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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > La gauche américaine responsable du 11 septembre ?

La gauche américaine responsable du 11 septembre ?

Pour qui cherche à comprendre les évolutions de l’Amérique, la sortie du nouveau livre de l’auteur néoconservateur américain d’origine indienne Dinesh D’Souza, « The Enemy At Home : The Cultural Left and Its Responsibilty for 9/11 » (ed. Doubleday Publishing), met en lumière le profond bouleversement d’une partie de l’Amérique.

«  The Enemy At Home : The Cultural Left and Its Responsibilty for 9/11 » (L’ennemi chez nous : la gauche and sa responsabilité dans les attentats du 9/11) vient de paraître outre-Atlantique et y fait actuellement l’objet d’une couverture médiatique importante, aussi bien dans les médias conservateurs que dans les médias plus traditionnels.

Quelle thèse ce livre défend-il ? « Je dis que la culture de gauche (« cultural left ») et ses alliés au Congrès, les médias, Hollywood, le secteur non marchand, et les universités sont la cause première du volcan de haine envers l’Amérique qui se déverse depuis le monde islamique », nous dit D’Souza.

Pour provocante qu’elle soit, cette idée reprend en l’amplifiant la pensée fondamentale du néoconservatisme américain, apparue dès les années 1950 sous la plume du philosophe Léo Strauss et dont les tenants actuels ont trouvé dans l’administration Bush un moyen de mettre en oeuvre leur programme. A l’origine du livre, la croyance en la décadence d’un Occident empêtré dans une permissivité extrême, conséquence ultime de la pensée des Lumières. Les sociétés occidentales seraient ainsi la cause de la réaction fondamentaliste observée dans le monde musulman, qui ne supporterait pas l’avortement, les familles recomposées, la laïcité, etc.

La différence entre la pensée néoconservatrice et le livre de Dinesh D’Souza repose sur l’attribution de la responsabilité des attentats du 11 septembre, que l’auteur fait reposer non plus sur un groupe isolé d’extrémistes, comme cela est communément admis, mais sur une la décadence morale d’un Occident en déclin : « Ainsi sans cette culture de gauche, le 11 septembre n’aurait pas eu lieu. »

Ce qui étonne dans cette thèse est moins son contenu que l’écho qu’elle trouve auprès d’une partie de la droite américaine actuellement au pouvoir. Plusieurs éditoriaux (par exemple celui de www.newsmax.com) se contentent de souligner son caractère pour le moins iconoclaste, tout en la défendant sur le fond. A l’inverse, de nombreux journaux et médias s’en prennent violemment à l’ouvrage, ce qui donne à penser que l’opinion de D’Souza est loin de faire l’unanimité.

Malgré tout, la thèse de l’ennemi intérieur ( the ennemy at home ) reflète les profonds reculs des libertés individuelles que connaissent les Etats-Unis d’Amérique : Guantanamo, Abou Grhaib, la military commissions acts 2006. Autant de phénomènes qui pourraient laisser présager une extension de la répression au champ politique et associatif.

Alors même que la politique étrangère américaine a achevé de dilapider le capital de sympathie engendré par les attentats meurtriers de l’automne 2001, il serait facile de comprendre l’émergence de ce genre de thèse comme une une réaction de « mauvais perdant » face à l’ampleur des catastrophes engendrées par la réaction de l’administration Bush.

La vérité pourrait être plus sombre : le mouvement néoconservateur puise ses sources dans un rejet profond du libéralisme politique. L’embrasement du Moyen-Orient et la victoire démocrate aux récentes élections semblent annoncer un retournement politique. Cependant, l’enracinement des thèses néoconservatrices dans la société américaine et leur expansion dans d’autres pays (au Royaume-Uni, en France dans une moindre mesure) confirment que l’Occident traverse une crise de confiance.

Quant à la question du 11 septembre à proprement parler, il n’est pas besoin de gloser pour montrer la faiblesse de la théorie de D’Souza. Il paraît pour le moins facétieux d’accuser la gauche d’en être responsable alors même que l’administration Bush, pourtant en possession de renseignements multiples sur l’imminence d’une attaque (le PDB d’août sur la menace Ben Laden, les avertissements répétés des services secrets de dix pays), n’a pas été en mesure (ne l’a pas voulu ?) d’arrêter ou de limiter l’ampleur des attentats.

Avec le recul, les seuls bénéficiaires des attentats semblent précisément avoir été la mouvance Al-Qaida et les néo-conservateurs, aux dépens de l’immense majorité de la planète. Cette analyse a posteriori a poussé un nombre grandissant de personnes aux Etats-Unis à analyser plus précisément le rôle d’une partie de l’administration dans les attentats. Donald Rumsfeld, récemment démissionné de son poste de secrétaire à la Défense, vient tout juste de les qualifier de bénédiction.(1)

En définitive, la thèse de Dinesh D’Souza met en lumière les profonds bouleversements de la société américaine. Au-delà des alternances politiques, l’illibéralisme y a fait son chemin. Faire porter la responsabilité d’attentats qui ont fait plus de trois mille morts à la gauche, et plus largement au libéralisme politique et aux libertés individuelles, s’apparente à un rideau de fumée destiné à masquer la dangerosité et l’impuissance du néoconservatisme.

(1) http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/bush/dossier.asp?ida=454730&p=2


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178 réactions à cet article    


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 18 janvier 2007 12:32

    Les USA finiront-ils par devenir une République théocratique ?

    Renoncer aux Lumières, quelle horreur !

    Pauvres libéraux américains, il faudra peut-être bientôt les acueillir en tant que réfugiers politiques.



    • LE CHAT LE CHAT 18 janvier 2007 17:13

      @anthony

      vont -ils parquer les athées dans des reserves commes les indiens ?


    • Marsupilami Marsupilami 18 janvier 2007 12:40

      Excellent article et très intéressante information. Ces néocons étasuniens sont vraiment une bande de cinglés et de criminels. Qu’un bouquin pareil fasse débat montre bien le délabrement intellectuel de la société étasunienne. Ce Dinesh D’Souza semble sévèrement azimuthé. Ça fait froid dans le dos.


      • herve33 (---.---.187.101) 18 janvier 2007 13:41

        Ce qui est très inquiétant c’est que l’incroyable ressemblance de l’idéologie néoconservatrice américaine avec celle du régime néo-nazi du troisième Reich . Au lieu de s’interroger sur les véritables causes de la décadence des Etats Unis , on cherche des boucs - emissaires . Jadis , c’était les juifs , les communistes , les homosexuels . Maintenant , c’est la gauche , l’opposant à l’ultra liberalisme , l’islam , et en général tous ceux qui soutiennent pas leur idéologie etc ...

