• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Le foot c’est de la politique

Le foot c’est de la politique

L’arbitre regarde son chrono et donne enfin le coup d’envoi de ce fameux France - Uruguay, que tous les passionnés de foot de l’hexagone attendent avec impatience et ferveur. Malgré l’agressivité des joueurs sud Américains, les Français prennent d’entrée le match en main. Bizarrement, Raymond Domenech, l’entraîneur génial du onze tricolore, semble très inquiet. Pourtant ses protégés font une bonne entame de rencontre et dominent l’adversaire. Mettez-vous un peu à sa place, la veille du match un événement inattendu est arrivé, les 23 sélectionnés ont tous contracté la grippe H1N1. Sur le terrain du Green Point Stadium les spectateurs ne reconnaissent aucun des titulaires habituels. C’est dans l’urgence et la précipitation, devant l’ampleur de la crise, que le sélectionneur a été tenu d’improviser une équipe tout à fait inédite, pour le malheur et pour le pire. 

Toujours à l’affût et généralement bien informé, le Canard enchaîné prétend que les stars de l’équipe de France sont en grève car la prime de match, en cas de défaite, n’est pas suffisamment conséquente. La révélation du journal satirique a engendré un véritable scandale dans l’hexagone, voire une nouvelle affaire d’État. Roselyne Bachelot a immédiatement pris l’avion pour l’Afrique du sud, avec dans son sac à main 46 doses de vaccin, au cas ou il faudrait deux injections pour soigner nos bleus tellement pâles en ce moment. D’ailleurs la ministre de la santé, pour faire des économies, a proposé de vacciner elle même les malades, à la queue leu leu après la douche. La belle Rama Yade suivra de peu sa ministre avec plusieurs airbus chargés de 49 millions de doses pour éviter une pandémie mondiale et ainsi fourguer un stock dont personne ne veut plus.

Mais revenons vite sur le stade, il se passe en direct des choses vraiment inacceptables ! Un joueur, un Français naturalisé Uruguayen depuis peu et dénommé De Villepin, a taclé sauvagement dans la surface de réparation l’avant centre de notre sélection, ceci par derrière et à hauteur des genoux. Notre buteur, Nicolas Sarkozy, est gravement touché au niveau de la nuque et hurle qu’il va pendre son agresseur à un croc de boucher. Éric Besson, l’ailier gauche, demande l’expulsion du défenseur incriminé, tandis que Brice Hortefeux, le pilier de la charnière centrale demande à voir les papiers de l’agresseur. Dans les tribunes, Nadine Morano, la supportrice inconditionnelle de l’attaquant de pointe et de poche des tricolores, insulte le traître et demande que l’on sanctionne d’un carton rouge le coupable. L’arbitre, François Hollande, siffle à contre coeur un penalty en faveur de notre équipe nationale. François Fillon le meneur de jeu et Sarko se chamaillent pour le tirer. Finalement et comme d’habitude, le ténébreux milieux de terrain cède sous la pression de l’excité. Pendant que Sarkozy se prépare pour se faire justice, Jean-Louis Borloo le gardien de but s’est endormi sur la pelouse pour une raison inconnue, il ne supporte peut-être pas l’eau du pays organisateur. Eric Woerth, le défenseur central, baratine l’homme en noir pour réformer les règles du jeu et notamment la durée du match, trop longue à son goût. D’après lui, il est indispensable de tenir compte de la pénibilité de la profession de footballeur.

Le ballon est posé à 11 mètres, l’avant centre est un peu gêné par son short trop long pour lui, enfin il s’élance comme un fou et frappe la balle de toutes ses forces. Au dessus ! La rencontre se termine sur un score de zéro à zéro, un match nul ! Mais au coup de sifflet final, Sarkozy refuse de sortir du terrain, il veut jouer des prolongations. Les bleus sortent du stade dans la confusion la plus totale et sous les huées du public.


Moyenne des avis sur cet article :  4.43/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 10 juin 2010 11:19

    Salut, Gruni.

    Amusant billet en cette période de grand cirque footballistique. Il n’y a qu’une erreur : le score ne peut être de 0 à 0, Besson ayant marqué contre son camp !

    Une info, également amusante, a été donnée hier sur les ondes : Pizza Hut Irlande offrira durant la Coupe du monde une pizza gratuite aux 350 premiers appelants après chaque but encaissé par les Français !


    • gruni gruni 10 juin 2010 17:18

      Salut Fergus.

      J’ai entendu parler de cette pub. Il est vrai qu’offrir une pizza en cas de victoire des bleus, c’est du radinisme.


    • ZEN ZEN 10 juin 2010 14:57

      Sarkozy refuse de sortir du terrain,

      Normal, il occupe tout le terrain
      Non, pas les prolongations !
      Aux ch****** ! smiley


      • gruni gruni 10 juin 2010 17:20

        Il va falloir jouer en équipe pour le sortir en 2012 !


      • Henri François 10 juin 2010 15:41

        Erreur monumentale de coaching de la part de Raymond la Science. S’il avait fait rentrer à l’orée du dernier quart d’heure, Ségolène Royal et la « Martine » en rempacement de Nicolas dit Napoléon et Fillon le ténébreux, la France aurait marqué. C’était joué devant des latinos chauds bouillants.


