• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Hegel, la double existence humaine

Hegel, la double existence humaine

Esthétique désigne un ensemble de cours professés par le philosophe allemand Georg Wilhelm Friedrich Hegel à l'université de Heidelberg au semestre d'été 1818, puis à l'université de Berlin aux semestre d'hiver 1820-1821, aux semestres d'été 1823 et 1826 et au semestre d'hiver 1828-1829. L'intitulé exact est alors Esthétique ou philosophie de l'art (en latin : Aestheticam sive philosophiam artis). L'esthétique est la science du beau et plus précisément la science du beau de l'art (en allemand : Kunstschöne) par opposition au beau de la nature (en allemand : Naturschöne) qui se trouve exclu par principe de son domaine, parce que pour Hegel ce qui naît de l'esprit, même si cela était la chose la plus laide au monde, reste tout de même supérieur à la plus belle création de la nature, car ce qui naît de l'esprit est doublement né (De la nature, puis de l'esprit) et est donc supérieur à une chose issue de la nature. 

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, né le 27 août 1770 à Stuttgart et mort le 14 novembre 1831 à Berlin, est un philosophe allemand. Son œuvre, postérieure à celle de Kant, est l'une des plus représentatives de l'Idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie contemporaine. Hegel enseigne la philosophie sous la forme d'un système de tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une « phénoménologie de l'esprit » puis comme une « encyclopédie des sciences philosophiques », titres de deux de ses ouvrages, et englobe l'ensemble des domaines philosophiques, dont la métaphysique et l'ontologie, la philosophie de l'art et de la religion, la philosophie de l'histoire, la philosophie morale et politique ou la philosophie du droit. 

Le texte à étudier : 

"Les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une seule façon, tandis que l'homme, parce qu'il est esprit, a une double existence ; il existe d'une part au même titre que les choses de la nature, mais d'autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n'est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi, l'homme l'acquiert de deux manières : primo, théoriquement, parce qu'il doit se pencher sur lui-même pour prendre conscience de tous les mouvements, replis et penchants du cœur humain et d'une façon générale se contempler, se représenter ce que la pensée peut lui assigner comme essence, enfin se reconnaître exclusivement aussi bien dans ce qu'il tire de son propre fond que dans les données qu'il reçoit de l'extérieur. Deuxièmement, l'homme se constitue pour soi par son activité pratique, parce qu'il est poussé à se trouver lui-même, à se reconnaître lui-même dans ce qui lui est donné immédiatement, dans ce qui s'offre à lui extérieurement. Il y parvient en changeant les choses extérieures, qu'il marque du sceau de son intériorité et dans lesquelles il ne retrouve que ses propres déterminations. L'homme agit ainsi, de par sa liberté de sujet, pour ôter au monde extérieur son caractère farouchement étranger et pour ne jouir des choses que parce qu'il y retrouve une forme extérieure de sa propre réalité. ce besoin de modifier les choses extérieures est déjà inscrit dans les premiers penchants de l'enfant ; le petit garçon qui jette des pierres dans le torrent et admire les ronds qui se forment dans l'eau, admire en fait une oeuvre où il bénéficie du spectacle de sa propre activité." (Hegel, Esthétique, 1835, La Conscience , I, Aubier, p.55, trad. S. Jankélévitch) 

Explication : 

La thèse de l'auteur est exposée au début du texte : "les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une seule façon, tandis que l'homme, parce qu'il est esprit a une double existence." 

Il montre que contrairement aux "choses de la nature", les pierres, les plantes et les animaux, l'homme ne se contente pas d'être, il réfléchit sur ce qu'il est, il se "re-présente" et il transforme le donné naturel par le travail. 

Il donne un exemple à la fin du texte d'un jeune garçon qui jette des pierres dans l'eau : "ce besoin de modifier les choses extérieures est déjà inscrit dans les premiers penchants de l'enfant ; le petit garçon qui jette des pierres dans le torrent et admire les ronds qui se forment dans l'eau, admire en fait une œuvre où il bénéficie du spectacle de sa propre activité." 

Selon Hegel, l'homme a une double existence : il existe au même titre que les choses de la nature, il a une existence immédiate, il "est", et d'autre part, il existe aussi pour soi : il réfléchit, il se pense, il s'analyse, il se découvre... L'homme existe en soi, mais aussi pour soi, en tant que "conscience de soi", ce qui implique un dédoublement du cogito, une non coïncidence de soi-même avec soi-même. 

Un objet du monde se présente sous deux formes : immédiatement en tant qu'objet perçu et médiatement, en tant qu'objet pensé, en tant que "concept", dualité qui s'inscrit sémantiquement dans la notion de "re-présentation". 

Cette possibilité qu'a l'entendement de se re-présenter un objet, qu'il soit présent ou absent, détermine la relation entre la conscience humaine et la temporalité. L'homme ne vit pas seulement dans le présent (il n'est pas, dit Nietzsche étroitement attaché, comme l'animal, au piquet de l'instant), mais il vit aussi dans la dimension du passé (le souvenir, le regret, le remords...) et du futur (l'espoir, l'anticipation, le projet...) 

Cette distinction entre "l'en soi" et le "pour soi" sera reprise par Jean-Paul Sartre dans l'Etre et le Néant, qui ajoute une troisième dimension, le "pour autrui". Les pierres, les plantes, les animaux existent "en soi" ; seul l'être humain existe pour soi en tant que conscience réfléchie, car, explique Hegel, il se pense, il s'interroge sur lui-même. Il existe en quelque sorte deux fois, d'abord en tant qu'objet (en soi) et ensuite en tant qu'image de lui-même pour lui-même (pour soi), comme le miroir réfléchit l'image du corps placé devant lui. 

L'homme n'est pas un être à part dans la nature ou, comme le dit Spinoza, "un empire dans un empire". Il est certes un animal comme les autres avec des besoins primaires (boire, manger, dormir, se reproduire...), mais contrairement aux objets, aux plantes, aux animaux, il n'existe pas "immédiatement". "Immédiatement" est le contraire de "médiatement" : l'homme interpose deux réalités entre lui et la nature : premièrement, le langage, la pensée - selon Aristote, l'homme est un "zoon logon echon", un animal parlant, doué de raison - et deuxièmement l'activité pratique le travail, ainsi que l'art et le jeu qui apparaît à la fin du texte : il transforme le monde, il ne l'accepte pas comme il est. L'homme, dit Eric Weil est un animal qui dit "non !" 

L'homme est un animal comme un autre : il a un corps, des besoins, il dépend de son environnement, mais il se distingue des animaux, des objets et des plantes par la pensée, le langage et le travail. Comme le dit Eric Weil (Logique de la Philosophie), l'homme n'a pas seulement des besoins, il a aussi des désirs, ou plutôt, il transforme ses besoins en désirs, le désir étant, comme le dit Roland Barthes, le besoin "en tant qu'il se pense". 

"En somme, explique Eric Weil, l'homme ignore ce qu'il veut. Mais il sait très bien ce qu'il ne veut pas." L'auteur de la Logique de la Philosophie met ainsi en évidence l'insatisfaction fondamentale de l'homme (de l'humanité) qui ne se contente pas de ce que la nature lui offre, mais éprouve le désir de transformer le donné. L'homme ignore ce qu'il veut : il va d'objet en objet et n'est jamais satisfait de ce qu'il a obtenu. Dès qu'il a obtenu quelque chose, il cherche à nouveau autre chose ; ses besoins sont limités mais ses désirs sont infinis, illimités. 

Note : Le désir est à distinguer du besoin, qui renvoie au manque et à ce qui est utile pour le combler. Le besoin au sens strict relève du corps, le désir, de l'âme ; on peut définir le besoin comme un manque objectif, d'ordre physiologique : nous avons besoin de nourriture lorsque notre corps n'a plus les nutriments qui lui sont nécessaires pour se conserver. Le désir, quant à lui, serait le sentiment ou la conscience que notre esprit a de ce besoin corporel. Le désir a un contenu différent du simple besoin. Le besoin a pour objet la nourriture en général, tandis que le désir portera sur tel aliment précis, en fonction de mes goûts, des souvenirs de plaisirs gustatifs passés, etc. Le besoin est lié au manque, le désir est un élan pour combler ce manque. Tandis que le besoin est neutre ou indifférencié, le désir, parce qu'il relève de la pensée ("le désir se parle" dit Roland Barthes), a au contraire un objet déterminé et différencié. 

 Le désir est le passage spontané de la tendance ou besoin à la tendance consciente, dirigée vers un but conçu ou imaginé. "Le désir est un attrait que l'on subit, la volonté un pouvoir que l'on exerce." (Goblot)Selon Hegel, l'homme a une double existence : un existence "théorique" et une existence "pratique". Il va de soi que ces deux modes d'existence, le "cogito théorique" et le "cogito pratique" sont intimement liées. La dimension "pratique" (le travail, la transformation de la nature, mais aussi le jeu, l'art...) découle de la dimension théorique (la pensée, la réflexion, le langage). L'homme travaille, transforme la nature, le donné parce qu'il est doué de langage. Pour Hegel la pensée est inséparable du langage, elle lui est pour ainsi dire consubstantielle : "c'est dans le nom (Name) que nous pensons". Selon Hegel, les animaux, les plantes, les pierres sont directement issus de la nature, mais l'homme, lui, se crée en quelque sorte lui-même en même temps qu'il transforme la nature environnante, car il a besoin de reconnaître le reflet de son propre esprit dans le monde extérieur en recréant le monde extérieur à son image, de transformer la "farouche étrangeté" de la nature en une réalité familière. 

L'homme ne vit pas dans un environnement totalement naturel, mais dans un monde humain : nous sommes entourés d'objets techniques, de produits culturels, d'œuvres d'art que nous avons en partie tirés de la nature (la cause matérielle, dit Aristote), mais que nous avons transformés en produits de notre propre esprit et dans lesquels nous pouvons nous reconnaître. Par exemple le marbre dont est fait une statue relève de la nature dans laquelle l'esprit ne peut pas se reconnaître car elle lui est "étrangère", mais la forme que lui donne le sculpteur relève de l'esprit qui peut dès lors se reconnaître dans l'œuvre achevée. 

A la fin du texte apparaît le concept de "liberté" ; pour Hegel, la liberté réside dans la double capacité de penser et de transformer le monde extérieur. La liberté, pour Hegel est donc la capacité qu'a l'être humain, et lui seul, de prendre des distances avec la nature, de lui dire "non !", de rompre avec le déterminisme naturel par la pensée et par le travail, en se déterminant lui-même en tant que sujet. L'analyse ontogénétique de ce processus sera repris par le psychanalyste Jacques Lacan (le "stade du miroir"). 

Note : Le stade du miroir est un terme utilisé par plusieurs psychologues et psychanalystes. Le premier a été Henri Wallon, suivi de René Zazzo, Jacques Lacan, D.W. Winnicott, Françoise Dolto et d'autres. Ces trois derniers auteurs introduisent ce stade dans la théorie psychanalytique. Cette réflexion cherche à préciser comment la conscience de soi se crée et fonctionne. L'enfant se sert de l'image extériorisée du miroir, afin d'unifier son corps. Ce processus se déroule lors du stade émotionnel de Wallon (6 à 12 mois). Cet auteur a également décrit le comportement de l'enfant face à l'image reflétée, de lui-même et de son entourage proche, notamment celle de sa mère. René Zazzo mettra en évidence les quatre grandes étapes de cette description : 

  • Reconnaissance de l'image de l'autre ; 

  • L'enfant prend son image pour un autre enfant : « C'est ainsi que, dans sa 61e semaine, l'enfant touche, frappe, lèche son image dans le miroir, joue avec elle comme avec un comparse » ; 

  • Malaise devant son reflet : L'enfant « se détourne du miroir obstinément. Même jeu la semaine suivante avec une photographie sous verre, dont le petit format rend bien improbable qu'il ait pu la confondre réellement avec l'image spéculaire » ; 

  • Identification de l'enfant à sa propre image. 

Hegel fait remarquer que ce besoin de modifier à son image les choses extérieures, de mettre la marque de la pensée sur le monde, est déjà présent chez l'enfant, qu'il est une caractéristique essentielle de l'être humain. 

Note : on décèle cependant chez certaines espèces une forme de conscience de soi, notamment chez les éléphants, les chimpanzés et les dauphins. Par exemple, un éléphant âgé d'une cinquantaine d'années, nommé "Happy", qui vit seul depuis plus de dix ans ans dans un zoo du Bronx à New-York est capable de remarquer devant un grand miroir une croix rouge qu'on lui a tracé sur le front et d'essayer de l'effacer avec sa trompe. Cette capacité à amené l'association "Non Human Rights Project" (NHRP) à revendiquer pour lui devant les tribunaux (c'est une première) le titre de "personne" et non plus de bien ou de propriété et de demander sa libération dans une réserve-sanctuaire en Thaïlande. Toutefois, la justice américaine n'a pas jugé que Happy pouvait être assimilé à une personne. On peut cependant se demander si un animal doit être plus protégé qu'un autre parce qu'il se comporte davantage qu'un autre comme une personne humaine. A ce titre, les koalas qui ont un cerveau minuscule et sont incapables de se reconnaître dans un miroir ne "mériteraient" pas d'être protégés, alors qu'ils sont gravement menacés (notamment par les incendies en Australie). Le critère de la ressemblance du comportement d'une espèce avec celui de l'espèce humaine demeure hiérarchique et anthropocentré et paraît hautement discutable. 

Ce double processus d'humanisation théorético-pratique, à travers la pensée réfléchie et à travers l'activité pratique, la transformation du monde par le travail - la "praxis" dira Marx et les hégéliens de gauche - est à la fois ontogénétique (individuel) et phylogénétique (propre à l'humanité en tant qu'espèce) ; il s'accomplit "dialectiquement" à travers l'Histoire. 

Selon Hegel, c'est l'esprit absolu qui cherche à se réaliser pleinement lui-même, d'abord à travers la nature, puis à travers la culture : les institutions politiques, le Droit, la religion, l'Etat, la philosophie, l'art, qui "pousse les hommes à se trouver eux-mêmes". 

Hegel donne l'exemple d'une activité pratique paradoxale qui s'apparente à l'art (l'œuvre d'art est une "finalité sans fin", dit Kant) : le jeu : l'enfant ne jette pas des pierres dans un étang uniquement pour s'amuser, pour "passer le temps" comme on dit, mais pour contempler le "spectacle de sa propre activité" ; cette activité est à la fois "théorique" : l'enfant a préalablement pensé à la relation entre la cause et la conséquence du geste qu'il va accomplir. Et pratique : sa pensée se concrétise dans un geste : le fait de lancer la pierre dans l'eau. Ce geste et son résultat immédiatement visible entraîne un sentiment de "puissance" et de plaisir, car l'enfant se rend compte que son esprit a la capacité, par l'intermédiaire de son corps, de transformer le monde extérieur, de le changer, ne serait-ce que de manière transitoire et superficielle, contrairement à l'art qui crée des œuvres tout aussi "inutiles", mais durables, et de "bénéficier du spectacle de sa propre activité", c'est-à-dire de se voir agir, comme dans un miroir. 

