• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > L’été léger > Pour le plaisir des mots : le sentier !

Pour le plaisir des mots : le sentier !

JPEG

"Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
 Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue."

On doit cette belle évocation des sentiers liés à une nature sauvage, à Arthur Rimbaud, dans un poème intitulé Sensation... On y perçoit une fusion harmonieuse de sensations, visuelle, tactile...

Le sentier, petit chemin de traverse, nous attire et nous séduit : ce mot aux douces sonorités de sifflante "s", de dentale "t", de voyelle nasalisée "en", nous charme par sa simplicité familière.

Les sentiers me plaisent : ils traversent la campagne, sont bordés, parfois, de végétations épaisses, denses... sinueux, ils suivent les collines, ils évoquent la liberté, l'insouciance, un aspect sauvage.

La voyelle nasalisée "en" qui virevolte et s'envole suggère cette impression d'abandon, de délivrance.

Soudain, près d'un sentier, surgissent des oliviers, des pins, des chênes, des herbes sauvages, un bruit de sources lointaines, des escarpements rocheux, des surprises renouvelées....

Le sentier évoque des images de nature, herbes et arbustes sauvages, halliers, buissons, senteurs de terre et de fleurs, thym, romarin...

Le sentier nous enivre de parfums de liberté...

Issu du latin "semita", le mot suggère une évasion : le préfixe "se-" signifie "à part, à l'écart", et le deuxième élément vient du verbe "meo", "aller".
Le sentier "va" son chemin, il s'écarte des routes habituelles, toutes tracées, il invite à l'aventure et à la découverte.

Le sentier, c'est le mouvement, la vie, c'est le désir de découvrir, de se glisser dans les bois, les forêts, les collines, de s'en imprégner.

Le sentier nous permet de nous aventurer à l'écart du monde, de suivre d'autres chemins, d'autres voies.

Le sentier serpente dans les collines de Provence, il nous offre des paysages, des découvertes, des fleurs sauvages, des pierres, des rocailles aux formes étonnantes, des ciels lumineux...

Le sentier nous fait voir des horizons nouveaux de liberté, il nous abreuve de senteurs, de vents, de brises légères, il nous fait oublier toutes les rudesses du monde...

Un simple mot, et nous voilà devant des paysages éblouissants, une nature triomphante, des envols d'oiseaux, des trilles, des cailloux qui bruissent et roulent sous nos pas, des couleurs de verts, de bruns, d'ocres, des sensations diverses et pleines de séductions : le bruit du vent, les parfums de la terre, les formes variées de la végétation...

Un simple mot et nous voilà transportés loin des villes, dans des lieux et des espaces où règne un autre monde, celui de la vraie vie qui nous fait oublier les machines, les artifices qui nous entourent !

Le sentier nous donne des envies de fuir le monde ordinaire, frelaté et banal qui nous environne.

Redécouvrons ces bonheurs simples, ces sensations chères à Rimbaud : le bonheur de voir, de percevoir vraiment toute l'harmonie de la nature.

Le bonheur de goûter, d'observer, de s'attarder sur l'essentiel, le bonheur de la marche qui permet cette attention sur le monde....

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/10/j-irai-dans-les-sentiers.html

 
 
Le poème de Rimbaud :
 
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/arthur_rimbaud/sensation.html
 
 
 
Vidéo :

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.67/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

52 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 10 juillet 16:19

    Bonjour, Rosemar

    Le sentier ne serpente pas seulement dans « les collines de Provence », il est partout, et parfois même caché au cœur des villes dans des friches oubliées ou entre les îlots habités.

    Personnellement, ce sont les sentiers côtiers et les sentiers de haute-montagne que j’ai le plus fréquenté. Et c’est toujours un immense plaisir pour moi d’y mettre mes pas en quête de paysages, d’animaux sauvages et de flore endémique.

    A cet égard, très jolie cette photo d’un sentier de sous-bois bordé de jacinthes. Quand sortent ces fleurs, c’est une explosion de bleu, mais il faut être vigilant pour en profiter car cela ne dure que 2 à 3 semaines maximum (en général vers la mi-avril).


    • rosemar rosemar 10 juillet 17:59

      @Fergus

      Le sentier est partout, c’est certain... mais, pour moi, il évoque forcément ma terre natale, la Provence, ses collines, ses odeurs de thym, de romarin...


      Bonne journée

    • Xenozoid Xenozoid 10 juillet 16:34
      ils mênent tous au rhum,que dis je ,a l’ivresse...car c’est l’ivresse madame.les mots et le plaisir ,vous êtes accroc ou un robot...

      • rosemar rosemar 10 juillet 18:00

        @Xenozoid

        Comment ne pas aimer les mots ? Ils nous accompagnent tous les jours...

      • Xenozoid Xenozoid 10 juillet 19:31
        @rosemar
        disont que je travail a dela des mots...


      • Ben Schott 10 juillet 16:37

         

        On y trouve aussi les plus belles fringues du monde, chez Bénichou, la vie de ma mère !...
         


        • rosemar rosemar 10 juillet 18:01

          @Ben Schott

          Ah, là, c’est un autre sentier...

        • phan 10 juillet 19:06

          @Ben Schott
          John Arthur Rimbaud à la recherche de sa chemise dans le sentier lumineux : ce n’est pas le Pérou !


        • rosemar rosemar 11 juillet 09:42

          @phan

          Le lien ne fonctionne pas...


        • Les monologues du vagin. Si un homme vous fait rire aux éclats, c’est dans la poche


          • e me fais sucer la friandise, je me fais caresser le gardon / Je me fais empeser la chemise, je me fais picorer le bonbon", chantait Colette Renard en 1963 dans l’inoubliable et provoquant Les Nuits d’une demoiselle.

            Vous l’aurez compris, la chanteuse française raconte dans une longue suite de vers comment elle fait l’amour. Le vocabulaire argotique employé est riche, les tournures de phrases bourrées d’humour et nous montre à quel point la langue française ne manquait pas de créativité, il y a encore peu de temps, lorsqu’il s’agissait de nommer les parties intimes féminines.

            Aujourd’hui, ces mots sont tombés l’oubli, remplacés par des expressions plus vulgaires ou moins recherchées. D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils dans une majorité des cas des termes négatifs, utilisés parfois comme insultes ? Réponses. A COLETTE RENARD,...



            • rosemar rosemar 10 juillet 18:02

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              C’est la chanson de Mireille qui vous a fait penser à Colette Renard ?

            • rosemar rosemar 10 juillet 19:04

              @Mekissê

              Mais on ne confond pas... Merci pour la vidéo !

            • @rosemar


              bien sûr, c’était le prénom de ma tante (ne pas rire), soeur de mon père. SOSIE DE Gina Lollobrigida

            • Et mon père ressemblait à SIMON TEMPLAR,..LE SEIN,..


            • @rosemar


              c’est bien connu, les renards mangent des poules,..Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés, la belle que voilà,...

            • rosemar rosemar 10 juillet 19:18

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Quelle famille ! Magnifique...

            • @rosemar


              il y quelques ratés. Ma grand-mère FLORE s’appelait Jouret. Je n’ai jamais su si il t avait un lien avec LUC JOURET. Mais BOBETTE (jouret-elle ??) : OUI. Actrice de théâtre genre Vaudeville. Lisez, vous aurez TOUT COMPRIS. https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Jouret

            • Xenozoid Xenozoid 10 juillet 19:28
              @rosemar

              sans compter ceux qui pêchent

            • Graal 10 juillet 20:58

              @Mets la sourdine

              « SIMON TEMPLAR,..LE SEIN »
              Ce ne serai pas plutôt LE SAINT ?

            • arthes arthes 10 juillet 23:56

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Beurk

              (Les nuits d une demoiselle)




              • Xenozoid Xenozoid 10 juillet 16:49

                il y a syncronicité avec l’article de OC sur le mots on un sens....


                • rosemar rosemar 10 juillet 18:10

                  @Xenozoid

                  Et le mot « sentier » a une étymologie et un sens premier très intéressants...

                • Une petite révélation perso. Mon grand-oncle Gaston était bi, pote à Cocteau. Mais toutes les Baronnes de Nice l’adoraient. Ils les faisaient rire,......Oui, les homos peuvent faire jouir les femmes : le fou-rire,...il avait le mot pour rire,...Sosie de SACHA Guitry. Même à l’enterrement de ma grand-mère Flore, le curé a rit. quelle histoire. Il devait choisir entre la rangée des hommes à droite et les femmes à gauche. En arrivant, chapeau, manteau en cachemire, il s’est baissé en pleurant : OH MA FLORE et puis en se dirigeant vers les femmes à gauche, il s’est assis avec nous. Les hommes : beurk,...


                  • rosemar rosemar 10 juillet 18:03

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Quelle histoire !

                  • @rosemar


                    j’ai toujours dit à mes proches. Sur ma tombe inscrire : vous qui marchez ici, passez votre chemin,...une bouteille de champagne vous attend.

                  • Henry Canant Henry Canant 10 juillet 22:08

                    @rosemar
                    tu commences seulement maintenant à te poser des questions sur la santé mentale de la rombière !


                    Tu prétendais que je l’insultais alors que je faisais que la qualifier.

                  • FLORE JOURET. FLORE, c’est ton jour,... 



                      • phan 10 juillet 22:40

                        Sur les Sentiers de la Gloire, les Bleus sont en finale !


                        • Henry Canant Henry Canant 10 juillet 22:53

                          @phan
                          Un match pourrave, mais c’est sans doute bien mais je le regrette, ça va faire gagner des pts au petit de chez Rothschild.


                          Ici il est question d’une belge rombière atteinte de de démence.

                        • phan 10 juillet 23:04

                          @Henry Canant
                          Elle est juste dans les Sentiers de la Perdition !


                        • rosemar rosemar 10 juillet 23:16

                          @phan

                          Je vois que tout est prétexte à évoquer le foot ! Encore !

                        • Henry Canant Henry Canant 10 juillet 23:48

                          @rosemar
                          Je ne parle qu’accessoirement de foot, mais surtout de ton amie belge pour laquelle tu voues une admiration sans pareil jusqu’en à mouiller ta culotte.


                          Dis toi bien, s’il elle s’assoit sur une bite d’amarrage, ca rentre sans problème quelque le trou.

                          Normal, à son âge tout est distendu.

                        • Cadoudal Cadoudal 10 juillet 23:52

                          @phan

                          L’Afrique en voie de gagner sa première coupe du Monde...

                          C’est bien, mais dommage qu’ils leur faillent encore des entraineurs blancs...

                        • phan 11 juillet 00:10

                          @rosemar
                          Juste pour évoquer l’extrait musical des sentiers de la perdition et des sentiers de la gloire. A bientôt au 15 juillet !


                        • rosemar rosemar 11 juillet 08:36

                          @Henry Canant

                          Des propos sexistes qui discréditent celui qui en est l’auteur : vous n’avez pas honte ? Vous avez quel âge ??

                        • Méduse Méduse 11 juillet 00:11
                          @ Rosemar

                          Quel prosaïsme, tout de même. Rimbaud décrit ici une transe, fruit du dérèglement de tous les sens et il utilise tout un langage symbolique.

                          Vous occultez le second quatrain.

                          ’Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
                          Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
                          Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
                          Par la Nature, - heureux comme avec une femme.’

                          = suspension du rationnel/conscient, pour sentir la Vie.

                          Je suppose que ’le bateau ivre’ est une ode à la rivière ; le p’tit Rimb, un Nabum qu’a réussi.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès