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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Le syndrome Camille

Le syndrome Camille

En direct de ma Segpa

Quand réussir ne peut être envisageable.

Cela porte certainement un nom, je l'ai appelé syndrome Camille du nom d'un quartier où, très souvent, surgissait ce terrible phénomène. Il y a dans nos classes des élèves assignés à l'échec. C'est plus fort qu'eux. Ils doivent reproduire les schémas anciens du quartier, de la famille ou bien du clan. Qu'importent les espoirs et les promesses, quand la réussite pointe sa possibilité, ils cassent tout ce qui a été mis en œuvre.

Je me doute que cette année encore, le syndrome Camille va encore frapper La meilleure élève, celle qui aurait dû avoir toutes les chances de décrocher une place en lycée professionnel et certainement de réussir son brevet des collèges série technologique est en train de jouer les Attila des salles de classe : absentéisme fréquent, indiscipline et refus de travailler, comportement grossier et parfois vulgaire.

Plus l'échéance s'approche et moins elle devient contrôlable. Elle perd son temps, fait perdre celui des autres qui sont bien plus en difficulté, elle irrite les adultes et nous met en porte à faux. Comment traduire ce comportement insupportable sur son dernier bulletin sans lui barrer la route ? Comment accepter de tels agissements sans perdre toute crédibilité ?

Le syndrome Camille a ceci de redoutable qu'il prend en otage les adultes qui assistent impuissants à la course à l'échec d'un élève. Lui donner raison, accepter les échecs lors des contrôles, les refus de travail, sanctionner et décrire la réalité, c'est condamner ce jeune et lui barrer la porte. Fermer les yeux, taire ses turpitudes et ses manquements, c'est encore lui donner raison et le renforcer dans un comportement intenable qui le conduira à l'échec.

L'explication n'est plus de mise, ce phénomène est une course en avant, une accélération vers le gouffre que représente les seize ans. Car le syndrome Camille est intimement lié à cette échéance, à la fin de la scolarité obligatoire. Ce seuil franchi, l'élève qui jusqu'alors tenait plus ou moins bien son rôle semble ouvrir les vannes, se laisser aller à toutes les libertés. La limite est franchie et plus rien ne peut la remettre dans le droit chemin.

Cet autre, qui jusqu'alors ne manquait jamais une journée de classe, a rompu désormais avec cette assiduité qui faisait sa gloire. Son décrochage est plus tranquille, il est tout aussi sournois. Il indique clairement que les propositions d'orientation que nous allons lui suggérer seront sans effet. Puisqu'il a 16 ans, il se sent libéré de ce poids. La suite sera pour lui dans la vie active, sans formation ni diplôme. Il est libre !

Naturellement ce syndrome touche les milieux les plus démunis vis à vis de l'école. C'est souvent la reproduction d'un comportement qui fut celui d'un parent. L'investissement scolaire n'est pas une priorité, la conviction que l'école ne peut apporter des réponses satisfaisantes est plus forte qu'un passé d'efforts et de progrès.

Un troisième cesse de venir à l'heure. Lui aussi, son avenir, il le conçoit sans l'aide de nos dossiers et de nos instances. Il se projette uniquement dans le professionnel par l'apprentissage. Qu'importe s'il se trouvera démuni avec son peu de connaissances scolaires, seul le boulot l'attire. Comment supportera-t-il les inévitables cours au Centre de Formation des Apprentis ? Comment retrouvera-t-il cette ponctualité qui est si importante dans le monde du travail ?

Un autre vient quand il veut. Les seize ans en poche, il se considère quitte. Il n'accepte même plus de remplir le carnet de correspondance, de justifier ses absences. Il a passé la barrière. Alors, ce qui avait été mis en place pour lui, les espoirs placés dans un apprentissage éventuel vont tomber à l'eau. Quand on caresse l'éventualité d'une issue favorable ou bien d'une réussite scolaire envisageable, il leur faut tout mettre en cause au nom d'une redoutable assignation à l'échec. Nous ne pouvons que constater ces sabordages stupides.

Ils finissent ainsi par confirmer le diagnostic initial, celui qui les avait placé dans l'enseignement spécialisé. « Il ne fera rien de bien, il ne réussira pas. Elle ne peut suivre un enseignement ordinaire. Il n'apprendra jamais rien ! » terribles sentences qu'ils ont entendues dans leur enfance. Ils les ont faites mentir le temps d'un parcours de succès et de confiance. Puis, l'échéance se profilant à court terme, ils ont donné raison aux oiseaux de mauvais augure …

Parfois, je me désespère devant tant d'efforts réduits à néant. Comment briser ce syndrome infernal ? Comment ne pas perdre le fil au dernier moment ? Si vous pouviez m'apporter des réponses ! Mai et juin arrivent, je vois venir les défections et les renoncements. C'est inéluctable. Que faire ?

Finalement leur.

Vidéo 


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116 réactions à cet article    


  • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 11:55

    Nabum

    Réponse je puis apporter, mais joignez-vous à l’idée.


    • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 12:06

      Je présente une thèse, approchant la réponse,

      Ca ne peut être qu’un trip tic...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 mai 2013 18:41

        @ ND


        Personne ne veut même considérer que ce soit la simplement la prise de conscience, venant avec la maturité, de la parfaire inutilité de ce qui est enseigné, toute la formation scolaire actuelle. dès qu’on sait lire, ne consistant plud qu’a apprendre des shibboleth et des jeux de rôles sociaux. 

        Quand la formation touche a sa fin et que l’apprenant perd tout espoir qu’un véritable sens ou une connaissance concrète sortira de la part qui s’amenuise de ce qui lui reste a apprendre.... il jette l’éponge. Il le fait parfois avec la hargne et la rancoeur de celui qui sait qu’il a été floué. Attendons-nous a ce que toute une génération le fasse.



        Pierre JC Allard

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 mai 2013 21:13

        Ayant lu les autres commentaires, je regrette de ne pas avoir donné plus de détails sur ce phénomène du rejet de l’éducation. Je complete par deus liens qui dont site a celui que je donnais plus . Juste pour ceux que ça intéresse vraiment. 



        Pierre JC Allard

      • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 12:08

        Il manquait un titre à ce poème, trouvé à l’instant,

        Tombé du pic de l’essieu, puisque j’avais alors :

         .

        Seize ans

         .

        Il marchait seul le regard baissé,

        Telle la honte avançait,

        Plein d’angoisses et de regrets

        Mais sans pouvoir reculer.

        .

        Il aimait en quelques lignes

        Raconter sa petite vie,

        C’était un signe,

        Contre l’oublie.

        .

        Il voulait être aimé,

        Tant aimé,

        Il aurait tout donné,

        Tout pardonné.

        .

        Il ne pouvait subvenir,

        Aux résultats qu’on attendait,

        Il voulait juste écrire,

        Et soigner les plaies.

        .

        Il pleurait ses faits et gestes,

        S’assommait de reproches,

        Alors que de mots célestes,

        Il couvrait d’éloges.

        .

        Avec ses idées d’enfant,

        Il voulait refaire le monde,

        Un monde de sentiments,

        Et d’amitié profonde.

        .

         

        Ses yeux perçaient les regards,

        Il voyait l’âme des gens,

        Mais quand arrivait le soir,

        De ses yeux coulait le sang.

        .

        Il cachait son vrai visage,

        Pour se montrer heureux,

        Brûlait certaines pages,

        Pour masquer les nœuds.

        .

        Il cherchait l’amour,

        Bien qu’il n’existe,

        C’était son dernier recours,

        Pour se sentir moins triste.

        .

        Il était jeune et vulnérable,

        Il courait vers le doute,

        Il entendait tant de fables,

        Qu’il n’osait dire sa route.

        .

        Ô dieux, Ô déesses,

        Qui était ce petit,

        Faites que personne ne le blesse,

        Ou je souffrirai pour lui.

        .

        Peut-être qu’un jour il se retournera,

        Sa vie sera sa conscience,

        Son regard s’élèvera,

        Et son cœur sera son apparence.


        • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:46

          Nathanaêl


          Simplement sublime !

        • Phi ka Sō Nathael Dunevy 16 mai 2013 00:37

          Nabum
          .

          Abîmement authentique


        • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 17 mai 2013 22:19

          Magnifique poème !

          Et orthographe impeccable, d’une autre génération ...


        • Phi ka Sō Nathael Dunevy 18 mai 2013 02:35

          Parlez moi d’amour
          .
          Je transmettrai à l’auteur,
          il en sera étonnement touché.
          Merci


        • Rensk Rensk 15 mai 2013 12:12

          Que faire ?

          Punaise ; on le saurait, ont vous le dirait...


          • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:47

             Rensk


            Dommage ! 

          • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 12:18

            Oui mais, à vingt ans…

            .

             

            Maintenant que le chemin de ma vie

            .

            se trouve confronté à mes rêves, je

            .

            devient celui que j’imaginais

            .

            toujours étant enfant. Et même si

            .

            parfois, au plus profond de mes désirs,

            .

            j’aspire à des choses très personnelles,

            .

            je ne veux pas voir mon destin guidé par des

            .

            roses qui ne sont pas mes propres

            .

            rêves, car je n’écris mon histoire qu’au travers de

            .

            mes songes, dans lesquels je me perds souvent

            .

            moi même.

             

            .

            Une ligne encense le rêve,

            Une ligne sur deux, révèle le sens.


            • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 12:28

              A deux fois seize ans, à ce jour,

              à vos souhaits tous jours...

              .

              ...Après cet aveu dernier billet :

               .

              Je n’en dors pas, ce « hic » m’atteint.

              Si un moment, j’ai pu être offensant,

              J’en suis bien triste, un gros chagrin.

              Car si tourment il y a, c’est retournant

              .

              A mes bons jours, qui ne seront hélas,

              Qu’un mince au revoir. Ainsi va la vie,

              Approché de la mort, abrogé de l’âme hors.

              Un « sur » si, voile à vie, un sûr pas si sur de survie.

              .

              Alors au projet de fâcher, je veux être le dernier,

              Je confesse à tordre, que ma peur de LA première,

              A la date savamment orchestrée, ça va m’en clouer !

              Du bec à la boite, plus un mot d’où est le comté de Pierre.

              .

              Voilà Nabum, voyez là ami,

              Cette vérité sans son,

              Sept vérités à raz crochet,

              Condamné le dont.

              .

              Je ferais meilleur usage,

              Des mots moribonds,

              Je serais lien sage,

              Jusqu’au grand bond.


              • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:47

                Nathanael


                Hélas ils n’ont pas encore grandi !

              • volt volt 15 mai 2013 12:35

                Salut C’est Nabum,

                ce que vous rapportez relève typiquement de la psychologie scolaire, et s’il n’y a pas un psy dans les parages, à ce moment-là, oui on est mal barrés...
                d’abord, c’est beaucoup plus l’âge, à mon sens, que l’échéance d’une libération que vous supposez, je me souviens de mon cas : 15 de moyenne générale en 4ème, 06 en 3ème, c’est dire...
                à quoi c’est dû ?
                plusieurs causes possibles : 
                d’abord c’est l’âge où l’on va jouer avec les limites plus et mieux et plus sournoisement que de coutume, interroger la loi, etc. ; voilà pourquoi sur vos hésitations à sanctionner sur des bulletins lisibles à l’extérieur, on peut comprendre, mais sur le rappel des règles en interne, faut pas lésiner... en général, un ado ne rue de la sorte que pour vérifier que les murs sont solides.
                mais à quoi servirait-il de lui rappeler son intérêt, dans un moment aveugle, où il ne veut rien voir, et où tout le jeu consiste à casser ? il faut de la patience, à moins d’une patho ancrée et caractérisée, il faut accepter le principe de « pourquoi pas perdre un an pour pas sacrifier tout un parcours »...

                mais à ce « cas général » ou à cette déviation de base en gros, à bien vous lire, on doit en ajouter deux autres :

                - l’échec voulu et fabriqué par soi, pour soi, dans un parcours et une histoire particulière, on est à la limite de la « névrose d’échec », et là vous n’y pouvez pas grand chose, sans psy, sinon lire l’excellent « la psychopathologie de l’échec » de Laforgue qui fut le psy de Dolto, trouvable en payot je crois.

                -et bien sûr il y a pire, ou imbriqué, c’est l’ado qui va se mettre à échouer parce que ça lui est demandé, exigé de lui ; donc pas toujours se faire trop d’illusions sur l’adulte qui râle sur l’échec de son bambin, quand inconsciemment il y veille de près... souvent on échoue... pour quelqu’un.

                seulement n’allez pas vous compliquer la vie avec toutes ces couches, vous devez avoir assez de problèmes comme ça, rien qu’à lister les foirages.
                donc bref, quand une mise en échec soudaine se manifeste de la sorte, il faut tenir bon, ne rien changer, essayer de raisonner l’adulte-enfant, et surtout expliquer qu’un passage par le psy n’a rien de patho, que c’est de bon conseil.

                • volt volt 15 mai 2013 12:40

                  à relire votre dernier paragraphe, je pense à « mieux vaut prévenir que guérir »... vous nous racontez cette histoire, ou ce schéma vous le rapportez ici, avez-vous songé à leur en parler à eux ? à en faire soit un conte, soit un compte-rendu, voilà ce qui vous attendrait... ce que mon expérience m’a appris... tombez pas dans ce panneau grossier et grotesque, etc. ?


                • volt volt 15 mai 2013 12:41

                  songez à la Camille de l’Enéide ! smiley


                • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:49

                  Volt


                  Le problème avec mes élèves c’est qu’ils n’ont plus de temps

                  À 16 ans, leur avenir se joue et parfois leur absence d’avenir pour la vie

                  C’est terrible

                • volt volt 15 mai 2013 14:03

                  ah je vois, c’est donc simple comme bonjour cette histoire, à quoi sert ce mamouth qui protège l’espace sans protéger le temps ?

                  quelle absurdité, à seize ans, de n’avoir pas le temps... vraiment -
                  alors donc si « c’est terrible », comme vous dites, c’est bien une terreur, et il s’agit du temps de l’entourage, pas de son temps.

                  depuis, Camille, sous la terreur, elle a bien réussi, 
                  sauf que c’était pas son temps à elle, donc pas sa vie, nie son avenir...
                  comment trouver sa vie et son avenir et son temps dans toute cette réussite qui était si peu la sienne face à la terreur alentour ? 
                  comment, dans cette équation, enfin jouir d’être soi ?
                  en faisant bien tout foirer à la dernière minute, 
                  qu’il prennent bien tout ça dans la gueule...
                  voilà, votre Camille c’était pour rire, puis c’est pas votre Camille,
                  plutôt qu’elle soit rien que de n’être pas de son temps...

                  pauvre victime de toute cette manip de la première à la dernière minute, 
                  que le désir des autres, ravageur, ravage heure.


                • ninou ninou 18 mai 2013 11:41

                  Prof dans le primaire, je peux certifier que la volonté de ne pas réussir se manifeste très tôt...
                  Il est vrai, qu’il y a souvent reproduction du modèle parental (les parents sont allés en « perf », les enfants iront en « segpa »).
                  Mais je pense que ce blocage psychologique est souvent plus social qu’individuel. Et l’école y participe ! Avez-vous déjà pensé à la souffrance d’un enfant qui découvre, en maternelle, qu’il doit tous les jours s’adapter à un monde (l’école) dont il ne comprend ni les règles, ni le langage, ni l’utilité, et qu’il est, en sus, sommé d’y réussir. Nulle place pour ses centres d’intérêts, pour son monde, son milieu. Il doit l’oublier pour « s’élever » !
                  Le dédain qu’il reçoit en pleine face, soit il l’absorbe et ne se sent jamais à la hauteur, complexe d’infériorité, soit il le brave et devient insolent (au mieux) ou violent (au pire).
                  Mais on n’a pas LE TEMPS de faire autrement !
                  Oui le temps manque ! Et ce, dès le primaire ! Les élèves doivent être efficients et très vite. Dès l’école maternelle, les évaluations assènent des jugements sur des enfants qui jusque là étaient (pour la plupart) aimés et considérés tels qu’ils étaient.
                  On n’a pas (plus ?) le temps de prendre l’enfant tel qu’il est, de l’écouter, de le comprendre, de lui proposer des choses qui lui « parlent ». Il faut vite en arriver aux objectifs pédagogiques !
                  Alors, même quand on essaie de prendre en compte chaque élève (il faut individualiser les parcours), même quand on ne prend pas les programmes pour la bible, on fait toujours classe pour un groupe « moyen ».
                  Je pense qu’on est à côté de la plaque !
                  Donner le goût d’apprendre prend DU TEMPS. De là seulement peut venir la capacité d’écoute active, l’acceptation du travail comme moyen d’accéder à un plaisir : le savoir.
                  Les enfants qui arrivent en segpa, sans parler des difficultés de compréhensions qui peuvent exister ( eh oui, on ne naît pas tous avec les mêmes atouts en main), ont subi bien des violences subtiles de la part de notre jolie institution. On n’a pas pris LE TEMPS de les prendre en considération en tant que personnes. Ils ont fait partie d’un troupeau indifférencié.
                  Alors, à l’adolescence...
                  Leur réaction de rejet est compréhensible.
                  Il ne faut pas culpabiliser.
                  Individuellement, on fait ce que l’on peut. Il faut essayer de rester à l’écoute de ces jeunes. Ne pas s’agacer devant eux.
                  Notre système scolaire n’est pas fait pour eux et ils le sentent bien (contrairement à bien des enseignants qui préfèrent continuer à y croire).
                  La réussite de chacun ? paroles ! paroles ! paroles !


                • Radix Radix 15 mai 2013 12:56

                  Bonjour Nabum

                  Une hypothèse qui pourrait expliquer ce comportement : la scolarité obligatoire s’arrête à seize ans, si ce gamin a de bon résultats il va repiquer pour deux ans en école professionnelle !

                  Il n’a a pas la moindre envie !

                  Radix


                  • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:50

                    Radix


                    Je peux comprendre mais pourquoi brûlent-ils aussi leurs promesses d’apprentissage ?

                  • Radix Radix 15 mai 2013 21:40

                    Bonsoir Nabum

                    Pourquoi il fusille ses promesses d’avenir ?

                    Peut-être par ce que personne ne lui a expliqué en quoi consisterait son avenir s’il se tirait de son école à seize ans sans diplôme ?

                    Il est vrai que pour lui décrire le monde du travail il aurait peut-être été nécessaire que quelqu’un ayant une expérience du travail en entreprise vienne lui dire que l’école à coté : c’est des grandes vacances !
                    Il aurait pu rencontrer ces personnes dans une école professionnelle, mais visiblement là c’est foutu, il écoute beaucoup plus ses potes à la sortie du collège qui ont un gros poil dans la main et se font de l’argent facile !

                    Mais pour lui dire tout cela encore faut-il l’avoir vécu, avoir eu un petit chef sur le dos toute la journée qui menace de vous virer à la moindre boulette, avoir vécu ce harcèlement quotidien peut vous rendre parfois un peu intolérant vis à vis de gens vivant dans un milieu « très protégé » des vicissitudes qui font l’ordinaire de la plupart de vos contemporains !

                    Et encore, je ne parle que de ceux qui ont la chance d’avoir un boulot !

                    Radix


                  • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 17 mai 2013 22:36

                    Il aurait pu rencontrer ces personnes dans une école professionnelle, mais visiblement là c’est foutu, il écoute beaucoup plus ses potes à la sortie du collège qui ont un gros poil dans la main et se font de l’argent facile !

                    C’est aussi tout ça. Mes Camille ne s’intéresse à rien dans le cadre scolaire parce que c’est le cadre scolaire. Dès le portail du collège franchi l’environnement des glandouilleurs qui se la pètent les attire comme des mouches, filles et garçons de même. Ailleurs l’herbe est plus verte et si jusqu’ici j’ai pu être fringué Nike et Addidas, il n’y a pas de raison que ça s’arrête.

                    Un avenir professionnel ?
                    L’une va travailler en nocturne dans un bar dès la prochaine rentrée, elle est ravie de gagner de l’argent, « elle va pouvoir faire des cadeaux à son chéri ... » l’autre va rejoindre l’équipe de son père pour trimbaler au black des sacs de ciment sur des chantiers jamais terminés. Ils n’en ont rien à cirer d’autre que le jour même ces gamins et n’ont pas les mêmes critères de réussite que nous, de par leur milieu socio-culturel bien sûr. Ceux qui ont voulu s’en sortir sont sur d’autres voies.

                    Je regrette la scolarité obligatoire portée à 16 ans parce que c’est à 14 ans qu’un apprentissage est efficace, le gamin est encore motivable même s’il rue dans les brancards pour le principe. A 16 ans il n’a déjà plus envie, deux années d’échec supplémentaires ne font que les désintéresser définitivement et irrémédiablement.


                  • Radix Radix 18 mai 2013 19:53

                    Bonsoir Nabum

                    Non la scolarité obligatoire aurait du être portée à dix huit ans, car c’était la seule façon de former des êtres humains en leur donnant les clés d’un minimum d’instruction.

                    A quatorze ans avec le certif pour tout bagage, vous êtes juste bon à devenir un ouvrier docile !

                    Radix


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mai 2013 20:09

                    Faux Radix très faux même , 


                    Perso suis parti de l’ école justement à 14 ans sans haine ni regrets . 

                    J’ ai eu le plaisir d’ avoir une vie pleine et variée .

                    Mon pote le meilleur également sorti au même âge , a monté une super boite , 
                    donne du travail à 500 personnes , s’ est éclaté dans son turbin , a pris d’ immenses risques financiers et coule des jours heureux . Sans jamais savoir la trigonométrie 
                    le théorie de la consanguinité . 

                    Il est né avec un solide bon sens .

                    Les bla bla bla des profs pas motivés , des enseignants estourbis de leur 
                    hauteurs de vue juste on les prend pour les cons qu’ ils sont . 

                    Sauf les vrais bons , ceux comme genre Nabum qui ont une âme au contraire 
                    de tous les gougnafiers qui entrent dans l’ EN par défaut . 

                    L’ école n’ a jamais rendu intelligent .  

                    Laissez apprendre un métier à ceux qui s’ emmerdent à l’ école .

                  • gaijin gaijin 15 mai 2013 12:59

                    la peur de réussir et une variante de la peur de l’échec

                    si j’essaie vraiment de réussir et que j’échoue alors là je serais obligé d’accepter l’idée que l’on m’impose que je suis une merde
                    alors que si je n’essaie pas vraiment dans mon fort intérieur je préserve mon estime de moi .......

                    des solutions ?
                    il y en aurait mais inabordables pour « ces gens là » un suivit indviduel avec un bon professionnel : psy, sophrologue ou autre donne de très bons résultat
                    mais autant vouloir atteindre la lune avec une échelle
                    hélas


                    • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:51

                      gaijin


                      Nous ne sommes pas tout ça et les dégâts sont grands !

                    • gaijin gaijin 15 mai 2013 16:56

                      nabum
                      et quand bien même vous le seriez on ne vous laisserait pas bosser ......
                      monde inepte ....


                    • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 17:00

                      gaijin


                      Vous avez mille fois raisons !

                    • voxagora voxagora 15 mai 2013 13:17

                      Alors ça y est, pour Elle, «  réussir n’est pas envisageable ’ » ?

                      C’est plié, perdu, foutu, constatable et irrémédiable.
                      vous ne pouvez plus qu’ « qu’assister, impuissant ’ ».
                      (J’espère qu’« assister », là, veut dire « regarder », et pas « accompagner »....)
                      Dans cette Ecole d’aujourd’hui, soit ça passe soit ça casse ?
                      et si ça casse c’est : « casse-toi ! » il n’y a plus rien à voir, à faire, à dire ? on te croyait des nôtres et finalement tu es bien « de Camille », indécrottable, pas repêchable, retour à l’envoyeur.

                      Et si, à partir de ce que vous dites d’Elle, de ses capacités, de son être, on tentait, vous et moi, à chercher d’autres sens possibles à son comportement ? 
                      Vous dites qu’Elle fout en l’air tous ses acquis par une sorte de réintégration dans certaine communauté,
                      et si Elle les mettait en jeu non pas pour ré-intégrer sa communauté (celle du quartier de la loose), mais pour EN SORTIR, Elle ne peut se faire que dans une crise, où Elle va tester les limites des deux cotés : limites du quartier, limites de la communauté enseignante.
                      et si, pour sortir de ce qui est son entourage, son histoire, son QUARTIER (pourquoi Camille ?) il lui était nécessaire de d’abord leur montrer qu’Elle ne Les renie pas, qu’elle ne les renvoie pas, qu’elle sait ce qu’elle leur doit, qu’elle ne les abandonne pas à leur sort en étant « mieux » qu’eux,
                      et que dans un deuxième temps seulement, une fois ce non-reniement carrément « mimé » (elle peut s’y perdre, aussi) elle pourra sans remords filer vers d’autres quartiers.
                      Une sorte de tribut, en somme.
                      Il se pourrait (toujours compte tenu de vos remarques sur ses capacités) que mimer ce qu’on appelle en psychanalyse le fantasme constitutif qui anime tout psychisme, qui est fait d’une oscillation perpétuelle entre deux pôles ?
                      les deux pôles étant « aller de l’avant » (meurtre symbolique du père) et « revenir en arrière » (désir de mère, là où on était si bien).

                      il y a longtemps que je ne suis pas intervenue sous vos articles,
                      si je peux me permettre je vais vous faire une demande :
                      celle de ne pas me répondre, sous ce commentaire, juste le lire.

                      Si je me base sur ce que vous écrivez sur Elle, il est possible qu’Elle ne fasse que mettre en scène une crise. Il est possible qu’en lui gardant votre confiance, en vous disant qu’Elle réussira, un jour, pas forcément cette année, pas forcément de la façon que vous envisagiez pour Elle, que peut-être elle ne fait que procéder par essais et erreurs, et qu’Elle s’en sortira.

                      C’est ce que je vous souhaite.

                      • volt volt 15 mai 2013 13:30

                        Salut Voix,

                        vous ne trouvez pas qu’il est étrange votre comment taire ? 
                        je veux dire qu’après l’excellence de ce tour où vous décortiquez bien des inconnues, ouvrez tant de pistes, non sans ce tribut au passage, soudain... régression complète sur cette charnière entre « l’avant et le retour », vous adoptez complètement, royalement, le comportement de Camille même - 
                        car, soyons clair : 
                        que fait Camille ? 
                        d’abord elle excelle, et puis soudain, elle passe à la mise en acte, avec condition expresse de se taire sur la question ; 
                        vous avez ainsi donc mimé le cas que vous étiez en train de lire ?

                        hélas, C’est Nabum est parfois si attentionné, humble et délicat, qu’il risque de vous prendre au mot (j’ai écrit au « mor » en lapsus, vous déduirez...), mais comme il est perspicace, je ne suis pas sûr que sur ce coup, l’injonction de Camille réussira à la lui couper ; il suffit d’ailleurs de parcourir son autre publication du jour pour se douter que le capitaine connaît ses remous, au millimètre.

                      • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 13:52

                        voxagora


                        Je vous ai lu ! 

                      • volt volt 15 mai 2013 14:06

                        hélas ....


                      • volt volt 15 mai 2013 14:25

                        bien, 

                        c’est donc moi qui (en) répondrai.

                        Bonjour voxagora.

