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Coucouroucoucou !

 

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Dario Moreno incarnait la joie de vivre : son répertoire était plein de gaieté et d'humour....

On se souvient tous de ce titre : Si tu vas à Rio, et un peu moins de cette autre chanson : Coucouroucoucou...

Cette chanson, pleine de charme, et de drôlerie, évoque le roucoulement du pigeon destiné à séduire une "belle" : imitant le cri répété de ce volatile, le refrain nous entraîne dans une mélodie lancinante et amusante, à la fois...

"Coucouroucoucou !" : on entend, d'abord, une colombe chanter sur une branche ... Et, à côté, un voit un pigeon énamouré, dont on comprend le désarroi : il bat de l'aile, et il roucoule en vain...

Une situation typique de l'amoureux éconduit nous est présentée ici. Soudain, on perçoit l'emploi de la première personne : "et moi, je pense à elle, si peu fidèle..."

Le personnage qui s'exprime se confond, en fait, avec le pigeon du premier tableau...

Le vocabulaire de l'amour apparaît : "fidèle, mon coeur, aime"...

Des clichés sont utilisés : "la blanche colombe", l'image du "printemps qui bourgeonne", les filles et les pigeonnes qui ont la même attitude, qui semblent volages !

"Coucouroucoucou" ! Le roucoulement s'impose, alors, entremêlé de cris d'oiseaux.

L'apostrophe "méchante" souligne le comportement indigne de la pigeonne infidèle qui, en plus, chante de bonheur, car elle a trouvé un nouvel amour.

Des cris de détresse, "aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe" ponctuent le texte, soulignant le désarroi de l'amoureux éconduit. Le personnage s'invective lui-même, familièrement, comme s'il se dédoublait : "Et toi, pauvre fou, quand même, tu l'aimes."

Les tourments de l'amour sont évoqués, de manière amusante et drôlatique, avec des images conventionnelles...On retrouve des clichés, la fragilité d'une pigeonne, la beauté d'une autre, sa coquetterie...

 

Un dialogue s'instaure avec un interlocuteur, comme le suggère l'emploi de la deuxième personne : "ta pigeonne, la tienne", encore des clichés, puisque la femme semble appartenir à l'homme, être sa propriété...
Les deux acolytes pourront mêler leur chagrin, se raconter leurs déconvenues.

Le texte s'achève sur ce cri d'espoir et avec un impératif : "fais qu'elle revienne !", comme si le personnage implorait le ciel.

Voilà une jolie parodie de chanson d'amour : constitué de clichés, le texte nous fait sourire souvent et le refrain nous emporte dans un tourbillon de cris d'oiseaux...

La mélodie, pleine de gaieté, souligne bien la parodie...

Cette chanson a été composée par Tomas Mendez, un chanteur d'origine mexicaine.

Dario Moreno nous a quittés en 1968, à l'âge de 47 ans, et on garde en mémoire sa voix, son sourire, sa bonne humeur.

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/03/et-toi-pauvre-fou-tu-l-aimes.html

 

Vidéo :

 


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