• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Jésus, 2007 ans après...

Jésus, 2007 ans après...

Tel est, à un mot près, le titre de l’émission « C dans l’air » du 27 décembre dernier. Emission étonnante qui n’est pas sans rappeler le fameux concile de Nicée qui vit, en l’an 325, les évêques se déchirer sur la question de la divinité de Jésus. L’émission de Yves Calvi aurait-elle eu l’ambition de relancer ce débat millénaire en privilégiant, me semble-t-il, la thèse arienne que le concile condamna ? On aurait pu le croire tant la recherche du consensus était évidente entre les principaux intervenants pour reconnaître en Jésus un être certes d’exception, mais un homme. Il n’en reste pas moins que ce débat paraît tout aussi surréaliste que celui de Nicée car portant sur un homme sur lequel, curieusement, la question de son existence et de son apparition dans l’Histoire n’est plus guère débattue sauf par votre serviteur.


Ce n’est pas le premier article que je publie sur le sujet. A défaut de contre-arguments, les critiques ont été nombreuses sur ma méthode et, pourtant, celle-ci n’a rien de mystérieux. A la critique systématique des sources, à cette tendance à la négation, à cette envie de simplification et de déconstruction absurdes, je préfère le document brut sur lequel tout un chacun peut s’interroger. C’est ainsi que j’ai posé une question sur un christ Cleopas qui fait l’offrande des prépuces dans les fresques de Gourdon. C’est ainsi que je renouvelle ma question sur un Jésus qui, à Perrecy-les-Forges, meurt non pas sur la croix, mais sous le couteau des druides.


Sur le tympan de la vieille église de Perrecy-les-Forges, en Saône-et-Loire, celui que nous appelerons Gésocribate marche dans le ciel, suivi de ses fidèles. Ces hommes sont purs, la vertu les habille. Ils ont revêtu pour la circonstance la robe blanche de cérémonie et peigné avec soin leur longue chevelure comme s’ils allaient rendre visite à “Quelqu’un”. La route qu’ils ont parcourue est longue et sa pente abrupte. Ils ont marché tout le jour sans faire ni halte ni pause ; et voilà que la nuit tombe lorsqu’ils arrivent enfin aux frontières de l’autre monde. Leurs yeux se ferment malgré eux et le sommeil s’empare de leur corps engourdi par la fatigue. Oui ! Ces hommes qui portent derrière la tête l’auréole de l’alliance divine, signe de pureté, se préparent au sommeil. Ils ont parcouru la première étape de leur long voyage, la plus dure peut-être, celle qui leur a fait traverser les déserts astraux qui séparent le monde d’en bas de celui d’en haut. Quand ils ont aperçu la première végétation du ciel, ils ont crié : « Ciel ! » Et ils ont fait halte pour la nuit dans une petite oasis céleste.
Ils ont placé toute leur foi et toute leur confiance dans Celui qui les conduit : Gésocribate. Car ils ignorent tout du ciel et, sans lui, ils seraient perdus. Lui seul en connaît les dangers et les embûches. Sans lui, comment auraient-ils pu échapper aux monstres qui chassent sans cesse dans les déserts du ciel et qui dévorent sans pitié ceux qui s’égarent ?
Demain, au lever du jour, il faudra reprendre la marche en direction du sanctuaire divin. Si tout se passe bien, ils pourront, la nuit prochaine, pénétrer enfin dans l’oppidum céleste sacré. Derrière les murailles divines, ils seront à l’abri, définitivement à l’abri ; et ils n’auront plus rien à craindre des monstres qui rôdent dans le désert.
Gésocribate ne dormira pas cette nuit. Il lui faut préparer l’étape du lendemain. Il est comme le chef d’une troupe ; pendant que les hommes se reposent, il pense à la marche du jour suivant. Et il dit à ses hommes : « Ne craignez pas ! Ayez confiance en moi, dormez ! » De ses deux doigts dressés, il leur rappelle le signe du Dieu aux deux visages et, dans la main gauche, il tient la palme du martyr.

Pendant que ses fidèles dorment, sous la protection de l’ange, Gésocribate veille, car demain il lui faudra faire ouvrir la porte de l’oppidum céleste. Depuis la plus Haute Antiquité, on sait que la porte du sanctuaire ne s’ouvre qu’à une condition : qu’il y ait sacrifice sur l’autel de Dieu et que le sacrifice soit agréé par la Divinité. Dieu n’accueille l’homme et ne l’accepte dans sa demeure qu’à cette condition.

Au lever du jour, Gésocribate, auréolé de la croix celte, a repris le chemin. Venu à sa rencontre, un personnage plein de douceur et de persuasion l’accueille et lui montre la direction à suivre. Cet homme est de petite taille ; cela signifie qu’il s’agit d’un personnage subalterne, un serviteur. Les disciples marchent derrière Gésocribate, reposés et pleins d’espérance. Dans leurs mains tremblantes d’émotion, ils tiennent précieusement le livre de leur vie.

Voilà le grand ordonnateur de la cérémonie qui s’approche de Gésocribate et qui lui explique le processus à suivre pour faire ouvrir la porte de l’oppidum. Gésocribate est conduit sur les lieux sacrificiels. Il semble qu’on soit revenu sur terre ; à l’exception de Gésocribate, les personnages n’ont pas d’auréole. Représentant les différents membres du clergé druidique qui vont exécuter le sacrifice suivant le rite consacré, ils portent les symboles de leur fonction. Le premier, la massue sur l’épaule, frappera sans doute sur le gong pour donner le signal de l’immolation comme le fait Teutatès quand, après avoir envoyé sa foudre mortelle sur la terre, il fait vibrer le tonnerre du ciel. Au troisième reviendra le soin d’allumer le bûcher funéraire. La chevelure en feu, il porte à la main gauche la torche flamboyante et dans la droite la lanterne des morts, image possible de la porte du ciel. Le second personnage semble avoir perdu ses attributs - des vandales l’ont mutilé. Devant, guidant la victime consentante, l’ordonnateur de la cérémonie, très persuasif et amical, conduit le cortège.

