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Accueil du site > Culture & Loisirs > People > Hollywood et ses stars

Hollywood et ses stars

Metropolitan FilmExport 20th Century Fox Universal Pictures AlloCiné

Les actrices et acteurs américains contribuent à faire tourner l’usine à rêves qu’est le 7e Art. Mais le temps des mythes est définitivement révolu, remplacé par le box-office qui veut que les stars soient davantage tributaires des recettes que de leur talent. A eux de savoir durer en choisissant de figurer dans des films qui ont quelque chose à dire ou à démontrer. Ils doivent s’investir afin de transmettre des messages lisibles, à l’intention du public le plus large possible. La capacité d’un Jack Nicholson à s’autoparodier ou à prendre des risques lui a assuré une longévité impressionnante. C’est aussi le cas de Dustin Hoffman qui des Hommes du président à Tootsie en passant par Ray Man a effectué un parcours sans faute. Le cas également de Meryl Streep, remarquée dès son apparition dans Voyage au bout de l’enfer en 1978, et qui est devenue la valeur sûre de sa génération, s’imposant avec subtilité à chacune de ses apparitions. Kim Basinger et Sigourney Weaver eurent moins de chance. Toutes deux ont connu des revers injustes au regard de leur talent et peinent à trouver un second souffle. Née de parents comédiens Julia Roberts incarne à la perfection l’image que le public se fait de la jeune femme moderne. Tour à tour Cendrillon dans Pretty Woman, amoureuse romantique dupée dans Tout le monde dit I love you de Woody Allen ou militante dans le rôle d’une avocate écologiste qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice dans Erin Brockovitch, elle séduit et convainc avec une grâce désarmante. De même qu’il aura suffi d’une scène pour imposer une femme comme Sharon Stone et en faire une icône de la beauté à travers le monde. Mais malgré le succès de Casino, où elle était éblouissante, aucun grand rôle ne lui a été proposé. Dommage, car elle a tout pour elle, présence et talent.

Paramount Pictures AlloCiné United International Pictures (UIP) AlloCiné

Dans la catégorie " Monsieur Muscle " Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger personnifient une certaine idée du rêve américain, alors qu’un acteur comme Mel Gibson a su évoluer vers des interprétations plus complexes et durables comme dans Braveheart et une controversée, mais troisième du box-office, Passion du Christ. Quant à Harrison Ford, il est à lui seul le héros d’une galaxie de renommée mondiale et une star particulièrement appréciée des spectateurs avec le personnage d’Indiana Jones qui rebondit d’opus en opus et alourdit inopinément le portefeuille des producteurs. Vedette de la télévision et fils d’une star du grand écran, Michael Douglas rafle la mise du cinéma d’aventure avec A la poursuite du diamant vert et Le diamant du Nil, tandis que Bruce Willis frappe fort en monsieur tout-le-monde obligé de se transformer en homme d’action dans Piège de Cristal, puis Cinquante-huit minutes pour vivre. Passé derrière la caméra, Robert Redford est parvenu avec aisance à négocier entre l’exigence de l’acteur à celle du metteur en scène et prouvé sa remarquable adaptabilité, ayant réussi cette conversion d’évoluer sans se renier. Quant au talent de Tom Hanks, il n’a cessé de se confirmer dans le choix de ses producteurs : malade du sida dans Philadelphia, simple d’esprit dans Forrest Gump, capitaine dans Il faut sauver le soldat Ryan, il impose sa présence sans effets inutiles, misant sur la rigueur et la discrétion. Leonardo Di Caprio, qui triompha en début de carrière en héros romantique, a su varier ses prestations et choisir des rôles diamétralement opposés avec le même succès, n’hésitant pas à prendre des kilos pour mieux camper un personnage. Comme Johnny Depp, qui bénéficie d’une aura sans tache grâce aux films de quelques cinéastes culte, tel que Tim Burton, et à la série très populaire des Pirates des Caraïbes.

 Sharon Stone. Océan Films

 Julia Roberts Sharon Stone

La fin des années 1980 a marqué l’époque des "success stories". Nicole Kidman, associée un moment à la célébrité de son mari Tom Cruise, notamment dans Eyes Wide Shut, vole dorénavant de ses propres ailes auprès de réalisateurs aussi différents que Baz Luhrmann pour Moulin-Rouge, d’Alejandro Amenabar pour Les Autres ou de Lars von Trier pour Dogville. Sa carrière ne semble pas marquer de temps mort et elle a su également se sacraliser en devenant l’égérie d’une griffe célébrissime dans le monde entier, ouvrant la voie à des actrices comme Sharon Stone plus populaire aujourd’hui sur les pages de publicité que sous la plume des critiques cinématographiques. Elle a également reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour sa composition de l’écrivain Virginia Woolf dans The Hours de Stephen Daldry en 2001.

 AlloCiné AlloCiné Pathé Distribution AlloCiné

Aujourd’hui les caméras sont particulièrement braquées sur deux fringants quadragénaires George Clooney et Brad Pitt associés à un fougueux trentenaire Matt Damon, tous trois surfant sur la vague hollywoodienne qui déferle sur nos écrans avec pas mal de succès, il faut le reconnaitre. Des visages de femmes sont apparus eux aussi, dotés d’un indéniable charisme : celui de Catherine Zeta-Jones a fait les beaux jours de Chicago, Hilary Swank sait affronter sans sourciller le vétéran Clint Eastwood qui lui donne la réplique et la dirige dans Million Dollar Baby ( 2005 ), Scarlett Johanson plaît tant à Woody Allen qu’il en fait l’héroïne américaine de son très british Match Point et inspire la prometteuse Sofia Coppola qui l’a engagée pour Lost in Translation ou Uma Thurman qui s’est révélée un véritable concentré de vengeance dans les Kill Bill 1 et 2.

Catherine Zeta-Jones. TFM Distribution Scarlett Johansson. TFM Distribution

 Zeta-Jones dans Chicago Scarlett Johanson dans Match Point

Enfin les juvéniles Ewan McGregor et Natalie Portman profitent du succès planétaire de la nouvelle trilogie Star Wars pour envoûter un public junior, voire senior, et ces nouveaux et nouvelles venus nous rassurent sur le bon état de santé du 7e Art. Tant qu’il y a des stars, il y a des films et les salles obscures n’ont pas fini de nous faire vivre des nuits blanches...

Pour prendre connaissance de la liste complète des portraits d’actrices et d’acteurs du 7e Art, cliquer ICI

Bac Films Warner Bros. United International Pictures (UIP) 


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7 réactions à cet article    


  • djib 28 mai 2010 13:13

    Tout ça pour quoi ?


    • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 28 mai 2010 14:33

      Cet article a été pris directement par AgoraVox sur mon blog, sans doute parce que les responsables pensaient que le sujet pouvait intéresser quelques-uns de leurs visiteurs. C’est la raison qu’ils m’on donnée. Et elle peut se justifier. Il a un grand nombre de personnes qui se passionnent pour le 7e Art. Et on ne compte pas le nombre des dévots des stars.


      • LE CHAT LE CHAT 28 mai 2010 15:03

        Il nous manque un peu les comiques dans cette liste , les Ben Stiller , Owen Wilson , Leslie Nielsen , Steve Carel , Vince Vaughn ,Jason Biggs , Ashton Kutcher et tant d’autres qui nous font tant marrer . merci à eux aussi !


        • Shaytan666 Shaytan666 28 mai 2010 18:36

          Mel Gibson n’est pas Américain, il est Australien, enfin moi je dis ça et je dis rien !


          • Surya Surya 28 mai 2010 19:46

            J’aime bien aussi quand les acteurs sont moins connus. J’arrive mieux à rentrer dans l’histoire quand c’est le cas. Si je vois un film avec Johnny Depp, Tom Hanks (génial acteur !!), Robert Redford... je vois surtout Johnny Depp, Tom Hanks et Robert Redford. Comme en 1992 où je suis allée voir Gérard Depardieu découvrir l’Amérique.  smiley ou quand je voyais autant Depardieu que Cyrano, parce que j’aime beaucoup cet acteur. Au bout d’un moment, on a du mal à oublier la star derrière le rôle. Ces immenses acteurs sont des valeurs sûres et on est évidemment très rarement déçus par leur prestation, et je ne suis pas trop génée si un acteur très connu a tendance à rester d’un film à l’autre dans son style de jeu personnel, c’est d’ailleurs ce qui fait que je suis une immense fan de Louis de Funès par exemple, mais j’aime aussi quand un acteur me surprend, quand il est un véritable caméléon, passant d’un rôle comique à un rôle plus dramatique par exemple, quand il change totalement de style de jeu, et quand la transformation se situe aussi au niveau de son physique.


            • Jean-paul 29 mai 2010 04:23


              @ l’auteur
               Vous devriez aller plus souvent au cinema .

              Nicolas Cage
              John Travolta
              Gene Hackman
              Pierre Brosnan
              Daniel Craig
              Beneficio del Toro
              Kevin Spacey
              Russel Crowe
              Eddie Murphy
              Sean Penn
              John Malkovitch
              Edward norton
              Adrian Body
              Joaquim Phoenix
              Wesley Snipes
              Robin Williams
              Vin Diesel
              Collin Farrel
              Al Pacino
              Bruce Willis
              Anthony Hopkins
              Kevin Costner
              Robert de Niro
              Andy Garcia
              Quentin Tarentino
              Will Smith
              Denzel Wahington
              Cameron Diaz
              jodie foster
              Cate Blanchett
              Glen Close
              Emma Thompson
              Keira Knightley
              Whoopy Goldberg
              jennifer Lopez
              Demi Moore
              Michelle Pfeiffer
              Kate Winslet
              Sienna Miller
              Eva Mendes
              reese Wilherspoon
              Sarah Jessica parker


              • jack mandon jack mandon 29 mai 2010 07:50

                Armelle,

                J’avais quelques préjugés sur le cinéma américain, habitué que j’étais au cinéma français de mon enfance qui représentait souvent le théâtre filmé, l’importance du texte, l’intimisme de la communication.
                C’est vrai qu’avec la couleur et le grand écran des années 50 ce fut la révolution spectaculaire.
                La virtualité gigantesque qu’il véhicule contribue à nous couper du réel.
                Mais au fond qu’est-ce que la réalité ?
                Ne sommes nous pas devenus les acteurs d’une vie onirique qui nous échappe sur les écrans du nouveau monde ?
                Essayons de cultiver la flexibilité pour ne pas sombrer dans la folie.

                Merci pour ce moment de réflexion.

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