                        je n’ai aucune idée de votre historique vaguement évoqué avec l’auteur, ce n’est pas la question.
                        A vous lire de près, on sent que vous suggérez, de loin, et de raison, l’implication de l’enseignant, elle est incontournable.
                        On pourrait formuler l’hypothèse que vous en appelez au silence de peur que justement cette interrogation ne soit poussée et que, psychanalyse sauvage aidant, les choses ne dérivent -
                        mais il ne tient qu’à vous de tenir cette réserve ?

                        comment conciliez-vous ce fait que sur la plupart de vos interventions, ici et alentours, vous linkez continuellement sur ce dada de vos sites lacaniens, grand philosophe de la parole s’il en est, et que, simultanément, vous en appeliez ainsi, d’abord, si tyranniquement, et en caractères bien gras, au silence ?

                        la castration c’est super, mais quand on en fait un préalable à toute prise de parole c’est qu’on y est plongé jusqu’aux dessous ?

                        comment concilez-vous la teneur fortement psy de votre discours, sachant que c’est leur affaire d’aider à verbaliser, avec votre demande expresse de d’abord... se la fermer ?

                        ne faudrait-il pas que le royaume de cette tribune soit bien inhumain pour que la prise de parole semble ainsi impliquer en retour... le silence de l’autre.

                        le mot « dialogue », il y a dans littré.
                        ce que C’est Nabum respecte ici ?
                        votre peur ?

                        pire encore ?
                        C’est sachant la délicatesse de l’auteur que vous en abusez (et attardez-vous bien sur ce vocable), car nulle part ailleurs je ne vous ai vu(e) formuler pareilles instructions.
                        une tribune, c’est vraiment bien, sauf que certains ne voient là nulle estrade.
                        quand à l’obsession de l’estrade, il faudrait encore n’avoir pas saisi que malgré tout son génie indéniable, vu sous un autre angle, Lacan (et tout le freudisme d’ailleurs) n’est encore qu’un patenté couillon.
                        je vous souhaite d’atteindre au plus vite à ce savoir, il est celui de l’échange.

                        C’est Nabum a cédé sur rien moins que la France.
                        je veux dire : la liberté, l’égalité, la fraternité.

                      • voxagora voxagora 15 mai 2013 14:48

                        Il va me falloir un peu de temps pour remonter sur mon cheval.

                        .

                      • volt volt 15 mai 2013 15:04

                        Ne jouez pas cette carte-là voxagora, votre voix est précieuse. Ce serait donner libre cours à répétition, culpa à reboire, le verre de trop, n’y trinquons pas. C’est question d’un instant, laissez partir cette cavale, et la promenade n’en serait que plus plaisante, et même altière. Vous verrez, la belle jambe, que ça vous fait.


                      • Phi ka Sō Nathael Dunevy 15 mai 2013 14:02

                        Nabum

                        « Je vous parlerais bientôt de vous,

                        Dans un billet doux. »

                        .

                        Vous êtes un Génie mon ami !

                        Ingénu, c’est peau dure contre poul mou,

                        Habiller ainsi, tous propos d’antre à vie,

                        J’en fais « L’avenue d’être à genou. »


                        • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 15:15

                          Nathael Dunevy (


                          Doucement, je finirai par le croire et ne comprendrais plus rien quand d’autres me trâitent d’imbécile ! 

                        • Phi ka Sō Nathael Dunevy 16 mai 2013 00:32

                          Nabum
                          .

                          « Le génie à tout heure, heureusement l’âme a tout tôt. »


                        • L'enfoiré L’enfoiré 15 mai 2013 14:52

                          J’ai la berlue ou j’ai déjà lu ce genre d’article précédemment, chez vous ?



                          • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 15:19

                            L’enfoiré


                            Redondons - redondons ! 

                          • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 15:21

                            LG


                            Nul n’est à l’abri d’une maladresse lexicale !

                            Souffler n’est pas jouer ! 

                          • Montagnais Montagnais 15 mai 2013 15:20

                            Bonjour l’Auteur, émouvant ..


                            Mais .. c’est pas le syndrome de Camille que vous décrivez ..

                            .. c’est le syndrome de la « modernité » ..

                            Dieu ne restera pas un exclu social jusqu’à la fin des temps. c’est rassurant.

                            - Le salut par les juifs .. Bloy .. 1 Euro 83 - Kindle, pour lesquels je ne fais pas de réclame, mais Bloy, bien.

                            NB Salut Volt .. Vous vous fatiguez l’ami .. Vous voulez pas un chat ?

                            Don’t buy anything you have ever seen advertised

                            • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 15:28

                               Montagnais

                              La modernité fait donc bien des dégâts ! 

                            • daniel paul 15 mai 2013 16:24

                              Salut c’est nabum.....

                              De mettre en compétition des gens, des enfants va quoiqu’il arrive amener des perdants beaucoup de perdants, c’est fait pour ça !!! smiley....la société injuste qui a un but majeur qui est l’ultra privilège de peux se construit des l’école qui est une émanation de cette société injuste .. qui est va en détruire certains c’est a b s o l u m e n t ..inévitable..

                              Persuadé sans jamais y réfléchir que la compétition est une bonne chose, la preuve le petit gars de la cité devenu footballeur va gagner en 1 mois ce que certains vont gagner en une vie de travail..formidable...

                              sans compter que la compétition c’est aussi la guerre, la forme ultimement destructrice de celle ci...
                              alors oui, je comprends le découragement bien sur....que faire pour le moment ? rien du tout, ? la pieuvre englobe tout....résister fait perdre des forces, presque toutes..dans un premier temps voir la défaite est souhaitable....ne pas résister mais voir ce qui est...un immense casino ou tous les jeux sont truqués est notre planete et on y a presque tous cru...presque...je n’y ai jamais cru , je suis né en 1955...
                              Le pire(de mon point de vue) gagne.....et seulement quand ceci est intégré profondément à la psyché ,sans fuir cela, ce qui est très très difficile....alors des « choses » vont se produire., se révéler, se mettre en place..la tentation du changement radical de suite est un frein à celui ci..car la compréhension des quelques mécanismes qui mènent au désastre est nécessaire.....
                              mais ceci est un autre sujet..
                              bon courage...
                              salutations...


                              • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 17:02

                                daniel pau


                                Remarques très justes, hélas

                              • daniel paul 15 mai 2013 18:02

                                Oui mais en même temps dans ce que je perçois, que ce soit personnellement ou globalement la solution serait découverte dans la révélation de ce qu’est le probleme et non pas en substituant des solutions sans comprendre le probleme dans sa profondeur....mais il ne s’agit même plus pour moi d’analyser mais de se laisser « envahir » par la peur par exemple, par le mal qui est là, etc et là des « choses » , des visions justes se révèlent d’elles même....la vérité n’est pas dans le cerveau analytique(pensée) de l’humain mais dans l’intelligence qui pour moi est toujours globale ..sans être timide , je parle de l’intelligence de l’ Origine,de l’univers, mais pour ce faire la science est totalement inopérante ainsi que la connaissance intellectuelle il nous faut un autre « outil » ,qui pour moi est la dans notre cerveau depuis des milliers d’années mais il ne marche pas...je l’ai vu a l’œuvre c’est pour cela que j’en parle..un article un jours la dessus peut être..

                                en fait nous vivons donc des temps propices à un changement radical..si..on comprend cette équation que la solution est dans le probleme donc dans sa compréhension mais pas dans la réaction au problème qui là ou les dirigeants veulent que l’on reste...car on y est piégé....c’est comme quand je ne vais pas bien du tout, de chercher a s’en défaire est ce qui ne faut pas faire..le mal est plus fort, pour s’en guérir il faut en voir toutes les raisons...et la solution vient alors tout seule, c’est du moins mon expérience concrète....il y est question d’harmonie globale Universelle et plus de business..qui est alors perçu pour ce qu’il est, une fuite désespérée en avant ou en arrière de ce que la vie est ,impermanente et finie, pour la remplacer par ce que « je » veux qui ne sera jamais atteint.....d’où la névrose totale jamais assumée de tous les leaders mais hélas aussi de beaucoup de non leaders ....c’est le nombre de non leaders ignorant

                                il ne faut plus réagir , ce qui nous est enseigné, mais il faut trouver les moyens justes de comprendre ce qui se passe avant d’agir..tout vérité qui est vue contient sa propre action, c’est carrément « magique »... action juste qui n’est plus guidée par la pensée ordinaire qui a peur....mais qui ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval .....ni d’un nouveau con d’ailleurs smiley

                                re salutations..


                              • Shade 15 mai 2013 18:14

                                Avez-vous expérimenté la Psilocibyne ?

                                L’outil, est-ce la glande pinéale ? Le 3ème Oeil ?

                              • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 18:20

                                 Shade


                                lequel faudra-t-il ouvrir ?

                              • Shade 15 mai 2013 18:25

                                C’est daniel paul qui semble le savoir, je ne faisais que l’interroger...


                              • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 18:47

                                Shade


                                Je vous prie de m’excuser ! 

                              • daniel paul 15 mai 2013 18:49

                                Salut shade ,non je n’ai pas expérimenté le psylocibine ..mais par contre pour le reste oui ça m’est arrivé , bien que je ne nommerais pas 3eme œil...quoique.ce n’est pas si mal vu en fait

                                l’outil la glande pinéale ? je dois d’abord aller voir sa location ..c’est vu , oui surement en partie..
                                il m’est arrivé ce qui est appelée une expérience dite kundalini ,j’en avais fait un article sur agoravox il y a 2 ou 3 ans environ...

                                effectivement le cerveau donne l’impression d’être sollicité en un centre , peut être est ce la glande pinéale, vu ou elles se situe ça se pourrait bien....puis après ça ce fut la même chose en plus intense et plus long mais sans cette énergie qui remonte et puis rien pendant des années..
                                ces moment me laissant continuellement savoir à quel point je suis sur une mauvaise route, je me suis enfoncé « tranquillement », d’autant plus que ça m’a « allumé » en permanence une sorte de connaissance inné de l’état mental de la planète...dur dur..à cela rajouter ma propre descente aux enfers = pétage de câble = chance ....
                                Une fois plus de choix possible, plus de fuite mentale qui marche etc etc etc restait juste a être le pétage de câble..sans rien attendre..et là une partie de l’intensité étrange est revenue en moins « intense » mais belle...et plus aussi comme des compréhensions involontaires de ce qui est non conscient pour le cerveau superficiel , la vision de la partie du cerveau machine qui est la seule partie que nous utilisons en général, et puis la vision que l’analyse ne trouve jamais les vrais problèmes..question de compétence etc etc..

                                je ferais un article la dessus...un jours..car ça part un peu dans tous les sens..et c’est un sujet « délicat » très perturbant....des fois si on cherche avant tout la securite ou la certitude absolue..mais je le ferais quand ce sera le moment...

                                Salut et robustesse comme disait quelqu’un smiley


                              • daniel paul 15 mai 2013 19:01

                                Tres perturbant pour les autres je veux dire,donc j’y vais mollo.. pour moi c’est......libérateur des fois, difficile parfois, d’un calme étonnant parfois...,chaque vision toujours involontaire de l’origine d’un probleme le détruit....amene a voir pourquoi ..
                                il s’agit de connaissance de soi même,c’est évident...c’est libérateur de la souffrance de vivre et ouvre sur.... ???

                                souffrir mentalement est alors un symptôme bien sur mais aussi un éventuel catalyseur qui éveille le cerveau endormi, qui est une zone de stockage des problèmes enfouis qui ne seront plus atteint par la réflexion donc par l’analyse, mais qui a aussi une autre fonction que la pensée telle que nous la connaissons, cette fonction voit ce qui est en profondeur...sans donner un avis...et donc sait rechercher les problèmes enfouis pour les résoudre....etc etc...le cerveau a une partie emetteur recepteur ,ça s’est passé aussi..enfin bref.....nous sommes totalement a coté du sujet....de ce que vivre est....mais bon on y travaille ,enfin non justement il n’est nullement question d’effort ce qui tombe bien car je fais souvent l’apologie de la fainéantise qui est en fait un art....perdu..



                              • Shade 15 mai 2013 19:39

                                La Psilocybine, c’était parce que vous parliez d’affronter ses peurs (ou le « mal » être), de faire corps avec pour en tirer une connaissance ; c’est un bon moyen, je l’ai fait.

                                Moi aussi, l’énergie de la Kundalini me travaille semble-t-il, mais elle n’en est qu’au stade du gros orteil du pied gauche (qui noircit quelque peu), on dit qu’elle démarre son ascension ici ; mais je ne peux le garantir.

                                Si comme vous le dites, vous avez expérimenté son ascension (et les désagréments qui l’accompagnent), alors vous êtes un illuminé, enchanté !

                                Vous aurez toujours beaucoup de mal à expliciter ce que vous vivez car ce que vous comprenez se déroule dans sur autre plan d’entendement. Il s’agit d’un mode de fonctionnement du cerveau, inexploré, mais néanmoins effectif, qui peut être qualifié de multi-dimensionnel.
                                On peut vérifier cette fonctionnalité psychique à l’expérience : le cerveau est en mesure de visualiser un sujet d’observation depuis tous les points de vue possibles (l’impossibilité est surmontable sur le plan mental). C’est alors que celui qui acquiert cette capacité latente est en mesure de considérer un problème dans ses composantes multi-dimensionnelles et ainsi d’optimiser ses chances (à coup sûr en fait) de le résoudre. 
                                Techniquement cela est littéralement consécutif à une expansion de conscience dans l’espace objectif et cette dernière est indissociable d’une distorsion temporelle (ralentissement) du temps subjectif.

                                En tout cas, au plaisir de lire ce que vous avez à en dire à l’occasion.



                              • daniel paul 16 mai 2013 07:58

                                Salut shade..oui OK..j’avais fait une très longue réponse mais la connexion internet fur interrompue alors tout est parti dans les limbes binaires de la machine..

                                ce sera pour une autre fois...je vais préparer un article....
                                juste un mot la réalité objective, oui je vois cela tres bien.
                                ciao !!


                              • Fergus Fergus 15 mai 2013 17:49

                                Bonjour à tous. 

                                En fait, et aujourd’hui comme hier, on peut n’arriver à rien sans être à proprement parler un décrocheur. Simplement on papillonne d’une matière à l’autre dans les domaines qui nous intéressent, et l’on se détourne des autres. Quand s’ajoute à cette approche très libre de l’enseignement le refus des injustices et un tempérament rétif à l’autorité abusive, la voie de la porte devient un chemin habituel d’un établissement à l’autre. Jusqu’à la sortie définitive du système, au terme d’un parcours chaotique.

                                Avec huit collèges, lycées et internats à mon actif jusqu’à la seconde, cela a été mon propre parcours. Dans un texte de janvier 2010, j’ai raconté l’une de ces exclusions, la plus cocasse, et ce qui l’a motivée. Puissiez-vous, si vous en avez la curiosité et désirez vous détourner des nouvelles déprimantes (du PSG et de la récession), vous amuser de cet épisode en lisant « De l’influence des pets sur l’enseignement des mathématiques  ».


                                • C'est Nabum C’est Nabum 15 mai 2013 18:16

                                  Fergus


                                  J’imagine le pire et je vais de ce pas vous tirer les oreilles et bout botter les fesses (le pet est plus difficile à n’en point douter !)

                                  Merci à vous

                                • Croa Croa 17 mai 2013 09:59

                                  Non, aujourd’hui n’est pas comme hier !

                                  Les décrocheurs ont toujours existés, sauf qu’autrefois ils se mettaient plus tôt au travail ’’actif’’ que les autres et où certains mêmes arrivaient à se faire une place au soleil quant même, les plus nombreux finissant petit salariés mais bon... ça allait tout de même.

                                  Aujourd’hui être décrocheur c’est chômage assuré et souvent la rue. smiley


                                • Fergus Fergus 17 mai 2013 11:53

                                  Bonjour, Croa.

                                  Si les processus du décrochage peuvent être les mêmes, vous avez raison de souligner qu’il n’en va pas de même des conséquences.


                                • viva 15 mai 2013 21:43

                                  Merci à l’auteur pour ce témoignage.


                                  Il restera quelque chose finalement, même si vous ne le verrez pas. 
                                  Du travail a été fait, à n’en pas douter, il changera leur vie tôt ou tard. 
                                  Ces jeunes gens auront eux aussi des enfants et pour peu qu’ils ne fassent trop de mauvaises rencontres, ils évolueront. 
                                  Ils sont de toute façon mieux armée pour affronter la vie et dispenser une éducation correcte à leurs propres enfants à venir.

                                  • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 07:16

                                     viva


                                    Merci de vouloir me réconforter

                                    Je suis inquiet pour eux
                                    Chaque année, il y a les mêmes doutes

                                    Chaque année l’appel du large est le plus fort
                                    Notre société n’est plus crédible et nos promesses si vaines

                                  • Miona Miona 15 mai 2013 22:24

                                     J’ai eu le même syndrome...

                                    Faire voler en éclats la moindre chance de réussir ses études, alors qu’on était la meilleure élève de l’établissement...
                                    Pfiou, c’est pas une bonne idée d’exploser comme ça... On le sait que ça va être un gros gâchis... mais on fonce quand même, en fermant les yeux, et ça fait mal...
                                     

                                    • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 07:18

                                       Miona


                                      Ne confondez pas les explosions avec des ressources individuelles et familiales et ces abandons qui se jouent dans un contexte bien plus complexe de pauvreté, exclusion et difficultés intellectuelles.

                                      S’en sortir est alors bien plus compliqué ! 

                                    • Miona Miona 16 mai 2013 10:08

                                       ( ^_^) 

                                       J’avais oublié que ma famille ne comptait que des intellectuels richissimes... 
                                      Suis-je bête ! ( ’_’ ) 
                                      Tout ce luxe et ces sommets de richesse intellectuelle ont causé ma perte... 
                                       Grandeur et décadence....
                                       
                                       

                                    • Miona Miona 16 mai 2013 17:17

                                       

                                       Vous avez raison, 
                                       s’en sortir doit être bien plus compliqué.
                                       Mea maxima culpa
                                       

                                    • C'est Nabum C’est Nabum 18 mai 2013 06:58

                                      Miona


                                      Triste réalité d’un système qui laisse tant des siens démunis au terme du voyage ! 

                                    • superwassou superwassou 16 mai 2013 00:22

                                      une idée me vient :
                                      organiser des interventions avec des adultes aux parcours similaires a ceux des eleves qu’ils (les adultes) se soient accrochés ou pas.
                                      Le partage de ces experiences ne peut qu’etre positif pour tous le monde.
                                      Les jeunes sont avides de « concret » et un adulte normal aime aider des jeunes qui en ont besoin.

                                      Je donne cette idée sans savoir la faisabilité de l’operation.

                                      En tous cas ca fait chaud au coeur de voir un enseignant qui aime vraiment ses élèves.



                                      • Kalmatoc Kalmatoc 16 mai 2013 01:45

                                        Bonjour.
                                        ma mère a été institutrice en remplacement dans ce type d enseignement, et elle en a été pas mal éprouvée... je tiens a vous féliciter pour votre engagement envers vos élèves. ce sont des personnes vivant dans un milieu social difficile culturellement (sauf pour le milieu musicale et télévisuel) et qui ont besoin de rêves. Dans notre société c est « il faut que tu réussisses tout de suite et sois indépendant ». c’est pourquoi ils se disent que le travail a 16ans c est bien, que tout va leur réussir. Or ils oublient qu’on est à 11% de chomage dont 25% pour les moins de 25 ans. des intervenants de leur age seraient les bien venu pour leur faire comprendre que la vie est difficile et qu il faut à la fois s’intégrer dans la Société et à la fois se démmerder seul !


                                        • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 07:25

                                          Kalmatoc


                                          Merci

                                          L’expérience est hélas jamais reconductible.

                                          On ne se sent jamais concerné surtout à cet âge ...

                                        • Ian Mer 16 mai 2013 09:38

                                          J’ai 55 ans et je me reconnais dans ce phénomène, autant dire qu’il traverse les âges...
                                          Dans mon cas, le problème était familial et je crois que c’est au niveau des familles qu’il faut agir.
                                          J’ai été un enfant incompris, mal aimé, maltraité psychologiquement, l’échec scolaire était programmé dans l’esprit de mes parents, il leur donnait raison, il justifiait leurs mauvais traitements, j’étais un mauvais enfant, ingrat, indigne et finalement, en bon enfant, j’ai saccagé ma scolarité pour leur préserver un semblant de bons parents, pour que les torts soient de mon côté.
                                          Ensuite, libéré de l’emprise malsaine de mes parents, à l’issue d’un cursus professionnel chaotique et de formations variées, j’ai entrepris à 32 ans une formation d’infirmier, métier que j’exerce actuellement avec beaucoup d’investissement.
                                          Je ne connais pas de solution miracle à ce problème, je crois qu’il faut traiter les situations au cas par cas, cependant je loue des initiatives locales comme celle par exemple qui consiste à inviter les parents à venir en classe, à la fin des cours, aider leurs enfants faire leurs devoirs.


                                          • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 11:22

                                            Ian Mer


                                            Je sais que ce n’est pas nouveau
                                            Ce qui change, c’est le nombre de gamins qui ne croient plus en la promotion par l’école, de parents qui pensent que nous ne servont à rien et qui donnent ainsi raison à leurs enfants

                                            C’est un désastre à venir

                                          • Hervé Hum Hervé Hum 16 mai 2013 11:02

                                            Bonjour Nabum,

                                            Y a pas de recette miracle qui fonctionne pour tous.

                                            Reste que vous pouvez essayer de montrer à ces élèves que la liberté s’est de se discipliner soi même et non pas d’attendre de se la voir imposer par les autres. Que les personnes de quelque domaine que ce soit, ayant le mieux réussit ont commencé par là, s’auto discipliner car se laisser aspirer par les autres s’est se perdre soi même.

                                            Si jusqu’à 16 ans c’est l’école qui t’impose sa discipline parce que tu es contraint d’y aller, au delà c’est à toi seul qui revient de t’imposer une discipline intérieure et c’est peut être l’enseignement le plus important que tu recevra de rester à l’école, maintenant que tu n’y es plus obligé. Sinon par ta propre volonté. Autrement dit, choisir de rester est transformer l’obligation en liberté.

                                             La vie c’est maintenant, mais ce maintenant dure toute la vie et donc ce n’est pas de vivre en urgence qu’est vivre maintenant, mais de vivre pour soi même en regard de ses désirs et des conditions pour les atteindre, et non selon autrui. Répondre à l’attrait d’une pub, d’une mode, de ses copains et copines, est ce être libre ou bien est ce se laisser conditionner et manipuler ? Alors, rester à l’école pour terminer un cycle d’étude et obtenir un diplôme ne vaut pas tant pour le regard de la société, ni pour se conformer à celle ci, mais pour soi même, se prouver à soi même d’être capable de se discipliner, d’apprendre parce qu’on le veut et non pas parce qu’on y est obligé. La liberté consiste à choisir de vivre pour soi et non de vivre par rapport aux autres. C’est certainement l’apprentissage le plus dur à acquérir, mais plus tôt il est acquit, plus fort et plus tu te donne les moyens d’atteindre tes rêves, car il n’y a que la discipline qui permet de se forger le caractère pour les atteindres. Quoique tu puisse faire et décider de faire ensuite, terminer un cycle scolaire avec mention est un excellent moyen pour y arriver.

                                            Car si poursuivre des études n’’est pas obligatoire pour atteindre ses buts, apprendre à se discipliner est une condition absolu. Et ce que t’offre de plus l’école maintenant que tu as 16 ans, c’est de pouvoir t’imposer à toi même une discipline qui sera ta plus grande force...

                                            Et de trouver les exemples d’élèves qui se sont imposé cette discipline pour se sortir de l’impasse sociale...

                                            Quelques aphorismes qui résument bien tout cela :

                                            La liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum et l’esclavage aucune car celle ci est imposé de l’extérieur.

                                            C’est la discipline intérieure qui seule fait changer l’obligation de venir à l’école en liberté d’y rester.

                                            Chacun doit être pour lui même son dernier maître et son premier disciple.

                                            Un maître qui ne suit pas sa propre discipline est comme un disciple qui n’écoute pas son maître.

                                            et enfin une variante : un disciple suit son maître et un maître suit sa discipline.

                                            Voilà, dernier conseil, éliminez les paraphrases ci-dessus et allez à l’essentiel, l’important n’est pas de parler beaucoup, mais de parler juste, donc peu et au bon moment !

                                            Espérant vous avoir donné une piste...


                                            • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 12:41

                                              Hervé Hum


                                              Je leur parle souvent de leur libre arbitre, de cette responsabilité qu’ils ont d’assuemer leurs actes et leurs choix.

                                              Ce qui pose problème est leur faiblesse de réflexion. La déficience est un handicap plus lourd qu’on pense, elle ne permet pas d’appréhender totalement tous les paramètres et les enjeux. Mais naturellement on ne peut faire à leur place

                                            • Hervé Hum Hervé Hum 16 mai 2013 13:49

                                              Ll y a un certain malentendu, si le fait d’assumer ses actes et leurs choix est bien sous entendu, ce n’est pas l’axe de réflexion principal.


                                              Je parles d’auto discipline et ce dans le but de se donner les moyens d’atteindre ses rêves ou du moins ses désirs.

                                              Parler de responsabilité dans un monde où celle ci est le parent pauvre sinon absent est perdu d’avance. Pour eux, votre discours est celui de la servitude volontaire, de la soumission, bref, irrecevable à cet âge où l’exemple est donné par ceux qui possèdent l’objet du désir face à ceux qui n’y ont pas accès. Où le sentiment de révolte l’emporte surtout et sur tout.

                                              Or, parler de discipline intérieure consiste à donner un moyen efficace d’accéder aux « biens » désirés (relation humaine et matériel). Pas dans l’immédiateté, mais dans un futur plus ou moins proche. C’est expliquer que la discipline intérieure n’est pas un fardeau, une entrave à sa liberté mais bien au contraire l’expression même de sa propre liberté face aux autres. Que tous les codes sociaux sont basé sur une discipline, mais extérieure. La discipline donne la capacité à la maîtrise de soi, ensuite, chacun doit choisir si l’important est la relation humaine ou les biens matériels. Ils apprendrons alors qu’une relation humaine saine, exige une bien plus grande discipline intérieure que l’accès aux biens matériels.

                                              De mon point de vue, la responsabilité se définit par « la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui’ » Si vous revendiquez que des droits, vous êtes au niveau d’un enfant, si vous revendiquez que vos devoirs vous êtes au niveau d’une machine. Donc, dans les deux cas vous êtes irresponsable.

                                              Enfin comme dit Jean Philippe, la vie ne s’arrête pas à 16 ans, toutefois, ce que vous pourrez leur dire aujourd’hui est comme un bougie que vous allumez dans leur cerveau, une graine qui peut germer à tout moment... Et j’en suis sûr, il y en a toujours qui germes dont je vous souhaite voir le ou les fruits...


                                            • Jean-Philippe 16 mai 2013 12:12

                                              Bonjour,

                                              Vous semblez penser que la vie se joue à seize ans ? Il n’en est rien, sachez-le, et rassurez-vous.
                                              Les missions locales, d’un point de vue institutionnel, et la vie tout simplement, plus largement, font que la vie n’est jamais écrite à l’avance, mais toujours à vivre, et à faire.
                                              Bien sûr, et là je partage votre inquiétude pour ces jeunes, (ces enfants ?), il est toujours souhaitable de faire simple lorsque possible, et tôt plutôt que tard.
                                              Mais à chacun sa voie. La génétique d’abord. Une histoire de vie, ensuite. L’adolescence enfin.
                                              Contre cela, vous êtes tenu de faire de votre mieux, et pas de réussir. Vous n’êtes pas responsable de ces jeunes (enfants ?). Vous êtes là pour les aider à saisir une chance, s’ils le souhaitent et le peuvent, rien de plus.
                                              Vous ne serez que plus efficace si vous acceptez l’impuissance qui est notre à faire faire à autrui sa propre vie. Et à relativiser l’enjeu !
                                              Non, la vie ne se décide pas à seize ans.
                                              Ce n’était déjà pas le cas de la mienne, mais alors, pour eux, dans le contexte socio-économique dans lequel ils vont devenir adulte ... je crains que plus grand chose ne soit à cet heure important.
                                              Alors distanciation conseillée, laquelle n’exclut nullement conscience professionnelle.


                                              • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 12:43

                                                 Jean-Philippe


                                                Je pense que la vie se complique singulièrement quand on abandonne tout à seize ans sans matrîser la lecture et l’écriture et sans savoir compter et raisonner.

                                                Ce sont des compétences essentielles. Ceux qui décident de tout arrêter mais qui possèdent ces outils sont encore libres, les autres non !

                                              • daniel paul 16 mai 2013 13:43

                                                Assez d’accord jean Philippe,j’ai 58 ans et ne sait toujours pas ce que je veux faire...

                                                le travail n’est pas la vie pour moi......la vie est un tout...on en a fait un rien...

                                                Résistance et robustesse..je dis n’importe quoi ça fait du bien
                                                amicalement..


                                              • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 14:03

                                                daniel paul


                                                Vous semblez disposer des outils de votre liberté ...

                                                Eux, NON !

                                              • daniel paul 16 mai 2013 15:03

                                                 tu dis(tu amical) : Je pense que la vie se complique singulièrement quand on abandonne tout à seize ans sans maîtriser la lecture et l’écriture et sans savoir compter et raisonner.

                                                c’est vrai....sauf pour raisonner, là je ne suis pas d’accord...

                                                tu dis aussi :

                                                Vous semblez disposer des outils de votre liberté ...

                                                Eux, NON !

                                                peux tu expliquer ce que tu entends par là ,merci d’avance.


                                                • daniel paul 16 mai 2013 15:07

                                                  cela dit ce cher Socrate, une des premières victimes de la démocratie aurait dit ceci :

                                                  Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, méprisent l’autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »


                                                  • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 15:38

                                                    daniel paul


                                                    Je m’occupe de jeunes particulièrement démunis d’outils cognitifs comme on dit ! 

                                                    Ils ont bien du mal avec la lecture, le calcul et l’écriture. Ils ne possèdent pas les connaissances de base. C’est pourquoi je doute fort qu’ils trouvent en eux des ressources suffisantes pour rebondir. L’expérience sur bien des années prouvent que le départ pour eux est prépondérant. Un échec initial est hélas bien souvent fatal. Commence alors une vie d’expédients et de galère qui conduit à la misère ou bien à la prison.

                                                    Je suis désolé de vous présenter un tel tableau.

                                                    Ceux qui par contre réussissent ce virage ont une vie simple et heureuse.

                                                  • daniel paul 16 mai 2013 16:48

                                                    Je comprends et c’est bien triste...

                                                    Mais que faire devant tnat de haine ??


                                                  • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 18:20

                                                     daniel paul


                                                    Que faire ?

                                                    Faire en sorte que la classe soit un moment heureux de travail et de réflexion, de respect et d’accord !

                                                    Mais là, il faudrait que tout le monde s’y colle ! 

                                                  • daniel paul 16 mai 2013 18:52

                                                    je comprends......alors bon courage et chance aussi à toi

                                                    salut merci de l’article et de l’échange



                                                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 mai 2013 17:06

                                                    Pas lu tous les commentaires.
                                                    D’accord avec Volt sur son premier (pas lu les autres). Pas le temps.

                                                    Une idée : aller voir le copsy, le tirer par le col ou la manche, lui mettre cet article (très intéressant) dans les mains et lui demander s’il peut s’arracher de son flux tendu de dossier et « inventer » pour cette classe un atelier de réflexion, genre philo-psychodrame qui amènerait chacun des élèves à penser sa position, sa vie, ses choix. Bref, de la prise de conscience et de la planification de l’action.

                                                    Je ne vois rien de mieux vu l’urgence...


                                                    • C'est Nabum C’est Nabum 16 mai 2013 18:21

                                                       Luc-Laurent Salvador


                                                      Prenez le temps de la réflexion ! 

                                                      C’est bien le conseil que je peux donner à mes élèves ! 

                                                    • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 12:47

                                                      Luc-Laurent


                                                      Je comprends mieux pourquoi j’ai esquivé votre proposition.

                                                      Le COp est une véritable catastrophe Il a été placé contre sa volonté dans un établissement dont il ne connait rien. Il ne fait qu’une permence de 4 heures dans notre segpa et n’intervient pas dans le collège.

                                                      Il est si déconnecté que l’équipe a décidé de ne plus lui demander d’intervention collective et nous ignorons tout des entretiens qu’il conduit.

                                                      Voilà pourquoi je n’avais pas répondu maintenant, c’est moi qui vais me faire taper sur les doigts.

                                                      Encore navré d’avoir usé d’une pirouette ! 

                                                    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 mai 2013 04:58

                                                      @ l’auteur

                                                      Votre réaction à ma proposition me rappelle tout à coup la nature de nos précédents échanges.
                                                      J’avais oublié que vous ne répondez pas sur le fond.
                                                      Ce que vous écrivez n’a généralement qu’un rapport lointain avec ce qui a été dit qui n’aurait pas l’heur de vous plaire en apportant explicitement (et seulement) de l’eau à votre moulin.

                                                      Votre demande de solution était en fait purement réthorique.
                                                      D’abord parce que si on vous apportait une solution vous seriez très embarrassé d’un point de vue narcissique vu que cette solution, précisément, vous ne l’auriez pas mise en oeuvre.

                                                      Ensuite, vous n’êtes vraiment pas là pour réfléchir.
                                                      Seulement pour publier un article.
                                                      Comme l’a souligné l’Enfoiré, celui-ci n’est qu’une resucée.
                                                      Allez-y messieurs dames, à vot’bon coeur, donnez dans la compassion...

                                                      Tout se passe comme si vous étiez tenu de faire du chiffre.
                                                      Vos commentaires elliptiques laissent d’ailleurs la même impression.

                                                      Quoi qu’il en soit, pour revenir à votre « réaction », elle est emblématique de votre fonctionnement. De ma proposition il n’est fait aucune mention.
                                                      On trouve juste (a) une petite injonction (« prenez le temps de la réflexion ! ») complètement à côté de la plaque....

                                                      •  D’abord parce que j’ai bien dit que je n’avais pas le temps de lire tous les commentaires mais que j’avais lu votre article. Donc j’ai pris le temps et c’était plus qu’il n’en faut pour la réflexion.
                                                      • La réflexion n’est pas une obligation dès lors qu’on a de l’intuition. L’important est d’avoir des idées.
                                                      et (b) un constat pontifiant et autosatisfait qui laisse à penser que vous continuez à vous croire dans votre SEGPA même sur Agoravox.

                                                      Je ne sais pas pourquoi mais tout ça me fait penser à ce que vous appelez le syndrome Camille.


                                                      • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 06:22

                                                        Luc-Laurent Salvador


                                                        Vous savez parfaitement que de solution, il n’y a pas ...

                                                        Vous me reprochez bien des choses ici qui ne sont pas forcément aimables.
                                                        Je ne peux vous donner tort sur l’art de l’esquive, elle existe pour bien des raisons.

                                                        Votre interprétation, je l’espère, ne correspond pas à ma position. Ceci dit, je pense qu’il est désormais inutile de fréquenter un personnage pour lequel vous avez autant de mépris.

                                                        Une nouvelle pirouette me direz-vous pour éviter le fond du problème.

                                                        Sans doute mais je ne veux pas entrer ici dans le conflit....
                                                        Désolé

                                                      • daniel paul 17 mai 2013 08:10

                                                         Allez-y messieurs dames, à vot’bon coeur, donnez dans la compassion...

                                                        très in-juste Luc, voir volontairement fait pour blesser, bel acte de compassion inversé...compassion dans le sens grecque de la tragédie,qui est plus prés du sens original , signifie, la passion d’être avec les autres...or c’est nabum me donne cette impression de cette passion qui est tuée par des mécréants, des bandits qui sont au pouvoir...
                                                        vous me semblez être de la race des saigneurs..grand bien vous fasse..


                                                      • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 09:15

                                                        daniel paul 


                                                        Ne le vilipandez pas ainsi !

                                                        Il est vrai que parfois je réponds trop vite et de façon superficielle ...

                                                        Luc préfère sans doute ceux qui ne prennent pas la peine de répondre. J’ai pris l’option inverse et je ne parviens pas toujours à être la hauteur.

                                                        Je vous prie de m’en excuser

                                                      • Hervé Hum Hervé Hum 17 mai 2013 09:29

                                                        @ l’auteur, j’ai eu la même impression et réaction que Luc Laurent Salvador au sujet de mon commentaire et de votre réponse le concernant.

                                                        Vous avez répondu de manière superficielle mais plus que tout à coté de la plaque. C’est irritant pour celui qui fait l’effort de répondre à votre propre demande.

                                                        Pourtant entre l’idée de l’un et de l’autre il y a matière à réflexion, mais pour vous plus que pour vos élèves. Car si le maître ne se donne pas la peine de la réflexion qu’il appelle, je ne vois pas comment il peut espérer celle de ses élèves. Ou alors, restez cohérent avec vous même et ne demandez pas aux gens de parler de ce que vous ne voulez pas discuter...


                                                        • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 11:57

                                                          Hervé


                                                          J’ai commis une indélicatesse.
                                                          Je ne peux que m’en excuser

                                                          Je mérite le pilori sans doute et même l’excommunication.

                                                          Qu’avez-vous donc à me reprocher de plus que ce fait malheureux qui doit être le fruit d’une précipitation coupable ?

                                                        • Hervé Hum Hervé Hum 17 mai 2013 15:22

                                                          @ C’est Nabum,

                                                          Qu’avez-vous donc à me reprocher de plus que ce fait malheureux qui doit être le fruit d’une précipitation coupable ?

                                                          La réponse est contenu dans mon commentaire précédent !

                                                          Cela dit, il n’y a pas mort d’homme et il ne s’agit pas de vous mettre au supplice, seulement vous faire réagir sur le décalage entre votre article et vos commentaires.

                                                          Cela ne va pas plus loin...

                                                          Bonne journée et bon courage !


                                                        • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 15:46

                                                          Hervé Hum 


                                                          Je me suis expliqué avec Luc

                                                          J’ai commis une faute pour éviter un sujet qui fache dans notre établissement.
                                                          Ce fut inconscient

                                                          Je n’aime pas blesser les gens et pour moi c’est important de répondre à chaque fois !

                                                        • Croa Croa 17 mai 2013 10:10

                                                          Le personnage s’appelle-t-il vraiment Camille ?

                                                          Bon choix de l’auteur d’un prénom neutre : Cela arrive aussi bien aux filles qu’aux garçons. Moins souvent aux filles il me semble mais cette chute du sommet à tout en bas leur va souvent et la cause en est sûrement très personnelle voire intime. Peut-être faudrait-il dans ces cas conseiller une consultation médicale ?


                                                          • C'est Nabum C’est Nabum 17 mai 2013 11:58

                                                            Croa


                                                            Camille est le nom d’un quartier dans lequel ce phénomène était presque systématique.

                                                          • Croa Croa 18 mai 2013 12:24

                                                            Oups, j’avais lu trop vite... !  smiley

                                                            Drôle de nom pour un quartier ! Dommage, Camille est un joli nom aussi bien pour fille que pour garçon bien que vieillot et plutôt rare dans les milieux populaires.

                                                            Formaté pub, on ne lit plus avec attention et nous avons trop tendance à rechercher ce qui conforte ou ce qui plaît... C’est bien fait pour ma gueule !


                                                          • C'est Nabum C’est Nabum 18 mai 2013 12:28

                                                            Croa


                                                            C’est un prénom et derrière il y a un nom qui fait maison d’édition ...

                                                            Je vous laisse chercher ! 

                                                          • Phi ka Sō Nathael Dunevy 18 mai 2013 11:54

                                                            Croa
                                                            .
                                                            Totalement insensé envers vous,
                                                            seul le mot « croix » était évité.
                                                            Excuses présentement présentées,
                                                            ne rajoutons pas de couac à la clef.


                                                            • C'est Nabum C’est Nabum 18 mai 2013 12:29

                                                              Nathanael


                                                              Laissez Croa en paix je vous prie !

                                                            • Phi ka Sō Nathael Dunevy 18 mai 2013 12:52

                                                              Nabum
                                                              .
                                                              Là est bien mon intention, marre et flexion.
                                                              .
                                                              Tout chemin de . roi ., léviter.


                                                            • C'est Nabum C’est Nabum 18 mai 2013 12:55

                                                              Nathanael


                                                              Cessons je m’en vais Bonimenter en terre de Loire chez Anne de Beaujeu 

                                                            • Phi ka Sō Nathael Dunevy 19 mai 2013 21:24

                                                              C’est Nabum

                                                              Sans la moindre camillité,
                                                              .
                                                              .
                                                              Si Camille avait une réponse à donner,

                                                              A son ancien professeur et aux intervenants,

                                                              Aurait-elle un droit de réponse accordé,

                                                              Ne serait-ce que dans un commentaire participant ?


                                                              • C'est Nabum C’est Nabum 19 mai 2013 22:18

                                                                Natahanael


                                                                Je diffuse en d’autres lieux des commentaires même quand ils ne sont pas en ma faveur.

                                                                Pour moi le droit de réponse est sacré et quand la remarque est profonde, je n’hésite pas à leur laisser de la place.

                                                              • Phi ka Sō Nathael Dunevy 19 mai 2013 23:01

                                                                Le syndrome Camille expliqué aux (grands) enfants.

                                                                Sous titre long d’une lettre courte, d’une élève mal élevé à son bon professeur.


                                                                Votre sagesse n’a d’égal que ma faiblesse de femme fable. Je compte sur l’homme pour raconter, même si le bas blesse, la couleur de l’étable que vous cher Nabum, aviez dressé en dessous de table. Vous avez trop soupé des mes « mais », des mes mets trop salés imbuvables, il fallait donc couper la paille de Mai, avant la fin du mois, coupant court à la faim du « Moi ».

                                                                Le ruban sourd tissé de soie est devenu suant, lourd et brisé du « Soi ». Ainsi soit-il pour le fil si fin, le fil de l’histoire aux cents fruits amers qui s’enfuit. Ferons-nous bon usage, du bonus blanc de l’ânesse au bonnet monochromé que je suis ?

                                                                A tous les intervenants du dernier moment, je présente mes remerciements sans couleur, je vous écris noir sur blanc depuis mon banc, que je fus et suis encore touchée à cette heure, par les commentaires sincères et troublants, que vous témoigniez à mon ancien professeur.

                                                                Que dire hélas de la déception que j’ai crée en celui, qui en moi mis tant de mois en douceur, à éveiller le sens insoupçonné du mot « émoi » ?

                                                                Et moi du haut de mes 16 ans, Camille La vulgaire, indomptable et mauvaise élève sans aucune classe, j’ai renié l’enseignement loin d’être primaire, j’ai bafoué, moqué et perturbé indignement, toute une classe.

                                                                A l’école de la vie j’ai souffert, à l’école de l’écrit j’ai découvert la raison, et les raisons à venir. Mais à l’école buissonnière, mon décolleté bien garni j’ai couvert d’excuses, pour à l’école ne plus venir. Mon bulletin de vers s’est diversifié en météo sombre et orageuse, et vu le temps présent, je trinquerai au futur avec mon bel écriteau :

                                                                « Le passé se représentera à l’instant ». Santé aux trois thés de la phrase.

                                                                Voilà, c’est bien peu que cela, mais c’est bien là l’impôt à payer à mon percepteur, mon ancien professeur. Mon séjour en Segpa n’aura an duré qu’un seul pas, quand mon enseignant à endurer en saignant, mes incommensurables erreurs.

                                                                Camille.


                                                                • C'est Nabum C’est Nabum 20 mai 2013 08:01

                                                                  Nathanael


                                                                  Je suis touché ! 

                                                                • Phi ka Sō Nathael Dunevy 20 mai 2013 16:15

                                                                  C’est Nabum
                                                                  .

                                                                  Monochromiquement zèbré, Camille s’est vu dédier

                                                                  un poème arc en ciel, qu’elle eu manne idée

                                                                  de colorer d’humanité, sans cri crayonné.

                                                                  La camillité est un vilain défaut annihilé.

                                                                  .

                                                                  Le poème sera citer à l’occasionné.

                                                                  Prétendre toucher, Camille

                                                                  est réservée. Décolleté

                                                                  dépecé, fut d’abord

                                                                  rapiécé, retouché.

                                                                  Alors à l’orée,

                                                                  Camomillait,

                                                                  effleurait,

                                                                  posait,

                                                                  osait,

                                                                  Camille remerciait en forme de voile, rendant la barre à ce bout,

                                                                  Vive

                                                                  l’art.


                                                                  • C'est Nabum C’est Nabum 20 mai 2013 17:21

                                                                    Nathanel


                                                                    Descente chromatique et poétique pour Camille décolorée

                                                                  • Phi ka Sō Nathael Dunevy 20 mai 2013 23:03

                                                                    C’est Nabum

                                                                    .
                                                                    .
                                                                    Juste un poème sur une gamme plus humaine...

                                                                                                  Ni noème ni sirène, juste une promesse aubaine...
                                                                     
                                                                                                                                                                                          Bénie de rien...

                                                                    ...Aux bennes les mots vilains.


                                                                  • C'est Nabum C’est Nabum 21 mai 2013 06:13

                                                                    Nathanel


                                                                    Ni Ben ni d’autres prénoms qui pointent du doigt.

                                                                    Camille est d’ici pour éviter toute confusion 

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