Nous voilà maintenant sur les lieux du sacrifice. Le sacrificateur divin, grandi par son rôle sacré, lève le coutelas avec lequel il va frapper Gésocribate par le travers du dos, suivant l’usage que rapporte Diodore de Sicile. En guise d’introduction préliminaire, il exécute une danse rituelle, pendant que sa victime, toujours encouragée par l’ordonnateur de la cérémonie, se prépare à la mort.

Au chapiteau suivant, le sacrifice a été consommé. Nous voici de nouveau dans le ciel. La troupe a repris la route derrière Gésocribate sacrifié. Précédant le cortège, les guides célestes, dont le portier porteur de la clé, vont conduire les élus dans l’oppidum divin (je suppose qu’il s’agit d’une clé).

En haut du ciel, à la partie supérieure du tympan, dans sa mandorle cosmique, Dieu trône.

E. Mourey

Extrait de mon Histoire du Christ, tome I, chapitre 3.
Les croquis et les photos sont de l’auteur.

Notes : Au Ier siècle avant J.-C., Strabon écrit qu’en Gaule, on tuait les victimes à coups de flèches, ou bien on les crucifiait dans les temples. Diodore de Sicile affirme que lorsqu’il s’agissait de délibérer sur une chose importante, les druides immolaient un homme en le frappant avec un coutelas par le travers du dos. Après qu’il fut tombé, ils pronostiquaient l’avenir en observant les palpitations de ses membres et l’écoulement de son sang. Pomponius Méla précise que, de son temps, on s’abstenait en Gaule d’immoler des hommes, mais qu’on ne refusait cependant pas ceux qui se dévouaient. On sait par Origène qui le réfutait que pour Celse, il y avait beaucoup de rapports et de conformité entre la religion des juifs et celle des druides. Mais c’est le poète Lucain qui nous donne la clé de notre histoire. Les Gaulois, écrit-il, ne veulent aller ni dans les tristes royaumes du dieu des profondeurs, ni dans les silencieux séjours de l’Erèbe. Ils disent que le corps-âme vit dans l’autre monde (orbe alio).


Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

44 réactions à cet article    


  • Bof 7 janvier 2008 12:05

    Bonjour Monsieur, je viens d’ouvrir et de parcourir votre article sur ce que vous intitulez « Jésus ». De mon coté, avec persévérance, je lis, j’essaie de comprendre les écrits de Alice A Bailey . A mon tout petit niveau, je trouve qu’il y a un « copié-collé » comme on lit de plus en plus sur internet sauf pour deux ou trois détails .De plus, en Bretagne, nous avons aussi des groupes qui s’occupent de ce qui peut se passer après le « départ du corps physique » (puisque nous sommes à ce niveau), et de nombreux récits, entendus lors de conférences, me reviennent . Je trouve cela très surprenant car jusque maintenant , tout cela était pour moi , au niveau du mental concret et donc pour certains de votre « Erèbe ». « Erèbe » qui serait juste au dessus du mental des désirs et des émotions, notre bas-mental construit par l’Homme et lui seul dans toute sa Liberté et qui complète maintenant pour lui son « ressenti ».

    Je vais essayer de m’en remettre ! il y a un pas du mental science fiction à votre approche et ce pas peut être fait car des particuliers dans le secret , plutôt dans l’isolement car rien n’est secret, préparent mon/notre chemin afin de pouvoir y poser mon/nos pieds dans notre entière Liberté.


    • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 12:15

      Rectificatif à mon texte

      Au lieu de : « c’est le poète Lucain qui nous donne la clé de notre histoire », lire : « c’est le poète Lucain qui nous donne la clé de cette histoire »


    • Spartakus FreeMann 7 janvier 2008 12:13

      Monsieur Mourey, votre article - mais est-ce un article ou une publicité ? - me laisse perplexe. Qui est ce Gésocribate ? Quel est son lien avec Jésus - Christ ou homme ?

      Enfin, vous dites « Il n’en reste pas moins que ce débat paraît tout aussi surréaliste que celui de Nicée car portant sur un homme sur lequel, curieusement, la question de son existence et de son apparition dans l’Histoire n’est plus guère débattue sauf par votre serviteur. » Je crois cependant devoir souligner que vous n’êtes pas le seul à soulever des questions sur ce sujet, que ce soit dans le domaine de la fiction ou de l’histoire...

      Amitiés

      Spartakus


      • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 12:28

        @ Spartakus FreeMann

        Quand je dis « guère débattue », je m’adresse aux médias et aux journalistes professionnels qui traitent de dossiers sérieux et non de la presse people.

        Publicité ? Comprends pas.

        Gesocribate ? Trop long à expliquer. Disons que le mot n’a qu’une importance secondaire. Il suffit de comprendre qu’il s’agit d’une espérance messianique à l’image de toutes celles qui ont fleuri au début de notre ère dans le monde antique. Il n’y a pas d’inscription dans la sculpture.


      • Spartakus FreeMann 7 janvier 2008 13:10

        Monsieur Mourey,

        Je pense, au contraire que la presse « sérieuse » parle également de « l’affaire Jésus », comme exemple parmi d’autres : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-723925@51-721901,0.html

        Je ne compte même pas les tentatives de vulgarisations opérées par les émissions-dossiers d’Arte.

        Maintenant, au vu du climat actuel, je suppose que la priorité de l’information va plus dans le social et l’économique. Et on comprendra facilement que le français soit plus proche des problèmes de bouclage de fin de mois que des heurts et malheurs d’un personnage qui a vécu il y a plus de 2000 ans. Cette vision n’engage que moi, cependant...