        Ce qui est encore plus inquiétant c’est que la presse outre Atlantique se fasse l’écho d’une littérature profondemment nausébonde .

        Mais je fais confiance aux citoyens américains , je suis certain que lorsqu’ils se réveilleront ces individus seront mis hors d’état de nuire .


        • Jules Lebenet (---.---.23.148) 18 janvier 2007 16:02

          Au fait MAGE,

          PERSONNE n’ayant associé WOLFOWITCH à GOEBBELS, pourquoi faites-vous cette association ?

          WOLFOWITCH aurait-il quelque-chose à se reprocher ?

          Certes WOLFOWITCH est un adepte des théories de Carl SCHMIDT qui fut comme tout le monde sait l’avocat d’Hitler.

          Enfin, c’est vous qui faites ces relations .... UN CRI DU COEUR en somme.

          Croyez-vous que ces choses là se cache longtemps ?


        • fouadraiden fouadraiden 18 janvier 2007 18:19

          atrhur,

          t’as fini de peindre l’autre pièce.

          avec toi je hurle quand j’entends pareilles sottises.

          les américains ne sont ni des soviets ni des nazis,meme quand ils tuent massivement.


        • Jules Lebenet (---.---.175.62) 18 janvier 2007 22:38

          Pourquoi avez-vous honte de votre message de 15h25 au point de la CACHER ?

          Pourquoi prétendre que ce sont les autres qui font une association de WOLFOWITCH avec GOEBBELS ?

          Pourquoi ..... COMPRENEZ-VOUS PAS QUE C’EST FINI POUR VOUS ?


        • charmord 18 janvier 2007 23:44

          Mon cher Mage,

          Une chose est certaine : il y a plus de parenté entre le nazisme et le néoconservatisme qu’il y en a entre l’intervention de la coalition en Irak et une intervention humanitaire classique...

          Sachez que ces deux courants se nourissent d’une philosophie semblable extrêmement basique et manichéenne, pâle produit d’une inteprétation foireuse de la philosophie de Nietzsche à la sauce Strausienne... Si vous voulez en savoir un peu plus et voir ce qu’est le néoconservatisme, lisez l’auteur cité en titre dans « synthetic terror made in usa » traduit aux Editions des Mille lunes. C’est effrayant de voir la considération qui est donnée au genre humain dans cette philosophie de fin du monde...

          Alors, c’est gentil de nous réciter sur tous les tons le couplet du « grand sauveur US (+vassaux adoubés sous les bombes qui explosent) venu débarasser l’irak d’un affreux tyran pour remodeler ce pays et le démocratiser, le tout pour que ce nouveau vent d’espoir et de liberté se répande dans tout le moyen orient, amen », mais je crains qu’il n’y ait comme un petit décalage avec la réalité, voyez-vous, Monsieur le Magicien... Car la démocratie, cela ne s’impose pas par des tapis de bombes et en plus c’est un concept beaucoup trop abstrait pour ne pas être instrumentalisé. Réfléchissez-y !


        • bey mustapha BEBBOUCHE (---.---.161.79) 20 janvier 2007 18:24

          @ Arthur Mage,

          Bonsoir,

          Est-ce que vous vous êtes rétabli ?

          Parce que répéter le même texte trois fois de suite le même jour ; c’est vraiment du délire.

          "par Arthur Mage (IP:xxx.x35.181.194) le 18 janvier 2007 à 15H25

          par Arthur Mage (IP:xxx.x35.181.194) le 18 janvier 2007 à 17H52

          par Arthur Mage (IP:xxx.x35.181.194) le 18 janvier 2007 à 22H35"

          J’espère que vous vous êtes rétabli !

          Sans rancune !

          A bientôt .


        • Marab (---.---.18.83) 21 janvier 2007 14:20

          Dis moi, Mage, et si tu argumentais ?


        • ZEN zen 18 janvier 2007 13:51

          @ L’auteur

          Un article intéressant et inquiétant..

          « La vérité pourrait être plus sombre : le mouvement néo-conservateur puise ses sources dans un rejet profond du libéralisme politique. »,dites-vous.Il serait plus correct de parler plutôt du libéralisme des moeurs, le libéralisme politique et économique ne se sont jamais mieux portés...

          L’esprit de Mc Carthy , de Hoover,etc...revient .C’est le symptôme d’une société qui a peur, qui doute de sa puissance.Le livre d’Emmanuel Todd(« Après l’empire »)était prémonitoire.L’échec lamentable et programmé en Irak risque de précipiter les choses...à moins que les forces saines se réveillent.


          • Anthony Meilland Anthony Meilland 18 janvier 2007 15:11

            Le « patriot act » et Guantanamo sont-ils des exemples de liberalisme poltique ?

            Seul le liberalisme économique se porte vraiment bien aux USA.


          • ZEN zen 18 janvier 2007 16:09

            @Anthony

            Mon expression était malheureuse, tu as raison


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 janvier 2007 17:43

            En fait, être libéral aux US c’est être de gauche

            En France, est à gauche l’anti-libéral

            Bonjour la compréhension des discours et des cultures


          • Marsupilami Marsupilami 18 janvier 2007 17:50

            Et pour compliquer un peu plus les choses, il faut préciser que l’ultracapitalisme financier, actionnarial et mondialisé aboutit à la création de gigantesques entreprises monopolistiques qui faussent les lois de la libre concurrence : il est donc en contradiction avec un véritable libéralisme économique qui prône le « marché juste et non faussé » (défense de rire)...


          • Sylvio (---.---.253.38) 18 janvier 2007 14:01

            Ce sont les mêmes qui mettaient dans le même panier leurs adversaires politiques démocrates (qui ne sont pas vraiment de gauche d’ailleurs) et les communistes. Certains « chasseurs de sorcières » n’hésitaient pas en effet à voir et décrier leurs adversaires démocrates comme des espions communistes, àa ne coûte rien et ça peut rapporter gros.

            Le scénario se répète, aujourd’hui les républicains accusent les démocrates de tout les vices et en quelques sortes d’être dans le mauvais camps. L’art et la manière de pratiquer la diabolisation.

            Enfin, ce serait mieux que les médias se penchent sur la recherche de la vérité à propos de ces attentats car là dessus les journalistes sont aux abonnés absents, quelquesoit les thèses annoncés (mis à part la thèse officielle bien sûr) et les faits qui dérangent. Ces médias sont les meilleurs collabos à la politique de Bush, un vrai instrument de propagande. « Inside Job » comme le scandent de plus en plus d’américains : qui est responsable de ces attentats les démocrates ou les républicains ?


