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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Fin de la trève au Hamasistan...

Fin de la trève au Hamasistan...

et retour au djihad....
Voici ce que l’on apprend à nos chères têtes brunes de Palestine.
Ne nous etonnons pas que cette guerre n’aura pas de fin...

Après les Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne s’était mise à concevoir de nouveaux manuels scolaires témoignant d’un léger changement de fond et d’optique. L’étude des manuels scolaires réalisée en 2001 par MEMRI, sous le titre « Récit du nationalisme palestinien », indiquait que les manuels palestiniens édités après Oslo reflétaient un effort d’ensemble pour contenir la virulence du venin anti-israélien : l’incitation directe à la violence avait considérablement diminué tandis qu’un notable effort de valorisation des valeurs de liberté et de démocratie avait été déployé. 

En 2003 toutefois, un nouveau manuel du ministère de l’Education de l’Autorité palestinienne, intitulé « Culture islamique » et destiné aux élèves de Première, révèle un retour à l’incitation au djihad et au martyr.

Voici quelques passages tirés de ce manuel :

Le rôle de l’Etat dans l’islam

(Page 98) : « [L’une des] fonctions de l’Etat est de renforcer le lien entre l’Homme et son Créateur (…), de défendre la religion et de la protéger des innovateurs [hérétiques] et des sceptiques (…), de préparer la nation au djihad et de défendre le pays contre ses ennemis (…), d’accroître le niveau de connaissance de la nation (…) car pour accomplir son devoir religieux et connaître les commandements religieux, il faut un certain degré d’érudition et d’éducation. »

(Page 104) : « Cette nation devrait soutenir le dirigeant dans tous ses efforts de progrès (…), [participer] aux affaires extérieures par le djihad et aux affaires intérieures par (…) un renouveau industriel, agricultural, moral et social (…) en adhérant aux lois religieuses (…) »

Djihad et propagation de l’islam

(Page 208) : « L’islam est la religion d’Allah pour tous les êtres humains. Elle doit être proclamée et elle doit inviter [les gens] à l’adopter de manière avisée, au moyen de sermons adaptés et de débats amicaux. Ces méthodes sont toutefois susceptibles de se heurter à une certaine résistance et les prédicateurs peuvent se voir empêchés d’accomplir leur devoir (…) Alors, le djihad et le recours à la force physique contre les ennemis deviennent inévitables (…)

’Djihad’ est un terme islamique qui signifie ’guerre au sein des autres nations’. La différence est que le djihad a des objectifs nobles et élevés et n’est mené que pour Allah et pour Sa gloire (…) [En revanche], les guerres menées par les autres nations sont le fait de la malveillance, de l’agressivité, de la soif de pouvoir, [du désir] d’étendre son influence, piller, tuer, réaliser ses ambitions et ses aspirations [propres], comme dans le cas de la guerre que les pays occidentaux ont menée pour exploiter les pays islamiques à des fins impérialistes, pour dominer les citoyens musulmans, dérober leurs ressources et leurs richesses (…) »

(Page 209) : « A la Mecque, le Prophète d’Allah a appelé [la population à adhérer] à l’islamen présentant des preuves (…) Ses armes et celles de ses compagnons à ce stade de propagation du message [de l’islam] étaient la persévérance et la retenue. [Mais] suite à la migration du Prophète vers Médine et à l’émergence, là-bas, d’une société islamique, il ne fut plus possible d’éviter le combat contre l’agression et les polythéistes (…) Après ces événements, le djihad est devenu une obligation pour tous les musulmans (…)

Le Prophète d’Allah a pratiqué le djihad pendant son séjour à Médine ; ses compagnons et disciples ont suivi sa voie.

Le djihad est-il cependant un devoir personnel [Fardh’Ayn], que tout musulman à l’obligation de respecter, ou un devoir collectif [Fardh Kifaya] ? C’est vraisemblablement un devoir collectif. Si certains musulmans [seulement] le remplissent, il n’est pas exigé de tous, dans la mesure où [les actions des combattants] suffisent (…) [En revanche], si nul ne pratique le djihad, tous les musulmans se rendent coupables de négligence.

Le djihad devient un devoir personnel dans les trois cas suivants :

  1. Quand des musulmans sont attaqués. Quand il existe une présence ennemie en pays musulman, le devoir des citoyens [musulmans] de ce pays est de combattre l’ennemi et de le chasser. S’ils en sont incapables, le devoir personnel [de djihad] incombe alors à leurs voisins, jusqu’à ce que l’ennemi soit vaincu et anéanti (…)
  2. Dans le cas d’un appel général aux armes. Quand un dirigeant musulman appelle aux armes, ou appelle un groupe donné aux armes, les musulmans ont le devoir de répondre à cet appel (…)
  3. Quiconque assiste à une bataille a le devoir de se battre contre l’ennemi en prenant part au combat (…) »

(Pages 210-211) : « [Les différents] types de djihad :

  1. Le djihad physique – ou participation [au combat] contre l’ennemi. L’attaquer directement avec des armes, au moyen d’une participation effective au combat en se sacrifiant pour Allah. Telle est l’ultime obligation du [croyant]. Allah a promis le Paradis à tous ceux qui participeraient personnellement au djihad en Son nom, et de les restituer sains et saufs à leurs familles avec un important butin de guerre.
  2. Le djihad matériel : celui qui mène ce type de djihad contribue financièrement à l’équipement des armées musulmanes en armes variées, à leur approvisionnement, aux moyens de transport terrestres, maritimes et aériens et à tout ce dont les combattants du djihad ont besoin pour vaincre l’ennemi, glorifier le nom d’Allah et renforcer Sa foi. Egalement compris dans le djihad matériel se trouvent l’édification d’installations militaires, de fortifications, de forteresses, d’aéroports et de ports maritimes dont les armées musulmanes ont besoin, ainsi que la constriction de dispensaires médicaux et d’hôpitaux destinés aux soldats du djihad et à leurs familles, et l’octroi de fonds aux combattants du djihad et à leurs familles.
  3. Le djihad des idées – le djihad par la bouche et la plume, consistant à fournir des preuves irréfutables contre les ennemis et les inviter à [reconnaître] Allah. Ce djihad se mène au moyen de sermons, par l’écriture, les chants, etc.
  4. Le djihad par le (…) contact avec les participants au djihad et en prenant part à des actions liées au djihad, comme le transport de soldats ou de l’approvisionnement leur étant destiné, comme servir à manger et à boire aux soldats, prendre soin des blessés et protéger une position [militaire].

La nation islamique a aujourd’hui un besoin urgent [de raviver] l’esprit du djihad chez ses fils, tous types de djihad compris, et de mobiliser toutes ses ressources à la consolidation de la religion d’Allah [afin de] forcer Ses ennemis [à se rendre]. »

(Page 213) : « Le djihad est une nécessité vitale. Une nation ne peut défendre sa religion, son honneur et sa patrie si elle n’est pas en mesure de le faire. C’est pourquoi l’islam a imposé [l’obligation] du djihad à la nation musulmane le jour où une société et un Etat [musulmans] sont nés à Médine (…) »

Répandre l’islam

(Page 214) : « Allah a enjoint les musulmans à convaincre les gens [de la véracité du message de l’islam] avec sagesse, par des sermons adaptés et des débats amicaux, afin que la diffusion de l’islam se fasse par la persuasion intellectuelle, la gratification intérieure et dans la sérénité, et non par la contrainte, car Allah a dit : ’Nulle contrainte en religion (…)’ [le Coran 2 : 256]

[Toutefois], quand les despotes s’opposent aux sermons islamiques, empêchent les prédicateurs d’annoncer la bonne nouvelle [de l’islam] à la population, construisent des barrages et des obstacles sur le chemin des prédicateurs et empêchent la parole d’arriver jusqu’au peuple, le djihad devient la seule manière de franchir les obstacles qui privent les êtres de la liberté de choix et empêchent la propagation de l’islam. Le Prophète d’Allah a enjoint les adeptes du djihad à ne pas initier [d’emblée] de guerre contre leurs ennemis, mais à leur proposer l’islam, et s’ils le refusent, à leur suggérer de payer la Jizya [impôt imposé aux non-musulmans sous souveraineté musulmane] (…), et s’ils s’entêtent à refuser, à les combattre.

Le djihad est considéré comme un moyen de renforcer la nation et [d’assurer] sa victoire par la lutte armée quand toutes ses ressources, sa force et son potentiel sont mobilisés (…) Le djihad est également considéré comme une source de bien-être et de prospérité pour tous les musulmans. Après avoir remporté la victoire, le guerrier du djihad retourne chez lui avec de hautes aspirations et la tête haute, remerciant Allah de sa bonté. S’il est béni de shahada [martyre] et d’honneur, son âme retourne au Créateur pour vivre une autre vie, [être] comblée de récompenses et d’honneur, d’une vie de grâce accordée par Allah, ainsi que le dit le Cioran [3 : 169-170] : ’Ne considérez pas comme morts ceux qui ont péri pour la cause d’Allah, mais comme vivants et comblés par leur Seigneur (…)’ »

(Page 215) : « La nation islamique doit répandre l’esprit du djihad et l’amour du sacrifice de soi [shahada] parmi ses fils, de génération en génération, est plus encore à une époque où le matérialisme prédomine dans l’esprit des gens et où ces derniers renoncent au djihad face à un ennemi qui cherche à les [exploiter] (…) Il est clair que le respect et le pouvoir de la nation islamique dépendent de la préservation d’un fort esprit de djihad. Quand cet esprit s’affaiblit et que la nation n’a plus le pouvoir d’aider ses éléments faibles et de les défendre contre ses ennemis, elle se trouve attaquée de l’extérieur ; les agresseurs la convoitent, l’humilient, pillent ses ressources, tuent ses habitants, conquièrent sa terre et s’y installent pour mener une vie d’immoralité. »

Conséquences de l’ignorance du djihad

(Page 304) : « A. Les ennemis occupent les territoires musulmans ; les ressources [des musulmans] sont pillées, leur sang est versé, leur honneur est terni ; en conséquence, ils vivent dans la honte et l’oppression. B. Ils perdent la grande récompense promise par Allah aux combattants du djihad et aux Shuhada [martyrs]. C. Un châtiment sévère au Jour du Jugement. »

(Page 305) : « Allah a enjoint les fidèles à prendre part au djihad en toutes circonstances, que cela leur soit facile ou difficile, qu’ils soient peu nombreux ou en grand nombre, en temps de prospérité comme en temps de disette, qu’ils soient forts ou faibles. Le djihad doit se faire par le sacrifice de soi ou [être de nature] matérielle, pour la gloire du nom d’Allah. C’est ainsi qu’il convient de jouir de ce monde et de réussir dans l’au-delà. » 

Le châtiment réservé à ceux qui abandonnent l’islam

(Page 155) : « La raison logique justifiant l’exécution d’une personne qui abandonne l’islam est la suivante : rien dans l’islam ne contrarie la nature humaine. Quiconque adhère à l’islam après avoir reconnu sa vérité, et goûte à sa douceur pour ensuite l’abandonner, se rebelle contre la vérité et la logique. Comme tout autre régime, l’islam doit se protéger. C’est pourquoi ce châtiment [l’exécution] est le sort de celui qui abandonne l’islam ; en effet, ce dernier répand le doute sur l’islam (…)

L’abandon de l’islam est un crime qui entraîne une punition sévère (…) [Les étapes à suivre sont : ] 

  1. Encourager [le pécheur] à abjurer immédiatement (…)
  2. L’avertir des conséquences de son entêtement à vouloir abandonner l’islam, c’est-à-dire le prévenir de son exécution.
  3. Exécuter le pécheur s’il persiste à vouloir abandonner l’islam (…) »
Les activités des missionnaires chrétiens

(Page 252) : « Les missionnaires forment l’une des institutions occidentales au service de l’invasion intellectuelle du monde musulman. Ils ont essayé de pousser les musulmans à quitter l’islam en affaiblissant leur foi et en leur faisant adopter le mode de vie chrétien. Extérieurement, ils appellent à adopter la foi de Jésus, mais en réalité, ils s’efforcent de faciliter l’invasion intellectuelle occidentale des pays islamiques (…) Les organisations missionnaires dans le monde islamique ont tenté d’affaiblir la foi des musulmans, de remplacer l’idéologie islamique par des idées laïques et d’ouvrir la voie à l’occupation des pays islamiques en y asseyant l’impérialisme (…)

Le mouvement missionnaire a laissé des traces profondes dans la vie islamique, dont voici des exemples : 

    1. L’admiration et l’adoption du mode de vie occidental (…) Les valeurs matérialistes d’exploitation de l’Occident et la vision du monde occidentale étaient si populaires que de nombreux musulmans y aspiraient, se tournant vers la culture et la littérature occidentales.
    2. L’affaiblissement de l’esprit islamique de la jeune génération, consécutif à l’affaiblissement de la foi et à l’adoption des principes et des idées contagieuses de l’Occident. Des idées capitalistes, communistes et athées se sont propagées parmi les musulmans (…)
    3. L’influence occidentale sur le système éducatif des pays islamiques. Les missionnaires, aidés de l’impérialisme, ont su traduire leur philosophie et leur culture en fondements éducatifs dans plusieurs pays islamiques. L’histoire et la culture occidentales sont devenues la principale source d’apprentissage et d’éducation des sciences pour les petits musulmans (…)
La diffamation de l’histoire islamique et de l’histoire de la vie des califes musulmans, la présentation de l’histoire islamique comme [une série] de conflits, de guerres civiles, de révolutions, de batailles pour le pouvoir, comme la répression des citoyens (…) La mise en cause de l’islam, de son Prophète et de la véracité de ses prophéties, et la propagation d’idées fausses, comme de prétendre que l’islam s’est répandu par l’épée et la coercition. Et l’incrimination des lois sur le divorce et la polygamie en décrivant comme inhumains les châtiments institués par la loi islamique. »

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