        Si nous devons analyser les figures messianiques, je pense qu’il y aurait beaucoup à dire quant à Khadir, le 12e Imam et l’eschatologie chi’ite qui semble avoir un peu influencé notre culture via les Fidèles d’Amour et Dante...

        amitiés

        Spartakus


      • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 13:28

        @ Spartakus FreeMann

        L’article du Monde que vous m’indiquez est de la pub pour un livre, ce n’est pas un débat. Et comment peut-il y avoir débat si les médias ne parlent que des livres que les maisons d’édition cherchent à vendre et non des livres qui posent problèmes ? Cherchez mes deux « Histoire du Christ », publiés en 1995, tome I et tome II, sur le web. Vous n’en trouverez le résumé que sur mon site internet. Et si j’ai le malheur d’en parler, on m’accuse aussitôt d’entreprise commerciale déguisée. Et pendant ce temps-là, la télévision nous abreuve de publicité, de DVD vendus à des milions d’exemplaires tout en portant aux nues les profiteurs du système. Où est le scandale ?


      • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 13:42

        Rectificatif : publiés en 1996

        Vous dites que ce débat n’est pas dans la priorité de l’information de nos concitoyens. En effet et c’est très grave. Car les élections américaines se jouent aujourd’hui dans le contexte religieux d’un Jésus dont il faut d’urgence revoir l’histoire et d’une Amérique qui croit encore que Dieu la guide. Et je ne parle pas du contexte religieux islamique qui s’inscrit dans ce même courant mais en prétendant en être l’accomplissement.


      • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 12:37

        @ Thierry JACOB

        Dans le roman historique, peut-être ; dans la réalité de l’histoire, cela n’a pas de sens, selon moi. Que Mérovée ait été le roi de sa tribu franque, il semble... bien que son existence ne soit pas prouvée. Que les Francs aient inventé une légende pour se donner une auréole de saints, c’est un sujet qui peut faire débat.


      • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 14:32

        Bien qu’ayant mon petit avis sur cette non moins petite question, pourriez vous citer votre source concernant votre « Gésocribate » ? Car sauf erreur de ma part, Gésocribate est une ville engloutie, apparenté à Brest. Point de messie la dedans.


        • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 14:33

          Avez vous lu « le pendule de foucault » ? Moi si, et vous y ètes ! Et plus d’une foi(s) !


        • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 15:27

          @ Alexis Brunet

          Excellente question. Vous avez tout à fait raison de me demander de m’expliquer.

          Heureuse surprise, pour moi, de savoir que Gesocribate n’est pas, pour vous, un mot inconnu, que ce mot aurait survécu dans le nom d’une ville engloutie apparentée à Brest ? Ce renseignement est important mais peut-être est-il tiré d’un de mes ouvrages ?

          En effet, c’est à la pointe du Finistère que je situe la « station » Gesocribate de la carte de Peutinger. Cette carte étant, dans mon interprétation, une carte mystique dans laquelle on trouve un mélange de paganisme romain et de judaïsme, cette station ne peut être qu’un site religieux. En revanche, le mysticisme chrétien en est exclu ce qui ne veut pas dire qu’il ne s’y trouve pas une espérance messianique, mais cela dans la prolongation du judaïsme.

          Comme je l’ai dit, dans un précédent commentaire, ce n’est pas ce mot qui importe dans ce présent article. J’aurais pu tout aussi bien appeler le personnage « Cléopas » ou « messie » ou ... Si le mot n’est pas indiqué sur la sculpture, c’est peut-être aussi parce qu’il y avait divergences sur le nom qu’il fallait lui donner.

          Bref, si j’ai choisi Gésocribate, c’est principalement pour ne pas entretenir un malentendu si je lui avais donné le nom de Jésus que par association d’idées, le lecteur aurait aussitôt rapproché du Jésus des évangiles, d’autant plus que selon mes thèses, cette sculpture est antérieure aux évangiles.

          Gésocribate est un mot très intéressant à décrypter si on se replace dans la Gaule d’avant J.C.. A cette époque, c’est l’homme criblé de flèches qui est considéré comme le martyr par excellence (cf. sa survivance dans saint Etienne). Criblé, du latin cribrare, cribler ; géso du latin « gaesum », javelot ; autrement dit : l’homme transpercé par le javelot. Bien sûr que je me méfie des interprétations étymologiques, mais il y a ici, concordance entre le mot et l’endroit, puisque c’est bien, à la pointe du Finistère qu’il était le plus « compréhensible » de sacrifier des hommes... lorsque le soleil se couche... pour le faire renaître à L’Orient (en Palestine).

          Et puis, dans ce Finistère particulièrement mystique, toute interprétation doit penser au religieux.

          Je m’arrête là parce que je crains d’avoir été trop long.


        • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 15:41

          @ Alexis Brunet

          Je n’avais pas compris tout de suite ce que vous vouliez me dire avec votre pendule de Foucault. Si j’avais su que vous me parliez d’un livre et que vous me suspectiez d’ésotérisme, c’est sûr que je ne me serais pas donné la peine de vous faire le commentaire précédent.

          Je suis encore bien naïf


        • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 15:55

          A moins que vous ne soyez l’auteur caché du mystico-historique « tour de gaule » d’Asterix, notre Hercule à nous, fils ainé d’un paganisme celto-romain (ou romano-celtique). Peut être doit on voir un signe pré-apocalyptique dans la dernière étape (avant les champs élysées bien sûr) du premier tour de gaule ! Il y a d’ailleurs une croix dans Asterix ! Et, creusons nous le poireaux... Si on considère que les albigeois détenait le secret du sang réal, et qu’uderzo et goscinny était initiés, pourquoi ne pas chercher toutes vos réponses dans le petit village d’Asté, frontière du pays cathare ?