        • gruni gruni 10 juin 2010 17:24

          @ Henri François

          C’est vrai que Ségolène en short, cela doit-être quelque chose.


        • asterix asterix 10 juin 2010 17:01

          20 heures, les caméras du monde entier sont braqués sur, disons Prétoria, tiens ! Le public délire - avec le prix des places, vous pensez ! Dans un brouhaha du tonnerre, 11 bleus fiers d’un qualification jour de gloire occupent le côté gauche. Onze bleus plus clairs, plus célestes sont à droite. L’arbitre, l’homme en noir, est blanc. Le public aussi, il y a plus de noirs sur le terrain que dans les gradins - toujours le prix des places !
          20 heures 01, le match a été retardé pour placer la dernière pub BP ( mettez un tigre dans votre moteur ) Coup d’envoi. Bataille rangée au milieu du terrain. Les plus vicieux s’en sortent bien, ils cognent. Toutes les caméras ont saisi la dizaine d’agressions mais la morale sportive est sauve. Première carte rouge, le coupable sort la tête ensanglantée suite à un coup de boule, il avait traité son adversaire de fils de pute ! Horreur, c’est un bleu. Domenech prépare déjà son communiqué de presse pour expliquer la défaite qu’il sent venir.
          Fin de première mi-temps, le score est maintenant d’un exclu partout, la morale sportive est sauve.
          Sarko a fait le déplacement, il explique les règles du jeu à Carla qui ne comprend que dalle à cet engouement qui n’a pourtant rien de politique.
          Etant dans le secret des dieux, nous écoutons ce qui se dit dans les vestiaires. Les bleus réclament plus de pognon, Domenech réclame plus de bleus. L’entraîneur céleste engueule ses joueurs qui ne pratiquent pas le karaté en ligne, attention aux hors-jeux !
           
          Seconde mi-temps, l’arbitre siffle et voilà qu’il se met à pleuvoir. Serait-il un sorcier ? Où est le truc ? Dans le foot, y’a toujours des trucs.
          Henry n’est toujours pas remis d’avoir dû brandir le drapeau du fair-play. Il est remplacé mais son remplaçant a oublié ses godasses au vestiaire. Peu importe, improvisation de deux minutes, un bleu s’écroule sur le terrain. Les civières pin-pon ! pin-pon ! se précipitent. Miracle, il se relève, le remplaçant a enfin trouvé ses godasses.
          Nouvelle carte jaune aux bleus célestes, leur arrière central a traité l’arbitre d’higo de puta !
          Comme s’il ne le savait pas...
          Et le match dans tout ça ? On en est à la trentième faute nécessaire. 16 à 14 pour les bleus célestes, Domenech commence à la trouver verte !
          Sarko explique la chose à Carla. Elle répond qu’il y a encore bien plus d’actes de violence dans les banlieues, elle a enfin compris. Le Président uruguayen, fâché et élu démocratiquement, explique à l’oreille de Sarko qu’il n’achètera pas les soixantes tonnes d’armes pour sa police, cela commence à tourner mal.
          Sur le terrain, on se passe, se repasse la baballe et les chiens policiers se demandent pourquoi eux n’y ont pas droit, ils en feraient un bien meilleur usage. Il pleut de plus en plus. Par rafales. Normal, l’arbitre arrête continuellement le jeu. Fautes nécessaires 40 partout. Qui prendra l’avantage ?
          Les deux équipes jouent le chrono, c’est tout aussi insipide qu’un match de criquets, les pauvres à l’extérieur du stade les ont tous mangés.
          89ème minute de jeu. Penalty inexistant pour la France. 10 joueurs se précipitent pour le tirer. Domenech désigne le onzième. Mieux vaut ne pas dire qui, il le tire au-dessus. L’arbitre n’ose pas faire recommencer le tir, la corruption serait trop flagrante.
          Dégagement de Yapafoto, le keeper. La balle voyage, entre dans le grand rectangle. Merde, notre numéro 5 glisse sur une peau de banane et touche malencontreusement le ballon de la main. Nouveau penalty, beaucoup moins favorable à nos couleurs. Un grand zouave qui gagne 4 millions d’euros par an à Manchester United et qui n’a même pas de quoi se payer un rasoir regarde notre keeper dans les yeux, place le ballon sur le point fatidique, feint de tirer à gauche et envoie une fusée plein la lucarne. A droite la fusée, comment eut-il pu en être autrement ?
          1 - 0 pour l’Uruguay, la France vient d’égaliser !
          .
           


          • gruni gruni 10 juin 2010 17:30

            @ astérix

            Reste à savoir qui de nous deux délire le plus !


            • asterix asterix 11 juin 2010 08:10

              Cette fois, je crois que c’est moi !
              Du sport ? Des gros sous ! Le foot ? Un jeu de gangsters et des règles truquées. Personne à la FIFA ne veut entendre parler de caméras arbitrales. Impossible de tricher, cela ôte tout sens au jeu !


            • worf worf 10 juin 2010 19:17

              excellenttttttttttt

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON









Palmarès



Partenaires