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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Rapports de concavité et de convexité dans la société moderne

Rapports de concavité et de convexité dans la société moderne

Une fable contemporaine et apocalyptique qu’on aurait tout aussi bien pu titrer « Meetic, tic, tic, tic, Boom ! ». Ce soir, j’ai rendez-vous avec Ludmilla, cheveux longs cuivrés et bouclés, quelques tache de rousseur autour de grands yeux d’un vert boréal, agrégée de lettres modernes, bien sous tous rapports. Ma convexe ?

Je l’ai rencontrée (virtuellement) en début de semaine, nous avons longuement discuté et finalement décidé de nous voir. Mais, à présent, au seuil de l’inconnu, j’ai un terrible problème : une extinction de voix. Je n’avais jamais réalisé jusqu’à ce jour, combien la perte d’un seul organe peut être, dans certaines circonstances, tout à fait pénalisante. 19 heures, je sors du travail et je l’appelle et j’assèche mon dernier filet de voix éraillée pour la prévenir de mon état. Elle préfère maintenir notre rendez-vous, m’assure que ce n’est pas grave. Dans un dernier souffle rocailleux, je marmonne un « oui » cavernicole et je file la rejoindre.

Quand nous arrivons au restaurant, je suis définitivement aphone. Elle, tout à fait charmante. Ayant parfaitement intégré mon infirmité, elle se charge de la commande. Elle choisit les plats, le vin, tout. De temps à autre, le garçon me jette un regard furtif, il épie mon assentiment, un mot... en vain ! Heureusement, Ludmilla n’est pas en peine de discours. Elle aime la littérature et en anime notre repas. Je la laisse hululer aux génies, fioriturer les belles lettres, confiturer les auteurs modernes. Que puis-je faire d’autre dans mon état ? J’acquiesce sporadiquement, un hochement de tête par-ci, un sourire par-là, un signe, parfois. Je picore, mi-Keaton, mi-Marceau. Le temps passe, bon gré mal gré, la cuisine aussi.

Comme je jouis encore d’une audition et d’une vue normales, j’en profite pour observer nos voisins et je réalise que les deux couples occupant les tables mitoyennes parlent de moins en moins. Aux conversations animées du début de repas, ont succédé quelques échanges furtifs, des bribes et puis plus rien. C’est incontestable, ils nous observent, s’amusent du drôle de couple que nous formons, elle pulpeuse et volubile, moi abrupt et muet comme une carpe.

Progressivement, la situation en devient embarrassante. Devant le flot de paroles déversé par ma partenaire, une subtile réserve eût passé pour de la galanterie, voire de la chevalerie. Mais un tel silence de ma part, profond, entêté, cuirassé... à la longue c’est plutôt gênant, déplacé, honteux, à la limite de l’herpès intellectuel.
Elle le ressent forcément et reste pensive, le temps de quelques bouchées. De mon côté, je n’ai de cesse d’échafauder des plans insensés de guérisons miraculeuses à coup de Pessac Léognan, des délires de rémission forcenée, fût-elle temporaire, entre le café et l’addition.

Et puis, elle lève ses yeux vers les miens, me sourit et susurre :
- N’allez pas le prendre mal, ou croire que ce genre de choses soit dans mes habitudes. Mais je réalise le côté... délicat de notre situation et je ne peux pas compter sur vous pour prendre une initiative. Alors, je vous propose, si cela vous dit, de prendre le dessert chez moi. Voilà ! J’ai des fraises.

Le temps pour moi d’écarquiller à cette proposition surréaliste et elle ajoute, désinvolte :
- Et ce sont des françaises, pas des espagnoles.

Bigre ! Elle va droit au suc, à la quintessence, au cinquième élément. L’heure n’est plus aux arabesques, aux chinoiseries académiques, aux méandres... L’instinct me commande de lui obéir, il l’hurle (lui), cet impérieux.
Mais, crénom de nom de dieu de... et tous les jurons présidentiels qui vous passent par la tête, elle habite à l’autre bout de la région parisienne et je dois me lever aux aurores demain matin. Et je suis crevé, laminé par l’angine, frissonnant, pas du tout confiant dans mes organes, je veux dire... en général. Remettre... Oui ! C’est la solution, seule et noble.

Je me racle la gorge, me concentre, prépare le plus petit moindre muscle de mon pharynx à la production d’une explication que j’ambitionne audible, solide, diplomatique et par-dessus tout... concise. Elle guette ma réponse, les deux couples autour de nous guettent ma réponse. La surface habitée de l’univers guette ma réponse. Un, deux... trois... Je me lance. Et là... une seule syllabe rocailleuse, un seul son, rauque, préhistorique, antédiluvien ! Un « noooon » énormissime et râpeux !
Et puis plus rien. Même pas un « nââân meuuuurci », encore moins le début d’une explication. Nada ! Juste un « noooon » de rogomme. A côté de cette saillie, le bramement guttural du cerf qu’on égorge passerait pour suave, chantant, éthéré... séraphique. Malédiction !

Instantanément, les deux couples qui nous entourent partent, à l’unisson, d’un éclat de rire phénoménal. Vexée, ma compagne d’un (seul) soir s’électrise, les irradie brièvement d’un œil noir, reviens vers moi, zébrée d’éclairs. Aïe !
Quand le capitaine expérimenté et réaliste découvre l’iceberg dressé à quelques encablures de l’étrave de son navire lancé en avant toute, il sait que l’affaire est mal engagée. De même, il devient évident qu’elle va éclater. Et c’est ce qu’elle fait ! Elle explose, champignonne. D’un bloc, elle se redresse, thermonucléaire, rue dans la table... Vlan ! Harpie force dix... tonitrue... Bing ! Culbute... furie de transes, et finit par se dégager d’un coup de rein. Bang ! Tout valse, valdingue, chavire, couverts, carafons, pain, sel, poivre... Badaboum ! Les lustres Empire en tremblent. Un tsunami de Pessac Léognan déferle en plein sur ma chemise.
« Tu es vraiment trop con ! », qu’elle me lance, fulminante, appuyant ostensiblement sur la dernière syllabe dans le même élan qu’elle jette rageusement sa serviette en travers de la table. Pour ma liquette, c’est même plus Blücher, c’est Waterloo et Trafalgar réunis... Trop absorbé à rattraper mon assiette au vol avant que le reste du filet de sole n’atterrisse sur mon jean, je ne peux empêcher le fond de sauce Dugléré d’y rejoindre la vinasse.

Il m’est tout à fait impossible de la calmer, plus un son ne passe ma gorge. Elle a déjà tracé, comète rougeoyante, filé en bombe, porte, trottoir... Vroum ! Happée par la nuit, loin, drapée dans sa colère, vers chez elle, l’infini, ses fraises... « Tu es vraiment trop con ! »... Une seconde, j’en suis rétrospectivement ému, pensez ! La première fois qu’elle me tutoie et le dernier témoignage d’un amour définitivement sacrifié et irrémédiablement râpé.

J’oscille un moment entre considérations évanescentes sur le fragile équilibre des rapports homme femme et observations désolées des très concrets dégâts matériels que je viens de subir, quand je sens un silence énorme monter de la salle et les paires d’yeux se braquer sur moi. Et quels regards... Misère !
Je me sens lourd, subitement perclus d’adversité, gourd, moulu, liquéfié, fluide comme mille hectolitres de honte. Imagine-toi, cher lecteur, chantant à tue-tête « Sex bomb, sex bomb, you’re my sex bomb  », sur le court central de Roland-Garros, vêtu d’un sobre string léopard et entouré d’une demi-douzaine de mamies en transes et bikini rose censées matérialiser lesdites bombes sexuelles. Toi et... des milliers de personnes dans les tribunes et... toi. Ressens-tu cet étrange et confus sentiment de désarroi qui te gagne alors ? Eh bien, tu es encore loin de ma détresse. Ah comme j’étranglerais volontiers l’idiot qui a dit que le ridicule ne tuait pas...

Un temps, je me débats dans un brouhaha hostile suintant l’ironie et le débinage. Du fond des estomacs tirebouchonnés, les biles refoulent, refluent aux goulots, se mêlent aux salives. J’essuie une marée de quolibets réprobateurs sur fond de graillon, relents de travers de porc croustillants, côte du Rhône éventé et vieux marc de café. « Ah le cochon ! », éructe une bourgeoise boursouflée, exaspérée par l’abus de calories qu’elle vient de s’infliger. « Tu l’as dit, Maman », marmonne le mari calciné, sans sortir le nez de sa mirabelle. Tassé contre le bar, hilare, un vieux hibou hulule longuement « houhou-hou, houhou-hou ». L’animal ironise !
De toutes parts, on m’assassine avec cette assurance tranquille que confèrent un relatif anonymat et une écrasante majorité. Je paye pour leurs remords de bombances, leurs digestions acides, les mauvais relents, les plis graisseux et les viandes distendues. On me transperce... Quelle corrida et bientôt... la mise à mort ! Ah mais pardon ! C’est que j’ai déjà perdu la voix, alors si je dois y laisser les deux oreilles et la queue... ça risque de faire beaucoup en une seule soirée !

Puis tout le petit monde se met à rire énormément, grossièrement. Je préfère... En un sens, c’est plus humain. Je me contente de leur sourire... péniblement... je vais puiser la poussière de dignité que toute bête, même confrontée à des adversités cataclysmiques, recèle encore au tréfonds de son âme.

Le garçon revient, jovial. « Monsieur prendra-t-il un dessert ? ». Veut-il ma mort, ce facétieux pingouin ? Basta ! J’ai déjà eu mon flan. L’instinct me pousse à décamper, mais je me ravise et fais signe pour un café et l’addition. Je ne leur ferai pas ce plaisir de déguerpir calamiteux, de ramer vermineux vers la sortie, cette autre rive de mon Styx.
Dans cette histoire, je suis réellement la seule victime et j’entends le démontrer par une allure d’insouciance glaciale et ironique. Je savoure donc mon café, le temps de me composer une figure d’indifférence, puis je règle l’addition et sort, assez lentement, hautain, indifférent... en un mot, grand !

Dehors, il fait froid. A intervalles réguliers, le souffle du vent d’hiver porte à mes narines une exhalation de vinasse à la sauce Dugléré, et plaque un cataplasme glacé sur mon ventre. Ah quel merveilleux bonheur, l’existence ! Voilà pourquoi je ne veux plus faire de rencontres et pourquoi je ne me marierai probablement jamais. Stop ! Plus de bulles, plus de flûtes pétilleuses, plus de champagne, je me contenterais d’une petite bière, de temps à autre, très économe d’amour, parcimonieux à l’extrême, chameau.

Harmoniser concave et convexe peut paraître naturel, simple. Eh bien non ! Croyez-moi ! J’ai sillonné tant de voies de traverse... jusqu’à la trame du cosmos, pour l’apprendre. J’ai exploré la femme, cet être prétendument co-égal et consubstantiel à l’homme. Et j’ai trop connu les déboires, la détresse des grands naufrages et, pour être franc, trop abusé des visions anthropomorphiques de l’amour pour qu’aujourd’hui, parvenu au seuil de la sagesse, les rapports de concavité et de convexité dans la société moderne ne m’inspirent plus qu’une colossale et reposante indifférence...


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164 réactions à cet article    


  • JL JL 4 mars 2008 10:06

    Sè non è vero, è bene trovato.

    N’empêche, je pense que la dame a très bien joué la partie, dans cette inversion de rôles qui semblait lui aller comme un gant. Est-ce cette aptitude qui vous a fait craindre d’autres initiatives de sa part ?


    • Argo Argo 4 mars 2008 12:23

      Cher JL,

      Concevant confusément le cheminement tortueux où l’image du gant ne saurait manquer de faire déraper ce fil de commentaires, vous comprendrez qu’il m’est difficile de m’engager sur une réponse circonstanciée.

      Affectueusement 


    • JL JL 4 mars 2008 18:35

      Cher Argo, bien reçu, 5 sur 5. 


    • snoopy86 4 mars 2008 10:13

      Bonjour Argo

      C’était quoi le Pessac- Léognan ?

      Au passage c’est quand même dans le récit de tes mésaventures meetiquiennes que je te trouve le meilleur ....

      Mais voilà au moins deux fois que tu nous décris tes difficultés à sauter...le pas

      Les zozos s’inquiétent pour toi


      • anvil mac lipton anvil mac lipton 4 mars 2008 12:01

        Pessac-Léognan est le nom d’un cru bordelais (Pessace est une ville de l’agglomération bordelaise).

        C’est un vin correct sans plus à mon avis.

        Dans un bouchon, on préfèrera un Julienas, ou en blanc un Macon-village.

        Mais Argo, ne t’inquiètes pas, moi, j’ai rencontré mon épouse sur internet. mais pas par un site de rencontre !


      • Argo Argo 4 mars 2008 12:19

        Ah Zozos, merci pour votre compassion...

        Mais ne vous inquiétez pas trop, j’ai quand même eu des conclusions plus heureuses. Evidemment la décence m’interdit de les reproduire ici, ainsi que sur NaturaVox, SportVox ou AgoraVox TV. Quoique ...

        Sur TripleXVox, à la rigueur, s’il existe un jour. 


      • snoopy86 4 mars 2008 13:17

        @ Anvil Mac Lipton

        Foutriquet, sangouillon ( comme on dit à Pessac et non pas Pessace ), béotien, bachi-bouzouk, j’en passe et laisse le soin à Haddock de continuer à t’agonir d’injures.

        Oser dire qu’un Pessac Léognan est un vin correct sans plus !!!!

        Envisager seulement de comparer Haut-Brion à un Juliénas ou Chevalier à un Mâcon blanc !!!! des nectars des dieux à du simple pinard de gargouille !!!

        Il y en a qui sont morts pour moins que celà et dans d’horribles souffrances. Et moi je suis un doux comparé à Emile Red ou au Furtif...

        La question était quel Pessac Léognan ? car aprés une demi-bouteille de Latour-Martillac ou de Pape-Clément un zozo normalement constitué peut grimper un bataillon d’amazones, même enrhumé....

         

         


      • snoopy86 4 mars 2008 13:19

        Au passage bonjour voisin !!!

        J’espère que vous avez signalé ce commentaire sacrilège à la modération ou au Mossad ...


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 4 mars 2008 14:03

        Snoopo,

        Est-ce que je dois envoyer Tony à cet impétrant ?


      • snoopy86 4 mars 2008 14:08

        Salut Sandro

        Pas besoin de Tony, on va faire un false-fag.

        j’ai fait dicrétement prévenir Emile Red, un dur de dur, un anar hispano-bordelais, un gars qu’a fait 20 ans à Gradignan au coeur de l’appellation....


      • haddock 4 mars 2008 14:12

        une agonie pour Anvil Mac Lipton , à la demande générale de Snoopy ,

         

        espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords

         

        ophicléide

         

        moratorium

         

        bayadère de carnaval


      • snoopy86 4 mars 2008 14:27

        Mimile va pas tarder à débarquer sur ce fil

        c’est Red de red , quoique il vire aussi au noir mais c’est un vrai pro...

        En plus c’est pas comme Sandro ou moi, il est capable de donner dans la modernité. Il y a belle lurette qu’il a remisé le 45 Army au fond du grenier.

        Je serais le Mac Lipton, je toucherais plus à mon téléphone portable et j’enléverais vite fait les appuie-tête dans ma voiture..


      • Emile Red Emile Red 4 mars 2008 14:55

        Miladiou, corne de zébu, zé plus soif... Un blasphémateur, un apostat, un hérétique, un schismatique,

        Tudiou, D’artagnan que ta rapière emperce ce vilain, que les nobles Gascogne et Guyenne ne laissent le pleutre survivre à l’avanie, que gicle l’ultime égoutture du sang de ce mécréant.

        Aliènor, de l’offense, tourneboule en sa tombe à lire pareille coquecigrue, quel est donc ce vil et haté écossais qui s’enhardit à confronter ce manant Juliénas au Sieur Mountesquiou en ses terres de La Brède et Léognan ?

        A moi la garde, Haut Bailly, Malartic, Martillac et Haut Lafitte, bouillaient, gents chevaliers, d’étriper le coquin, après de le rosser, de le rouer aux mesures de son méfait. 

        Qu’il périsse sur le champs, au gibet qu’il le faut à pendre comme un rang d’aillet, renégat du bon gout, apocryphe du genre humain, félon des papilles.

        Macon, Macon, Macon vous même


      • snoopy86 4 mars 2008 15:39

        @ Dom

        Mimile et moi on n’est pas du même bord mais on est des hommes d’honneur et il y a des sujets sur lesquels on ne transige pas...

        mais on n’est pas aggressifs pour autant. par exemple on ne parle jamais de vin avec un corse...


      • Emile Red Emile Red 4 mars 2008 16:00

        En homme de coeur et d’esprit, on ne peut tolérer l’irrespect aux nobles cuvées, diantre et palsambleu.


      • snoopy86 4 mars 2008 16:32

        Ceci posé, on s’est peut-être un peu emportés car il y a de bonnes choses en Juliénas et Mâcon blanc, mais c’est tout de même pas la même cour...

        Le sangouillon est-il encore vivant et si oui dans quel état ?

        S’il vit encore et se repent je suis prêt à pardonner et même à lui offrir un coup de La Louvière...


      • anvil mac lipton anvil mac lipton 4 mars 2008 16:41

        Fi donc messieurs, j’apporte ma flamberge, et mon espadon, et je vous prends tous en duel sur le pré, à l’aube qui agrémente de rosée la cire qui cachète les facons de ces vins bien plus fameux au palais que sont Brouilly, Chiroubles, Juliénas et Morgon pour les beaujolais, Pouilly-Fuyssé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Chablis, Macon-Village (blanc) , Cote-de-Nuits-Village (rouge), Chappelle-Chambertin, Bourgogne Alligoté ou Passe-tout-grain...

        Le v-ignoble bord de laid et auitain(1) est surfait, et ce sont des papilles atrophiées qui laissent entendre qu’un repas dans un bouchon - temple de la gastronomie lyonnaise - pourrait être agrémenté d’un autre vin que ceux précités !

        En garde donc, et pas de quartier !

        (1) Je ne tolère qu’au Juraçon et au Monbazillac le droit de table chez moi...


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 4 mars 2008 16:49

        snoopo

        Je ne voudrais pas faire tache, mais je suis également très crus de Beaujolais ( Morgon, Brouilly, Moulin à Vent, St Amour) et naturellement Bougogne ( Vosnes-Romanée, Romanée Conti, Nuit-St -Georges).

        Considérant que les blancs sont des vins de dames, je n’ai pas d’opinion (hormis un petit Pouilly-Fuissé sur le foie gras au sel de gerlande).

        Bon voilà. C’était juste pour causer.

        Un petit mot pour rien dire, ou plutot pour dire l’inverse.

        Bon alors, il est où, l’Amiral, le Captain abandonné ?

        Parce qu’on va pas tenir seuls son estaminet. Faut qu’il vienne nous causer amour et spaghettis, sinon on s’en va.

        Il ferait une depression, alors ?

        Non. Céline disait : "la mélancolie, c’est rien dont on ne puisse guérir en tirant un coup".

        Dans ce cas d’éspèce, je dirais plutot :

        C’est rien dont on ne puisse guérir en buvant un St Amour....


      • snoopy86 4 mars 2008 16:56

        Mon pauvre Anvil

        Mon fond de générosité m’a encore trahi, il nous faudra donc t’estourbir puisque tu ne te repents point.

        Si au moins tu nous avais présenté ce qui fait la grandeur de la Bourgogne, les Montrachet ou les Romanée par exemple. Mais nous sortir ces vins de soif, voire ces fonds de barrique comme les Passetougrain. Mécréant !!!!

        Et nous sortir le Montbazillac qu’en Sauternais nous mettons dans les chasses...

        Emile fais ton oeuvre ...


      • snoopy86 4 mars 2008 17:19

        @ sandro

        Trés exceptionnellement sérieusement,

        Je suis trés amateur de beaujolais et de bourgogne et ce que tu cites m’enchante souvent.

        Quand aux blancs je ne considére pas qu’il s’agisse de vins de dame. Les grands blancs de bourgogne malheureusement devenus inabordables sont pour moi inégalables. Il doit me rester une vingtaine de bouteilles de Chassagne et Puligny-montrachet et chaque fois que j’en ouvre une c’est un enchantement.

        Mais quand notre ami Anvil nous dit que le pessac-léognan est quelque chose de moyen c’est qu’il ne connaît pas. il me reste là aussi quelques bouteilles de Haut-Brion ( trés peu et que je n’ose pas renouveler compte tenu du prix), du Pape-Clément et je renouvelle réguliérement en Fieuzal, Latour-Martillac, La Louvière et Couhins ( que j’ai découvert, géré par l’INRA et qui fait un blanc fantastique). C’est quand même pas la même cour que le Juliénas, aussi bon fut-il...mais chaque vin a son moment...


      • Emile Red Emile Red 4 mars 2008 17:32

        Je ne dirai qu’une chose, l’homme atablé qui refuse au foie gras son breuvage aloué n’a de mot à dire sur tel met qu’il nous faisse nous gausser.

        Et d’Aquitaine s’il en tire le foie gras, qu’il ne l’habille de Sauternes n’est point de bon aloi.


      • Argo Argo 4 mars 2008 17:38

        Je reviens. Cela dit sur les fraises, (je vais me faire démolir par Mimile et Snoop mais je prends le risque) un petit muscat de chez Orenga de Gaffory (Patrimonio) passe tout à fait bien, rapport à l’acidité des fraises.

        Non ?


      • snoopy86 4 mars 2008 18:03

        Aprés ces fraises-là moi c’est plutôt Benson and Hedges...


      • snoopy86 4 mars 2008 18:06

        à contrejour, bien sûr


      • Emile Red Emile Red 4 mars 2008 18:26

        Hummm des fraises au vin avec un filet de sucre de canne macérées une matinée dans un vieux Bergerac...

        Là dessus je tergiverse vers un Lambrusco rouge.

        Tudieu c’est pas encore la saison, gredinerie de XXI ème siècle.


      • Argo Argo 4 mars 2008 18:27

        Ben moi, j’ai eu des envies de Smith et Wesson, en 357 ou 44 magnum.

        Si on veut rester sur le Pessac Léognan, on peut pacifiquement opter pour un magnum de Chateau Smith-Haut Laffite (qui a dit que le Pessac Léognan c’est de la piquette ?).


      • Argo Argo 4 mars 2008 18:43

        Le vin était un "Les Hauts de Smith" 2005, second vin du Château Smith Haut Lafitte, Pessac Leognan.

        Je sais, ça vaut pas le premier vin de la propriété mais je trouve ce "hauts de Smith" sympathique. En tout cas, ç’aurait du suffire.


      • haddock 4 mars 2008 18:43

        contre-jouir dans l’ obscurité nuit


      • snoopy86 4 mars 2008 18:43

        Trés bien Smith Haut-Lafitte....


      • snoopy86 4 mars 2008 18:48

        Haddock

        Je pensais à cette magnifique chanson de Charles Dumont

        http://www.paroles.net/chanson/22311.1

         


      • Emile Red Emile Red 4 mars 2008 18:49

        Piquette c’est celui qui dit qui l’est...

        Des Graves piquette, et le beaujolpif nouveau c’est pas de la piquette, de l’urine de yack, du coulis de fosse à purin, de la lessive de fosse couche, du lisier porcin, de la bile de lapin mixomatique....

        Doux rêve

        Classement officiel des vins de Graves Crus classé Couleur Commune Château Bouscaut Rouge et Blanc Cadaujac Château Carbonnieux Rouge et Blanc Léognan Domaine de Chevalier Rouge et Blanc Léognan Château Couhins Blanc Villenave d’Ornon Château Couhins-Lurton Blanc Villenave d’Ornon Château de Fieuzal Rouge Léognan Château Haut-Bailly Rouge Léognan Château Haut-Brion Rouge Pessac Château Laville Haut-Brion Blanc Talence Château Latour-Martillac Rouge et Blanc Martillac Château Malartic-Lagravière Rouge et Blanc Léognan Château la Mission Haut-Brion Rouge Talence Château Olivier Rouge et Blanc Léognan Château Pape Clément Rouge Pessac Château Smith Haut Lafitte Rouge Martillac Château la Tour Haut-Brion Rouge Talence

         


      • haddock 4 mars 2008 18:54

        l’ en a de jolies le Charles


      • Soleil2B Soleil2B 4 mars 2008 19:23

         

        - Orenga de Gaffory !

        - Ah Argo, c’est là qu’on reconnaît la classe !

        - Et n’écoute pas Snoop, c’est la jalouseté qui le mine


      • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 19:29

        Salute Soleil ! vas tu bien ?


      • snoopy86 4 mars 2008 19:47

        Salut à toi Roger, vieux brigand ....


      • Soleil2B Soleil2B 4 mars 2008 20:31

        - Soir les enfants !

        - Tu vois Snoop, j’ai mis mes globules au garde à vous !

        - Demain, Orenga de Gaffory vient me réapprovisionner !

        - J’ai toujours dit que pour ce que j’avais, un bon oenologue...................................


      • snoopy86 4 mars 2008 22:22

        Tiens le choc, crapule, et soutiens toi avec tout ce qui te fait plaisir, le plaisir peut tout guérir...


      • Nobody knows me Nobody knows me 6 mars 2008 14:37

        @snoppy

        Foutriquet, sangouillon ( comme on dit à Pessac et non pas Pessace ), béotien, bachi-bouzouk, j’en passe et laisse le soin à Haddock de continuer à t’agonir d’injures.

         

        Oser dire qu’un Pessac Léognan est un vin correct sans plus !!!!

        Envisager seulement de comparer Haut-Brion à un Juliénas ou Chevalier à un Mâcon blanc !!!! des nectars des dieux à du simple pinard de gargouille !!!

        Moi je préfère le coca...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 mars 2008 19:03

         @ Snoopy et tous les autres bacchisants. Merci d’avoir réveillé mes vieilles appétences. Je crois que je vais garder ce fil et le relire chaque fois qu’il va pleuvoir. Mépriser les Pessac-Leognan, même si ce n’est plus "graves", ça demeure sérieux... Le Haut-Brion a fait plus que Joyce pour me faire apprécier les Irlandais. Et vous, Emile Red, je vous vois sous un autre jour... J’ajouterai plus d’humour à nos prochaines empoignades.

        Etant de nature contrariante, une banderille du Parthe pour garder vivant notre esprit chauvin : Y-a-t-il vraiment meilleurs vins que les Brunello et les Vega -Sicilia ? 

         

         Pierre JC Allard

         


      • yoda yoda 4 mars 2008 10:23

        Concavité, connexité, sagesse, indifférence... votre dernier paragraphe me laisse quelque peu songeur...

        A priori, concave et convexe, ca s’emboite. Si ce n’est pas le cas c’est qu’il y a tout plein de circonvolutions névrotiques qui empechent l’emboitement. Ca peut venir de soi, de l’autre, ou des deux. Les circonvolutions peuvent aussi s’emboiter !!

        Elle aurait quand bien mérité un petit coup de concave, la Lubmilla...

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