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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Témoin de Gévéor

Témoin de Gévéor

(Gévéor’s witness*)

* pour faire plus chic

Kiravi, vin des Postillons, Préfontaine, Gévéor, vin des Rochers, ces mots ne vous rappellent rien ?

"Un jaja que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître" (à fredonner sur l’air d’Aznavour).

Eh bien moi, oui !

Car il faut bien un jour témoigner de Gévéor, pour conter, à qui veut bien lire, que j’en ai sué comme un bourricot à devoir aérer le cabas, jour après jour, missionné humanitaire que j’étais, chargé de rapatrier le kil de rouge hépatique coupé au vin d’Algérie, l’étanche soif de mon cuistot de pater.

De quoi remplir au fil de l’enfance les caves de Bailly (89 Yonne), à vue de nez rouge.

A l’âge de 10 ans, coursier malgré moi, j’étais devenu expert en vin de quantité illimité, estampillé VDQN (Vin De Qualité Négligeable).

"Yohan, va chercher le Gévéor de ton père !", m’intimait ma patronne de mère.

Et me voilà encore une fois chargé de ravitailler le pacha en précieux breuvage, son carburant du jour, le seul, disait-il, capable de gouleyer efficacement le pied de porc, la galantine et le pâté Hénaff, avec l’assiette de frites mayonnaise maison.

Que du bon chez l’épicière de la rue de Noisy-le-Sec et un choix aux petits oignons, propre à faire passer la guerre d’Algérie pour une aimable partie de chasse d’incentive.

Sur ce point, l’Etat ne s’est pas vraiment hissé à la hauteur de tous ces chevaliers du postillon qui ont si bien rattrapé l’affaire, en mélangeant opportunément les cépages des deux rives, à la satisfaction du bon peuple de France. Un moyen comme un autre de tirer un trait sur une période peu glorieuse de notre histoire.

Aujourd’hui, je veux rendre grâce à ces vins d’Algérie qui adoucissaient nos vins de messe régionaux, aptes certes à étancher la soif de nos abbés et paysans, mais loin de satisfaire celle du bon peuple ouvrier de Paris.

Mon pater, en victime expiatoire de la réclame métropolitaine, avait fait sienne le slogan de la réclame Gévéor, présenté abusivement comme "le velours de l’estomac" ou mieux "le taffetas du duodénum", cher à Francis Blanche.

Un estomac paternel bien ingrat au demeurant qui ne lui a pas dit merci et qui, de plus, lui a fait méchamment payer l’addition quelques années plus tard.

Je vous le dis : la réclame de l’époque, c’était pas le bling bling d’aujourd’hui. Après la réclame, le peuple marchait en cadence...

Il est vrai qu’entre la station Porte des Lilas et celle d’Alésia, il y avait de quoi prendre soif. "Gévé... Gévé... Gévé... Gévéor !!!, Dubon... Dubon... Dubonnet !!!" vantaient les slogans itératifs du métro. Entre deux stations, impossible d’y échapper. Une génération de balayeurs, d’employés de bureau, de standardistes, de garçons de café était vouée à fredonner en silence la ritournelle précur"soeur" du 118... 218.

Je ne me suis jamais plaint de ces courses quasi quotidiennes. De retour d’école, à peine le cartable tombé, je repartais aussi sec en mission secrète. Hors de question que le pacha ne puisse faire chabrot ce soir, les bouteilles devant être achetées une à une, pour ne pas éveiller les soupçons du voisinage.

Je dois vous avouer que j’y trouvais mon compte, car quelques piécettes chapardées me payaient en retour d’un tube de lait concentré Nestlé, qui me donnait du cœur à l’ouvrage, tout en me musclant la langue sur le pavé du retour.

J’ai la nostalgie de ces étiquettes colorées qui habillaient les litrons de l’époque. En province, on pouvait les retrouver sous des appellations aussi imagées que savoureuses.

J’ai un souvenir ému du Dom Rémy de mon pépé de Rohan (56 Morbihan) : "Si tu bois tu meurs, si tu ne bois pas, tu meurs quand même, alors bois", professait la boutanche.

Sur l’étiquette était représenté un moine tonsuré et ripailleur, prenant grasse et riche collation dans un compartiment SNCF. Tartine de Camembert sur tranche de pain de campagne et flacon de Don Rémy levé à votre santé.

Dieu et Bacchus seuls savent à quel point cette image m’a fasciné, jusqu’à passer les heures mouillées de mes vacances à scruter les moindres détails figurant sur l’étiquette (les vaches dans le pré dans le fond...).

Aujourd’hui, puisque je dois mourir un jour, je bois donc. Mais du velours de l’estomac et du pif de soif, je me tiens désormais éloigné. Car personne, je dis bien personne n’a été capable de me dire ce que ce Dom Rémy est devenu plus tard.

Je pense encore à lui parfois...

Dédicacé aux Zozos et à Dom Rémy


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91 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2008 11:33

    Camarade Yohan,

    Tu es décidement un excavateur de talent de notre mémoire collective, l’explorateur pas seulement des gisements d’emploi, mais de nos aigreurs stomacales, et du temps passé qui ne reviendra plus (et c’est tant mieux, pour le coup).

    Les cubitainers de supermarché, le "taffettas du duoédenum", ca parle...

    Merci, camarade du rideau de fer ( cette remarque n’a naturellement aucun contenu géo-politique....).


    • haddock 13 mars 2008 11:39

      Tonnique ( du mot tonneau ) ce billet .

       

      Là j’ ai lu les trois premières lignes , je laisse passer un temps pour me réjouir de lire la suite .

       

      Quel plaisir .


      • haddock 13 mars 2008 11:47

        Faut interdire ce genre d’ article .

         

        Yohann Profession  ?  Paradiseur perdu .


      • gecko gecko 13 mars 2008 11:41

        On s’y voit en effet... mais je suis trop jeune pour avoir pu connaitre tout ceci... quoi que dans mon bled perdu en haute loire j’ai déja entendu mon grand père parler du Peyvel.


        • Yohan Yohan 13 mars 2008 12:44

          Faut bien se raccorcher à qq chose et faire contrepoint, surtout avec le monde de Momo qui nous file la sinistrose


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2008 15:02

          Merci, Dom22, tu es trop bon.

          On est juste des petits artisans du billet ciselé, celui qui dit les choses sans étre trop lourd, genre avec des liens partout et des resucées de Wikipedia.

          Mais on est drolement cernés et menacés, dans la boutique....Espèce protégée, bientot....


        • Yohan Yohan 13 mars 2008 15:38

          @ sandro,

          Là je confirme, j’en avais fait une parodie de l’auberge Avoxienne et de sa galaxie. ça n’a pas passé la modo. Dommage, car on n’est pas là seulement que pour s’informer, d’autant que je ne suis pas sûr que tous les billets contribuent à m’informer avec toutes ces resucées de presse. 


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 mars 2008 12:59
          Je bois Systématiquement Pour oublier les amis de ma femme Je bois Systématiquement Pour oublier tous mes emmerdements

          Je bois N’importe quel jaja Pourvu qu’il fasse ses douze degrés cinque Je bois La pire des vinasses C’est dégueulasse, mais ça fait passer l’temps

          La vie est-elle tell’ment marrante La vie est-elle tell’ment vivante Je pose ces deux questions La vie vaut-elle d’être vécue L’amour vaut-il qu’on soit cocu Je pose ces deux questions Auxquelles personne ne répond... et

          Je bois Systématiquement Pour oublier le prochain jour du terme Je bois Systématiquement Pour oublier que je n’ai plus vingt ans

          Je bois Dès que j’ai des loisirs Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule Je bois Sans y prendre plaisir Pour pas me dire qu’il faudrait en finir...


          • gül 13 mars 2008 13:04

            En plus, elles étaient consignées les bouteilles, donc hop, encore un p’tit tour à l’épicerie pour les rendre et deux ou trois bonbecs de plus de gagnés !

            Ah, j’adore !!, ça fait revenir plein de souvenirs qui me semblent tout doux aujourd’hui.

            Merci.

             


            • Yohan Yohan 14 mars 2008 12:36

              @ Gûl

              des mistrals gagnants ou des cocos boer ? je parie


            • dup 13 mars 2008 13:16

              interessant , je collectionne les anciennes pub ,ainsi que les spots video . Il faut user ausssi de l’ancien vocabulaire qui appelait ça ’réclame’ dans les moteurs de recherche . Ca montre à quel point notre société , son vocabulaire et ses préoccupations ont changé. Je remarque surtout que les arguments étaient souvent lourds et ampoulés et le graphisme surchargé . Des noms qui disent plus rien au jeunes ,des marques qui existent plus . Comme on change sans le voir

               


              • haddock 13 mars 2008 13:26

                Dans notre coin à nous ( Alsace ) on avait les vins Saint-Morand , me souviens plus d’ la réclame mais ça devait être " les vins Saint-Morand les vins qui donnent du talent "


                • haddock 13 mars 2008 13:56

                  Dom

                   

                  C ’est le genre de question qui n’ a jamais de réponse et que chacun se trimballe avec lui .

                   

                  Me souviens , un jour me suis pris une paire de baffes de mon dab , j’ me demande encore aujourd’hui pourquoi .Ce jourlà j’ avais rien fait .

                   

                  Alors que certaines fois j’ en méritais vraiment , rien , pas même un regard appuyé . Les mystères de l’ existence .


                • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2008 16:41

                  @Dom et Had :

                  "Voyager, c’est bien pratique. Ca fait travailler l’imagination. Et puis d’abord, tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre coté de la vie ".

                  Céline. Extrait de la préface du "Voyage au bout de la nuit". ( je cite de mémoire)

                   

                  Merci, Yohan, de nous avoir fait fermer les yeux. Voyage immobile.....


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 mars 2008 13:38

                  Préfontaine, je ne boirai jamais de ton eau ferrugineuse !


                  • Castor 13 mars 2008 13:56

                    ça c’est de l’article morbleu !

                    ça fait du bien par où ça passe, bien rond, un petit arrière-goût de nostalgie bienvenu, bref, le bonheur.

                    Merci.


                    • clairette 13 mars 2008 14:09

                      @ Yohan,

                      J’adore votre article qui me rappelle des tas de souvenirs et d’images de mon enfance (ben oui, j’ai passé les soixante...)

                      Dans notre région (le pays drouais) on buvait du cidre fabriqué maison la semaine aux repas, mais mon papa buvait son petit coup de Gévéor ou Préfontaine avec le casse-croûte avant d’aller aux champs... et le dimanche...

                      A la fin des années cinquante, on devait être plus riche car les jours de fêtes on achetait du champlure, ou du cramoisay rouge ; je me rappelle aussi de la "pelure d’oignon" préféré des dames ! Et avec le café, il y avait bien sûr, le petit coup de calva... ou le "cointreau" maison (une orange piquée de grains de café, macérée dans de la goutte...)

                      Merci pour ce voyage bien agréable dans le temps passé grâce à nos souvenirs communs quoique c’étaient mes frères qui allaient acheter les litres de vin chez l’épicier....(un travail de garçons...) ; moi je lavais la vaisselle... et le dimanche en débarrassant la table, il m’arrivait de finir les fonds de verres !

                      J’aime bien le bon vin et maintenant que j’habite la région de Saumur, Chinon.... on peut se laisser aller de temps en temps !

                       


                      • Yohan Yohan 13 mars 2008 14:29

                        Aujourd’hui, c’est la journée nostalgie sur AVOX. Voir article sur Jacques Anquetil

                         


                        • haddock 13 mars 2008 14:32

                          Merci Clairette ,

                           

                          C ’est le nom que je cherchais depuis la lecture de l’ article , le fameux Cramosay et Champlure , j’ me souviens de l’ émission sur Europe 1 avec Maurice Biraud faisant la réclame o pour cette marque .Vas-y , ça nous rajeunit !


                          • iomej 13 mars 2008 14:36

                            Merci pour cet excellent papier !  smiley


                            • maxim maxim 13 mars 2008 14:52

                              ça me rappelle des souvenirs personnels votre article ...

                              adolescent ,mon premier boulot a été de me trouver dans un entrepôt de pinards ,biéres eaux minérales et vins et spiriteux ,chez un semi grossiste et détaillant ,dépositaire de la marque Damoy et Una ....

                              j’était garçon caviste sur mes bulletins de salaire ..

                              du cours complémentaire ( ancêtre du lycée ) comme les études me couraient après ,je me suis retrouvé au boulot ,entre les caisses de pinard ,les tonneaux ,la fûtaille et les camions à décharger ,et le pinard à mettre en bouteilles ,il y avait des cuves également et il fallait se coltiner le tirage du jaja ....

                              les anciens ,après la bite au cirage ,et la cuite de force aux nouveaux ,m’ont appris le boulot ...

                              nous avions comme gros qui tache ,Préfontaines ,Vigna ,le Bon moine ,Granvillons ,Postillon ,Chantecler ,et puis tellement d’autres ....ah oui le vin des Rochers ( le velours de l’estomac ) plus les pinards à la tireuse qui arrivaient en camions citerne ....et qu’il fallait soutirer dans la journée une cuve commencée doit être terminée,la cuve lavée aérée ,et remplie à nouveau et souffrée pour empêcher le pinard de se piquer .......

                              respirez un coup un nuage de souffre ,vous allez voir comme ça débouche les sinus ....

                              j’en ai respiré un paquet de cette saloperie ...c’est pour ça que je dois en avoir un grain ....

                              il y avait une cave de grands vins avec les crus prestigieux ,dans une cave à part ,j’en ai piqué quelques bouteilles au moment des inventaires ,avec les potes on se sifflait du Margaux au goulot ,j’ai piqué un soir un Richebourg ,c’est vrai que ça déchire autrement que le jaja de prolo .....

                              un peu plus ancien ,le fils du patron m’emmenait récupérer un des livreurs qui carburait au gros rouquin ,et qui vers 16 ou 17 heures était complètement paf ,je conduisais le Tube Citroen ,sans permis ,mais dans les années 50 ça se faisait ,et je ramenais la camionnette et le livreur ,ou parfois je terminais la tournée avec le fils du taulier qui me suivait avec sa bagnole ......

                              à l’époque on disait que le pinard c’était pour les travailleurs de force ,et que l’eau faisait rouiller ,et que celui qui buvait pas faisait de la poussière en chiant ...

                              dans les troquets ,les bonshommes à la sortie du boulot allaient se rincer la dalle au vichy communiste comme on disait ...

                              combien de mec repartaient pleins du bistrot ,rentraient bourrés chez eux et foutaient sur la gueule de leur bourgeoise et des moufflets .......

                              une vache d’époque ,moi ça m’a dégoutté de la boisson ;j’ai vu tellement de pauvres types complètement imbibés ,c’était leur drogue à eux .......

                              consommez modérément ,que du bon ,pour le plaisir .....

                               

                               


                              • Yohan Yohan 13 mars 2008 15:07

                                @ Maxim

                                merci ! le fameux Granvillon, je n’arrivais pas à me souvenir de celui-là. Pourtant, j’en ai convoyé quelques unes de celui là


                              • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2008 14:55

                                @ Johan,

                                Je fume pour oublier que tu bois.....

                                 

                                En plus, tu as vu que je suis à Fleury-Mérogis pour une histoire de femme qu’à mal tourné. Fini le Brouilly et le Vosnes Romanée...


                                • pseudo pseudo 13 mars 2008 15:05

                                  @ l’auteur

                                  Avec votre gévéor, vous prendrez bien une petite madeleine.

                                   


                                  • Yohan Yohan 13 mars 2008 15:34

                                    c’est pas d’refus !


                                  • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2008 15:43

                                    Ouais, assied-toi là, Proust.

                                    C’est comment ton prénom ? Marcel.

                                    Ben, fallait le dire. Bois un coup, Marcel, et sors tes madeleines, celles qui font venir une petite larme.

                                    On est pas bien, là, chez le père Johan ?


                                  • pseudo pseudo 13 mars 2008 17:45

                                    @Sandro

                                    Ah non, d’ailleurs si je m’appelais Marcel, ce serait plutôt Marcelle.


                                  • Yohan Yohan 13 mars 2008 15:11

                                    @ Calmos

                                     

                                    Il parait que ça carburait bien plus encore avant guerre. Dans le chef lieu de canton du village où je passais mes vacances ; il y avait parait-il un bistrot (ou un lieu pour boire) toutes les deux maisons. Je crois qu’il n’y avait pas de licence


                                  • maxim maxim 13 mars 2008 16:10

                                    resalut à tous les nostalgiques et à Clairette qui nous a rejoint ...

                                    étant gamin ,en colonie de vacances à table on nous servait du vin coupé d’eau ,et un litre de pinard pour le moniteur ,cétait à St Cyr au Mont D’Or ,au château de la Baticolière ( je n’ai plus la bonne orthographe)

                                    le vin c’était du Faragui si mes souvenirs sont exacts ,on piquait le litron du mono dès qu’il avait le dos tourné pour un lamper une goulée en douce ......

                                    c’est dingue ce que le picrate était présent dans la vie des gens ....

                                    étant gamin ,on m’envoyait en course me coltiner les litres de pinard le Samedi ,la cabat était lourd ,on avait une épaule plus haute que l’autre pour compenser et malheur si on faisait de la casse ......dans le sac ça faisait gling gling gling ......

                                    Calmos ,j’ai connu les portes en bouchons plastique de toutes les couleurs ,j’avais un voisin qui avait confectionné les rideaux d’entrée de sa baraque comme ça et il en était fier ....

                                    il sortait sa table dans la cour par beau temps ,mettait le quart d’heure d’accordéon à fond ,et se tapait le coup de rouge avec les voisins ,gueulait après les gamins qui tourniquaient autour de la table ( il y avait des biscuits Gondolo qu’ils trempaient dans le pinard ...)

                                    c’était l’époque de la famille Duraton ,de Zappy Max et le crochet radiophonique ,de cent francs par seconde ,et du lampiste le Guignon ......

                                    j’ai oublié le Cramoisay et la Cuisse de bergère ,les vins du Dimanche ......

                                    c’était l’époque ou je jouais au docteur avec ma voisine qui venait en vacances à la campagne ,sa grand mère nous avait surpris ,je lui prenais la température avec un crayon d’ardoise ...

                                    j’ai pas eu droit a mon verre de Gévéor ,mais a un bon coup de manche a balai sur la tronche ....


                                    • maxim maxim 13 mars 2008 16:20

                                      j’ai plussé tout le monde et bravo à l’auteur pour cet article qui nous replonge dans une époque ou nous étions heureux de vivre malgré une vie plus difficile .....

                                      j’ai eu vraiment du plaisir .....


                                    • Yohan Yohan 13 mars 2008 16:27

                                      @maxim

                                      La température. Sous le bras, bien sûr ?


                                    • maxim maxim 13 mars 2008 17:24

                                      @ Yohan ....

                                      bien sûr ,sous le bras ....à quel autre endroit prendrait on la température d’ailleurs ?


                                    • maxim maxim 13 mars 2008 17:29

                                      @ Dom...

                                      ça c’était un petit peu plus tard ,mais même pas avec cette voisine ,dommage ,étant plus grande elle ressemblait à Catherine Deneuve ...

                                       

                                       


                                    • haddock 14 mars 2008 07:57

                                      Maxim ,

                                       

                                      Gaffe , exercice illégal de la médecine , ça peur aller loin , prépares une bouteille pour le juge ...

                                       

                                       


                                    • haddock 14 mars 2008 07:59

                                      Comme Maxim j’ ai eu ma période docteur pour fille , j’ avais bonne mine avec mon crayon ...


                                    • Rosemarie Fanfan1204 13 mars 2008 16:50

                                      Bonjour à tous (sandro, yohan, lavaddi, dom, had, calmos, le furtif - et bernard). Sympa ton article Yohan, moi je me souviens dans le métro de : dubon dubonnet, j’avais 18 ans et commençait à bosser. Mon papa buvait pas de pinard mais tout cela c’est bien de notre époque.

                                      zoubis


                                      • Rosemarie Fanfan1204 13 mars 2008 21:31

                                        Salute Lavaddi smiley e tanti basgi


                                      • Yohan Yohan 13 mars 2008 16:59

                                        @Bonjour Fanfan & Clairette

                                        Heureusement qu’il y a sur ce site quelques femmes de goût pour relever le goulot


                                        • pseudo pseudo 13 mars 2008 17:49

                                          @ Sandro

                                          Sinon, oui on est bien ici.

                                          C’est peut-être parce que j’étais une fille, moi c’était plutôt le sirop grenadine et le lait qu’on m’envoyait chercher. Mais maintenant on n’envoie plus les enfants faire les courses, il n’y a plus d’épicerie et le supermarché est trop loin.

                                          Snif..

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