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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > La bipolarisation de la connerie

La bipolarisation de la connerie

Audiard, Coluche, Frédéric Dard, Brassens et tant d’autres l’ont décrit, le président l’a remis au goût du jour. Mais qu’est-ce qu’un con ? Qu’y a-t-il derrière ce qui est certainement le mot le plus difficile à traduire de la langue française ?

Wikipedia nous dit que le mot "s’utilise surtout comme une insulte destinée à identifier une personne comme étant stupide, naïve ou désagréable". Si on considère que "stupide" et "naïve" peuvent signifier la même chose, on constate que deux sens assez différents se dégagent : bête ou méchant. Essayons brièvement de décrire les grandes catégories de cons.

Le con méchant pourrait être classifié par l’expression sale con. Le qualificatif de sale ne présume nullement de la propreté de l’individu mais indique plutôt que sa connerie le salit. C’est le type désagréable de Wikipedia, celui qui n’hésite pas à écraser les autres de toute sa connerie. Celui qu’on pourrait en étant très grossier encore qualifier d’"enculé", quoique je n’ai jamais trop compris pourquoi cet adjectif qui devrait désigner un quidam subissant la volonté brutale d’autrui indique en l’occurrence celui qui fait subir, mais c’est un autre débat. Le sale con est égoïste, souvent prétentieux et a élevé son type de connerie au niveau de mode de vie, quasiment de philosophie. Sa connerie n’a pas de repos. Il est rarement bête, d’ailleurs, et aurait donc souvent du mal à rejoindre la deuxième catégorie.

Le con stupide est lui globalement qualifié de pauvre con. C’est celui qui a le plus été étudié par les artistes susnommés. Villeret ou encore Carmet étaient capables de l’interpréter à merveille, bien que loin de l’être. Il est ballot, bêta, naïf, parfois attendrissant mais aucunement méchant. Un peu rêveur ou ignorant, il semble beaucoup moins conscient de sa connerie que le sale con. Moins constant aussi dans son art, il peut l’utiliser par fulgurances et sait faire preuve d’un véritable génie en la matière. Il peut être riche d’ailleurs et l’adjectif pauvre indique plutôt qu’il est à plaindre.

En politisant le débat, on se rend compte assez aisément que les électeurs de droite reprochent souvent à leurs adversaires d’être des pauvres cons naïfs alors que les gauchistes qualifient souvent leurs ennemis de sales cons égoïstes. Ici, l’altercation du président au Salon de l’agriculture est très révélatrice : "Tu me salis"... "Pauvre con". Tiens, tiens... Tout ceci semblerait indiquer que le figurant anonyme serait de gauche.

Alors bien sûr il y a d’autres catégories de cons mais elles semblent être plutôt des niches. Dans ce cas l’adjectif décrivant le con a un sens réel :
- le petit con et le jeune con ne s’utilisent plus à partir d’un certain âge.
- le vieux con peut être un ancien de la catégorie précédente.
- le grand con est d’une taille conséquente, ceci ne préjuge en rien de l’étendue de sa connerie.
- la bande de cons (au-delà de trois, disait Brassens) révèle l’instinct grégaire du con.
Et tant d’autres. Personnellement, j’ai une certaine tendresse pour le redoutable con, celui qui est bien connu par sa connerie, dont on se méfie à juste titre.

Quel con ! J’allais oublier le centriste de la connerie, le gros con. Si on désigne ainsi parfois un con d’une circonférence abdominale conséquente, c’est le plus souvent l’épaisseur de sa connerie qui est en cause. L’adjectif gros classe le détenteur de la connerie très haut dans l’échelle. Il n’est là nulle mention au caractère bête ou méchant de l’individu, ce qui fait qu’effectivement il serait bien difficile de le classer à droite ou à gauche politiquement parlant. D’autant qu’il est souvent, dans toute l’amplitude de sa connerie, capable de passer pour un pauvre con comme pour un sale con.

Je suis conscient qu’en ayant été concis j’ai certainement omis des sortes de cons. Qu’ils ne m’en veuillent pas et qu’ils n’hésitent pas à se manifester, le con aime à se mettre en avant. Et si de distingués agoravoxiens veulent compléter cette réflexion, j’en serai très content. Mais n’aurais-je pas connement ouvert une boîte de Pandore ?


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41 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 29 février 2008 11:33

    La connerie bipolarisée non seulement reste de la connerie, mais je crains que cela ne l’accentue...


    • Narkoléon 29 février 2008 12:27

      Ce qui est admirable, c’est de voir tant de gens venir réciter ici ce que disaiit papa à table, qu’ils soient de gauche ou de droite.

      C’est cela pour moi, un con. C’est quelqu’un qui répète, moins bien, ce qu’il a entendu, sans jamais se remettre en question.

      Il vient ensuite ici dire de sarko qu’il est un sale nabot, de ségolène royale qu’elle est idiote, de Bayrou qu’il bafouille. Il est content de lui et vote +1 à tous ses commentaires.


    • COLRE COLRE 1er mars 2008 10:34

      pas mal, ça : qqu’un qui répète… qui est dans sa case, bien apprise, et qui répète. Problème : on est tous un peu comme ça. Du coup, le con, c’est quand même celui qui dépasse les bornes de la répétition. On recule le problème : où sont les bornes ? Voilà pourquoi on dit qu’on est toujours le con de qqu’un. Mais dire cela, n’est-ce pas aussi se répéter et être con ?…

      Je dirais : on est toujours un peu con, mais le moins con c’est celui qui le sait et se soigne…


    • haddock 29 février 2008 12:46

      Un con c ’est un mec sûr de lui , ( mais j’en suis pas sûr )


      • Harald 29 février 2008 13:48

        Superbe !

        Excellent !


      • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 29 février 2008 12:56

        Belle analyse de « Pauvre con » et de toutes ses variantes…

         

        Ce serait amusant si cela ne révélait pas un manque de maîtrise de Nicolas Sarkozy qui n’a pas l’air de réaliser qu’il est au-dessus du simple citoyen et qu’il doit avoir un comportement adapté à cette fonction compte tenu des responsabilités qu’il assure.

         

        Et cette « saillie » s’ajoute à d’autres faits, décisions, déclarations, qui donnent chaque semaine une image toujours plus dégradée du président de la république, en France, et à l’étranger où l’événement est passé en boucle sur les chaînes de TV. Notamment aux Etats-Unis où les chaînes locales en ont fait leur Une !!!...

         

        Où allons-nous et comment expliquer ces débordements ?...

         

        Que faire s’il continue à déraper chaque mois, chaque semaine, chaque journée ?...

         

        Dès le premier jour de son septennat, Nicolas Sarkozy s’est distingué en partant à bord du Falcon de son ami Bolloré pour une virée entre copains à Malte.

         

        Un voyage indécent, et inquiétant, car j’ai réalisé immédiatement qu’il manquait à notre nouveau Président de la République une dimension humaine, plus précisément celle de l’empathie, qui est la capacité à imaginer ce que ressent l’autre.  En effet, par ce voyage, Nicolas Sarkozy a montré qu’il était incapable de réaliser qu’il avait été élu par des Français aux revenus modestes, incapables de se payer une telle « folie », et qu’il ne serait pas compris.

         

        Je passe sur les affaires de coeur, la médiatisation de sa vie privée, dont la superficialité n’a d’égale que le clinquant, et qui ont apporté à notre nouveau président le surnom de « Président Bling-Bling ».

         

        Jusqu’où Nicolas Sarkozy va-t-il aller dans ses décisions plus ou moins aberrantes, incompréhensibles ?

         

        Le 13 février, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République a annoncé que tous les enfants de CM2 se verront confier à partir de la rentrée 2008 la mémoire de l’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah.

         

        C’est Simone Veil qui a apporté le jugement le plus humain, le plus compréhensif, sur cette initiative. Elle s’est confiée sur le site de l’Express : « Mon sang s’est glacé. C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. »

         

        Effectivement, cette proposition est incompréhensible. Comment un Président de la République a-t-il pu la faire, et surtout sans aucune concertation avec des psychiatres, des psychologues, des enseignants ?

         

        Et je me pose cette question : « A quelle occasion le sang d’un être humain, que la vie a aussi cruellement éprouvé dans son adolescence que Simone Veil, et qui sait ce qu’est la Shoah, peut-il se glacer ? »

         

        La réponse est celle-ci : Le sang d’une personne « se glace » lorsqu’elle se trouve face à une véritable monstruosité, face à quelque chose d’inhumain, qui l’horrifie totalement. Et le sang de Simone Veil s’est glacé lorsqu’elle a compris ce que signifiait cette proposition pour des enfants de dix ans.