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.25/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

5 réactions à cet article    


  • Hervé Hum Hervé Hum 10 mai 13:22

    "Les choses de la nature n’existent qu’immédiatement et d’une seule façon, tandis que l’homme, parce qu’il est esprit, a une double existence ; il existe d’une part au même titre que les choses de la nature, mais d’autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n’est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi

    Déjà, Hegel commet une faute de raisonnement en affirmant que la nature n’existe qu’immédiatement et d’une seule façon, car elle n’existe ainsi que dans l’imaginaire de Hegel, dans la réalité, il y a une graduation de l’action réfléchie dans l’action immédiate. Seulement, la réflexion prend une forme particulière à chaque échelle de conscience de soi et ce, en obéissant strictement aux lois constitutives de la causalité (ici, relation dynamique extérieur/intérieur), c’est à dire, de la réalité. Ce que souligne Hegel, c’est seulement le niveau réflexif le plus conscient de tous les autres.... Dans l’instant immédiat. C’est à dire, celui qui a conscience des autres et de lui même sur deux niveaux d’actions réfléchies, alors que l’animal admet surtout un seul niveau, de soi vis à vis d’autrui et non pas de soi, vis à vis de soi et d’autrui.

    Là où il dit vrai, sans forcément en comprendre le sens étendu, c’est qu’il souligne bien le fait que l’humain existe« au même titre » que les choses de la nature et qu’il se diffère d’elles par le niveau de réflexion supérieure, mais qui n’est fondamentalement que le niveau d’une réflexion globale et dont le fait qu’il pose la question de la création, de l’origine de la vie, prouve bien qu’il s’agit de ce niveau là. Mais pour autant, le fait qu’il se réfléchisse lui même quant au sens de sa propre existence, prouve bien que cette question est ce qui anime toute les choses de la nature....

    Bon, je voulais surtout vous donner ma définition de la conscience et accessoirement celle de l’intelligence, pour montrer la différence fondamentale ;

    La conscience se définit, en respect du principe de relations de causalité, comme « le sens de l’action en conséquence de la connaissance », alors que l l’intelligence se définit comme « la capacité d’action en conséquence de la connaissance ».

    Autrement dit, ces deux définitions prennent pour vrai l’aphorisme de Rabelais disant « science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme ». Cela donne en prenant les termes des définitions et en l’appliquant à notre époque, « la capacité technique de faire, sans définir le sens de ce savoir faire, n’est que ruine de l’humanité »

    Encore que la définition de la conscience ne dise rien sur la morale, l’éthique et donc, la notion de justice pour savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

    Dans votre article, vous donnez un argument tangible à l’appui des définitions ci-dessus, car l’enfant qui apprend à se reconnaître dans la glace, allie bien l’intelligence(capacité réflexive) à la conscience (qualité réflexive). L’intelligence lui permet de se reconnaître, la conscience, de lui donner ou chercher à donner un sens à cet être qu’il réfléchit sur sa position de lui même vis à vis d’autrui (extérieur donc.

    etc...


    • Les autiste véritables ne passent pas par le stade du miroir. La vue de ronds dans l’eau n’est pas perçu comme une belle extension de la nature mais comme quelque chose d’assez angoissant. Beaucoup de s’extasier de l’art dit brut. mais ayant travaillé avec des psychotiques, en fait ils ne sont pas du tout conscients de ce qu’ils font ni de la beauté de l’objet conçu. Il il répète indéfiniment le même geste qui leur permette de contenir leur angoisse en la focalisant sur une activité répétitive. Désolé de décevoir un peu ceux qui admirent cet art. Je ne classe pas le Facteur Cheval parmi les authentiques psychotiques. La répétition à l’infini est presque toujours signe de psychose. 


      • Je « me » pense, donc je suis...Je est une autre... 


        • troletbuse troletbuse 10 mai 14:57

          A propos de Hegel et Micron. Vu sur Wikipédia :

          Des éléments de sa biographie publiés dans les médias font l’objet d’incertitudes et de contradiction. Ainsi, Emmanuel Macron semble avoir entretenu pendant un certain temps l’ambiguïté sur son prétendu passage par l’Ecole normale supérieure. Par ailleurs, il indique avoir réalisé un mémoire sur l’intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d’Etienne Balibar, mais ce dernier déclare ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode


          • Lampion Séraphin Lampion 10 mai 15:29

            Hegel ?

            C’était pas un rigolo !

            C’est lui qui disait :

            « Le contraire du rire, ce n’est pas le sérieux, c’est la réalité ».

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité