le pair
      le yang un seul trait pour marquer l’impair
       » Le principe masculin est divisé, ce sont les deux vies de l’homme (spirituelle et sexuelle) ; le principe féminin est indivis"
      n’importe quoi ....le masculin c’est 1 ( le sexe masculin ) le féminin c’est 2 ( l’ouverture des jambes ...)
      c’est de l’image numérisée pas des élucubrations philosophiques ....


    • gaijin gaijin 28 janvier 13:12

      @Gollum
      " Ceci dit il n’est pas faux de considérer qu’un élément Yang peut être Yang d’un certain point de vue et Yin d’un autre point de vue.« 
      oui et non ...en fait rien n’ » est « yin ou yang en soi c’est toujours une relativisation de 2 élément l’un par rapport a l’autre ....
      le soleil n’est pas yang ....dans le rapport soleil lune le soleil est yang et la lune yin ....pour être complet il faudrait formuler les choses ainsi :  » dans la relation soleil lune du point de vue de la dynamique de la lumière le soleil est yang et la lune yin" 
      mais comme c’est hyper lourdingue la plus grande partie de la phrase est sous entendue .....( ce qui est source d’un grand nombre de confusions )
      encore faut t’il bien sur que les deux éléments aient un rapport l’un avec l’autre : on ne peut pas classer en yin yang une poule et un couteau ....a moins que le couteau soit en train d’égorger la poule smiley ....( dans ce cas on peut dire du point de vue de l’action de pénétrer le couteau est yang et la poule yin ....)


    • gaijin gaijin 28 janvier 13:18

      @Gollum
      " Pourtant, la Terre, élément féminin est représentée par un carré (lignes droites) alors que le Ciel, élément masculin, est représenté par un cercle."
      c’est dans le cadre du rapport entre le pair et l’impair :
      le cercle c’est un seul trait donc 1 impair donc yang
      le carré c’est 4 traits donc pair donc yin ....
      on peut aussi considérer que l’homme sur terre a 2 pieds et 4 directions ( devant derrière droite gauche ) donc 2 pair yin et une tête ( ronde ) donc impair yang


    • Gollum Gollum 28 janvier 13:53

      @gaijin


      n’importe quoi ....le masculin c’est 1 ( le sexe masculin ) le féminin c’est 2 ( l’ouverture des jambes ...)

      Mais avec Étirév c’est quasi toujours du n’importe quoi...

      Les Anciens considéraient les nombres pairs comme féminins, toujours divisibles, alors que les impairs étaient masculins. C’est parmi ces derniers que l’on trouve les nombres premiers qui ne sont pas divisibles et étaient donc sujets à une vénération particulière.

      L’astrologie connaît les signes masculins, dont le numéro d’ordre dans le zodiaque est impair. Alors que les signes féminins sont pairs.

      Sur la lumière féminine c’est si peu vrai que le Soleil en astrologie est masculin. Et la Lune, l’astre de la nuit et de l’obscurité est féminine. Les signes astrologiques de la Lumière, Lion et Verseau sont masculins.

      Bon, on pourrait continuer longtemps comme cela.


    • Gollum Gollum 28 janvier 13:58

      @gaijin

      c’est toujours une relativisation de 2 élément l’un par rapport a l’autre ....

      Il me semble que c’est ce que j’ai dis non ? Peut-être me suis-je mal exprimé..

      dans le rapport soleil lune le soleil est yang et la lune yin

      Oui. Par rapport à la Terre. Mais du point de vue héliocentrique le Soleil, immobile, est plutôt féminin, alors que l’ensemble des planètes, mobiles, sont masculines.

      A l’image de l’œuf, gigantesque et jaune, par rapport aux spermatozoïdes, de petite taille mais mobiles... L’analogie est d’ailleurs frappante. (Bon les rationalistes vont me tomber dessus là)


    • gaijin gaijin 28 janvier 16:12

      @Gollum
      « Il me semble que c’est ce que j’ai dis non ? »
      pas tout a fait , je sais que vous avez compris mais j’écris pour ceux qui lisent pas toujours pour la personne a qui je répond ( sinon étirev je passe j’ai bien pigé que je ne pouvais rien pour lui )


    • Gollum Gollum 28 janvier 16:36

      @gaijin

      sinon étirev je passe j’ai bien pigé que je ne pouvais rien pour lui

      C’est une femme. Et en bonne féministe elle veut mettre l’homme en dessous de la femme d’où son inversion permanente des données traditionnelles, falsifiées par les hommes soi-disant...

      Elle est du genre a écrire qu’Ève a été créée avant Adam et que celui-ci est sorti de son côté... smiley

      C’est la première fois que je tombe sur une féministe ésotérique... 


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 janvier 18:07

      @Étirév

      Jung a emprunté à la pensée chinoise les notions de Yin et de Yang qu’il a transférées (en partie) dans les notions d’animus et d’anima. Selon lui, l’inconscient masculin est féminin et l’inconscient féminin est masculin. Nous sommes dans le domaine des archétypes, c’est-à-dire de formes a priori (noumènes). L’approche de Jung ne relève pas du concept, mais de l’imagination créatrice. Bien entendu, la conception chinoise du Yin et du Yang est bien plus complexe que celle de Jung et il en va de même des notions de la philosophie hindoue. Sur le plan métaphysique, nous autres occidentaux sommes des enfants par rapport à eux. Nietzsche le disait déjà à propos de Hume (un philosophe des Lumières bien sympathique, par ailleurs) et de la philosophie anglaise. 


    • gaijin gaijin 29 janvier 08:29

      @Gollum
      « C’est une femme »
      oups ......


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 29 janvier 16:53

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Selon Jung,l’inconscient de l’homme est « féminin » et l’inconscient de la femme est « masculin ». La tâche d’un homme est d’intégrer son « anima » et celle d’une femme son « animus ». Ettore Scola a fait un film magnifique sur le sujet : Une journée particulière.


    • @Robin Guilloux

      J’ai beaucoup travaillé ce sujet. La femme « idéalement » doit intégrer son complémentaire (Gollum me dit souvent que je pense comme un homme,...et pourtant je reste féminine). Le gros problème c’est du côté des hommes : ma version plus freudienne (je vais certainement en choquer sur le site,..) .est d’accepter sa part féminine (ce qui le place en position « homosexuelle » par rapport aux homme)s. Les créateurs, les écrivains ont généralement intégré cette part. Mais quand l’homme n’y arrive pa, il dévie vers une position paranoïaque. Tout psy sait que la parano est une projection sur autrui d’une forme de persécution homosexuelle. D’où le bras phalliquement relevé des nazis.


    • Gollum Gollum 29 janvier 17:56

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      et pourtant je reste féminine

      On demande à voir...

      d’accepter sa part féminine (ce qui le place en position « homosexuelle » par rapport aux homme)s.

      En fait il y a deux façons d’intégrer sa part féminine. 

      Une où la masculinité l’emporte toujours sur la féminité, celle-ci se mettant au service du masculin.. L’homme reste donc masculin mais avec quelque chose en plus... Sur le plan de la façon de raisonner un tel homme n’est pas rationaliste mais développe une nouvelle forme de raisonnement liée au développement d’une nouvelle logique. Jung entre tout à fait dans cette catégorie. Et il n’y a aucune homophilie dans un tel cas. Latente ou pas.

      Et l’autre est celle où la part féminine n’est pas vraiment maitrisée et empiète ou gêne la part masculine. Et ici on a droit à des personnalités à homophilie plus ou moins latente. Plus artistes que philosophes, plus psychologues que scientifiques..
      Un Chapier par exemple qui vient de mourir récemment illustre cette manie de ces homo d’être obsédé par l’inconscient.. Chapier d’ailleurs remplacé par un autre homo sur le fameux divan, Fogiel.

      Pour ce qui est de l’homosexualité nazie elle est due à la valorisation outrancière du masculin et la dévalorisation du féminin. On a eu le même phénomène dans la Grèce antique.


    • C’est le terme « homosexuel » qui vous gêne. Par homosexualité j’entends : passivité (initiation-sans pénétration comme chez les grecs). le mot ne me choque. La relation FREUD-FLIESS, Freud-jung relavait d’une amitié de nature homosexuelle. Sur un des articles de Robin Guilloux, j’ai parlé de la Forge de Lourmarin. Le livre que j’ai tapé à la machine relate justement cette relation de Cesar et un fils adoptif juif qui avait perdu son père à 6 ans. http://compagnonnage.info/blog/blogs/blog1.php/2010/06/02/souscription-leforgerondelourmarin 


    • Gollum Gollum 30 janvier 09:59

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Par homosexualité j’entends : passivité

      V’là aut’chose.. J’ai toujours pensé que l’homosexualité était l’attirance pour le même, voilà que c’est la passivité..

      Freud-jung relavait d’une amitié de nature homosexuelle.

      C’est votre diagnostic. Pas le mien. On met l’homosexualité à toutes les sauces maintenant, surtout de la part de ceux ou celles qui ont une part latente bien visible d’ailleurs, et qui veulent ainsi que leur propre cas particulier devienne loi universelle.

      Afin de ne pas se sentir une anomalie.

      Freud a mis le grappin sur Jung afin d’avoir un disciple brillant et reconnu à sa botte. Jung voyait en Freud un père de substitution, le sien étant quelque peu pas à la hauteur.. Je pense que ça s’arrête là. Dès que les divergences théoriques ont commencé à apparaitre Jung s’est éloigné..


    • Gollum Gollum 28 janvier 10:35

      Ma vie, Souvenirs , rêves et pensées recueillis et publiés Aniéla Jaffé, constitue, à mon avis, la meilleure introduction à l’oeuvre et à la pensée du fondateur de la psychologie analytique.

      C’est mon avis aussi. Il faut commencer par là.

      Mais Jung est rejeté aussi bien par les athées convaincus, qui n’arrivent pas à digérer l’introduction de l’image de Dieu au sein de l’âme, que par les confessions religieuses qui voient en lui un concurrent et qui a l’audace d’intégrer Satan au sein même de l’image divine.

      Rejeté aussi par l’intelligentsia scientifique qui ne supporte pas la remise en cause du hasard. Sauf par certains esprits pointus. On sait qu’il fut en relation étroite avec Pauli notamment.

      Jung fut aussi un disciple, ou du moins un continuateur de Nietzsche, et derrière lui de William Blake et même Spinoza. Ou encore Jacob Bœhme.

      Il est enfin parvenu à des conceptions assez proches de Raymond Abellio sur la logique sous-jacente à l’œuvre dans l’énergie psychique, la logique de la double contradiction croisée, et que l’on retrouve dans ses 4 fonctions psychiques, deux à deux complémentaires : Pensée et Sentiment d’un côté, et Sensation et Intuition de l’autre. Énergétique qui remet en cause la logique linéaire d’Aristote au profit d’une logique sphérique proche de celle des Taoïstes. Il fut d’ailleurs l’ami de Richard Willelm, traducteur du Yi Jing chinois, basé sur cette logique là.

      Malheureusement son œuvre brillante reste profondément ignorée.

      Elle est malgré tout en vogue dans le mouvement transpersonnel américain fondé par Abraham Maslow, continué par Grof, et dont Ken Wilber est plus ou moins rattaché.

      Un esprit brillant à découvrir ou redécouvrir absolument. Qui reste encore profondément en avance sur son temps.


      • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 janvier 19:33

        @Gollum

        Entièrement d’accord avec vous. Un esprit brillant et courageux qui a pris le risque d’être incompris par tout le monde, aussi bien des milieux psychiatriques que religieux. 


      • Gollum Gollum 28 janvier 20:37

        @Robin Guilloux

        Oui c’est vrai. Il a pris un sacré risque. J’avoue d’ailleurs que je me demande si quelqu’un d’autre a pris autant de risque que lui, à vue de nez je ne vois pas...

        Seul Nietzsche peut-être a pris autant de risque d’être rejeté et incompris.. Mais je le trouve finalement moins sulfureux.


      • Monarque31 Monarque31 29 janvier 09:51

        @Gollum
        Je pense qu’on peut dire que Guénon s’est mis tout le monde à dos aussi. En terme de rejet et d’incompréhension ils jouent dans la même cour.


      • Gollum Gollum 29 janvier 10:31

        @Monarque31

        Oui Guénon n’a pas hésité en effet à prendre à revers le monde moderne et universitaire..

        Néanmoins il était déjà très détaché dès sa jeunesse et il avait moins à perdre que Jung sur le plan social. Enfin il me semble.

        Mais tous les deux ont eu une influence immense. Eliade fut influencé par Guénon, sans jamais trop oser le dire d’ailleurs, car universitaire, et le même Eliade participait aux rencontres d’Eranos..

        Guénon n’a pas tari d’éloges sur Eliade d’ailleurs.


      • Robin Guilloux Robin Guilloux 29 janvier 16:45

        @Gollum

        Jung a cotoyé la folie, comme tous ceux qui ont décidé de ne pas penser comme tout le monde et d’écouter la vie plutôt que les théories.
        On se rend compte de son courage et de son incroyable intelligence en lisant Ma vie. N’oublions pas la façon indigne dont il a été ostracisé par Freud et par ses disciples.
        Il y deux lignes de Lacan sur Yung pour le descendre en flèche. Je pense qu’il n’a même pas pris la peine de le lire. On sait du reste qu’il lisait en diagonale. Un mystique, selon lui, ne peut pas être psychanalyste, donc et si un psychanalyste rencontre un mystique parmi ses patients, il ne doit surtout pas essayer de le comprendre.
        Jung avait beaucoup d’admiration pour Nietzsche qu’il considérait comme un frère et dont il a partagé toute sa vie la solitude et l’inquiétude intellectuelle.
        Le problème, c’est que ce qui a détruit l’un (Nietzsche) a renforcé l’autre (« Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. »). Jung apparaît comme un mélange  : Goethe pour l’équilibre et Nietzsche pour la mise en danger de sa personne et de sa pensée. Nietzsche n’a pas pu choisir à la fin des fins entre le Christ et Dionysos,mais il a bien vu où était le problème.Jung a compris qu’il fallait choisir le Christ, mais en faisant la part de Dionysos.C’est toute la dialectique du coinscient et de l’inconscient.


      • Gollum Gollum 29 janvier 17:36

        @Robin Guilloux

        Oui bien d’accord. Une autre accusation classique contre Jung c’est celle d’être d’extrême droite... Eliade y a eu droit aussi. Et Guénon idem. De toute façon dès qu’un auteur se rattache à une Transcendance il est classé à l’extrême droite..

        Ce qui a manqué à Nietzsche peut-être c’est l’enracinement. Jung le dit d’ailleurs. Avoir une vie de famille et un job. 

        Gœthe grand esprit également. Très précurseur.

        Jung n’a pas seulement été ostracisé par Freud. C’est tout l’Occident qui a choisi Freud au détriment de Jung et en parfaite connaissance de cause. Il s’agissait de renvoyer au néant toute possibilité d’expliquer le psychisme par un arrière plan transcendant.. Même les Églises ont préféré Freud. Un paradoxe apparent mais qui s’explique très bien en fait..


      • @Gollum
        Les rapports de Jung avec le nazisme. Nous n’avons pas vécu cette époque. Freud, juif a bien écrit une lettre à Mussolini.


      • @Mélusine ou la Robe de Saphir. Je suis freudo-jungienne. C’est tout à fait compatible. André Breton était freudien mais s’intéressait beaucoup à l’astrologie. Le surréalisme est le plus proche de cette alchimie. Et personne ne pourra dire que Breton était nazi. 


      • Gollum Gollum 29 janvier 18:06

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        C’est tout à fait compatible.

        Ben non. Et Jung a été très sévère avec Freud d’ailleurs. Les bases théoriques ne sont pas du tout les mêmes. Les concepts non plus. Ça, surmoi et moi chez Freud.
        Persona, Ombre, Anima et Soi chez Jung. Bref, rien à voir.

        Les présupposés de Freud sont matérialistes. Ceux de Jung spirituels. La logique de Freud est celle d’Aristote. Celle de Jung est taoïste. 

        La définition de la libido n’est pas la même.

        Freud cherche juste à adapter le moi à la société. Jung cherche à aiguiller l’individu sur son mythe intérieur afin de le propulser vers l’Individuation, c’est -à-dire un état au-delà du normal. En ce sens il rejoint Nietzsche avec son concept de Grande Santé, tout comme Abraham Maslow qui avait des vues similaires..

        Bref, pour faire plus dissemblable... difficile smiley


      • @Gollum

        Freud craignait que son enfant : la psychanalyse ne soit pas accepté car venant d’un juif (lisez Freud et la kaballe). Ayant une formation médicale donc rationnelle (Freud détestait les médecins) il craignait aussi d’être perçu comme un « illuminé ». Il a fait comme les juifs espagnol qui se cachait sous l’habit catholique (les marranes) pour donne un cadre « sérieux ». L’époque était un méli-mélo de rationalisme et de mysticisme. Pourtant, si vous avez lu la biographie de Freud vous apprenez qu’une gitane lui avait prédit son avenir. Qu’il portait un importance phobique au nombre (surtout les numéros de chambres). Pour moi le cancer de Freud est lié à sa séparation avec Jung.


      • Gollum Gollum 30 janvier 09:49

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        (lisez Freud et la kaballe)

        Vous parlez de quoi là ? De ça ? : https://bouddhanar.blogspot.com/2014/12/freud-la-kabbale.html

        Ce site est un ramassis d’idioties sans valeur aucune..

        Freud kabbaliste... On se marre. Lui qui reprochait à Jung sa mentalité magique..

        Ce serait plutôt Jung le kabbaliste à la rigueur.. Freud était un rationaliste pur jus et endurci, athée convaincu..


      • Gollum Gollum 30 janvier 09:51

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.


        Pour moi le cancer de Freud est lié à sa séparation avec Jung.

        Les diagnostics médicaux de Mme Irma. smiley

        Je pencherait plutôt pour l’abus des cigares voyez-vous... smiley

        Désolé d’être aussi trivial.


      • Robin Guilloux Robin Guilloux 31 janvier 22:21

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Freud a effectivement écrit une dédicace sur demande à Mussolini à son livre Pourquoi la guerre ? : A Benito Mussolini avec le salut respecteux d’un vieil homme, qui reconnaît en la personne du dirigeant, un héros de la culture. Vienne, 26 avril 1933, Sigmund Freud.
        Michel Onfray a évidemment sauté sur l’occasion dans son livre contre Freud Crépuscule d’une idole de fustiger le « fascisme » de Freud. C’est vrai que Freud était un partisan du chancelier autrichien Dolfuss et qu’il s’opposait au pacifisme d’Albert Einstein qu’il considérait comme un utopie. Il pensait que le peuple n’était pas suffisamment éduqué pour la démocratie et qu’il fallait un César pour dompter ses pulsions. 
        Ceux qui accusent Jung de fascisme, alors qu’il n’a jamais tenu de tels propos se gardent bien de faire état de cette dédicace.
        Jung a travaillé avec les services secrets américains pour établir un diagnostic de la personnalité d’Adolf Hitler. Ses propos contre le totalitarisme dans Ma vie sont très clairs et d’une incroyable lucidité.
        Il a parlé d’un inconscient juif et d’un inconscient aryen. Mais je ne vois pas où est l’antisémitisme.
        Celui ou celle qui a passé votre temps à lire la Torah et à adhérer au Dieu unique dont lenom est imprononçable n’a pas le même inconscient que celui ou celle qui a écouté la legende du Graal et vénéré le dieu Wotan, c’est quand même différent, non ? 
        Je vois bien le mal de chien que j’ai à concilier les deux inconscients en moi ! (et c’est quand même le Juif qui finit par l’emporter smiley



      • Merci pour cet article synchrone avec mon rêve de cette nuit : Je plongeais dans une superbe piscine et une armoire vitrée avec de beaux objets se trouvait sur le fond. DE l’autre côté de l’armoire-vitrine ma mère nageait de manière synchrone. Je ne dévoilerai pas le sens de mon rêve, mais il me semble apaisant suite à une semaine difficile et un problème médical d’une personne née justement le 26 juillet. https://www.youtube.com/watch?v=v2uJ2-qTkL8


        • L'Astronome L’Astronome 28 janvier 13:32

           

          Heureusement que Jung avait épousé Emma Rauschenbach, héritière d’une grande fortune de Suisse, ce qui lui permettait de vivre sans soucis matériels — au contraire de son camarade, Sigmund Freud, qui ne roulait pas sur l’or.

           

          Un des fils de Jung fut architecte comme le fils de Freud.

           

          (note pour Mélusine) Jung, dans sa correspondance avec Freud écrivait qu’il montait le thème astrologique de ses patients et, ajoutait-il, « ça marche ! »

           


          • Gollum Gollum 28 janvier 14:04

            @L’Astronome

            Vu ce qu’ils prenaient pour leurs consultations et vu leur célébrité aussi bien l’un que l’autre je serai fort étonné qu’ils fussent dans le besoin. Jung était psychiatre et n’avait nul besoin de la fortune de sa femme pour vivre de son job...

            ajoutait-il, « ça marche ! »

            Je confirme. Ça marche très bien même. Mais c’est comme en médecine il ne faut pas tomber sur un amateur...


          • @L’Astronome
            Oh oui que cela marche. Mais il faut au préalable avoir une formation « psy » afin d’éviter des interprétation déprimantes et toxique sans pour autant tomber dans le : tout est rose : jupiter est sur votre soleil. Non, il faut faire un aller et retour de la psychogénèse de la personne et les astres.


          • L'Astronome L’Astronome 28 janvier 14:59

             
            @Mélusine ou la Robe de Saphir : « il faut au préalable avoir une formation « psy » »
             
            Il me semble qu’avec Jung, c’était le cas. De plus, il avait des connaissances en anthropologie, en linguistique, en alchimie (lire à ce propos Les Métamorphoses de l’âme et ses symboles, Psychologie et Alchimie), et dans bien d’autres domaines.
             


          • @L’Astronome
            Physiquement, il ressemblait à mon grand paternel. Merci pour le conseil. Je viens de vivre des séparations potentielles douloureuses comme en 1988-89 : saturne opposés à ma lune,... En plus, un proche est né le 26 juillet et son ami, le 6 mai (FREUD). Nous nous sommes rencontrés le 1er mai à midi (Christan ROZENKREUTZ-. Ma vie, des synchronicités en permanence.


          • A propos d’Etirev, la femme est bien le creuset dans lequel se forme les composés alchimiques et inconscients (l’inconscient est déjà présent au moment de la fécondation dans la matrice. Mais n’ayant pas la chance de procréer, les hommes eurent eux (hélas trop peu à mon goût d’où le féminisme "violent à l’égard des hommes d’ETIREV ou VERITE) la possibilité de mettre en forme, intégrer et analyser les éléments provenant de la matrice originelle (comme les dessins dans les grottes de Lascaux). Mais certaines femmes ont, très rarement la capacité de faire ce travail d’introspection. Freud sans Mélanie Klein, c’est comme une porte sans poignée.

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