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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Le nouveau Cyrano, ou les mésaventures de la compromission

Le nouveau Cyrano, ou les mésaventures de la compromission

La scène : Paris buccolique et populaire, avec une taverne portant le nom du "Fouquet's" S'entassent mécréants et valets intermittents du pouvoir.

Depardiou et Sarkoulle premier, ces bretteurs hors pairs du micro et de la fatuité, déguisés en manants, devisent secrètement autour d’une chopine de champagne d’infâme qualité.


ACTE 1, SCENE 1

DEPARDIOU :

Mon roi, je vous en conjure

Faites moi une demande, et vous ne serez pas déçu !

En rapport aux services rendus à mes finances

Je suis votre dévoué serviteur et m’abaisserais

Plus bas que terre pour embrasser votre blason !

En un mot s’il en est un qui vous prend pour un con

Je saurais sur l’heure lui faire cracher son venin !

Votre souci ne viendrait-il pas de ce vil duc deVillepin ?

Cet escogriffe qui menaça naguère les américains ?


SARKOULLE :
"Monsieur, bien que roi en ce pays,

C’est moi qui suis votre valet !

Ma demande est on ne peut plus claire

Et ne saurez vous occuper plus longtemps

Que l’ouverture d’une bouteille de madère !

Voyez de vous même :

Je voudrais simplement vous voir à mes cotés

Quand les gardes donneront du tambour et du clairon

Afin que le peuple vous voit avec moi sur le balcon !

Pour ce service que les cuistres des gazettes

Nommeront d’un méchant nom de ménage

Mais qui peut changer le cours d’une élection

Je saurais vous remercier

Que désirez vous ? Parlez !….

Livrez vous en homme de bien !

Souhaitez vous un ministère ?…

J'en ai un de l'écologie qui vous irai à ravir

A cause de ce teint si naturel et joufflu

Que vous portez comme une fleur à la boutonnière

Et qui montre au mieux

Comment ma politique en ce pays porte ces fruits

Malgré ce que les fâcheux en disent !

Mais préfériez vous plutôt une grâce ?…..

Observez qu’il suffit d’inverser deux lettres de ce bon mot

Pour obtenir celui de garce qui est tout aussi joli !

Je pourrais vous donner aussi une Rollex

Un billet auprès des rois d'orient ou de quelque asie

Afin de passer une nuit de rêve et émerveillement

Dans un palais que DSK l'infâme vous envierait !"


DEPARDIOU
" Mon roi, ne me parlez pas de ce cuistre !

Ah décidément je n’aime pas cet homme !

J'ai encore penser à lui en faisant l'Obélix

Tenez ! Pour me moquer, je me sens en verve

Et rien que pour me moquer de lui, je m'en vais le jouer !"


SARKOULLE

" Mon cher Gérard je partage votre courroux

Moi même j'ai cet ennemi intime dont le nom même m'exaspère

Bien que son nom ne rime pas avec croc de boucherie

Je l' y accrocherais bien sans plus attendre !

 

DEPARDIOU
" Vous êtes comme moi un homme de sentiment

Mais dont la raison de l'argent et du pouvoir

Est encore plus profonde

Entendons nous !
( Il lui parle à l'oreille.....)

Pour ce petit arrangement entre amis je serais votre homme

Il y en aura pas de meilleur que moi pour célébrer votre messe

A l'égal d'un Nuit saint Georges ou d'un chambertin

Et quand on m'aura entendu du haut de votre balcon

Faire votre oraison

Chateau-Sarkouille raisonnera autrement dans la tête des gens

Que ce vulgaire vin Nicolas six étoiles

Sonnant bien mal sauf votre respect

En terme d’image

comme un vil mélange des cépages et des chais

De cette communauté européenne dont vous êtes l’adage

 

SARKOULLE
 La poche du portefeuille est si proche de celle du cœur,

Qu'on peut très bien les confondre ! 

Je m'en vais prévenir mes gens sur l'heure

Afin de vous porter aide et diligence autant que conseil !

Il faut que votre sort soit protégé de l’infortune

Et de la médiocrité de ces gens ordinaires

Que vous dites haïr au plus haut degré 

Ah ! Si vous voyez votre copain Astérix,

Dites lui que dés mon prochain couronnement

Avec quelque humoriste et autre bouffon du ministère

Pour fêter l’événement et nous moquer du vulgaire

Nous partirons de nouveau en carrosse voir le pape


DEPARDIOU

Vous voulez parler du chateauneuf du Pape !

Mon cher Sarkoulle, je pique, je vole, j’écrabouille, et je vous suis !

 Comme le grand Charles, d'estoc et de taille disait :

 « Français.....Je vous ai compris ! »


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7 réactions à cet article    


  • Yvance77 17 mars 2012 07:46

    Salut,

    Il faut savoir se montrer honnête et fair play autant que possible. En ce qui me concerne, la salade hollandaise chlorophylle truffe à 140 €, elle ne passe pas non plus.

    Mais pour tous les crétins d’Estrosi que la terre porte, on va nous dire que c’est indigne d’un buffet Flunch... pas assez cher mon fils !


    • Radix Radix 17 mars 2012 15:13

      Bonjour Bakerstreet

      Vous êtes dur avec ces intermittents du spectacle.

      Radix


      • bakerstreet bakerstreet 18 mars 2012 00:53

        Ah ! Malheureusement, ceux ci ne sont pas intermittents !
        Ils ont crée le statut de permanent à leur propre profit !


      • kssard kssard 17 mars 2012 21:19

        Bakerstreet bonsoir, 


        et merci pour ce petit bijou que je viens de lire à haute voix à ma compagne. Nous sommes pliés et en pleurs (de rire).

        Cette parodie est parfaitement à la hauteur de cette république irréprochable voulue par ce « Maître Pathelin » des temps modernes. 

        Cinq ans d’impunité pour des voyous qui ont dévalisé l’Etat, ruiné les Français (enfin pas tous) et un abaissement des valeurs morales comme jamais....



        • bakerstreet bakerstreet 18 mars 2012 00:51

          Bonsoir Kssard et merci de votre hommage qui me va droit au cœur !

          Espérons que le pire est maintenant derrière nous, et qu’il nous faudra bientôt d’autres formes d’humour, moins facile peut être il est vrai, car le vivier offert aux caricaturistes est considérable.
          Si l’humour est la politesse du désespoir, alors espérons que nous aurons les raisons d’être moins poli


        • Patrick Samba Patrick Samba 17 mars 2012 22:21

          Bonjour Bakerstreet,

          comme la parodie est un exercice tellement plaisant quand il est réussi, au moins pour mon plaisir je ne peux que vous encourager à continuer.
          Et le slogan de la photo : un régal (il émane du Théâtre du soleil semblerait-il). 


          • bakerstreet bakerstreet 18 mars 2012 01:05

            Merci Patrick

            Pour traiter ces deux personnages il suffit de s’installer à distance de leur table, et de les regarder s’échauffer.
            On peut lire sur leurs lèvres et s’indigner sans même entendre leurs paroles tant on connait leur jeu, leur manière, leur gout et leur ambition
             Il est vrai qu’il est vite fatiguant, et qu’il ne faudrait pas tenter d’aller au delà de la scène 1, si l’on veut éviter la répétition et l’ennui !

            Ce n’est pas l’envie de partir au plus vite qui manque, sans même avoir réglé l’addition.

            Et c’est ainsi que l’on met le petit commerce sur les dents !

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