         

        Mais il s’est aussi vraisemblablement glacé pour une deuxième raison.

         

        En effet, comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu utiliser la mémoire d’enfants martyrs pour monter une opération de manipulation du public dans son propre intérêt ? Car cette proposition de Nicolas Sarkozy n’est rien d’autre qu’une horrible manipulation affective.

         

        Et là, je suis inquiet pour mon pays dont le dirigeant le plus élevé prouve ainsi son manque d’humanité. Cette proposition de Nicolas Sarkozy, m’a consterné, atterré, horrifié.

         

        Mais, de plus, si cette « idée » s’était concrétisée et que vous auriez voulu recevoir un écolier qui aurait pris en charge la mémoire d’un enfant Juif, déporté et assassiné par les nazis, vous auriez dû aussi en inviter près de 70 car il y a 800 000 élèves en CM2…  

         

        La proposition de Nicolas Sarkozy n’est pas seulement inhumaine, elle est aussi parfaitement stupide. Ainsi au manque d’humanité de Nicolas Sarkozy s’ajoute un très faible niveau intellectuel, que même les enfants de CM2 auraient remarqué…

         

        Mais ce n’est pas tout.

         

        L’épisode du « Casse toi pauvre con », au Salon de l’Agriculture, le 23 février 2008, en réponse à un simple badaud qui refusait de lui serrer la main, pour ne pas être sali, révèle que notre président est absolument incapable de maîtriser son impulsivité.

         

        Depuis cette surprenante « saillie » il a été incapable de regretter cette insulte qui aurait valu un mois de prison ferme à l’individu apostrophé !...

         

        Tout ceci, le manque d’empathie, le manque d’humanité, le manque d’intelligence, l’impulsivité et l’absence de regret, sont quelques-uns des traits les plus caractéristiques de la sociopathie. Mais il y en a d’autres, et Nicolas Sarkozy va-t-il progressivement nous révéler d’autres traits de son caractère, de sa personnalité ?

         

        En attendant, nous devons-nous poser cette question : « Pouvons-nous confier le feu nucléaire à quelqu’un qui est, peut-être, un sociopathe ? » Je pense que non, mais compte tenu qu’il n’y a pas de procédure « d’Impeachment » du Président comme aux USA, il n’y a pas grand-chose à faire. 

         

        Aussi, pour l’instant, comme je n’ai pas d’autre choix, je vais m’acheter un tee-shirt sur lequel est inscrit en gros caractères « CASSE TOI PAUVRE CON ».

         

        Jean-Charles Duboc

         


        • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 29 février 2008 16:18

          Le « con » est une expression devenue honteusement péjorative, créée par une société machiste qui a traitée, pendant des siècles, la femme en objet…

           

          Et il n’y a pas de quoi être méprisant envers le « con », le Vagin, car nous en venons tous, même Nicolas Sarkozy !!!...

           

          D’ailleurs, je vous recommande « Le club des amis du Vagin », dont je me permets de reprendre la présentation :

           

          « Pourquoi un Club des AMIS DU VAGIN ?

          Cette question a souvent été posée, parfois avec un froncement de sourcils ou un regard moqueur. "Nous sommes tout de même tous amis du vagin !", ont rétorqué beaucoup d’hommes, accompagnant leur réflexion d’un clin d’œil bien appuyé. Autre réaction, formulée aussi bien par des femmes que par des hommes : "Oh non, c’est tout de même pas un retour au féminisme des sixties ?". Et que pensez-vous de celle-ci : Vous lancez un site porno ou quoi ?"

           

          Eh bien non, rien de tout cela.

           

          Tout a commencé de manière très impulsive. En novembre, Goedele était présente au Chili au Congrès mondial de Gynécologie et d’Obstétrique de la FIGO, où l’on l’avait invitée à exposer, en guise d’introduction, les résultats d’une étude américaine. L’étude en question portait sur l’attitude de 1.100 femmes par rapport à leur propre vagin.

           

          Honnêtement, ces résultats étaient navrants.

           

          Jugez-en par vous-même : 90 % des femmes ont honte de leur vagin, 46 % sont convaincues d’en savoir trop peu sur le vagin, 25 % ont des difficultés à en parler, 24 % des femmes n’ont encore jamais regardé leur propre vagin dans un miroir... Ceci signifie qu’une femme sur quatre ne sait même pas à quoi ressemble son vagin !

           

          Et nous qui pensions que tous les tabous étaient tombés ! Eh bien non ! L’un des plus grands tabous toujours en vigueur semble visiblement concerner une partie de notre propre anatomie. Et qui plus est, une partie qui nous sert quotidiennement et qui nous apporte du plaisir.

           

          Admettons-le, nous avons encore du pain sur la planche.

           

          Le message lors de ce congrès fut le suivant : nous, les femmes, devons devenir de meilleures amies de notre vagin ! Nous devons créer un club des Amis du Vagin ! Les réactions d’encouragement ne se firent pas attendre : déjà pendant le congrès, plusieurs personnes se sont adressées à Goedele pour savoir comment elles pouvaient devenir membres et elle a reçu une multitude de demandes. Chose promise, chose due : il fallait absolument créer ce Club.

           

          Les AMIS DU VAGIN souhaitent transmettre un message clair au monde. Nous devons parler de façon positive de ’notre ami’, lui trouver un qualificatif plus poétique (le terme ’vagin’ est trop clinique), l’explorer plutôt qu’en avoir honte. Voyons, nous ne sommes plus au Moyen Age, à cette époque où le vagin était caché derrière une ceinture de chasteté et où les peintres le représentaient dans le meilleur des cas par une fente minuscule.

           

          Cette même étude a d’ailleurs démontré qu’une attitude positive vis-à-vis de son vagin favorise la vie sexuelle. Or, une vie sexuelle épanouie, n’est-ce pas ce que nous cherchons toutes et tous

           

          Le club s’adresse aux fières détentrices d’un vagin, les femmes donc, mais aussi aux hommes, à condition qu’ils aient la même attitude positive et qu’ils laissent de côté les mauvaises blagues et termes dénigrants. Bref, les ’chatte’, ’moule’ et autres ’con’, au panier !

           

          A tous les amis du vagin, bienvenue sur ce site ! »

           

          http://www.vaginavrienden.be/fr/main.asp

           

          Eh bien, j’accorde mon soutien immédiat, et inconditionnel, au Club des amis du Vagin.

           

           Jean-Charles Duboc

           

           


        • COLRE COLRE 1er mars 2008 10:45

          @Jean-Charles DUBOC,

          Alors là, évidemment, on n’est plus dans l’humour, malheureusement ! Je trouve votre analyse épouvantablement juste : le manque d’empathie, le manque d’humanité, le manque d’intelligence, l’impulsivité et l’absence de regret, oui, voilà des critères que l’on constate tous les jours un peu plus (tous les jours un peu plus pour les mal-voyants et les mal-entendants…).


        • haddock 29 février 2008 13:05

          Duboc a l’ air sûr de lui . Mais j’ en suis pas sûr .


          • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 29 février 2008 15:18

            Il y a une chose dont je suis absolument sûr, c’est que la signification exacte de Con est « organe sexuel féminin ».

             

            Désolé pour les Dames qui lisent ce commentaire, mais le terme a été élogieusement chanté, en son temps, par Georges Brassens.

             

            C’est la raison pour laquelle la variante que je préfère est « Adorable con »…

             

            Jean-Charles Duboc

             


          • pseudo pseudo 29 février 2008 16:58

            @ Jean Charles Duboc

            Chanté joliment par Pierre Perret également :

            "...  L’amour enjolive
            Sa discrète ogive
            Aux petites rives
            Finement lactées
            C’est un édifice
            Tout en haut des cuisses....."


          • TALL 29 février 2008 14:35

            En fait, l’essentiel de la connerie, c’est la subjectivité. Et la subjectivité, c’est l’interférence de l’émotionnel et du rationnel. Or l’émotionnel est très puissant dans l’enfance. Résultat paradoxal : si on est bien élevé avec amour selon un schéma donné, ce sera très difficile d’aller à contre-sens + tard. Car au fond de nos neurones tout cet amour reçu soutient le dit schéma.

            Aussi, je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir si peu aimé, car ils m’ont appris à leur insu la chose la + importante du monde : l’esprit critique. Le vrai, celui qui peut aller absolument dans tous les sens. Faut admettre que c’est dur au début, mais à terme, avec l’expérience, ça paye. Ceci dit, si on inculque le véritable esprit critique avec amour, ça marche aussi smiley


            • SciFi SciFi 29 février 2008 15:05

              @Tall

              Très juste ce commentaire.

              Subjectivité, interférence entre l’émotionnel et le rationnel, je me dis que Lerma a dû être vachement aimé par ses parents...

               


            • TALL 29 février 2008 15:17

              Va y avoir une nouvelle injure : espèce de bien-élevé !


            • SciFi SciFi 29 février 2008 15:50

              La taxonomie des cons ne va pas cesser de se développer.

               


            • SciFi SciFi 29 février 2008 16:05

              Et comme l’a dit Monsieur Tréçon (l’inventeur de la cédille), cette injure ne peut pas s’appliquer à notre président.

               


            • pen-ar-bed 29 février 2008 16:27

              Notre Très Saint Président n’est pas un con , c’est un PET,

              en voici la preuve :

              - il fait du bruit

              - il brasse de l’air 

              - il laisse derrière lui quelque chose de nauséabond

              CQFD

               


              • etonne 29 février 2008 17:14

                bel article, que je tente maladroitement de compléter par le concept de con sphérique Le Con Sphérique est un con particulier. En effet, en général, les gens ont plusieurs facettes et ne sont cons que sur un petit nombre d’entre elles.

                le Con Sphérique est une espèce particulière, car c’est une personne qui, quelque soit l’angle sous lequel on la regarde elle est toujours con. Disons que le con sphérique est le diamant de la connerie.

                usage  : le con sphérique peut servir d’unité de mesure d’une personne, d’une déclaration, d’une attitude. En bref, le con sphérique est une unité de mesure quasi universelle et peut donc avoir un vaste champ d’application. Il faut cependant limiter l’échelle d’évaluation dans les limites de 5
                ou 6 consphériques…

                exemple : “Les pauvres vont devenir riches si
                je suis élu” serait une assertion
                qui vaudrait à son auteur 5 consphériques


                • Guzecha Guzecha 29 février 2008 19:15

                  Remarquable unité, que j’adopte immédiatement.
                  Je pense l’utiliser cependant d’une autre façon : au vu de la perfection du con sphérique, la valeur maximale me parait être 1, quantité idéale vers laquelle on ne peut que tendre.
                  Malgré tous les efforts que j’ai pu voir en quelques décennies de vie, je ne pense pas avoir déjà rencontré quelqu’un méritant ce 1. Des 0,5, des 0,8 voire un ou deux 0,9 oui mais de 1 point encore.
                  Mais ne désespérons pas...


                • meccano44 29 février 2008 18:35

                  J’avais un collègue de travail qui ne parlait pas de "pauvre con" mais de "richissisme enculé".

                  Je n’ai jamais trouvé ces termes dans aucun texte de poête. Mais peut-être que quelqu’un aura une explication ou une analyse sur ces termes.

                  En tout cas je trouve que mon copain Bob devait être un visionnaire !


                  • tropiques64 1er mars 2008 03:51

                    aprés synthèse des commentaires de cet excellent article, j’en retire le fait que nous soyons tous d’accord que finalement le seul con sympatique est celui de nos femmes...Grâces leur en soit rendues !!

                    les autres ne sont que des hommes !...qu’ils soient vieux ,grands, pauvres, gros, petits...surtout petits et tout petits, comme le chef des...le roi des cons plutôt...le con sarkosphèrique quoi !...mais là ce n’est pas une insulte bien sûr, c’est un fait ! 


                    • Sébastien Sébastien 1er mars 2008 09:15

                      On est toujours le con de quelqu’un et on a toujours son con... Et puis quand on est entre cons, on se sent moins con, voire meme pas con du tout et ce sont les autres qui deviennent des cons.

                      Bref, le con existe-t-il vraiment ?


                      • COLRE COLRE 1er mars 2008 10:17

                        Article subtil et amusant. Dommage, le titre, qui est réducteur. Du coup, je ne l’avais pas lu (encore un discours sur droite/gauche !). Un désaccord, à débattre :

                        - Le grand con n’est seulement un con de grande taille. Pour moi, c’est le con du cave se rebiffe : une catégorie de faux séducteur, pouvant maltraiter les femmes et ses inférieurs, sous couvert de belle gueule, qui la ramène, etc. A voir, pour Chirac, pas mal non plus en grand con, mais c’est un sous-type…
                         


                        • Guzecha Guzecha 1er mars 2008 14:40

                          Pas faux pour le titre, ça m’apprendra à faire racoleur. Le con !

                          La réflexion sur le grand con est intéressante mais imaginez qu’un gusse ayant le comportement que vous décrivez soit de petite taille. Le qualifieriez-vous de grand con ?


                        • COLRE COLRE 1er mars 2008 15:05

                          Bonjour @Guzecha : bonne réponse. Je m’étais aussi posé la question, mais je pense que cette catégorie marche bien avec les grands types qui se la pètent. Le même en petit (genre Sarko) la jouera marlou, caïd, p’tite frappe. Bref, il sera plus gros con que petit con, en suivant votre typologie intéressante. Je crois qu’il y a une spécificité de la connerie chez les grands beaux gosses cons.

                          J’avais un truc en stock sur la connerie, il faudra que je le retrouve, car c’était très drôle. Cordialement.


                        • haddock 1er mars 2008 15:35

                          j’ avais à l’ époque inventé cette devinette :

                           

                          tu connais celle du con qui dit non ?

                           

                          j’ ose pas la raconter tellement elle est con .


                          • Guzecha Guzecha 1er mars 2008 17:02

                            Concernant le con qui, tel un tennisman montant au filet avant l’adversaire, passe à l’offensive afin de se mieux défendre, je dirais qu’il s’agit d’une tactique très répandue. Ca me rappelle une anecdote :

                            Il y a une bonne dizaine d’années, j’avais reçu à dîner deux collègues avec lesquels j’amitiais un peu à l’époque. Entre une bonne paire des saints (Emilion et Nectaire si je me souviens bien), alors que l’arrosage substantiel du repas commençait à faire son oeuvre, mes deux hôtes me gratifièrent au détour d’une conversation portant naturellement sur le boulot d’un "T’es con" du plus bel effet. Nulle insulte de leur part, mais ils essayaient simplement de me faire adhérer à leur vision arriviste et carriériste de notre travail. Ce jour-là, j’étais à leurs yeux un pauvre con. Avec le temps et au vu du parcours de ces individus (que j’ai cessé de fréquenter) depuis je pense qu’il s’agissait de deux sales cons et dans le contexte de leur phrase, je suis limite fier d’avoir été ainsi qualifié. La connerie est si relative...

                            Donc, pour répondre à votre question, je pense que nous sommes potentiellement tous des faux cons mais il est parfois très savoureux de passer pour un con aux yeux d’un vrai con.


                          • haddock 1er mars 2008 18:17

                            Constant ,

                             

                            Vous n’ avez pas besoin de moi pour être génial .

                             

                            Et entièrement d’ accord avec votre dernière phrase " blurp "


                          • Guzecha Guzecha 1er mars 2008 17:25

                            Vous cherchez à justifier votre astucieux pseudo, c’est ça ?


                          • Guzecha Guzecha 1er mars 2008 18:09

                            Vous avez mille fois raison, Constant !


                          • Rosemarie Fanfan1204 1er mars 2008 18:32

                            Merci pour billet plein d’humour, et les posts qui le sont tout autant ! je me suis bien marrée.

                            @ Auteur, vous auriez pu ajouter que la connerie est sexiste. Traiter un mec de con n’a rien à voir avec le trai de traiter une nana de "conne". Enfin je trouve, le "conne" est un degré en dessous du con.

                            Il y a aussi le con régional, par exemple le "cong" des marseillais. 

                            Comme quoi le débat n’est pas clos.....


                            • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 1er mars 2008 19:23

                              Comme je l’ai dis plus haut, le « Con » est le Vagin, l’organe sexuel féminin, et toute injection avec ce qualificatif contient, inévitablement, une forte connotation SEXUELLE.

                               

                              Demandons au Dr Freud ce qu’il pourrait en penser…

                               

                              Ainsi, « Sale con », veut dire « Vagin pas propre » ; ce qui implique que si nous invectivons une personne de ce qualificatif, cela veut dire qu’elle est absolument imbaisable !...

                               

                              Le « Pauvre con » est, dans le même ordre d’idée, un « Vagin pauvre » sans intérêt !!… Et effectivement, dans l’apostrophe de Nicolas Sarkozy il y avait cette idée que cela ne valait pas la peine de s’attarder... D’ailleurs, il n’aurait même du répondre !!!…

                               

                              Le « Petit con » est un « petit Vagin », qu’il est possible de baiser facilement, avec plaisir…

                               

                              D’ailleurs c’est pour cela que « Vieux con », signifiant vieux Vagin, est tout de même moins séduisant, et que cela ne vaut pas la peine de s’attarder… C’est difficilement baisable et sans grand intérêt…

                               

                              Je vous laisse interpréter vous-même, avec l’approche du Dr Freud, les expressions « Gros con », « Grand con », etc…

                               

                              En tant que souteneur du « Club des AMIS DU VAGIN », je vous confirme que mon expression préférée est « Adorable con » :

                               

                              http://www.vaginavrienden.be/fr/main.asp

                               

                              Jean-Charles Duboc

                               


                              • Harald 2 mars 2008 12:26

                                «  Un con est un imbécile qui n’a de cet organe ni la profondeur, ni la saveur.  »

                                C’est de Léo Campion.

                                Savoureux.

                                Voir ses citations : http://www.evene.fr/celebre/biographie/leo-campion-853.php?citations

                                Un Alphonse Allais méconnu.

                                 


                              • COLRE COLRE 2 mars 2008 19:22

                                Alors dans ce cas, il y en a une assez célèbre et beaucoup plus profonde qu’elle n’en a l’air, mine de rien (au cas où certains ne la connaissent pas) :

                                La différence entre un idiot riche et un idiot pauvre : un idiot riche est riche ; un idiot pauvre est un idiot.


                              • TALL 2 mars 2008 10:04

                                Y aussi une nouvelle catégorie qui est apparue ces dernières années : les spirationnistes du 11/09.


                                • Jocrisse Jacques 2 mars 2008 10:33

                                  Tall

                                  Et qu’on assimile généralement aux : "sternants" de Tourcoing.


                                • Guzecha Guzecha 2 mars 2008 10:40

                                  Nouvelle catégorie de cons ? Néo-cons ???


                                • TALL 2 mars 2008 11:42

                                  Aussi, mais l’un n’empêche pas l’autre. Le manichéïsme étant une connerie superbement partagée.


                                • grangeoisi 2 mars 2008 15:17

                                  Le con est un concitoyen comme tout le monde.Ce n’est pas un idiot même pas concave, il lui arrive aussi de rendre raison, il concède. Jamais voyelle plutôt consonne et parfois reconnu, la consécration, n’est pas conjuré qui veut...allez j’arrête là le contour.


                                  • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 3 mars 2008 11:46

                                    L’insulte qu’a proféré Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture, à l’encontre d’un simple citoyen, pose le problème des rapports de l’autorité présidentielle avec le peuple.

                                     

                                    Cet incident me semble être le plus grave de tout ceux qui ont eu lieu depuis son accession au sommet de l’État.

                                     

                                    La raison en est simple.

                                     

                                    En effet, si l’insulte envers un président de la République est puni de prison ferme, que signifie l’inverse, une insulte du président envers le premier électeur qui lui déplait par son comportement, ou par une réflexion ?

                                     

                                    Il n’y a, bien sûr, pas de risque de voir Nicolas Sarkozy traîné devant les tribunaux pour avoir insulté un quidam !...

                                     

                                    Mais c’est bien pire que cela.

                                     

                                    En effet, par l’insulte qu’il a proféré, NICOLAS SARKOZY A SAPÉ SA PROPRE AUTORITÉ, car tout citoyen peut, maintenant, lors d’une réunion publique, arborer la célèbre maxime présidentielle sur un sac, un tee-shirt, ou, pire, lui lancer un « CASSE TOI PAUVRE CON » auquel il ne pourra pas répondre.

                                     

                                    En effet, quel juge pourrait condamner un citoyen qui aurait insulté, de cette façon, le président ? Car vous, moi, n’importe quel anonyme, nous pouvons désormais répéter cette insulte devenue une référence de l’expression présidentielle.

                                     

                                    Car si la parole du Christ « Aimez vous les uns les autres » peut être reprise, car elle est fondatrice des relations sociales, la parole de Nicolas Sarkozy, « Casse toi pauvre con », n’est rien d’autre que l’enseignement du mépris comme base des relations humaines.

                                     

                                    Cet incident au salon de l’Agriculture révèle aussi le manque d’intelligence de Nicolas Sarkozy, que j’ai déjà souligné, car il n’a pas compris qu’en insultant un individu il sapait, définitivement, son autorité présidentielle.

                                     

                                    Où allons-nous avec un tel « Pauvre con » ?...

                                     

                                    A vrai dire, je ne sais pas, mais je suis assez inquiet pour l’avenir car les dégâts se révéleront dans les semaines, et les mois qui viennent…

                                     

                                    Jean-Charles Duboc

                                     

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