            • charmord (---.---.87.13) 18 janvier 2007 16:01

              Comme certains d’entre vous le savent, le suivisme de la presse en ce qui regarde les investigations du 11 septembre a été récemment illustré par la parution au sein du Monde diplomatique d’un article indigne signé de la plume d’A. Cockburn (site counterpunch, extrême gauche américaine mais avec des relents néocons) qui tire à boulets rouges sur le mouvement de remise en question de la théorie du complot officielle qui veut que ces attentats soit le fait exclusif d’al quaida après que ceux-ci aient tiré profit de la faiblesse et la désorganisation de la plus grande puissance du monde.

              Comme certains d’entre vous le savent, je me suis particulièrement intéressé à cette question et j’ai tenté de l’analyser sous un prisme juridique, ce qui m’a amené à rédiger une réponse arumentée et sourcée à cet article.

              Le Monde diplomtique n’ayant pas daigné y réagir, j’ai tenté de la soumetttre sous formes d’article à certains sites comme Acrimed ainsi qu’à la rédaction d’Agoravox mais elle a été refusée en raison de sa longueur excessive, ce qui peut effectivement se comprendre.

              Je me permets de vous la soumettre ci-après tout en regrettant de ne pas être en mesure de joindre les nombreuses références bibliographiques qui assoient le texte principal.

              Compte de tenu de sa longueur, le texte est scindé en plusieurs parties.

              Bien à vous,


            • charmord (---.---.87.13) 18 janvier 2007 16:03

              Messieurs,

              Je réagis à la parution dans le dernier numéro de votre journal de l’article de A. Cockburn intitulé « Le complot du 11 septembre n’aura pas lieu ».

              Comme beaucoup de monde, je considère que la rigueur et la qualité rédactionnelle de cet article - que j’avais déjà eu l’occasion de lire à la source sur le site counterpunch - sont peu en accord avec la déontologie qui devrait exister au sein d’un journal comme le votre. En réponse à une demande de publication d’un article de l’édition norvégienne du Monde diplomatique, l’un de vos rédacteurs avait posé la question pertinente suivante : "Cet article, publié sans notre aval par l’édition norvégienne, est-il pourvu des qualités que nous jugeons indispensables : la rigueur, l’enquête, la vérification des faits ? »

              Avez-vous appliqué ces règles de base avec la même rigueur quand vous avez reçu l’article précité de A. Cockburn ? En particulier, avez-vous pris la peine de vérifier les dires de ce rédacteur visant à décrédibiliser un mouvement qui se fait de plus en plus présent, tous parti politique confondus ? Etes-vous conscients que bien des chercheurs et scientifiques ne partagent pas les vues de cet auteur extrêmement controversé ?

              Et, plus fondamentalement sans doute, croyez-vous que le journalisme puisse dans un dossier criminel de cette ampleur, fouler aux pieds les règles essentielles gouvernant la preuve en matière criminelle sous prétexte que ses confrères et concurrents le font ; croyez-vous devoir cautionner aveuglément les autorités qui tentent, sous le prétexte de la terreur latente, d’enfuir dans les cendres de la démocratie, des règles tellement essentielles et fondatrices que les conventions internationales qui les ont instituées ne permettent bien souvent pas d’y déroger ou si c’est le cas dans des conditions très strictes ?

              Que faites-vous de ces règles qui veulent que l’on exige de ceux qui mènent l’action publique qu’ils rapportent des éléments précis et concordants de la culpabilité de ceux qu’ils accusent ? Ou encore de celles qui veulent que les autorités chargées de l’accusation complètent l’instruction d’un dossier criminel avant de désigner des coupables et de les traduire en justice ?

              J’ai pensé que la gravité des attentats du 11 septembre et les secousses secondaires que l’on en ressent chaque jour, méritent un effort, celui-ci fut-il vain de ma part... Je vous livre par conséquent l’état de mes réflexions que vous jugerez bon ou non de publier comme mon droit de réponse à l’offense que vous faites subir à ceux qui en ont assez d’endurer la désinformation ambiante dont vous vous êtes malheureusement fait le chantre et l’apôtre en diffusant un article d’une pauvreté intellectuelle proportionnelle au ton condescendant et ironique qui prédominent toujours chez ces gens qui veulent railler plutôt qu’informer.

              Le titre de cet article pourrait être le suivant : Pourquoi le doute est la seule posture intellectuelle admissible pour approcher les événements du 11 septembre ? Titre volontairement accrocheur mais nullement incorrect au regard du fait que, dans une enquête aussi bâclée et pleine de silences que celle du 11 septembre, le doute est effectivement la seule attitude juridiquement et intellectuellement admissible.

              Deux types de questions se posent, me semble-t-il, concernant ces événements qu’il convient de bien distinguer et auxquelles il y a lieu de répondre dans l’ordre.

              1. La matérialité des attentats, le point de vue factuel -

              Ces événements sont si nébuleux que c’est la matérialité des faits elle-même qui peut être remise en cause pour chacun des attentats qui se sont produits. Dans un premier temps, l’on devra donc s’entendre sur ce qui s’est réellement passé, le 11 septembre 2001.

              Il est capital de se rappeler que la résolution de ces questions est une étape indispensable avant la désignation des coupables, le cas échéant, après avoir fait appel à des experts indépendants et impartiaux, si leur complexité l’impose.

              Or, les rapports disponibles sur le net qui confirment la thèse officielle sont tous marqués d’un manque d’impartialité, notamment, mais pas uniquement, par le fait d’avoir été commandés par l’administration après la désignation des coupables et de ne pas avoir pris en considération les faits qui dérangent ainsi que les (nombreuses) hypothèses dissidentes. Voici donc une série de questions qui n’ont pas été intégrées à l’enquête criminelle et dont les réponses - quand elles existent - dans les rapports de scientifiques appointés par le Gouvernement américain, demeurent l’objet d’intenses controverses.

              1- Ecroulement de la tour WTC 7.

              Une troisième tour s’est effondrée sept heures après les deux tours WTC 1 et 2 : la tour 7, une tour de 47 étages qui s’effondre en 6,5 secondes. Des vidéos ont capté les derniers instants de cette tour qui s’écroule sur elle-même, sans avoir été heurtée par le moindre avion . Des divergences existent sur ce qui a produit l’effondrement des tours.

              Un rapport intermédiaire du NIST, organe officiellement appointé pour faire la lumière sur les causes de l’effondrement des tours, vient de sortir, après plus de cinq ans de silence et suite à une première réponse de la FEMA qui admettait que l’explication selon laquelle le feu aurait été la cause de l’écroulement des tours possédait une faible probabilité d’occurrence. Il en ressort à présent que cette tour 7 s’est écrasée suite à l’affaiblissement interne de la tour et les feux qui s’y sont déclarés .

              Ce dernier rapport intermédiaire du NIST est cependant décrié par d’autres analyses et contredit, selon un nombre grandissant d’experts, les lois élémentaires de la physique ainsi que certains témoignages . Le NIST n’est d’ailleurs pas tellement sûr de ses conclusions provisoires puisqu’il laisse la porte ouverte à l’examen dans le rapport final - prévu pour 2007 - d’une démolition contrôlée.

              D’après un expert hollandais, Monsieur D. Jowenko, interrogé par la TV hollandaise à propos d’un événement qui lui avait échappé comme à la majorité des gens, il ne fait guère de doute que cette tour a fait l’objet d’une démolition contrôlée . Récemment un expert suisse a abondé en ce sens . Cela m’interpelle comme beaucoup d’autres - toutes classes politiques, sociales et religieuses confondues .

              Une question se pose sans préjuger aucunement de la résolution du problème sur le fond : Peut-on sérieusement faire l’économie du sort de cette tour dans le cadre d’une enquête criminelle se rapportant aux attentats du 11 septembre ? La Commission Kean et Hamilton et par la suite, la justice, ont répondu à cette dernière question par la positive en s’abstenant d’analyser et même de mentionner cet événement pourtant abondamment médiatisé au moment où il se produisit. N’y voyez-vous pas quelque lacune ?

              (...)


            • charmord (---.---.87.13) 18 janvier 2007 16:08

              2- Les approches scientifiques des causes de la chute des trois tours -

              De nombreuses questions sont adressées par des scientifiques et spécialistes aux explications officielles qui ont été données de l’écroulement de ces trois tours et, plus encore, à la méthodologie très discutable adoptée pour ce faire.

              - Tout d’abord, sans devoir plonger dans les arcanes techniques de ces études, on constate que celles qui défendent la version des autorités (FEMA, NIST, Eagar , ...) ont en commun d’ignorer, négliger ou sous-estimer les éléments factuels suivants :

              a) des grandes quantités de métal en fusion ont été localisées dans les débris des tours ; un pompier a parlé récemment d’une « fonderie » tant le métal en fusion y était présent . Plus de huit semaines après les attentats, les ruines étaient encore fumantes et les semelles des sauveteurs fondaient...

              En outre, sur certaines images des WTC1 et 2 peu avant qu’elles ne s’effondrent, on voit distinctement s’échapper des cascades de métal en fusion.

              Si l’on part du principe que l’acier n’a pas atteint la température de fusion à cause des feux d’hydrocarbures qui se sont déclarés dans les tours, ce qui ressort de tous les rapports scientifiques, en ce compris ceux qui soutiennent la version gouvernementale des événements , il est légitime de se demander ce qu’est ce métal en fusion et ce qui l’a causé ?

              Les explications que le NIST a finalement données selon lesquelles il pourrait s’agir d’aluminium fondu provenant de l’enveloppe des WTC et/ou de la carlingue de l’avion semblent contredites par les observations des sauveteurs ainsi que par des tests visuels et chimiques effectués dernièrement par le Professeur Jones qui avance l’utilisation d’explosifs déclenchés en différents endroits des tours pour expliquer ce phénomène (super termites, charges coupantes et explosives). Faut-il ajouter que les mêmes phénomènes de très hautes chaleurs et métaux en fusion ont été observés dans les débris de la tour 7, absents de tout débris d’avion ?

              Ce phénomène ne devrait-il pas être étudié plus avant par un bureau d’expertise avant de tirer des conclusions qui, à défaut, ne peuvent nécessairement qu’être partielles ? A cet égard, l’argument d’autorité avancé par A. Cockburn qui prétend se fonder sur les dires d’un expert non autrement identifié pour dire que la thèse des explosifs est invraisemblable paraît bien léger au vu des éléments qui sont avancés par ceux qui demandent à ce que l’enquête soit complétée pour intégrer cette hypothèse de travail.

              b) vitesse d’effondrement des tours (de 10 à 12 secondes selon le rapport de la commission (p. 305) et le NIST, pour les WTC 1 et 2 et à peine 6 secondes pour le WTC 7 : On est guère éloigné de la chute libre d’un objet. Si le temps d’effondrement de ces tours varie selon certaines sources, il ne semble plus guère contesté que les tours se soient effondrées comme si aucun obstacle ou presque ne se trouvait en dessous des étages impactés. Selon le NIST, les étages inférieurs, en ce compris les 47 colonnes du noyau ont offert une résistance minimale au poids des étages qui se trouvaient au dessus de la zone d’impact .

              N’est-il pas déjà étonnant que ces colonnes lâchent au niveau de l’impact des avions dans un mouvement uniforme - après tout, le même NIST rapporte que les tours avaient été conçues pour supporter le choc d’un avion à pleine vitesse - 600 MPH ?

              De même, la théorie selon laquelle le revêtement ignifuge des tours aurait été délogé suite au choc des avions est également critiquée par certains scientifiques et experts, en particulier par K. Ryan, qui a travaillé dans la société ayant certifié la résistance de l’acier au feu avant de devoir prendre la porte quand il s’est intéressé de plus près au rapport du NIST, qu’il considère comme une suite d’aberrations (cfr infra, note 15).

              Que penser encore du fait que ces 47 colonnes se soient sectionnées, au fur et à mesure de l’écroulement vertical des tours, en ce compris aux étages dont la structure était, selon le NIST, intacte ? Le tout avec une telle violence que l’on a retrouvé divers morceaux de colonnes encastrées dans les immeubles alentours, dont un morceau évalué à près de 270 T semble avoir été projeté à plus de 100 mètres .

              Le NIST fait taire toutes ces questions en ignorant volontairement la dynamique de chute de la tour . En clair, ce qui a causé la désintégration du noyau des tours en milliers de morceaux et la pulvérisation du béton en cours de chute, ne mérite visiblement pas d’être investigué selon les scientifiques défendant la version dominante de la chute des tours, qui n’accordent pas davantage d’intérêt aux phénomènes peu courants de coulées pyroclastiques constatés le 11 septembre (nuages de poussières ayant une densité anormalement élevée en raison du phénomène explosif qui l’a produit).

              N’y a-t-il pas là comme une lacune méthodologique qui légitime certains soupçons d’instrumentalisation de cette étude ?

              c) Que fait-on des trois étages intermédiaires renforcés où se trouvaient les techniques (Ils séparent les WTC en trois blocs) ? Ceux là également ont été emportés comme une plume dans un cyclone. C’est d’autant plus étonnant que l’on voit très clairement le haut de la seconde tour qui bascule dans les premiers mouvements de son effondrement . N’aurait-on pas attendu que la partie supérieure de la tour qui bascule continue ce mouvement, tout spécialement eu égard à la résistance offerte par l’étage technique qui se trouvait juste en dessous du lieu du crash ?

              d) Et last but not least, Eagar et les autres chercheurs qui confirment la version officielle n’accordent pas la moindre attention aux nombreux témoignages qui émanent de pompiers, paramédicaux, journalistes, spécialistes de la démolition décrivant, parfois avec une troublante précision, des explosions. C’est d’autant plus incroyable quand l’on sait comme les témoignages des personnes ayant aperçu l’avion A.77 s’écraser sur la façade du Pentagone, ont au contraire été déterminants pour contrer les « no fly theories » lancées un peu rapidement, il est vrai, de ce côté de l’atlantique.

              Ces témoignages n’ont certes pas de valeur scientifique mais restons conséquents, lorsque, comme en l’espèce, un très grand nombre de témoins fait part de phénomènes concordants, comme des explosions, flashes, tremblements, il est plus que suspect de ne pas les analyser dans le cadre d’une enquête officielle et plus encore de les nier purement et simplement... J’ose penser que vous ne me contredirez pas et que votre rédaction s’étonnera comme moi , au vu des passages qui suivent, que le rapport de la Commission Kean et Hamilton ne mentionne qu’une seule fois le mot « explosion », et encore pour parler des attentats de 1993...

              - Témoignages d’explosions précédant directement la chute des tours-

              On ne compte pas moins de 116 pompiers qui rapportent avoir vu, entendu et/ou ressenti des explosions et flashes à divers niveaux (dans le bas et le milieu des tours, en général), juste avant de les voir s’effondrer. (La chronologie est importante, si l’on sait en outre que le son est parvenu aux oreilles des témoins avec un temps de retard). Certains parlent de flashes rouges s’éparpillant horizontalement autour des tours tout en évoquant directement la ressemblance avec les démolitions contrôlées .

              Les sites défendant la version officielle tentent de dire que ces témoignages ont été extraits de leur contexte. Pour les avoir lus dans leur intégralité, c’est faux : alors que l’on ne pose pas la question aux pompiers, nombreux sont ceux qui en parlent d’initiative .

              Et pourquoi donc ignorer la manière dépourvue de toute ambiguïté dont les journalistes rapportent les faits en live et les nombreux témoignages des personnes sortant des tours, qui parlent de « bombs in the building », « secondary device », « explosion », etc, ... avant la chute des tours ? Etes-vous au nombre de ces personnes un peu délirantes qui critiquent l’authenticité des témoignages figurant dans ces nombreux documentaires compilant les témoignages . Il n’y a pas un mot de ces explosions dans le rapport de la Commission alors que les reportages des journalistes qui étaient sur place démontrent que ces explosions et bombes étaient un sujet de préoccupation majeur au moment où les attentats sont survenus. Avons-nous la permission de la grande presse de nous en étonner ?

              - Témoignages de bombes explosant avant le crash des avions-

              Des détonations de bombes furent rapportées de diverses sources dans les sous-sols, juste avant l’impact des deux avions. Le document 9/11 Mysteries précité montre cela mieux que n’importe quel discours .

              - Il faut déplorer aussi que les thèses officielles de l’effondrement des tours soient, même cinq ans après les faits, multiples et discordantes.

              La théorie originaire défendue par le Professeur Eagar - celle du pancake collapse (empilement des étages à partir du point d’impact)- est rejetée par le NIST qui lui substitue une nouvelle explication basée sur le relâchement de la structure à la hauteur de l’impact en raison de son affaiblissement dû à la chaleur des incendies et à la perte des propriétés ignifuges de l’acier. Vu les faiblesses et silences du rapport du NIST , un récent article et nième article de debunking des “thèses conspirationnistes”, également publié dans counterpunch, semble quant à lui revenir à la thèse du pancake collapse .

              De telles discordances ne méritent-elles pas d’être tranchées par un organe scientifique indépendant ? S’il est impossible au non scientifique que je suis d’affirmer ou dénier catégoriquement que les WTC ont fait l’objet d’une démolition contrôlée, il me paraît ahurissant que toutes les enquêtes officielles - postérieures à l’enquête criminelle qui plus est- aient omis d’analyser les éléments qui ne concordent pas avec la version défendue.

              Une enquête qui se clôture, avec un tel constat de carence, est tronquée, au mieux inachevée.


            • charmord (---.---.87.13) 18 janvier 2007 16:11

              4- Comment expliquer le fait que se déroulaient le 11 septembre des exercices de simulations d’attaques (comme à Londres le jour des attentats, où des exercices de simulations d’attentats à la bombe se sont produits dans les mêmes gares et au même moment que les vraies ).

              Ce n’est pas un mais au moins cinq exercices de simulations qui étaient programmés le jour du 11 septembre, dont un qui prévoyait le crash d’un avion dans un bâtiment civil et un autre un exercice d’évacuation des WTC commençant la veille le 10 septembre 2001. Le rapport de la commission en fait d’ailleurs mention mais prétend que cela a permis en réalité aux autorités d’être plus rapidement sur le front. Peut-on sérieusement se contenter de l’explication de la Commission Kean et Hamilton, selon laquelle il s’agissait d’une simple coïncidence ?

              Cet élément ne mérite-t-il pas des investigations complémentaires ?

              5- Les flux importants de transactions (put) portant notamment sur les actions des compagnies aériennes, dans la semaine qui a précédé peuvent-elle être le fruit d’une coïncidence ? L’explication officielle tendant à dire que les mouvements ciblés n’étaient pas suspects me semble également un peu courte eu égard aux premiers éléments d’une enquête rapidement abrégée

              6- Sur le seul Pentagone, de nombreuses questions restent également ouvertes :

              a)- Pourquoi ne dispose-t-on pas des images des très nombreuses caméras de sécurité (hôtel, autoroute) ? Ces images pourraient évidemment confirmer les témoins ayant assisté au crash du boeing de l’AA-77 dans le Pentagone. On parle de plus de septante caméras ayant été en mesure de capter les moments du crash...

              b)- Pourquoi celles qui ont été délivrées en mai 2006 et qui provenaient de la caméra de sécurité du parking du Pentagone sont-elles si floues ? Pourquoi n’y distingue-t-on pas le commencement de preuve d’un boeing 757 ? Que penser de l’opinion de certains spécialistes selon laquelle ces images auraient été trafiquées (L’un de ces spécialistes est J.P Desmoulins et il explique cela longuement lors d’une émission radio à télécharger sur le site Reopen 9/11 (version française)

              c)- Pourquoi occulter dans le rapport les témoins ayant fait état d’explosions, bombes et forte odeur de cordite (explosif) dans les temps ayant suivi le crash ?

              7. Une myriade de questions telles celles qui précèdent apparaît au curieux qui prend la peine de s’intéresser au sujet. Et ces questions ne trouvent pas de réponses dans la version officiellement admise et les rapports scientifiques qui tendent à conforter cette dernière. Certes, un nombre de sites internet a vu le jour dont le but est de reléguer les soupçons qui se multiplient sur le net au rang de mythes urbains (9/11 Myths, screwloosechanges, popular mecanist, hoaxbuster). Toutefois, pour les avoir visité en profondeur, j’ai remarqué que ces sites cultivaient l’art de tourner autour des vraies questions et s’attachaient plus volontiers à anéantir les thèses manifestement fantaisistes qui circulaient sur le net. De toute façon et ceci est fondamental, les citoyens américains sont en droit d’attendre des autorités compétentes qu’elles donnent elles-mêmes les explications, après une enquête digne de ce nom et non qu’elles laissent à des tiers, venant à leur secours, le soin de consolider leur « œuvre » pour la moins inachevée.

              2. La désignation des coupables et des complices.

              Si l’on peut en théorie admettre que les citoyens se hasardent à se prononcer sur les questions scientifiques et factuelles qui précèdent, il est en revanche en principe exclu qu’ils portent des accusations contre l’une ou l’autre des personnes qu’ils estiment impliquées dans ces attentats. Compte tenu des nombreuses questions restant ouvertes à propos de ces attentats, ce constat vaut autant pour ceux qui soutiennent qu’Al Quaida les a exclusivement commis (comme votre rédaction et la presse en général) que pour ceux qui désignent d’autres coupables.

              Cette limite est conforme à la présomption d’innocence, à l’interdiction de calomnier, au droit à bénéficier d’un procès équitable, en ce compris une instruction complète de son dossier, ... Dois-je vous rappeler que la déontologie journalistique reprend expressément l’obligation de respecter la présomption d’innocence, soit de ne pas accuser des personnes tant qu’elles n’ont pas été condamnées par une décision de justice .

              C’est à juste titre que l’on reprochera à l’administration du président G.W. Bush et à la justice américaine de ne pas avoir rapporté à suffisance les preuves de la culpabilité des 19 pirates et leur mentor Ossama Ben Laden ainsi que de ne pas avoir traduit en justice les responsables de l’opération qu’ils prétendent détenir. Les seuls éléments de preuve connus du grand public impliquant formellement Ossama Ben Laden et des membres de son réseau dans la commission de ces attentats (ce qui va au delà de leur préparation) sont, sauf erreur de ma part, des éléments aussi peu probants qu’un passeport retrouvé parmi les décombres des tours ou des vidéos parvenues dans des conditions très douteuses - parfois, et même le plus souvent, plusieurs années après les faits .

              Au reste, l’enquête officielle pour ces attentats peut-elle survivre à des dysfonctionnements aussi majeurs que ne le sont la confiscation et l’apparente destruction de pièces à conviction capitales : confiscation dans les minutes suivant le crash des vidéos du Pentagone ; destruction des bandes sons des conversations entre les opérateurs des tours de contrôle et les pilotes (découpées en confettis le jour des attentats par un membre de la FAA) ; ou encore les boîtes noires vues par les témoins aux WTC, dont l’existence est niée par le FBI ; et enfin les débris des tours elles-mêmes dont une partie importante semble avoir été acheminée vers le continent asiatique notamment, avant de pouvoir être analysé ? Il est difficile de nier qu’il existait depuis longtemps un projet d’attentat islamiste visant à utiliser des avions pour frapper des cibles civiles (Mais ce projet n’existait-il pas en germe bien avant, à l’époque de l’opération Northwoods, planifiée par une partie du Pentagone, et dont le document déclassifié est publié sur le net ?).

              Toutefois, au vu de ce qui précède, on peut penser que les preuves judiciaires confondant les 19 pirates de l’air et leur commanditaires dans l’exécution de ces attentats seraient tellement peu convaincantes (celles qui ont été divulguées) ou compromettantes pour d’autres personnes que les accusés (il s’agirait de preuves que l’administration détiendrait en secret, sans les avoir divulguées) - que personne d’autre que l’endoctriné Z. Moussaoui en aveu ne pourrait être condamné de ce chef par un jury. Cette indigence de preuves ou les risques de divulgation de celles-ci expliqueraient-ils que G.W. Bush ait exigé que les « combattants ennemis de la liberté » soient traduits devant des tribunaux militaires d’exception et non des tribunaux civils assujettis au respect des droits de la défense ?

              Ceci étant, les lacunes de l’enquête menée par les autorités n’autorisent, je le pense, pas les citoyens à accuser en retour des personnes sur base d’éléments troublants mais isolés résultant de leur propre enquête, à peine de se substituer aux autorités et de violer les principes de droit ci-avant rappelés. En accusant à tort et à travers en lieu et place des autorités compétentes, l’on prend le risque de fouler aux pieds les mêmes procédures et principes de droit que ceux qui viennent d’être évoquées.

              Ce travers est omniprésent sur le net et même dans la littérature où l’on accuse à tour de rôle, le gouvernement ou l’un ou l’autre de ses membres ainsi que diverses personnalités du monde politique ou immobilier, voire des sociétés ou, évidemment des services secrets américains et autres... De formidables raccourcis peuvent être lus çà et là : L’un des plus courant oublie que ce n’est pas parce qu’il couvre certains mensonges que le Gouvernement américain est l’auteur des attentats...

              Ces raccourcis et accusations nuisent considérablement au travail phénoménal accompli par certains pour démontrer le caractère orienté des conclusions officielles. Des personnes peu scrupuleuses et promptes à exploiter la légèreté des accusations ainsi proférées en profitent pour caricaturer le discours « sceptique » et le qualifier dans son ensemble de « conspirationniste », voire « négationniste », alors qu’une portion à mon avis majoritaire de leurs tenants se refuse à élaborer des thèses et accuser des coupables en fonction de leurs affinités idéologiques... Puisse A. Cockburn se reconnaître dans cette génération de journalistes peu scrupuleux...

              - Conclusions-

              Deux constats peuvent émerger des doutes que devrait susciter une perception aussi objective et impartiale que possible des attentats du 11 septembre :

              L’enquête officielle sur ces attentats pèche par de nombreux aspects.

              Elle est le produit d’une inversion chronologique entre l’établissement des événements factuels - en ce compris leur approche scientifique - et la recherche des coupables. Ainsi, 36 heures après les attentats, on connaissait les 19 coupables et leurs commanditaires alors que cinq ans après, les réponses données aux causes de la disparition des trois tours et les circonstances exactes des crash du Pentagone n’ont pas encore livré un verdict qui évite de sérieuses controverses. En outre, il est manifeste que l’enquête a systématiquement évité tous les éléments qui ne corroboraient pas la version dite officielle, ce au prix de mensonges, non-dits, omissions, et falsifications pourtant particulièrement éhontés.

              A ce double titre, l’enquête doit être reprise et complétée à charge et à décharge.

              A l’inverse, il ne revient pas au citoyen de lui substituer d’autres coupables mais de pousser leurs dirigeants et, avant cela, la presse à faire son travail et le cas échéant à exiger qu’une enquête digne de ce nom soit initiée qui aboutisse à traduire les responsables de ces crimes.

              Il devrait exister un point de non retour au delà duquel le journalisme ne pourra plus se murer dans le silence actuel, difficilement compréhensible. C’est dans cette dernière optique que s’inscrit la présente lettre qui je l’espère est susceptible d’assouplir vos positions dogmatiques à l’égard de ce sujet qui à juste titre et malgré le temps qui s’écoule, déchaînera les passions sur le net tant qu’il sera traité avec le dédain actuel affiché par la majorité des médias.


            • charmord 19 janvier 2007 17:53

              Hilarant...


            • bey mustapha BEBBOUCHE (---.---.161.79) 20 janvier 2007 21:58

              @Sylvio

              Bonsoir,

              « qui est responsable de ces attentats les démocrates ou les républicains ? »

              Les deux (2) !

              Les démocrates comme les républicains sont responsables des attentats du 11 Septembre 2001.

              L’investiture de BILL CLINTON a été établie le 20/ 01 /1993.

              Le 26/ 02 /1993 ( soit un mois après l’investiture de BILL CLINTON) a eu lieu le premier attentat du World Trade Center.

              Le 26 février 1993, à midi, un fourgon piégé explose dans le sous-sol du World Trade Center, à New York, tuant six personnes.

              Deux (2) jours plus tard ; le 28/ 02 /1993, le FBI s’attaqua à la communauté de WACO et y tua six (6) personnes.

              Après 51 jours de siège, soit le 19 Avril 1993, le FBI massacra cette communauté où y périrent 80 personnes dont 56 femmes et enfants et 4 membres du FBI.

              Cela c’est produit sous la présidence du démocrate BILL CLINTON

              A cette époque, même le gouverneur du Texas Ann Richards (15/01/91-17/01/95) était un démocrate.

              Exactement deux (2) années plus tard, le 19 Avril 1995, TIMOTHY MC. VEIGH se vengea de ce massacre en faisant sauter le bâtiment du FBI d’OKLAHOMA-CITY.

              A cette époque, le gouverneur du Texas était George W. Bush (17/01/95-21/12/2000) un républicain.

              (Lire la lettre de Timothy Mc Veigh sur Internet ‘‘ WHY I BOMBED OKLAHOMA ’’).

              Le 11 JUIN 2001, TIMOTHY MC. VEIGH est exécuté ; cette sentence fut prononcée sous la présidence de George W. Bush.

              Exactement trois (3) mois plus tard, le 11 Septembre 2001, les compagnons de Timothy Mc Veigh produisent les attentats du 11 Septembre 2001.

              Si le vice-président américain Dick Cheney n’avait pas rejeté la demande faite par Jean Paul II de gracier Timothy Mc Veigh, condamné à mort ; Les attentats du 11 Septembre 2001 n’auraient pas eu lieu.

              C’était rendre coup pour coup !

              Je peux dire que les républicains ont piégé les démocrates dans l’affaire de WACO.

              BILL CLINTON, nouvellement installé n’a fait que suivre les mensonges de ses prédécesseurs républicains dans l’affaire de WACO.

              A moins qu’il ait été également trompé par le Gouverneur démocrate du Texas Ann Richards sur les évènements qui prévalaient à WACO

              BILL CLINTON en tant que président a donné le feu vert pour le massacre de cette communauté :

              Il assume donc pleinement cette responsabilité.

              Bey Mustapha BEBBOUCHE

              ORAN - ALGERIE


            • berny (---.---.201.40) 3 février 2007 09:37

              Merci d’avoir écrit un texte clair,argumenté et citoyen sur « l’incendie du Reichstag » du XXIe.Cela nous change des éructations et autres calomnies des tout-petits rois mages (Arthur par exemple),ou des rois de l’image qui tournent en dérision ceux qui osent (se) poser des questions sans avoir de carte de presse.

              Petit détail sur lequel la commission Kean-Hamilton a refusé d’enqueter et concernant les put options ;on connait déjà celles posées sur American Airlines et United, mais on oublie Morgan Stanley (banque d’affaires dont le tort était de se trouver dans 22 etages du WTC) et celles sur Munich RE(assurance) et AXA qui couvraient le WTC. Bien sur, il eût été facile de retracer les transactions puiqu’elles ne sont guères anonymes.Dans ce cas, la commission d’enquete serait arrivé à la banque responsable du portage,en l’occurence AB Brown dont l’ancien directeur AB « Buzzy » Krongard a été promu (par Bush) n°3 de la...CIA. Ce « Black Tuesday » est largement expliqué sur le site (peut etre anti-américain et antisémite) « Herzliyya International Policy Institute » dont le directeur fut un responsable du mossad.


            • Coven (---.---.213.11) 11 mars 2007 19:45

              Bravo à Charmord pour cette magnifique analyse.


            • Andromede95 Andromede95 12 octobre 2013 16:32

              Charmord : « D’après un expert hollandais, Monsieur D. Jowenko, interrogé par la TV hollandaise à propos d’un événement qui lui avait échappé comme à la majorité des gens, il ne fait guère de doute que cette tour a fait l’objet d’une démolition contrôlée . »


              A propos de Danny Jowenko, pourquoi les conspirationnistes sont nombreux à ne mentionner que son avis sur le WTC7, alors qu’il s’est également prononcé au sujet des Tours Jumelles  ?

            • (---.---.5.68) 18 janvier 2007 14:06

              Il accuse « l’amérique de gauche » (il faudra lui expliqué ce qu’est vraiment la gauche en passant) d’avoir provoqué le 11/09 et un rejet du modèle américain par une partie de la planète, suite à des « erreurs » produitent pendant 40 ans.

              Qu’est-ce que ce la va être dans son prochain livre, quand il va dire que GW Bush a causé plus de morts que le 11/09 et de ressentitment de la planète entière contre les EUA en 4 ans !


              • Sabine (---.---.65.107) 18 janvier 2007 14:29

                Merci à l’auteur de faire la différence entre libéralisme et néoconservatisme, c’est tellement peu fréquent !

                Les libéraux ne restreignent pas les libertés individuelles et veulent accroître les libertés politiques. Quant aux libertés économiques, elles sont loin d’être parfaites aux USA (cf les barrières douanières et les subventions agricoles).


                • Dominique Larchey-Wendling 18 janvier 2007 15:58

                  Je crois que l’auteur a bien précisé « libéralisme POLITIQUE » qui s’oppose frontalement au « néo-libéralisme économique ».


                • Anthony Meilland Anthony Meilland 18 janvier 2007 16:14

                  J’avoue ne pas comprendre ce que tu dis Arthur !

                  Qu’on avoir, Guantanamo, Abu Grahib, le Patriot Act... avec la défense des Droits de l’Homme ?

                  Les USA ont certainement, comme la France, l’Universalité des Droits de l’Homme dans leur patrimoine culturel, mais comme la France, ils l’ont souvent oublié, lorsqu’il s’agissait de décider une politique étrangère.

                  Merde ! ils ont quand même renversé un certain nombre de régimes démocratiques qui leurs étaient défavorables, ils ont soutenu et installé de nombreux dictateurs, formés des polices secrètes à la torture et autre techniques de guerre anti-subversive. Ils ne valent ni mieux ni moins bien que nous aux yeux de l’histoire. Mais force est de constater qu’actuellement notre pays violent moins les Droits de l’Homme que sa soeur américaine.

                  Michael Moore l’avait dit au moment du déclenchement de la guerre, le comportement de la France est celui d’un ami, d’un vrai ami, qui ose vous dire la vérité en face, sans concession, mais toujours avec la main tendu.

                  Il n’y a, dans les critiques que nous émettons, aucune haine anti-américaine, mais un profond désarrois et une rage, comparable à celle d’un homme voyant un être cher, un ami, un frère se détruire inexorablement.

                  Mais, oui, nous détestons les néo-conservateurs, comme le frère d’un toxicomane peut détester la drogue !


                • LE CHAT LE CHAT 18 janvier 2007 17:17

                  D’accord avec toi , anthony , républicains comme démocrates sont à la droite du FN ! smiley

                  pour eux tous , une devise , in dollar we trust !


                • voriam (---.---.30.69) 18 janvier 2007 20:16

                  Très bon commentaire de Anthony. Si le Mage illuminé pouvait enfin descendre de son arbre et chercher a comprendre ceux qui s’expriment ici, peut être qu’il finira par y’avoir de la lumière ailleurs que sur sa photo...


                • NAIF ? (---.---.250.152) 18 janvier 2007 21:24

                  « Dés le sixième paragraphe, vous replongez dans cette ornière qui consiste - mais pourquoi ? pourquoi ? - à faire passer les défenseurs d’une humanité logiquement pacifiée dans le cadre incontournable et qu’il convient d’accroître, ainsi que tout le monde ou presque ici-bas le souhaite, de la démocratie et des droits humains, pour des idiots ou des monstres froids massacrant pour s’enrichir, sinon les deux à la fois. »

                  - Les morts en IRAK so nt ils des vues de l’esprit ?
                  - Haliburton est une entreprise philantropique ?
                  - La démocratie a t’elle été demandée, votée, construite comme les irakiens la désireraient ?
                  - Foncvtionne t’elle réellement ?

                  Au panier l’aveuglement systématique...


                • fouadraiden fouadraiden 18 janvier 2007 21:34

                  vous savez, les « fascistislamistes » ne font qu’imiter leurs adversaires démocrates occidentaux.

                  ont ils raison ? oui vont ils gagner ? probablement que non

                  l’islam n’est pas assez fort pour planter son drapeau au coeur des sociétés occidentales,malheureusement pour ses adeptes .

                  attendons les fascistes chinois.ils seront plus crédibles que leurs collègues arabes.


                • Guilhem (---.---.91.97) 18 janvier 2007 15:33

                  Il ne manque pas d’humour M. D’Souza !!!

                  Il explique dans son livre si c’est la faute des démocrates si la chute des tours défie les lois de la physique Newtonienne ?

                  Voyons, petite formule du lycée sur la chute d’un corps sans frottement :

                  h = 1/2 g * (t*t)

                  Pour h ont sais respectivement 415 et 417 m (partons sur 415) g, c’est facile c’est 9,8

                  donc 415 = 4,9*(t*t) (désolé je n’ai pas trouvé le symbole carré)

                  alors 84,69 = t*t

                  soit t = 9,2secondes

                  Ben ça alors, les tours sont tombées respectivement en 9 et 10 secondes alors qu’il y avait la résistance de l’air et tout plein de matériaux à faire céder type grosses poutres de la structure interne...

                  Ils sont vraiment fort en plus ils ont préparé leur coup sous le nez de la société de sécurité du WTC qui appartenait à des membres de la famille Bush.

                  Décidément diaboliques les démocrates.

                   smiley


                  • Guilhem (---.---.91.97) 18 janvier 2007 15:34

                    dsl pour les fôtes smiley


                  • Gédehem (---.---.73.71) 18 janvier 2007 15:42

                    Inutile de sortir vos calculs bizarres, les tours se sont effondrées en 15 secondes minimum. Il suffit de minuter les videos. Aucun rapport avec cet article.


                    • (---.---.0.137) 18 janvier 2007 16:15

                      si il n’y a aucun rapport entre la chute des twin towers et cet article, j’ai du rater quelque chose.


                    • charmord (---.---.87.13) 18 janvier 2007 16:17

                      Ni la commission Keane et Hamilton ni le NIST n’ont observé la même chose que vous. Ils parlent tous de 10 à 12 secondes et observent, sans autre explication, que les structures inférieures n’ont pas opposé de résistance lors de l’ébranlement des tours. C’est dommage qu’ils ne s’intéressent pas à ce problème car nombreux sont ceux qui demandent comment cela est possible.

                      http://wtc.nist.gov/pubs/factsheets/faqs_8_2006.htm ; As documented in Section 6.14.4 of NIST NCSTAR 1, these collapse times show that “... the structure below the level of collapse initiation offered minimal resistance to the falling building mass at and above the impact zone. The potential energy released by the downward movement of the large building mass far exceeded the capacity of the intact structure below to absorb that energy through energy of deformation.

                      Cela valait bien un petit calcul non ?


                    • Dominique Larchey-Wendling 18 janvier 2007 16:20

                      Le rapport officiel de la commission Kean estime le temps de chute de chacune de tour à une valeur entre 10 et 12 secondes.

                      Remballez vos 15 secondes minimum et achetez-vous un chronomètre.

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