          Non, jamais rien lu de vous... .


        • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 16:08

          Esotériste non. Illuminé peut être (sans équivoque). Il est seulement des domaines ou, les éléments fiables manquants, s’aventurer pour trouver La vérité peut être futile. Sans m’excuser de vous avoir offenser, je souhaitais noter de ne pas prendre rêveries et divagations pour thèses et développements. D’autres s’y sont essayé, dans le but de servir des idéaux indignes, malhonnètes, et mensongers. Ce que vous écrivez peut porter à ces confusions.


        • Malraux Malraux 8 janvier 2008 03:15

          Pour Gesocribate, pas besoin d’une érudition extraordinaire... dans « le tour de gaule d’Astérix », C’est à Gesocribate (pour Le Conquet) que se termine le périple des deux héros...


        • morice morice 7 janvier 2008 16:16

          C’est joli les bandes dessinées. A relire un livre fondamental, vrai dictionnaire des reliques : il existe plusieurs reliques de prépuce de Jésus, et sa croix fait près de 3 M3 si on aditionne toutes ses reliques... ah ah...


          • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 16:32

            Et si on prend le mot prépuces (car ils sont plusieurs) et qu’on applique un décodage kabbaliste on obtient :

            P = 16 = 7

            R = 18 = 9

            E = 05 = 5

            P = 16 = 7

            U = 21 = 3

            C = 03 = 3

            E = 05 = 5

            S = 19 = 10 = 1

            On obtient 40, comme les 40 jours de jeûne de Jésus, ou les 40 jours du déluge, ou les 40 jours d’attente de Moïse sur le mont Sinaï, ou même sur l’origine étymologique du mot Carême ! Il faut creuser, on tient un truc !


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 17:45

            @ Morice

            Merci d’avoir trouvé jolie ma bande dessinée. J’ai fait ces dessins dans les années 80 avec ma souris en utilisant Mac Paint puis Super Paint qui l’a remplacé. Il faut beaucoup de maîtrise et de temps pour arriver à faire des dessins artistiques comme ceux-là. Je regrette beaucoup qu’on ait mis ces programmes à la poubelle car les nouveaux sont compliqués et ne permettent plus les mêmes tracés.

            En ce qui concerne le bois de la croix, c’est très intéressant d’en localiser les morceaux car cela indique, à un moment donné de l’Histoire, l’importance politique de la localité qui en détenait un (évidemment après que l’impératrice Hélène ait ramené le tout et en ait distribué des morceaux - je parle dans l’esprit des Anciens). A noter que le Mont-Saint-Vincent que j’identifie au site de Bibracte détenait un morceau de la vraie croix (les textes précisent : « de la vraie croix »). Je ne sais pas ce que ce morceau est devenu.


          • Dilettante 7 janvier 2008 16:28

            Bonjour,

            Une recherche sur Google montre que Gesocribate est loin d’être un nom inconnu, mais apparemment, c’est la table de Peutinger qui en fait la première mention. Sa localisation est très discutée, entre Brest, la pointe du Raz, Le Conquet, l’Aber Wrac’h, ... D’autres étymologies ont été proposées ; voir par exemple sur http://www.rezoweb.com/forum/histoire/istorbreizh/546.shtml et http://www.marikavel.com/lieux/lieux-g.htm . Certains identifient également Gesocribate et Ys. Le Tour de Gaule d’Astérix en fait aussi mention, d’où la référence d’Alexis Brunet.

            Je suis étonné que vous n’ayez pas eu la curiosité de faire cette recherche...

            Cordialement


            • Alexis Brunet Alexis Brunet 7 janvier 2008 16:34

              J’avais en tête (et j’ai vérifié sur les même sources que vous) ces références. C’est l’association gésocribate/Gézucri qui me paraît disons...peu subtile


            • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 17:12

              @ Dilettante

              En effet, j’aurais dû interroger le web sur Gésocribate avant d’envoyer mon article puisque j’en parle.

              Cet oubli s’explique toutefois parce que j’ai rédigé mon étude dans les années 80 et que le seul renseignement dont je disposais à cette époque était l’interprétation de la carte de Peutinger qui situait la localité vers Brest, sans faire le lien, me semble-t-il, avec la ville d’Ys.

              Pour moi, cette localisation était une erreur. Si on fait preuve de la plus grande rigueur dans le report des distances indiquées par la carte, la voie débouche dans la baie des Trépassés. Il ne s’y trouve pas et il ne s’y est jamais trouvé de localité. C’est uniquement un site touristique ou, si l’on veut bien se mettre dans l’esprit des Anciens, un site mystique car impressionnant du fait du choc des vagues contre la falaise.

              Quant au mot Gesocribate, je préfère mon explication. Plutôt que l’indication d’une ville, une sorte de panneau publicitaire pour indiquer un « mystère » et sa région. L’île Sena (de Sein) - les auteurs anciens parlent de ses mystères - est dans le prolongement ainsi qu’un chapelet de petits ilôts qui évoquent une chaussée des géants, et dans le prolongement de cette chaussée, la ville engloutie d’Ys qui n’a existé que dans l’imagination des poètes (et non vers Brest).


            • gloagf 7 janvier 2008 17:38

              @ l’auteur :

              Bonjour,

              L’existence de Jésus a été l’une des premières questions importantes que je me suis posées. Ma famille étant divisée entre athés et croyants durs, je suis parti objectif. Pour ma part je crois que l’homme (Jésus) a existé. et je m’explique (car croire ne me suffit pas).

              D’une part, les romains ont toujours été extrêmement pragmatiques et la religion nouvelle qui se développait à leur époque n’a pas manqué d’attirer leur attention. D’abord considérée comme « secte juive », elle a évolué par la suite. Mais les romains gardaient en mémoire les exécutions (pas celles d’exécutions massives ou de conflits) et n’ont jamais contre-dit l’existence de Jésus, ni son exécution.

              D’autres part, je pense que toute histoire a à la base une part de vérité. Qu’un homme charismatique ait vécu et ait été exécuté (Jésus) est pour moi l’hypothèse de base la plus vraisemblable. En effet, la seule autre possibilité serait qu’un autre homme ait tout inventé (y compris l’existence de Jésus). Mais alors, quid de cet homme ? Quel aurait été son intérêt ? L’argent ? Impossible, à la base, il fallait être fou ou fanatique pour être chétien (très dangereux à l’époque, sauf si on aime servir de nourriture pour lions affamés) Le reconnaissance ? Je n’y crois pas, car si on étudie bien la religion chrétienne, qui cela pourrait-il être ? Paul, qui créa les dogmes qui fondèrent cette religion ? Pierre ?

              Non, vraiment, je ne vois pas d’autres solutions à l’existence de Jésus. Mais si vous m’expliquez par un raisonnement logique ou scientifique les raisons qui pourraient faire douter de son existence, je les lirai attentivement. Je ne suis pas borné et la logique est ma religion, aussi, si votre raisonnement tient la route, je changerai d’avis.

              Dans l’attente de votre réponse,

              GLOAGF


              • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 19:28

                @ gloagf

                Il n’est pas facile de répondre à une question aussi catégorique. Si vous posez la question à Jean Zin qui, manifestement, a lu mes articles, il vous répondra dans son article du 3 janvier : « ...histoire mythique construite par des Juifs d’Alexandrie à partir de l’écriture. Il est tout-à-fait désespérant de voir la bêtise insondable des croyants qui font une lecture littérale et historique si pauvre de l’Evangile, alors qu’une lecture interprétative et allégorique est si riche et de grand enseignement ».

                D’abord, je ne crois pas que ce soit les Juifs d’Alexandrie qui aient construit cette histoire. Ensuite, je ne dis pas que cette histoire ait été inventée. Veuillez noter, par ailleurs que, dans mon préambule, je ne dis pas si Jésus a, oui ou non, existé. Je regrette seulement que la question de son existence et de son apparition dans l’Histoire ne soit pas débattue.

                Et puis, quelle serait la valeur de mon opinion personnelle alors que beaucoup de lecteurs, non seulement me refusent l’étiquette d’historien, mais m’accusent en permanence de raconter des histoires à dormir debout ?

                Non ! Je préfère expliquer toutes les péripéties de cette histoire tragique ; comment les Anciens la comprenaient, et non comment nous l’interprétons aujourd’hui. C’est le sujet de mes ouvrages et de mes articles. C’est long car cela demande un reconditionnement de nos cerveaux. Car s’il est évident que les auteurs de ces textes ne pensaient pas comme nous, il est tout aussi évident qu’ils étaient sincères. En les accusant de mensonges, c’est notre orgueil qui nous aveugle.

                Eux aussi avaient des interprétations différentes. Bien sûr que pour eux, le Fils de Dieu était descendu sur terre - les prophètes l’avaient annoncé - mais sous quelle forme ? Pour nos contemporains, c’est la question importante, pour les Anciens, ce n’était peut-être pas la question la plus importante.


              • gloagf 7 janvier 2008 22:53

                @ l’auteur

                Merci de ta réponse. Je comprends ton point de vue.

                Cordialement

                GLOAGF


              • mcpn 7 janvier 2008 18:35

                Schizophrénie et croyances.

                Jésus Christ, comme tous les enfants, le fils de ses parents, avec, après l’adolescence, ses perceptions mystiques prolongées par des délires d’identification, de personnalisation.

                Les délires psychotiques. Le plus souvent mystiques, ils n’ont pas d’existence, c’est de l’imaginaire symptomatique de la schizophrénie. Alors pour donner corps aux perceptions et sensations, le psychotique crée son environnement existentiel que sont Dieu et son Paradis ainsi que le Diable et son Enfer. C’est dans sa logique schizophrène binaire de représenter le Bien (son espérance) et le Mal (sa souffrance).

                Hallucinations : Moïse et les tables. Texte extrait : « Le blog d’un schizophrène. » Si j’en crois mon expérience de schizophrène, il est fort possible que Moïse ait gravé dans la pierre les dix commandements qui lui parvenaient d’une voix qui lui a parlé à la troisième personne. Cela ne surprendrait personne aujourd’hui de croiser un illuminé investit d’une mission divine aux abords du mur de Jérusalem, que ce soit le syndrome de Jérusalem ou d’autre syndromes décrits a proximité de lieux de culte, la mystique n’est jamais loin d’une certaine forme de folie. Le récit le plus explicite d’une hallucination étant certainement celui de Paul sur le chemin de Damas...

                Texte extrait : « Le blog cepaduluxe. » On pourrait croire que les hallucinations sont réalistes, réelles, très réelles... et on est encore au dessous de la réalité. Les hallucinations sont souvent encore plus réelles que la réalité, car elles ont ceci de particulier qu’elles prennent toute la place dans le champ de la conscience et de la perception alors qu’une perception réelle laisse place à d’autres perceptions annexes, laisse place à la critique, laisse place au jugement et à la réflexion... une hallucination s’impose et envahit son territoire comme une vague submergeant tout sur son passage, elle s’impose avec la force de l’évidence et ne souffre pratiquement d’aucune contestation, elle s’impose comme une vérité plus forte que tout.

                Dur comme du roc, les hallucinations trompeuses, plus réelles que la réalité, sont relayées par les religions car elles ne prêtent pas à la contestation donc sont « paroles d’Evangile » avec totales convictions par les tenants du monde de l’au-delà jusqu’à venir vous en convaincre et même aller combattre les infidèles.

                L’irréalité faite de délires mystiques. La genèse de la création : la grande semaine. Texte extrait : « Site Villemin Gérard en dates et chiffres. »

                •Dieu a créé la Terre le lundi 23 d’Octobre de l’an 4 004 avant J.-C. à 9h. •le matin du 25, il fit apparaître la vie et le soir même, microbes, tritons, araignées, serpents, aigles, chats, chevaux et singes. •le samedi, Adam est créé à partir de poussière, puis modelé en homme ; puis Dieu créa Ève à partir d’une côte d’Adam. •Adam vécu 930 ans ; avec Eve, ils eurent 144 enfants...De leurs enfants, frères et sœurs, vous en êtes les descendants et punis du péché originel.

                Une nouvelle version « L’intelligent design » un relook de pseudo-sciences mais alors... Dieu serait-il incompétent dans la création.

                Texte extrait : « New scientiste, the daily collegian. »

                •Nos bouches sont trop petites pour contenir toutes nos dents, et nombre d’entre nous doivent en faire extraire plusieurs. Soit nous avons évolué depuis un être qui avait un museau plus long, soit celui qui nous a créé avait un sérieux problème dans l’appréciation des distances ! •Nos sinus sont très mal drainés, compressés entre les os faciaux et notre boite crânienne, est ce à cause de l’expansion de notre cerveau durant l’évolution, ou parce que notre créateur à bâclé le travail ? •Notre bassin est orienté pour marcher à quatre pattes comme les grands singes, c’est pourquoi notre colonne vertébrale doit se tordre pour nous permettre de tenir debout. Une erreur de conception évidente pour tout étudiant en première année de génie serait-elle la preuve d’un dessein incompétent ? Et les erreurs de design ne manquent pas !!!

                De quoi ne pas faire réfléchir les créationnistes figés sur leur passéisme... A moins qu’ils n’aient pas de problèmes de dos, ni de dents de sagesse, ni d’obstruction nasale.

                Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique. D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés « prophètes » avec leurs paroles et écrits indiscutables. De nos jours, ceux qui entendent des voix ont pour certitude que Dieu leur parle ; ce sont nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde dont le traitement relève de la psychiatrie.

                Vous pouvez croire que Dieu existe et communique en toutes langues, tous patois, tous dialectes à des millions de personnes en même temps ; NON, c’est votre psychose qui vous parle, de jour, avec votre vocabulaire, avec vos mots identifiés dans votre culture - d’où les diverses religions - à la manière de vos rêves et cauchemars de nuit.

                Cette fausse double référence schizo/croyances est le frein total ne permettant pas à nos enfants de sortir de leurs certitudes erronées, l’unique voie explicative pour faire douter le psychotique sur sa souffrance inutile et le sortir à terme de son état psychiatrique.

                N’attendons pas que certains passent par la case suicide ; en finir avec le royaume des cieux pour entrer dans un système de soins respectueux de l’avenir de nos jeunes prisonniers de cette horrible maladie. Faire comprendre cette fausse dualité, c’est atteindre les 80% de succès vers la guérison.

                Dieu n’existe que dans les têtes.
                - Des neurobiologistes, des neuropsychiatres et neurothéologiens constatent que les croyances ne sont qu’une activité cérébrale et ont bien déterminé par l’IRM la zone du cerveau réceptive et active à ce domaine de l’irréalité.
                - Pascal Boyer, chercheur au CNRS / Et l’homme créa les dieux : « La religion est une épidémie mentale qui conduit les gens à développer des concepts religieux assez semblables. »
                - Et ce n’est pas moi qui ait inscrit sur une notice pharmaceutique dédiée : « ... est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées... ».

                Le Paradis et l’Enfer Deux lieux fantasmatiques dans la logique binaire de désocialisation et de désorganisation inhérente à la schizophrénie. Si l’un de vos proches était en Enfer et que vous, vous soyez au Paradis, seriez vous heureux ou heureuse d’y être ou iriez-vous en Enfer accompagner et soutenir votre proche ? Si vous avez décidé de soutenir votre proche, ceux et celles qui vous aiment seraient ils ou seraient elles au Paradis ou bien alors viendraient ils ou elles vous soutenir en Enfer ? C’est comme un jeu de dominos, si quelques uns tombent et comme dans la logique des religions, nous sommes tous en famille par Adam et Eve, tous tombent ; donc le Paradis serait inutile car il n’y aurait personne. Serions nous alors tous en Enfer ; si tel est le cas nous serions tous en punition extrême, une punition non méritée et indigne d’une personne ayant créé ce lieu. L’Enfer et la Paradis sont donc une impossibilité car ne serait pris en compte que l’aspect individuel et non les liens familiaux qui nous unissent tous. Et pour les religions qui prônent l’intégrité de la cellule familiale, ce serait impardonnable. Le psychotique, lui, malgré son pouvoir imaginatif débordant lui permettant de donner corps à ses perceptions a des incohérences manifestes et c’est sur ce seul terrain que l’on peut aboutir, un jour, à le faire douter de sa fausse logique...

                Tant pis pour Adam, Eve, la pomme, le serpent. Que des délires psychotiques mystiques ; la vie de nos enfants vaut mieux que ce monde illusoire. Ne soyez pas le miroir qui valide les fausses perceptions de nos psychotiques.

                La manipulation mentale n’est pas une doctrine que l’on subit, elle est une demande personnelle, un besoin irrationnel intériorisé, que l’on défend bec et ongle, sans aucune réserve et se nomme « spiritualité ». C’est même trop d’honneur d’avoir construit, et d’en rajouter, tous les lieux de culte dédiés à cette maladie.

                La schizophrénie, est cette « maladie trompeuse » que vous l’on appris à ne pas comprendre, le fond de commerce des religions ; nos enfants ne doivent plus en être les dégâts collatéraux. Chaque année, en France, plus de 8000 jeunes entrent dans cette maladie qu’ils ne peuvent admettre.

                Et je mets au défi quiconque pouvant me citer une autre affection médicale dont les manifestations seraient à la fois l’œuvre de l’au-delà et les symptômes d’une maladie.

                Cordialement.

                Maurice Champion : 20 années au plus proche de cette maladie ça vous change un homme.

                Bienvenue sur mon site : http://monsite.orange.fr/champion20


                • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 19:49

                  @ MCPN

                  Etes-vous MCPN ou Maurice Champion ? Je pense que votre analyse s’applique plutôt à nos contemporains. Je ne nie pas que les Anciens aient pu commettre des erreurs mais, plutôt que de délirer, j’ai plutôt l’impression que c’étaient des hommes sains d’esprit mais qu’ils cherchaient à comprendre un mystère qui les dépassait et qui dépasse toujours notre entendement.

                  Je n’ai pas toujours bien compris votre article. J’espère seulement qu’aimer la musique n’est pas une maladie psychiatrique.


                • Antenor Antenor 7 janvier 2008 20:40

                  @ Emile

                  La conduite de Jésus est tout de même complètement suicidaire (remarquez celle de Socrate aussi). Il ne lui était pas nécessaire d’être fils de Dieu pour deviner comment elle allait s’achever. On a quand même, à mon avis, affaires à des fanatiques.

                  Ce qui m’interpelle le plus dans le « phénomène Jésus » est pourquoi est-ce qu’il s’est produit précisément à ce moment là. Etait-ce simplement une réaction épidermique à l’occupation romaine ou les causes étaient elles plus profondes ?

                  En tous cas, comme victime consentante d’un sacrifice humain, difficile de trouver exemple plus évident. On peut se poser des questions sur les martyrs chrétiens ultérieurs. Sont-ils morts uniquement du fait de l’« inquisition » romaine ou ont-ils voulu suivre la même voie que leur Seigneur ?


                • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 21:50

                  @ Antenor

                  Vous dites : Ce qui m’interpelle le plus dans le « phénomène Jésus » est pourquoi est-ce qu’il s’est produit précisément à ce moment là.

                  La réponse est facile : parce le peuple juif s’était persuadé qu’Il devait descendre à ce moment-là. Je ne veux pas énumérer toutes les raisons qui pouvaient expliquer cela car il y en avait de nombreuses qui semblaient converger : prophéties, interprétations de la Bible, découverte de sens cachés, phénomènes célestes, événements ou personnages politiques semblant avoir été annoncés, et surtout un sentiment curieux que la fin des temps était proche (peut-être à cause du bouleversement de la société qu’avait causé l’arrivée des Romains).

                  En ce qui concerne votre interrogation sur le martyre, c’est un sujet particulièrement intéressant à étudier et d’autant plus intéressant qu’il est d’actualité.

                  En ce qui concerne Jésus (homme, conseil ou communauté), la mort sur la croix était une conséquence inévitable pour celui qui prenait le risque de proclamer seul Dieu, le Dieu d’Israël et non le dieu, empereur Auguste.

                  Et quand il y a occupation, il y a résistance et quand il y résistance, il y a répression. Pas besoin d’archives pour deviner que les hommes du peuple martyrs ont été nombreux à mourir sur la croix.

                  Dans certains passages, il apparaît que des personnages plus en vue ont été crucifiés. Flavius Josèphe en nomme deux : Jacques et Simon. Etaient-ils vraiment volontaires, ce n’est pas certain. Ce qui est certain est qu’ils ont été poussés au martyre par la communauté.

                  La pression de la société joue un rôle très important. C’est le regard de l’autre qui fait que le martyr chrétien ne veut pas abjurer. C’est la société musulmane qui pousse aujourd’hui le fedayin à mourir en martyr.

                  D’où l’importance qu’il y a à « guérir » la société. Le mot « guérir » me fait un peu sourire car c’est ce mot qu’utilisaient déjà les évangélistes pour « guérir » les Juifs de la tradition de leurs croyances ancestrales.


                • Deneb Deneb 7 janvier 2008 18:52

                  Jesus est un mythe. Quand on retire des evangiles tout ce qui fut recopié-collé des mythes plus anciens, notamment egyptiens, grecs et mésopotamiens, il ne reste plus rien. Quant aux « preuves » historiques, elles sont inexistantes.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 19:53

                    @ Deneb

                    Que pensez-vous de mes dessins ?


                  • Deneb Deneb 8 janvier 2008 07:31

                    Beau travail de simplification de fresques abimées par le temps. Ce fut certainement une des sources dont les Romains se sont inspirés pour construire le personnage de Jesus.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 8 janvier 2008 08:51

                    @ DENEB

                    Merci du compliment.


                  • Thierry WALKER 22 janvier 2008 09:45

                    Lorsqu’on lit les évangiles, on a l’impression qu’il s’agit d’une propagande anti-judaïque. L’ensemble semble dire : "Jérusalem a été détruite parce que vous avez tué le Christ. Votre Dieu s’est détourné de vous. Gloire à Rome !"


                  • Emile Mourey Emile Mourey 22 janvier 2008 10:02

                    @ Thierry WALKER

                    Peut-être pas "gloire à Rome" mais conflit entre Juifs de Jérusalem plus ou moins alliés aux Romains et descendants des Juifs de l’exil de Babylone reinstallés en Galilée et à Gamala, je pense.


                  • Thierry WALKER 23 janvier 2008 00:33

                    Monsieur MOUREY,

                    Quelles étaient les relations entre les factions rivales lors de la guerre de Judée ? De mémoire, les Zélotes qui désiraient une théocratie ne pouvaient pas supporter un autre maître que Dieu quel qu’il soit, raison pour laquelle ils assassinèrent Manahem. A partir de cet épisode, Zélotes et sicaires devinrent ennemis. Puis les Zélotes firent appel aux Iduméens pour les soutenir dans leur lutte contre le parti modéré. Mais après le massacre des prêtres et notables, une grande partie des Iduméens s’en retournèrent en Idumée. Intervint enfin Jean de Gischala et Simon Bar Gioras qui se firent la guerre. Quelle histoire ! La question que je vous pose est la suivante : quelles étaient les relations entre Galiléens et Iduméens ? Les Iduméens étaient-ils considérés comme d’authentiques Juifs ? Je lis dans Apocalypse 12 qu’après le bref règne de Manahem, les Sicaires furent pourchassés par les Zélotes et prirent refuge à Massada. Concernant l’identité de la bête de la mer, il y a deux hypothèses : 1. Le diable représente la dynastie hérodienne, la bête de la mer les légions romaines et la bête de la terre le fils d’un prêtre juif dénommé Epiphanes (Guerre, VII). Dans ce cas, prendre la marque de la bête signifie collaborer avec Rome. 2. Le diable représente les Zélotes (ennemis des sicaires) qui font appel aux Iduméens (la bête de la mer). Ces derniers mettent à mort les deux grands-prêtres (deux témoins) puis se retirent en Idumée. Mais ils reviennent avec Simon Bar Gioras. Cette seconde hypothèse qui semble tirer par les cheveux permettrait d’identifier les trois esprits mauvais semblables à des grenouilles : Eléazar (qui sort de la bouche du diable), Jean de Gischala et Simon Bar Gioras. Jérusalem a bien été divisée en trois parties (Temple, ville haute et ville basse) durant la guerre de Judée...


                  • blurpy 7 janvier 2008 20:35

                    Bonjour M Mourey,

                    « selon mes thèses, cette sculpture est antérieure aux évangiles. » Qu’est ce qui peut vous faire penser ça ?

                    D’après Wikipedia : « Le Prieuré de Perrecy-les-Forges dépendant de Saint-Benoît-sur-Loire, semble avoir été établi entre 885 et 908. L’église actuelle a été construite entre 1020 et 1030. Le porche et son clocher a été édififée vers 1125. »

                    Pourriez vous nous expliquer votre these à ce sujet ?

                    Je précise qu’il n’y a aucune animosité dans ma question, je suis seulement interessé par votre théorie. Suite à la lecture de certains de vos articles je me suis dèjà rendu en voisin à Gourdon et Mont St Vincent, lieux trés intéressants, mais sans pouvoir déceler dans les édifices religieux de ces villages une antériorité à la période dite romane.


                    • Emile Mourey Emile Mourey 7 janvier 2008 21:08

                      @ blurpy

                      Je comprends très bien votre question. Comment y répondre ?

                      Je vais utiliser l’image de la clef de voûte ou de la pierre d’angle. Si la clef de voûte ou la pierre d’angle est mal posée, c’est l’édifice qui ne sera pas correct. La pierre d’angle mal posée, c’est le mont Beuvray où on localise toujours le site de Bibracte. Tant que je n’aurai pas réussi à convaincre l’opinion de cette monumentale erreur - toujours officialisée par une ministre de la Culture qui pense beaucoup plus à son nombre d’entrées dans les musées - tout ce que je dirai ne sera que coups d’épée dans l’eau.

                      Mais si vous mettez Bibracte au Mont-Saint-Vincent, au centre de la Bourgogne du Sud, c’est toute l’Histoire qui reprend sens. Car il y a des vestiges, toujours debout. Car il y a des textes qui, appliqués sur le bon site, confirment l’antiquité de ces vestiges : églises dites romanes qui sont, en réalité, d’antiques temples d’Apollon, construits en bonnes pierres, comme cela existe ailleurs, dans d’autres partie du monde.

                      Les chapiteaux nous parlent. Eglise du Mont-Saint-Vincent : X ème siècle avant J.C.. Eglise de Gourdon, un peu après. Fresques de Gourdon : Ier siècle avant J.C.. Porche de Perrecy-les-Forges, vers l’an 60 avant J.C.. Cathédrale de Chalon-sur-Saône, alias temple d’Apollon du rhéteur Eumène : III ème siècle après J.C.. etc...

                      Normal que la Bourgogne ait été en avance sur les autres régions.

                      Il m’est arrivé de lire de savantes études rédigées par des historiens ou historiennes de l’Art. Je ne veux pas leur jeter la pierre, mais avant d’établir des datations en comparant des éléments architecturaux de différents monuments entre eux, il faudrait déjà partir d’une date prouvée, ce qu’ils ne font pas.


                    • bozz bozz 7 janvier 2008 23:01

                      bof toujours aucune preuve... comme d’habitude avec Mourey


                    • Alexis Brunet Alexis Brunet 8 janvier 2008 10:19

                      Pardonnons lui, car il ne sait pas ce qu’il fée smiley


                      • Antenor Antenor 9 janvier 2008 14:02

                        @ Emile

                        Dans les scultures de Perrecy-les-Forges, on a deux mondes interconnectés : le céleste/divin et le terrestre/humain. Le Gésocribate céleste ne pourra accèder au paradis divin que si son double terrestre prouve toute sa foi. La question qui est se pose est la chronologie. Est-ce que ces deux actions se suivent ou sont-elles simultanées ? Faut-il d’abord voir un Gésocribate humain pendant sa vie terrestre puis un Gésocribate divin après sa mort ou les deux mènent-ils une "vie" parrallèle et seront réunis en un à la mort du terrien  ? Un peu à la manière du Père dans le ciel, de son Fils sur terre et du Saint-Esprit qui fait la liaison entre eux. N’est-ce pas cela que semble attendre le Gésocribate du ciel : la mort exemplaire de son double humain dont l’âme sans tâche lui permettra d’entrer pleinement dans le sanctuaire de son dieu.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires