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Accueil du site > Culture & Loisirs > L’été léger > La Loire, vue de selle … 2

La Loire, vue de selle … 2

 

2 : L'entame

 

Il est sept heures, l'heure théorique du lever des troupes. Le silence règne dans les locaux. Il va falloir réveiller la troupe. Il appartient de tenir le programme avec une extrême rigueur. C'est bien une position de façade qui ne ressemble en rien à l'esprit de l'aventure. Nous faisons tous semblant d'y croire !

Le pliage des draps – dernier confort que nous aurons – le choix de la tenue pour enfourcher à un moment ou un autre le destrier radial - le bouclage des valises tout en laissant place pour la brosse à dents – les conversations matinales et le passage des adultes pour relancer la mécanique ; tout ceci laisse peu de place à la contemplation ou à la réflexion. Il y a là occasion rêvée d'anticiper l'éventuel retour du service militaire, si cher à nos idéologues belliqueux.

Loin des réflexions parasites, le petit déjeuner proposé fut à l'image de ce qui se fait de mieux dans le monde sportif. Il y avait tout ce qui peut vous mettre d'aplomb et de bonne humeur. Nos petits amis se mirent ainsi en condition pour la journée de mise en jambes qui se présente à eux. Pour certains de ces petits Loirétains, la découverte que le beurre puisse être salé et s’accommoder avec de la confiture fut une révélation que je qualifierais sans hésitation de mystique. Parmi les adultes, il est à déplorer quelques incrédules de la chose, c'est bien dommage.

La division s'impose à nous, non pas pour mieux régner, tel n'est pas l'esprit de l'entreprise, mais simplement pour partager les efforts et multiplier les découvertes. Tandis que les plus jeunes remontent la Loire en empruntant la piste cyclable, les autres ont visité l'exposition « L'Abîme » évoquant le commerce triangulaire.

L'animatrice Flavy a su captiver les enfants sur un sujet grave et assez éloigné de leurs préoccupations. Pourtant, les questions ne manquèrent pas et ils participèrent tout au long de commentaires qui durèrent près de 1 h 30 sans qu'il n'y ait jamais un signe de décrochage. Nous ne pouvons que féliciter cette jeune femme pour sa compétence et sa disponibilité tout en se réjouissant d'avoir un tel groupe.

Le Grand Éléphant de l'île constitua la cerise sur le gâteau grâce à la bienveillance de Christelle, la conductrice qui proposa ce petit détour pour admirer ce projet artistique totalement inédit. Né de l’imagination de François Delaroziere et Pierre Orefice, il se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals.

Les difficultés s'accumulent, c'est le lot du genre. Les vélos ont gagné le point de ralliement sans problème tandis que l'autocar se retrouve confronté à une route si étroite qu'il n'est pas certain qu'il puisse passer. Il est 13 h 10 et le prochain rendez-vous est fixé à 14 h pour une balade sur un bateau à passagers : La Luce. À l'impossible nul n'est tenu et la force d’adaptation devra être la règle à suivre. Quant aux estomacs, il se plaignent grandement de ce contre-temps indigeste. Les filles trouvent la parade et se lancent dans l'une de ces comptines éternelles qui font oublier tous les tourments de l'existence…

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Nous retrouvons les naufragés de Sologne, les vélos égarés et les cyclistes du matin. Le pique-nique est vite avalé pour les châtelains qui doivent être à 14 h sur la Loire. Pour les autres, repos tandis que les adultes font et défont, sortent le matériel du camion afin d'établir un ordonnancement cohérent ; définition toute personnelle. Le travail achevé, c'est l'heure de la récompense avec une heure de navigation sur la Luce

C'est par le cœur que notre guide, micro en main, joue de l'interactivité. Question d'envergure en somme, à l'image du héron cendré. Heureusement, les rayures attestent de l'appartenance à la grande confrérie ligérienne. Il n'y a rien à ajouter tandis que les peupliers font tomber la neige ; leur pollen tout en passant entre bouées rouges et bouées vertes. Les drôles d'oiseaux font recette, les poissons prendront relais tandis que de bonnes anecdotes historiques compléteront un tableau largement surchargé, ne laissant jamais aux passagers le plaisir d'écouter les bruits de la rivière.

L'installation au camping « Les Babins » près de Liré a offert son lot de surprises, de tracas, de plaisirs et de sottises. Passons sur les tentes qui ont des piquets inadaptés, les sardines qui sentent la marée, les fermetures qui ont oublié qu'elles furent un jour éclair, les toilettes sèches dont il faut expliquer le mode d'emploi ; les joies du retour au nomadisme sont si nombreuses. Celles de la mobilité se sont pourtant rappelées à nous, puisqu'un sac contenant des choses indispensables, resta malencontreusement dans les soutes d'un car qui s'en retourna à son bercail, distant à une heure de route. Est-ce que ce séjour sera marqué du sceau des navettes ?

Pendant que deux d'entre-nous s'offrirent ce supplément au programme, la veillée s'acheva avec trois contes qui eurent l'honneur de toucher également trois clients de la place. L'invitation à la cantonade avait fait écho, signe qu'il règne en ce lieu un état d'esprit à la hauteur de la qualité et l'inventivité de ses installations. Je ne saurai que vous le recommander.


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2 réactions à cet article    


  • juluch juluch 23 juin 12:14

    J ’ai deviné les réponses par rapport à l ’article N°1 !!

    Surveiller tout ça.....n’en perdez pas !!

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