• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Le désir=jouissance féminin (Medhi Belhaj Kacem)

Le désir=jouissance féminin (Medhi Belhaj Kacem)

Pour quelqu'un qui est intéressé par la psychanalyse, trouver des éléments tels que suivants sur le désir féminin, dans Pop philosophy, entretiens avec Philippe Nassif (Medhi Belhaj Kacem, Denoël, 2005) est forcément intéressant. En outre, conseillons alors le visionnage de cette vidéo.

Philippe Nassif, ''Pop philosophie'', Denoël, 2005, transcrivant les termes de Medhi Belhaj Kacem, a écrit :M. B.K. : ... la psychanalyse a effectivement commencé avec cette question : que veut une femme ? C'est la question que pose l'hystérique, premier cas d'étude de Breuer-Freud. La réponse la plus simple que donne la psychanalyse avec tous les malentendus, c'est : elle veut la castration sans le savoir. C'est-à-dire une jouissance en tant qu'elle choit, ne reste pas debout - la castration ça n'a à peu près rien à voir avec le cliché féministe du coup de ciseaux.

Un "cliché" auquel on se laisse prendre, puisqu'il nous vient des images qui n'ont rien à voir avec le désir inconscient (Freud, en allemand, dit Wunsch, qui se laisse aussi traduire par voeu - inconscient - en plus de désir).

... nous ne sommes pas des êtres biologiques. Le donné biologique, c'est la jouissance phallique mais que nous, nous répétons artificiellement, et - argument béhavioriste - à part les fameux singes bonobos on ne connaît pas de mammifère qui dérègle le cycle dit "naturel" pour accéder à une sexualité autre et supposée beaucoup plus riche et intense - ce qui est un peu la prétention de l'animal parlant, et quand je dis prétention...

Il ne faut pas prendre ce "nous ne sommes pas des êtres biologiques" pour une assertion définitive, rendant à la performativité du genre, type Judith Butler (Trouble dans le genre), non. Mais il faut simplement le prendre pour cela que, biologiques, nous ne vivons pas autant dans l'animalité/la corporéité, que nous le voudrions. Mais au contraire, nous vivons "dans l'absence", c'est-à-dire au beau milieu des représentations que nous nous faisons - à tort ou à raison - de la présence (représentations saisies par le voeu inconscient). Ce que Jacques Lacan nomme le distinguo réel-imaginaire (l'imaginaire étant le produit de la perception, pour ce qui nous concerne), ou qu'Alain Badiou (MBK lui est dévoué, à l'époque) nomme le distinguo présentation-représentation.

Ph. N. : Qu'est-ce que tu entends par "répéter artificiellement la jouissance phallique" ?
M. B.K. : La jouissance mammifère, le rut biologique est interdit d'accès à l'être parlant.

CQFD.

La sexualité commence avec cet interdit. Or, et c'est ma thèse, cet interdit s'articule de façon différente pour les deux positions sexuées : la castration chez l'homme, c'est-à-dire la répétition de la jouissance phallique ; la division chez la femme, c'est-à-dire l'inaccessibilité absolue à la pureté du rut biologique.

... puisque donc, disait-il, la castration est "une jouissance en tant qu'elle choit", d'où la "répétition de la jouissance phallique chez l'homme ; l'inaccessibilité absolue à la pureté du rut biologique chez la femme". Mais enfin, "cet interdit" lui-même "du rut", interdit de fait, inhérent au langage (d'où la psychanalyse comme étiologie du manque) peut-être interprété comme une castration (symbolique).
De même, dire de la castration qu'elle est "une jouissance en tant qu'elle choit" renvoie pourtant au "cliché féministe du coup de ciseaux", non en tant que ce cliché serait la-castration-en-soi, mais que ce cliché en est une expression : au moment d'être châtré, réellement comme imaginairement, "la jouissance choit" jusqu'à l'insondable douleur, voire plaisir masochiste. Et donc, cette "jouissance en tant qu'elle choit" rejoint psychanalytiquement l'association de la castration à l'angoisse de mort, de perte, au deuil, etc. C'est qu'alors je ne jouirais plus de moi (en mourant) comme d'autrui (qui mourrait).

La castration, qu'est-ce que c'est ? C'est Rocco Siffredi. C'est la répétition par les mecs, par les porteurs du phallus, de la jouissance phallique telle quelle - à ceci près que cette répétition est artificielle.

La répétition serait donc plutôt une conséquence de la castration, de l'angoisse de castration, à l'intérieur d'un complexe de castration pétri par la pulsion de mort (la répétition), et Rocco Siffredi exprime donc pornographiquement - comme tous les pornographes - la pulsion de mort !

Reste que MBK est judicieux pourtant, quand il dit :

Il y a l'illusion d'un naturalisme chez l'homme. N'empêche que c'est un artifice par rapport à la nature, c'est un forçage. Les animaux ne répètent pas l'acte sexuel, à part les rares espèces qu'on a évoquées. Si l'homme avait une sexualité naturelle, il ne baiserait qu'une fois tous les six mois. Ou, autre argument, il n'y a pas de sodomie, par exemple, chez les animaux, ça mérite qu'on s'y arrête.

Disant cela, il se situe cocassement - pour désarmer les résistances devant lui, aussi - comme "un moujik" (cf. la vidéo en-tête). Il parle crûment, mais justement en nous rappelant à la présence-présentation-réel de notre animalité, quoique saisie par le langage. Le langage artificialise ; métaphysiquement, c'est l'humanité comme artificialité intrinsèque.

Alors, sur la femme divisée :

La division, c'est encore autre chose. Fondamentalement, la jouissance féminine est une jouissance beaucoup plus complexe. Pourquoi ? Parce que, à la différence des hommes, la jouissance ne succède pas au désir, mais les deux se produisent ensemble.

Que MBK dit écrire ainsi dans la vidéo, dans son ouvrage Être et sexuation : "désir=jouissance", le désir=jouissance de la femme.

Cette jouissance autre, on la voit chez les animaux : la chatte en chaleur, en rut, qui feule. On voit bien qu'elle jouit déjà dans le rut et non pas seulement au moment du coït, je dirais même au contraire, le coït est seul à interrompre son désir-jouissance. C'est le mâle qui, lui, va jouir au moment de la castration. Le chat, une fois que c'est fait, c'est fait, il débande. La femelle aussi n'est plus en rut, ça s'arrête pour elle aussi dans le coït, mais elle, elle jouissait déjà dans le rut. Pour la femelle, tant qu'elle est en rut, jouissance et désir c'est exactement la même chose. Comme elle désire, elle jouit, et comme elle jouit, elle désire.

C'est toujours "le moujik", qui parle judicieusement.

Mais la femme parlante, elle, ne connaît jamais cet état.

Car

[La femme] répète cet irrépétable du rut biologique. Et lorsqu'on dit, un peu méchamment, d'une adolescente qui se tortille : "Ah, elle est en rut", ce n'est jamais qu'une métaphore, ce n'est pas réel. L'événement du rut est inaccessible à qui parle mais il revient par le détour symbolique, c'est-à-dire dans la répétition fantasmatique masculine. On va vendre des pornos aux hommes avec des titres tous plus salaces les uns que les autres du genre Chiennes en rut ou Chiennes en chaleur, mais ce sont des fictions, que nous ne rencontrons jamais dans l'expérience humaine.

En tout cas, il est évident que MBK sait de quoi il parle, quand on a lu la scène du nouvel an, dans son roman philosophique Cancer - à partir de quoi, et comme pour Freud, les mauvaises langues diront qu'il extrapole sa seule névrose ... faîtes ...

Il n'en reste pas moins que la jouissance féminine s'enlève sur un donné biologique.

Et MBK de préciser un peu plus tard :

Un exemple : il peut arriver parfois à une fille de mouiller comme un geyser, d'un seul coup, c'est un phénomène assez obscur.
Donc : la division pour la femme, c'est répéter un impossible. L'impossible de la jouissance physiologique du mammifère femelle.
Et la castration, chez l'homme, c'est répéter un possible "pour le plaisir", comme dit Herbert Léonard, un cas gratiné, exemplaire de sujet de la perversion qui s'ignore (rires).
Ce qui ne donne un avantage à aucun des deux.

MBK parle du "possible" de la jouissance phallique masculine, qui ne procure pas d'avantage puisque, si la femme est divisée du rut femelle pour être femme, et qu'elle n'est plus seulement femelle (comme on a bien compris) il se trouve que l'homme est lui-même répétitif - et donc, ajouterai-je, confronté à la pulsion de mort, à s'affronter à la pulsion de mort - affrontement corroboré par Hélène Vecchiali, Ainsi soient-ils. Lui non plus, n'est pas seulement mâle.

A tout le moins, selon le psychanalytisme de Medhi Belhaj Kacem.


Moyenne des avis sur cet article :  1.38/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

92 réactions à cet article    


  • sylvie 1er août 2018 17:55

    c’est reparti


    • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:35

      @sylvie. Ça repart toujours, sauf à nous quitter.


    • arthes arthes 1er août 2018 18:13
      Oh chouette, un sujet détente !!!

      J’ai rien compris
      l homme jouit de la castration ?
      Mais non, c’est de la peur de la castration tout en sachant qu’il ne sera pas castré , qu’il peut jouir, mais ça c’est dans un trip complice sm que ça se joue ( trampling ou ball busting par ex)


      Sinon, pour le classique zimboumboum, je pense pas que le mec ait peur de se la faire « engloutir à jamais », sauf si il se fait faire une fellation par une négresse cannibale affamée


      • Passante Passante 1er août 2018 18:32

        @arthes

        bon je peux essayer de te simplifier, parce que c’est des malins...
        ce qui est vocabulaire commun ils l’utilisent comme code
        donc ça fait charabia en effet...

        en bref, ils conçoivent deux jouissances :

        - la zimboumboum classique, qui est phallique pour les deux sexes,
        mais tout ce qui est phallique jouit de la castration 
        parce qu’il jouit contre et avec etc.
        (ça tourne autour de cette possibilité
        mathématiquement le phallus implique son négatif)
        c’est la sexualité sur le monde on monte et on explose

        - l’autre, donc ce qu’ils appellent la jouissance féminine,
        faut aller vers lesbos pour comprendre
        c’est on se frotille et ça va bien plus loin que le schéma explosif préçédent,
        on jouit de faire monter la tension sans l’exploser
        autres navigations
        ...

      • arthes arthes 1er août 2018 23:42

        @Passante


        Mais pour un mec c est pareil .
        Il peut jouir de faire monter la tension sans exploser.

        Ça doit pas baiser souvent un psy, ou comme un lapin

        C est le point g qu’ il nomme un truc obscur ? Lol.
        C est pas de la cyprine déjà.
         .
        Bordel mais qu’ est ce qu’ on se complique la vie avec des postulats et théories à la mord moi  le noeud que je te castre !!!





      • Passante Passante 2 août 2018 07:34
        oui pareil pour les mecs mais moins évident de leur faire gober la pilule...

        et oui les psys c’est exactement comme les lapins :
        d’abord c’est insupportable, puis c’est très supportable
        puis très vite c’est de nouveau très insupportable (pas domesticable)

        le point g j’y crois pas beaucoup... les cartes tout ça c’est pour les nuls
        si tu trouves pas le point g par hasard...
        si tu le cherches, va jouer....
        et la cyprine, tri-méthyl-amine si mes souvenirs sont bons,
        chose présente à foison dans tous les océans (naissance d’aphrodite etc.)

        maintenant côté jouissance et psycha je t’ai épargné la meilleure :
        quand les psys parlent de jouissance ils parlent en fait de presque tout sauf le cul
        jouir est le contraire d’entendre, presque ..
        ainsi jouir c’est presque d’abord souffrir :
        exemple typique du « je jouis » ?

        « il me rappelle, je sais bien qu’il veut juste tirer, je me souviens des fois précédentes, comment il me largue après... mais j’y vais quand même ! je sais bien que je n’aime pas ce que je fais, mais c’est plus fort que moi etc.... »

        c’est ça en gros ce qu’ils appellent jouir : faire triompher un vieux réflexe même et surtout autodestructeur. 
        lacan va jusqu’à écrire « j’ouis » (c’est entendu)
        qu’il transforme en l’impératif « jouis ! », autrement dit répète aveuglément un vieux schéma entendu au lieu de le remettre en question...

        mon lien, il est pas terrible... mais faut essayer :


      • arthes arthes 2 août 2018 08:40

        @Passante

        quand les psys parlent de jouissance ils parlent en fait de presque tout sauf le cul
        jouir est le contraire d’entendre, presque ..
        ainsi jouir c’est presque d’abord souffrir :
        exemple typique du « je jouis » ?


        Peut être que c’est leur formation, aux psy, qui leur font reléguer le cul à la fonction animale « sale » chez l’humain, du coup ils ne veulent parler que de la théorie mis en clair par Freud qui veut voiler le sexe et socialiser ses expressions, mais en fait c’est ce voile qui pervertit la nature en l’enfermant dans un carcan de culpabilité et de hontes, or, la nature ne dévoile pas ses secrets ainsi, elle ne dévoile ses secrets ni à celui qui se laisse dominer par ses glandes et ne peut réfréner ses instincts, pas plus qu’à celui qui pense pouvoir domniner ses instincts par la raison et l’abstraction 

        Si tout simplement on pouvait dire que jouir est un plaisir, « un cadeau des dieux » et qu’en plus c’est un plaisir égoïste, que l on ne s’abandonne jamais qu’à son propre plaisir et le fait que l’on ait besoin qu’il soit partagé contribue toujours à ce plaisir vécu en soi que l’on recherche arrive

        Le reste, castration, choir, c’est un montage cérébral, certains couples SM s’en servent avec conscience pour érotiser leur jeu sexo autour de jeux de rôles d/s, c’est pas mon truc dans cette discipline, mais j’ai sacrément décortiqué le mécanisme (justement pour comprendre pourquoi c’était pas mon truc)


        Que le plaisir passe par de la souffrance (physique et/ou psychique), c’est juste une sorte de transmutation qui s’opère, ça peut être une expérience, et puis sans parler de SM, les étreintes passionnées, violentes, ou ça se griffe, ça transpire, ça se mord, ça crie etc....C’est excitant

        Le point G c’est juste mécanique en fait, un peu comme le bouton sur une machine à eau, ça coule automatiquement mais c’est pas forcément jouissif, ça peut être me^me désagréable, mais impossible de stopper « la fontaine »

        Alors tout le pataques autour, ya de quoi rigoler

        En définitive, je pense que c’est parce que les gens sont si peu à l’aise de parler cul, comme si c’était sale et mal, qu’ils ont une méconnaissance de leur propre nature humaine , de leur propre être intime, et qu’ils luttent vainement entre instincts et raison, selon les prédicats dles spécialistes psy etc 
        Ne pas connaitre sa propre nature intime parce que on en a peur, croire que ses pulsions sont sexuelles et sales, maintenir cette peur avec des illusions de l’omniprésence sexo , c’est le fond de commerce des psy qui maintiennent ainsi les foules dans l’ignorance de leur essence humaine et de leur propre faculté à la découvrir, l’observer, par eux même, et j’irai jusqu’à dire que volontairement où non, la psychanalyse œuvre pour la domination du système sur le peuple en lui collant le carcan moral , culpabilité/honte inceste, Œdipe dès la naissance, pour l’habituer à la soumission aux règles, codes, usages, le bien, le mal etc, bref le déposseder de
        sa liberté 

      • arthes arthes 2 août 2018 08:52

        @arthes

        On peut le voir aussi ; Parce que les êtres ont peur de leur propre nature intime, et du regard de l’autre, parler sexe est tabou

        Donc le sujet sera abordé par l’aspect clinique et socialisant de la psychanalyse, laquelle comme je l’ai déjà dit ici projette sur la vie intime de l’âme une véritable pornographie , plutôt répugnante qui vise à asservir



      • Passante Passante 2 août 2018 09:34

        @arthes


        oui, avec toi on peut dire et constater que les psys français ont complètement raté leur comm.
        tu les ranges clairement avec la flicaille
        c’est un point de vue
        spectaculairement ils le méritent
        il y a aussi les attalis de la psycho

        mais « la vie intime de l’âme » c’est très littéraire
        enfin ça ouvre un chapitre
        une section sexo d’agoravox si ça s’trouve, allons-y !

        disons que la psycho c’est un charabia théorique et une pratique qui peut s’avérer utile :
        apprendre à quelqu’un progressivement à repérer ses propres pièges pour arrêter de jouir justement, de répéter bêtement ses auto-agressions diverses et nuancées, il me semble que c’est bon

        blablater sur les plateaux-télés avec des termes biscornus
        c’est du foutage de gueule
        de la mauvaise baise
        donc du mauvais goût !

        je suspends momentanément ..
        (j’ai une patiente qui arrive)

      • arthes arthes 2 août 2018 09:44

        @Self con troll

        Je parle juste du fait que quelque soit la configuration, l a maniere que l on a d y arriver, les sentiments que l on y met, la passion, dans la jouissance, in fine on s abandonné a son propre plaisir..
        C est ce qui aiguille le désir non ?

        Si l autre se fait chier, évidemment , ça casse l ambiance lol.


        Tu Le verrais autrement ?




      • Passante Passante 2 août 2018 09:45

        @arthes

        exactement.. tout passe par l’Animal
        là où tu te « réveilles », c’est l’autre versant..

      • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:33
        @arthes. « Oh chouette, un sujet détente !!! »
        Non, un sujet Extrait d’ouvrages. Ça ne parlait pas de Playboy, malgré l’évocation de Rocco.

      • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:41

        @Passante. Non, il n’y a pas d’un côté la zimboumboum classique, et de l’autre lesbos pour les femmes.


      • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:42

        @arthes. Non, les psychanalystes ne disent pas que c’est forcément sale, même si ça n’a pas peur de se salir.


      • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:45

        @Passante. Non, justement tout ne passe pas par l’animal. Au reste, les Attali et les Milner, parvenus médiatiquement, ne représentent pas LA psychanalyse, si seulement elle existe autrement que comme pratique.


      • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:45

        @Tous. Etc.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 12:06

        @arthes

        Cela ne vaut pas pour toutes les femmes....s’il vous plaît n’en faite pas une généralité,.... C’est la différence entre manger seul et partager son repas. Dans le premier cas, on est repu. Dans le second on se purifie,...

      • arthes arthes 2 août 2018 12:08

        @Mal’
        Lol votre post de 12h33




        Ou la manière de dire : non, on ne parle pas de cul.

        Mais mon vieux, la jouissance c est de la détente justement.

        Le saviez vous ?



      • Passante Passante 2 août 2018 12:08

        vous avez l’art de la conversation !

        si seulement ..

      • arthes arthes 2 août 2018 12:09

        @arthes
        Ooups 


        11h33

      • Morologue Mal’ 2 août 2018 12:26

        Blablabla.


      • chantecler chantecler 2 août 2018 13:09

        @arthes

        Mais l’oedipe est un complexe cad un phénomène inconscient .
        (difficile de nier l’attraction des petites filles pour leur père, ni celui des petits garçons pour leur mère , et l’intégration de l’interdit , de la loi qui s’ensuit...
        Mais il est vrai que certains individus sont amoureux toute leur vie de leur papa ou de leur maman jsuqu’à rendre tout amour vrai,con,jugal, impossible...)
        Il est impossible de parler psychanalyse avec des gens qui prennent les concepts pour des réalités .
        Alors qu’il ne s’agit que de symbolique et d’inconscient .
        Certains peuvent nier l’inconscient , mais ne peuvent expliquer les actes manqués , les lapsus et la plupart des rêves .
        Je dirais que la difficulté est à peu près identique avec la lecture des textes sacrés.
        A lire avec distance , sur un plan historique , ou au pied de la lettre ?

      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 13:24

        @chantecler


        Le pivot de l’OEDIPE est justement le complexe de castration qui permet à l’Homme de passer de l’EROS d’ASTARTE, pulsionnel et primaire (sauvage), à l’Héros Oedipien (Saturne), vainqueur de la SPHINGE. Tu quitteras ta famille et traversera le désert de la castration ou MANQUE, creuset du désir qui éjecte le juif et le pousse hors d’Egypte (en Afrique, des rites subsistent qui permettent à l’adolescent de passer de l’enfance à l’état adulte). En occident ce rite est souvent dévié vers le scoutisme (Totem, épreuves,...). TU choisiras ta femme dans une AUTRE tribu ou famille. INTERDIT DE L’INCESTE. Oedipe trouve le repos de son âme en exil,.... (Lire Oedipe sur la Route de BAUCHAU, inscrivant l’éros dans la pierre de la création et de la sublimation).

      • arthes arthes 2 août 2018 14:10

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        Vous partagez votre casse croute avec vos copines vous ?

        J aurions pas cru ça de vous, perso je ne prête pas ce qui n est pas à moi...

        Non, plus sérieusement, vous n avez pas compris ou faites semblant de pas comprendre ou c est au dessus de vos capacité mentale.

        Mais je dénonce, implicitement certes, l illusion de l idée de possession de l autre dans une relation sexo qui participerait de la jouissance .



      • arthes arthes 2 août 2018 16:47

        @Self con troll


        Oui mais ça change quoi ?

      • arthes arthes 2 août 2018 17:26

        @chantecler

        Un phénomène inconscient justement, alors le champs reste ouvert
         à sa propre introspection, à l’observation de soi même en tant que sujet objectif , ’observation qui doit être libre et sans préjugés, et à celle de la vie de ses propres pulsions, pulsions dont l’entendement (raison) ne perçoit que les expressions sensorièles qui ne sont qu’une partie de la réalité.

        Ce qui me fait dire que : 
        Cette étude ne peut se faire avec une méthode discursive , systémique empirique laquelle ne peut s’exercer que sur expression « visible » du phénomène, et déduire que.....Etc......Bref, des théories, mais la méthode adéquate , à mon sens doit être intuitive, faire appel à une intuition rigoureuse, pusque le phénomène agissant (dans l’inconscient) échappe à la logique et à la raison.


        Oedipe de Sophocle c’est un récit initiatique, faudrait un peu le rappeler et interprété par Freud.
        De la et du phénomène de la fillette qui s’apperçoit avec tristesse (lol) qu’il lui manque quelque chose, découle bien de bêtises et d’interprétations, sur la castration surtout, lorsque cela est érigé en postulat de départ pour expliquer ceci et cela, et non pas comme une théorie possible et discutable.


        Autre postulat étant que les pulsions sont sexuelles, je n’y souscrit absolument pas, mais je peux tout de même concéder que la force sexuelle, l’instinct sexuel plutot est une manifestation de l’instinct animal (ce qui nous reste de l’animal, nous sommes des humains) Quant aux enfants attirés par leurs parents, c’est naturel, affectif, pas toujours observé que ce soit par le sexe opposé et innocent, cela n’implique pas de désir génital, le moi n’est pas formé, l’enfant s’éveille juste au monde avec ses sensations et c’est tout, aux parents de savoir agir avec intelligence sans se fixer « Ahhh, ça yé, c’est l’Oedipe ».

      • chantecler chantecler 2 août 2018 19:46

        @arthes

        Libido, sexualité et génitalité sont trois choses liées mais distinctes .
        Pour le complexe de castration pour la femme il y a débat .
        (on ne nait pas femme, on le devient, et pour les mecs c’est pareil )
        De plus il existe une angoisse de castration , distincte du complexe qui je le répète est inconscient .
        Quant à la sexualité , liée à l’instinct animal il est évident mais ça change quoi ?
        L’instinct chez l’humain est métabolisé .
        Sinon l’humain ne saurait se maîtriser et sauterait en permanence sur le sexe opposé .
        90 % des gens sont structurés névrotiquement , cad que ça passe par la triangulation oedipienne .
        10 % le sont psychotiquement .
        Ce qui ne veut pas encore dire que 90 % des gens sont névrosés et 10 % psychotiques ... !
        Cf les problème de structures P Bergeret et son « abrégé de psychopathologie » , par exemple .

      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 19:50
        j’ai aussi été formée par Bergeret. La réalité est toute autre. 15 % de psychotiques (constante augmentation), 15 % d’authentiques pervers. 10 pourcents d’authentiques structures névrotiques. LE RESTE : balance ente psychose et névrose : ETATS LIMITES. 

      • chantecler chantecler 3 août 2018 11:35

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Faux, heureusement .
        Relisez le bouquin .

      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er août 2018 21:49

        « Je t’aime mais parce que inexplicablement j’aime en toi quelque chose plus que toi, l’objet a, je te mutile [20][20] Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les quatres.... »



        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 13:33

          @arioul


          Apprenez à lire. Cela pousserait plutôt à débander,... Le terme : âne en ce qui vous concerne est bien approprié,...

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er août 2018 22:13

          Et de l’EROS, l’« H »omme se fait HEROS,....de l’amour vertueux.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er août 2018 22:29

            Atteindre la cime du vide, 

            Conservez la force du silence !
            Alors,les êtres se lèveraient-ils tous ensemble.
            Tu les vois changer de direction.
            Je vois les êtres en leur foule innombrable..
            Et chacun d’eux retourner à sa source.
            Le retour à la source, c’est le silence.
            Le silence, c’est la réorientation vers la vie (MING)
            La vie, c’est l’éternité.
            La reconnaissance de l’éternité, c’est l’Illumination.

            (Lau DSI, 10). 

            • cevennevive cevennevive 2 août 2018 11:23

              Un tel exposé psychédélique, et les commentaires qui le suivent, ferait débander une armée de bidasses en chaleur...


              Moi, cela me fait sourire. Tant mieux, nous avons si peu d’occasion de nous amuser.

              Continuez les filles. Je ne comprends pas tout. Je vais essayer de faire un effort.



              • Morologue Mal’ 2 août 2018 11:39

                @cevennevive. La bonne nouvelle, c’est que ce n’était pas fait pour bander.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 11:56

                Qui perd gagne. Encore et toujours,....


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 12:15

                  IL doit pas baiser souvent un psy. OH que si. La glande pinéale ou l’orgasme mental. Il électrise tout le corps. L’orgasme version Master et Johnson se réduit à une décharge d’une souffrance. Celle de l’âne devant la carotte....Pourvu que le plaisir soit en fin de course, autrement la frustration me poursuivra toute la journée. Dit autrement : comme Sysiphe, le travail est sans cesse à recommencer. Ou le DIKTAT DES HORMONES. Mais orientées vers la glande pinéale, les hormones sont maîtrisées par la sublimation et l’intellect.... qui peut alors se conSACRER à des occupations plus orientées vers autrui : ou l’éros se fait fraternel et créateur de liens....


                  • alinea alinea 2 août 2018 12:30
                    Je suis d’accord avec l’auteur ! la sexualité humaine me semble tout sauf animale ; on y trouve de tout, perversion, frustration, complexes, traumatismes et tout ce que ça implique de volonté de pouvoir, de manipulation, d’obéissance, de servilité... une vie pour s’en défaire , de ce fatras !
                    C’est la débandade, si j’osais, la sexualité des « puissants » de ce monde ! puissants ici et pas là !!
                    Et maman cachée dans un coin, papa qui gronde, tonton qui sue, sans parler bien sûr des passages à l’actes traumatiques.
                    Et puis l’autre bord, spiritualité, fusion quasi mystique, habiter le cosmos un instant en partage, solitude rompue. Pour moi la sexualité ne se dit pas, les mots n’ont pas été faits pour ça ; je dis ça et j’ai écrit quelques textes érotiques, qui plurent, enfin je veux dire ce n’était pas seulement des débordements infantiles sur un coin de table ! Néanmoins, la vie s’évoque, la mort, la souffrance, la jouissance, mais ne se dit pas.
                    Alors aujourd’hui où elle se dit beaucoup, on peut se poser des questions ; « je » me pose des questions ; des repas en famille où la mère raconte, et les enfants aussi ; ainsi j’apprends les mœurs de mes jeunes contemporains, les filles libérées qui se font tondre la chatte si elle ne la font pas gonfler au botox !! oui, je dois dire, étonnée, quand le fils d’un copain nous dit, comme il dirait qu’il a mangé la veille au mac Do : la fille que j’ai baisée hier, un hérisson ! Il a fallu que je me renseigne ! smiley
                    Alors non, la sexualité humaine c’est pas animal !

                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 2 août 2018 12:35

                      @alinea

                      je me souviens de groupes de femmes chez : VIE FEMININE dans les années 70. Bon ! aujourd’hui les femmes (BRETECHER), on va parler de sexualité, de masturbation, de clito, de vagins,... Allez, on commence. Heu ! excusez-moi : j’ai un rendez-vous,....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès