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Accueil du site > Culture & Loisirs > People > VIDÉOS : Booba et Kaaris, « artistes » du XXIe siècle, foutent le dawa à (...)

VIDÉOS : Booba et Kaaris, « artistes » du XXIe siècle, foutent le dawa à Orly

L'un, de son vrai nom Élie Yaffa, a demandé l'autorisation de se faire appeler « Booba » à Chantal Goya, dont une des chansons raconte l'histoire d'un adorable ourson nommé Bouba, pour qui le rappeur a, paraît-il, beaucoup de respect ; l'autre a un nom de scène (Kaaris) qui ne veut carrément rien dire (dans le civil, il se nomme Okou Armand Gnakouri).

Les deux zigotos, ça leur fait au moins un point commun, se déclarent musulmans. Booba, dans le milieu très tolérant du rap, a dû fermement démentir être juif (mieux vaut prévenir que guérir) ; quant à Kaaris, il a dès l'âge de 6 ans rejeté la tradition chrétienne de sa famille (c'est en tout cas ce qu'il affirme). 

Love Story

Tout avait commencé entre eux par une belle amitié. « Kaaris, c'est mon enfant, mais je ne l'ai pas déclaré à la mairie », avait un jour déclaré Booba. Celui-ci avait en effet lancé la carrière de Kaaris en 2012 avec un titre sobrement intitulé Kalash (abréviation de Kalachnikov). Vu plus de 30 millions de fois sur YouTube. Un must, au clip lui aussi très "sobre", dixit les Inrocks

Pour ceux qui aimeraient le fredonner avec les deux charmants rappeurs, voici les paroles (on reconnaît bien, avec un peu d'imagination certes, l'influence de Chantal Goya) :

JPEG - 28.4 ko
Booba

Sors les kalash comme à Marseille
Bah ouais Morray
Izi

Tes négros n'ont pas d'oseille
Dans la street tout se monnaye
Les vrais savents, on se connaît
Anti-hess on se connaît
J'ai des gros bras la chatte à Popeye
Crache-moi d'ssus j'te lance une bouteille
Difficilement je trouve le sommeil
Menton pointé vers le soleil
M.O.L.O.T.O.V cocktail
J'te baise j'te laisse à l'hôtel
J'passe aux Lamborghini, Maybach, Phantom tu restes à l'Opel
J'suis dans l'textile #SoniaRykiel
J'gère le biz à l'américaine
J'me taperai bien une Dominicaine
J'la metterai ienb' tout le week-end
J'la metterai ienb' tout le week-end
Downtown, j'ai vue sur Brickell
Wallah j'suis frais, j'suis nickel
Tirelire est pleine, j'ai haine habituelle
J'parle comme un romanichel
T'as l'swag à Sacha Distel
Fortuné tah Elf Aquitaine

T'es sur le banc, j'suis capitaine

JPEG - 19.9 ko
Kaaris

Montre en diamants, lunettes de soleil
Sors les kalash comme à Marseille
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
Moi et mes kheys on part sur la Lune, amuse-toi bien en Meurthe-et-Moselle
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?

J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?

2.7.0. toujours plus haut, la République me suce le tuyau
Monsieur l'agent j't'enfonce le triangle (Sevran !) et le
gilet fluo
J'veux faire des sous mais j'suis paresseux
J'aime pas ta gueule j'te baise ta reu-ssœu
J'n'ai qu'confiance qu'en mon Desert Eagle
Et en Zizou dans les arrêts d'jeu
Elle est dans la chambre elle est sous les draps
J'ai des jambes à la place des bras
Elle pense que j'suis en train d'la doigter (hum hum)
J'lui mets mon gros doigt d'pied

Mes deux questions préférées :
Qu'est-ce que j'vais faire de tous ces deniers ?
Si j'te fends le crâne en deux, quel œil va s'fermer le premier ?
Continue à glousser, j'te fume et j'roule un trois feuilles

JPEG - 23.1 ko
Booba

Tes ongles continuent à pousser tu pourras griffer ton cercueil (2.7.)
J'ai la prose qui tue et, même ton corps reconstitué
On n'sait toujours pas qui tu es, ta grand-mère la
prostituée


Montre en diamants, lunettes de soleil
Sors les kalash comme à Marseille
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?

Moi et mes kheys on part sur la Lune, amuse-toi bien en Meurthe-et-Moselle
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?

JPEG - 38.5 ko
Kaaris

J'ramasse deux trois galériennes, partie de jambes en l'air
Punchline anti-aérienne, si j'lâche des paroles en l'air
Laisse tomber morray, c'est la guerre !
Le motif du crime c'est la 'zère
Nique sa mère, même une sexagénaire
La juge m'a dit que j'exagère
Mais nique sa mère là-celle aussi
Son arrière grand-mère aussi

Rien à envier à ces hommes, leur meuf est bonne, la mienne aussi
Scène du crime c'est moi l'reur-ti
J'suis en couleur, t'es mal sorti
J'suis Marlo Stanfield, ta mère la hyène, t'es McNulty
J'te nique ta life gratuit, y'a pas d'quoi !

J'suis l'meilleur cela va d'soi
B.2.O.B.A. escroc mafieux comme Charles Pasqua
Vulgaires fautes de grammaire, sirote du Jack de grosses mamelles
J'voyage en jet, j'prends l'Eurotunnel
J'me sens comme dans la chatte à ta mère
Montre en diamants, lunettes de soleil
Sors les kalash comme à Marseille
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
Moi et mes kheys on part sur la Lune, amuse-toi bien en Meurthe-et-Moselle
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?
J'vais faire de tout cet oseille ? j'vais faire de tout cet oseille ?
Ma question préférée : qu'est-ce j'vais faire de tout cet oseille ?

Breaking Bad

Mais toutes les belles histoires d'amour ont une fin. Et, comme chacun sait, elles finissent mal, en général. Booba s'est ainsi disputé avec deux autres grands poètes du temps présent : Rohff (Housni M'Kouboi) et La Fouine (Laouni Mouhid). Kaaris, dans ce moment douloureux, ne l'a pas soutenu. "Un abandon resté en travers de la gorge", pourtant bien profonde, "de Booba", selon Le Figaro.

Depuis cet épisode fâcheux, les deux amoureux des armes à feu se chauffent, se taquinent sur les réseaux sociaux. En avril dernier, Booba avait provoqué son ex-boy friend en relayant un montage sur Instagram reprenant sa réplique “J'peux reprendre ton flow, c'est moi qui te l'ai donné” extraite du morceau Caracas. Les hostilités redoublèrent.

Insensiblement, le poison de la haine infusa dans le sang des deux mâles. Et ce qui devait arriver arriva, en ce chaud mercredi 1er août 2018.

Les "deux artistes" (dixit Le Figaro... qui n'a pas peur d'utiliser le même terme pour désigner Michel-Ange et Booba) se sont battus avec leurs clans respectifs dans l'aéroport d'Orly. Une scène mémorable, filmée sous tous les angles, qui a sidèré la foule des voyageurs par sa violence.

Booba, vêtu d'un magnifique tee-shirt noir, et Kaaris, habillé d'un très saillant haut gris, se livrent à une lutte sans pitié. Enfin... Booba et ses associés sont tombés à 4 contre 1 sur Kaaris... On reconnaît là le côté chevaleresque de cette engeance.

Le combat s'est déplacé jusque dans une boutique duty-free. Des bouteilles de parfums ont été utilisées comme projectiles. Dieu, comme c'est astucieux !

Booba a même eu la présence d'esprit de se saisir d'un flacon de parfum ("Allure Homme Sport" de Chanel) pour frapper son ancien compère (l'homme a manifestement du goût) :

[MODE CONSPI ON] A se demander si toute cette bagarre n'était pas une simple mise en scène orchestrée par la marque de luxe française pour redorer son image... Booba faisant, chacun l'accordera, un extraordinaire ambassadeur pour rendre Chanel "tendance" dans les quartiers populaires. [MODE CONSPI OFF]

Performance artistique ?

Mieux, Booba et Kaaris, dans leur combat d'anthologie, n'auraient-ils pas voulu rendre hommage à Adriaen Brouwer, ce peintre et dessinateur des Pays-Bas méridionaux, trop peu connu, spécialisé dans les scènes de genre ?

La scène que les smartphones ont immortalisée ce 1er août 2018 à Orly rappelle en effet grandement sa toile intitulée (en anglais) Peasants Brawling over Cards, autrement dit Paysans se bagarrant aux cartes. La datation de cette huile sur chêne est incertaine ; on l'estime entre 1606 et 1638. Mais il n'y aurait rien d'étonnant à ce que Booba et Kaaris, visiteurs assidus du Louvre, la connaissent.

Brouwer peignit exclusivement des scènes de la vie paysanne et de tavernes – danses paysannes, joueurs de cartes, fumeurs, buveurs et bagarres –, caractérisés par une grande vivacité des caractères et par un sens de l’observation remarquable. De quoi séduire nos fins rappeurs.

Dans la performance des deux rappeurs, le parfum Chanel Allure Sport que Booba saisit pour fracasser la tête de Kaaris remplace, sur la toile de Brouwer, un pichet en terre cuite.

Herméneutique

Dans le jeu des interprétations (délirantes), ne pourrait-on pas voir aussi dans le geste de Booba un paradoxal signe de réconciliation, voire une déclaration d'amour ? Il ne semble en effet pas anodin de parfumer l'homme que l'on est en train de rosser, surtout lorsque l'on sait toute la sensualité qui est attachée au parfum utilisé :

"Jacques POLGE a créé ALLURE HOMME SPORT autour des 4 facettes, fraîche, sensuelle, boisée et épicée qui composent ALLURE HOMME. Au sein de cette création, la facette fraîche prend délibérément le pas sur les autres facettes et s'allie à une nouvelle sensualité. Une fraîcheur pétillante et vivifiante, une sensualité naturelle et lumineuse, exaltant la senteur de la peau nue au grand air... pour dessiner une allure infiniment séduisante.

Une composition qui joue sur la tension entre fraîcheur et sensualité.
La fraîcheur pétillante de la mandarine d'Italie, relevée d'un accord cristallin, ouvre sur les notes franches et intenses du bois de cèdre.
La fève tonka du Venezuela, sensuelle et amandée, associée aux notes enveloppantes de muscs blancs, offre un sillage intense et profond."

Si ça n'est pas une déclaration d'amour viril, ça y ressemble...

Épilogue de cette performance artistique : Kaaris, l'enfant de Sevran, tente de prendre la fuite, mais est poursuivi par le « Duc » de Boulogne-Billancourt. Victoire du 9-2 sur le 9-3, des riches sur les pauvres, du "gosse de riches" sur le migrant venu de Côte d'Ivoire. Tout un symbole. Et oui, le monde est injuste et Booba, incarnation parfaite du capitalisme le plus sauvage, est là pour le rappeler. Un bon gros shoot de principe de réalité.

Victorieux, torse nu et fier, Booba, le Sarkozy du rap, salue élégamment son partenaire de boxe thaï en fuite, et l'invite à aller faire soigner ses blessures (l'élégance à la française, façon Pierre de Coubertin) : « Eh quand on parle faut assumer ! Va à l'infirmerie gros ! »

Belle image au passage de la ville de Paris, que tous les touristes du monde apprécieront, à faire pleurer de rage, on l'espère, Anne Hidalgo :

Poètes maudits

Les rappeurs ont été placés en garde à vue, comme onze autres personnes qui ont participé à la rixe, par des policiers qui manquent sans doute de sens artistique. Savent-ils au moins, ces tristes hommes de loi, qu'une citation de Booba a été proposée en 2015 comme sujet d’un partiel à l’université Paris-Sud ?

Savent-ils, ces casseurs de performance, que Booba est étudié à la prestigieuse université américaine de Harvard ?

Savent-ils, ces briseurs de rimes, que les Inrocks le considèrent comme un "redoutable poète" ? Comme l'URL d'un article en atteste, le magazine branché s'était même demandé initialement si Booba n'était pas "le dernier grand poète français"  :

Souheil Medaghri estime ainsi que l'on peut parfaitement comparer Booba à Baudelaire, ou encore à Céline ; il nous explique (à nous, pauvres gueux qui ne savons pas voir le Beau partout où il se trouve) :

"Ce qui frappe d’abord, c’est à quel point son écriture est imagée (...). Son écriture est hyper cinématographique, comme une suite de flash, ou des tableaux sonores. Il ne va pas dire “nique la police”, mais “j’ai roté mon poulet rôti et recraché deux îlotiers”. Ses textes sont pleins de petites vignettes, incongrues et visuelles qui vous explosent au visage. (...)

Le regard qu’il porte sur la société est tout à fait en phase avec le monde d’aujourd’hui. Les valeurs qu’ils défend sont hyper cohérentes, et peuvent toucher tout le monde. (...)

Baudelaire et Booba utilisent le symbolisme comme clé de voûte de leur approche de l'écriture. (...) Là où Baudelaire va dire “Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage parsemé de ça et là par de brillants soleils”, Booba va dire “Ma jeunesse a la couleur des trains, rer C, pendant le trajet je devais de percer”. La démarche poétique est exactement la même (...).

Il y a tellement de points communs [avec Céline], du style d’écriture au personnage, jusqu'à la vision de la vie. Sur le style littéraire, ils préfèrent le style parlé, cru et jouent beaucoup sur les rythmes et les sonorités. Ils ont une approche calculée dans leur utilisation de l’argot et n’hésitent pas à déformer la langue française pour rendre leur style plus rapide et efficace. Dans le fond, il y a chez les deux une certaine noirceur de la plume, un nihilisme omniprésent et un mépris général des hommes.

(...) Aussi, un certain mépris envers leur propre discipline, là où Booba dit “fuck être un lyriciste négro j’suis la pour ramener les chèques”, Céline ne dit écrire que pour s’acheter un appartement. Une sorte d’impertinence revendiquée (...)."

Trève de plaisanterie.

Légitime défense : chacun se renvoie la baballe

À la suite du pugilat de ce mercredi, le hall 1 de l'aéroport d'Orly a été fermé au public. Le compte Twitter des aéroports de Paris invitait les usagers à suivre l'actualité de leur vol sur le site parisaeroport.fr.

Si le trafic aérien n'a pas été interrompu, plusieurs retards ont été à déplorer.

Les deux multi-millionnaires seront-ils sévèrement punis, comme ils le méritent, ou bénéficieront-ils de la clémence habituelle de la justice ? Tout porte à croire que, s'ils se sont permis un tel accès de violence à l'intérieur même d'Orly, c'est qu'ils sont habitués à une certaine impunité.

Sans grande surprise, les deux camps en présence se sont renvoyés la faute, par la voie de leurs avocats respectifs.

Mercredi soir, Me Arash Derambarsh, qui représente Kaaris, a livré au Parisien la version de son client. Le rappeur de Sevran «  attendait à l’aéroport avec trois de ses amis, son DJ et son manager lorsque Booba est venu vers lui, relate-t-il. Ce dernier l’a insulté, lui et sa famille. Lorsque Kaaris s’est levé, des proches de Booba se sont alors rués vers lui pour le frapper. C’est clairement une agression contre mon client », estime-t-il. Et d’ajouter : « Il était en minorité avec ses proches face à Booba et son clan, qui, eux, étaient plus d’une dizaine. Mon client était en situation de légitime défense et les vidéos le prouvent. »

De son côté, Me Yann Le Bras, avocat de Booba, avait jugé au contraire « qu’un groupe d’individus comprenant le rappeur Kaaris s’en (était) pris à Booba qui était sur le point d’embarquer  ». « Il est clair sur les vidéos que ce groupe est arrivé de façon agressive et déterminée et a tenté de l’encercler, avait-il tranché. À partir de ce moment-là seulement, Booba et ses accompagnateurs se sont défendus jusqu’à disperser ce groupe agresseur ».

Comme on le voit, la virilité a ses limites. Assumer leurs actes, ces gars-là ne savent pas faire. Booba, 41 ans, et Kaaris, 38 ans, se comportent comme deux gamins attardés, qui, dès qu'ils se font choper par la maîtresse d'école (ou le flic), se défaussent sur leur petit copain. "C'est pas moi, c'est lui !", "Non, c'est lui qu'a commencé ! ", "C'est celui qui dit qui l'est", "Ta gueule, connard, c'est toi !", "Arghhhh !"

On ne sait pas ce que diront les vidéos, pour départager nos deux zouaves. En tout cas, il y en a une qui a pris en flagrant délit un petit malin, qui a profité de l'occasion, trop belle qui lui était donnée, pour voler :

De quoi nous rappeler les récentes scènes de pillage qui, à Paris (et ailleurs en France), avaient quelque peu gâché la fête suite à la victoire des Bleus en Russie...


Moyenne des avis sur cet article :  3.2/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

79 réactions à cet article    


  • cassini cassini 2 août 08:33

    Les sociétaires de la Comédie Française ne donnent pas ce genre de spectacle. Chacun va applaudir et justifier le statut du genre d’artiste qu’il veut, hein. 


    • Paul Leleu 2 août 15:18

      @cassini


      les bobos de la presse oligarchiste nous ont vendu par le passé le jazz et le rock de la même manière... je comprends pas où est le malaise... c’est vrai que Booba c’est comme Céline... Le Figaro qui nous a vendu Johnny Hallyday comme le successeur de Charles Maurras sait de quoi il parle... 

      l’article était très drôle et bien écrit... 

      méfions nous de mépriser les rappeurs et d’admirer les rockers... le rap c’est juste du rock pour basanés... une question de mode...

    • zygzornifle zygzornifle 2 août 08:55

      C’est leur dernier clip ? il ne restera plus qu’a le mettre en musique .....


      L’absence de Benalla et de Crase s’est fait remarquer .....
      Macron va les inviter rapidement a l’Elysée , ce sont des premiers de cogner.....

      • V_Parlier V_Parlier 2 août 14:04

        @zygzornifle

        Et oui, voilà deux remplaçants tous trouvés ! smiley
        A l’auteur : Merci pour ce récit si drôlement rédigé mais qui, après les rires, nous ramènent à la réalité : Un caillera reste une caillera, même (et surtout) avec des biffetons plein les fouilles. Et quand elles sont à ce niveau elles se croient vraiment tout permis.

      • Paul Leleu 2 août 15:14

        @V_Parlier


        bah... on se fout de la gueule de ces caillera qui ont fait Harvard, mais on admire encore nos rockers millionaires pour blancs... je comprends pas la différence... 

        dans le passé ausssi on a essayé de nous faire croire que les Beatles c’était comme Mozart et les Rolling-Stones comme Beethoven... et le Figaro nous a vendu Johnny Hallyday comme un successeur de Baudelaire... 

        le rap c’est juste du rock pour basanés ou du jazz pour banlieusards... 

      • V_Parlier V_Parlier 2 août 17:26

        @Paul Leleu
        Pour le rap je vous laisse juge. Pour le comportement des « artistes » et leurs paroles c’est autre chose (eussent-ils chanté cela sur du Mozart). Je n’ai par ailleurs jamais adulé aucun artiste ou chanteur populaire, même si j’en ai écouté, des blancs, des noirs, etc... Mais qui n’étaient pas des bandits.


      • zygzornifle zygzornifle 2 août 08:58

        PT ils auraient étés a bord de l’Aquarius ils auraient fait un trou dans la coque et le bateau aurait coulé ...... 


        • rugueux 2 août 09:03

          Le rap est une nuisance sonore et les rappeurs une nuisance sociale...


          • Paul Leleu 2 août 15:10

            @rugueux


            non... le rap est un descendant du jazz et du rock... c’est une magnifique musique afro-américaine qui correspond à nos racines ancestrâles et à la liberté moderne... faut vous mettre à la page... 

            c’est pas parce-que vous êtes bloqué dans vos clichés passéistes qu’il faut critiquer ce que vous ne comprenez pas... 

          • Nobody knows me Nobody knows me 2 août 15:35
            @rugueux

            Le rap est une nuisance sonore et les rappeurs une nuisance sociale...

            Vous avez dû écouter les mauvais artistes... Évidemment, si votre expérience du rap se limite à du Booba, à chaque fois qu’il fout la merde avec sa clique de débiles, vous devez avoir une piètre opinion de ce genre musical...
            Remontez juste un peu dans les années 80-90, là ça valait le coup.

          • Aurevoiràjamais Aurevoiràjamais 2 août 22:54

            @Nobody knows me

            Pour acheter la paix social nos sociétés se sont mises à financer des racailles (Merci Jack Lang). Leurs musiques ne sont qu’une succession de samples ; des montages médiocres utilisant des morceaux connus !!!

            Pas de compo, pas de zicos sur scène, qu’une bande de cinglés sautant et criant dans leurs « Mike »...osez encore comparer au Jazz où même au Rock !


          • Paul Leleu 2 août 23:04

            @Aurevoiràjamais


            vous avez des pudeurs de gazelle... on dirait un coincé défendant Schubert face aux Stones... vous êtes juste ringard... 

            le rap a remplacé le rock qui lui-même avait remplacé le jazz... 

          • bob14 2 août 09:04

            Sacré article...sur l’immigration voulu par les politichiens de la Gaule..et vous allez encore voter pour ces KHONS.. ?


            • bob14 2 août 12:15

              @bob14...Mais ou était Ben Allah le redresseur de TOR ?


            • Stupeur Stupeur 2 août 09:38

               Brut de Fabergé, le parfum des brutes épaisses ! smiley


              • gueule de bois 2 août 11:43
                Dans son genre Joey Starr avec 13 condamnations judiciaires (toujours pour violence) n’est pas mal non plus.Les bobos adorent s’encanailler. Il n’est pas violent il est ’authentique’, (Son manager, Sébastien Farran, lui reconnaît une certaine « authenticité », qui se reflète selon lui dans ses textes66.). Les doux, les calmes, eux, ne sont que des faux-culs.


                • V_Parlier V_Parlier 2 août 14:06

                  @gueule de bois
                  Lui, il a même diné avec Hollande et sa concubine de l’époque (Trierweiller il me semble).


                • gueule de bois 2 août 14:15

                  @V_Parlier
                  C’est exact, chez certains dîner avec des délinquants, c’est tendance.


                • V_Parlier V_Parlier 2 août 17:29

                  @gueule de bois
                  Certains disent d’ailleurs qu’on se préoccupe trop des cailleras sans se préoccuper de la délinquance « en col blanc » mais ceci est la preuve que non seulement l’un n’exclut pas l’autre mais que parois ces deux clans se rapprochent. (Ne parlons plus de Bena... ah non, c’est tout).


                • titi 4 août 09:17

                  @V_Parlier


                  « Lui, il a même diné avec Hollande et sa concubine de l’époque (Trierweiller il me semble). »

                  Alors que dans un de ses textes il proposait d’aller à l’« Elysée brûler les vieux ».

                  Que de chemin parcouru :p

                • Alex Alex 2 août 12:20

                  « Les deux zigotos »

                  Comment osez-vous qualifier ainsi ces modèles sanctifiés par les Inrocks, dont quelques universitaires (qui doivent sûrement assister à leurs « concerts ») vantent le talent, comme le font, plus discrètement, quelques votants d’avox ?
                  Si, comme moi, vous ne les appréciez pas, c’est que vous n’avez sans doute pas suffisamment de bon goût dans le domaine artistique. 

                  • Dom66 Dom66 2 août 17:53

                    @Alex

                    Salut Alex..comme moi, je n’ai sûrement pas oreille musicale car je préfère, les Pink Floyd ou autre Dire Straits, Mark Knopfler, donc je n’ai aucun goût dans le domaine artistique..  smiley



                  • Alex Alex 2 août 20:52

                    @Dom66
                    Salut Dom,

                    Nous n’avons effectivement aucun goût musical. smiley

                    Sans rapport avec le sujet, et si tu repasses, peux-tu demander à Cabanel s’il fait de la censure préventive ? En effet, bien que je n’ai pas commenté un de ses articles depuis plusieurs mois, je découvre que je suis désormais interdit chez lui pour « non respect de la charte. »

                  • Paul Leleu 2 août 23:07

                    @Dom66


                    vous avez juste des goûts de vieux... et voilà tout... aujourd’hui c’est le rap qu’est à la mode... il ne faut pas faire de hiérarchie, et respecter la musique des classes populaires qui est le rap... 

                  • Paul Leleu 2 août 23:10

                    @Alex

                    il y a quelques décennies, les mêmes « Inrock » et « universitaires » nous ont venté les « concerts » de rock... et entre-deux guerres, c’était le jazz... les mêmes... le même phénomène... vous êtes juste en retard d’une guerre... et votre « goût » ne montre que votre âge... désolé... maintenant, c’est le rap qui tient le haut du pavé... en attendant la suite. 


                  • Dom66 Dom66 3 août 00:47

                    @Paul Leleu

                    « vous avez juste des goûts de vieux » Oui mon coco de la musique de vieux !!

                    N’importe quoi !


                    « respecter la musique » Ha bon ? Le rap de la musique !!! première nouvelle


                    ça c’est de la musique…..https://www.youtube.com/watch?v=we53TOJyt78


                    Pourquoi aucun grand orchestre ne joue du Rap ?...


                  • placide21 3 août 13:25

                    @Paul Leleu
                    Oui il faut que la populace se défoule dans des grandes messes rock rap et foot , ce sont nos jeux du cirque ,ces divertissements (de diversion) sont nécessaires à la préservation et pérennisation de l’ordre établi


                  • Paul Leleu 4 août 18:11

                    @Dom66


                    et alors ? à ce tarif, le rock et le jazz non plus ce n’est pas de la musique... d’ailleurs les grands orchestres non plus n’en jouent pas. D’ailleurs, je ne vois pas trop le rapport avec les grands orchestres. Parce-que les grands orchestres ne jouent du Ennio Morricone que pour des raisons commerciales. 

                    Je ne veux pas être insultant. Car chacun a ses goûts. Je dis juste que ça me faire rire de voir des gens critiquer le rap, après avoir ensencé le rock, le jazz et la musique de film. Demandez-vous ce que Brahms aurait pensé de Morricone... 

                    Sur AV, on reproche au rap exactement ce que les gens reprochaient au rock et au jazz autrefois : de n’être pas de la musique. Ce qui est certainement vrai. Mais du coup, ce n’est pas cohérent. 

                    Moi je ne vois guère de différence entre le jazz, le rock et le rap, sinon une différence de générations, de classe sociale et de couleur de peau. Mais la dynamique est fondamentalement la même : appauvrissement de la musique, compensée par du pseudo-érotisme, de l’alcool, et éventuellement de la baston. Et un culte narcissique démesuré. 

                  • Paul Leleu 4 août 18:12

                    @placide21


                    entièrement d’accord avec vous. 

                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 août 18:27

                    @Paul Leleu

                    Faites moi une progression accords quatre sons , suivez les différentes substitutions possibles et donc les changements de tonalité qui en découlent...harmonie jazz ...pour les neuneus bien sur . ! lol


                  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 2 août 12:43
                    La rapp, est, en soi, l’apologie de la violence pure et sans entrave !

                    Il est à l’image de la société dérégulée, un pur chaos où seuls les forts l’emportent.

                    Le contraire de la civilisation.

                    Il n’est pas étonnant que la médiacratie en soit si fervente. C’est le nouveau modèle de notre anti-civilisation.

                    • Paul Leleu 2 août 15:23

                      @Jean-Paul Foscarvel


                      oui... avant il y eu le jazz et le rock qui répondaient exactement à la même nécessité... mais aujourd’hui personne sur AV n’oserait le dire... 

                    • cassini cassini 2 août 13:31

                      On peut voir les faits sous un autre angle. De la part d’artistes et dans un lieu public c’est une performance.


                      • Christian Labrune Christian Labrune 2 août 13:39
                        Encore un auteur qui ne comprend rien aux subtilités de l’art moderne !

                        Et pourtant, après la magnifique performance qui avait eu lieu à l’Elysée le soir de cette grande et belle fête de la musique laissée en héritage à la République par le très génial Jack Lang, cette forme d’art est devenue désormais tout à fait académique. Notre Président, qui n’est certes pas rien, avait paru beaucoup apprécier, et il serait urgent que l’UNESCO reconnût le rap français comme un trésor national. Qui ne voit qu’entre cette fort belle bagarre mise en scène dans un aéroport et les très subtiles prestations de l’artiste Benalla et de ses confrères au Jardin des Plantes ou à la Contrescarpe, l’inspiration est exactement la même ? Il y a bien là un style aussi cohérent et signifiant que celui de ce « gothique international » si facilement repérable dans toute l’Europe du XVe siècle.

                        Bon Dieu ! Il faut bien vivre avec son époque, et soutenir autant qu’il se peut l’effort des plus grands génies qui l’auront fécondée. Quand les historiens de l’avenir parleront d’une civilisation du XXIe siècle, il faudra bien leur rendre justice, à ces grands artistes. Que ne le fait-on dès maintenant ? 

                        • Paul Leleu 2 août 15:36

                          @Christian Labrune


                          oui... il y eu aussi le génial peintre français Marcel Duchamp, qui lassé d’être un peintre médiocre, délaissa les pinceaux pour exposer des urinoirs et des bidets chez Rockfeller... 

                          ce fut le début de la « modernité »... 

                          et il se trouve aujourd’hui toute sorte d’intellos académiques pour nous « expliquer » cet art auquel nous ne « comprenons rien »... le rap, je ne vois aucune différénce. C’est même mieux que Marcel Duchamp dans le genre... 

                        • Macondo Macondo 2 août 13:58

                          Bonjour. Merci pour cette intéressante découverte des abysses musicales ! « Dans la veine de Baudelaire et de Céline », selon leur baveux ? Ca ne sent pas l’acquittement ...


                          • Paul Leleu 2 août 15:26

                            @Macondo


                            pourtant il est factuellement vrai que Baudelaire et Céline ont ouvert la porte à ce genre de littérature... 

                            simplement Baudelaire et Céline s’adressent à la haute-bourgeoisie... alors que les rappeurs s’adressent au bas-peuple... mais, transposée socialement, l’esthétique est la même au fond... c’est l’art de l’ère capitaliste

                          • Macondo Macondo 2 août 21:45
                            @Paul Leleu ... Bonsoir. Tel Monsieur Jourdain, j’étais haut-bourgeois. Les bras m’en sont tombés. Si j’avais su je serais allé voter (et pas n’importe, du Fillon examiné). Par contre ce « bas-peuple » auquel s’adresseraient les deux égoutiers en pâte Fimo doit probablement être une bonne douzaine d’étages sous le statut des Irulas en Inde, déjà pas vernis par le destin, qui là-bas a encore tout son sens. S’il n’y avait qu’un seul message à faire passer aux deux unicellulaires en phase de prototypage avant cuisson, se serait clairement : « Vas-y cousin, fume le ! » Mais serais-je suffisamment audible, pour garantir l’extermination du binôme ? Un bon Bescherelle de 72 enfoncé au marteau entre les cotes flottantes (colle en tas n’a pas encore les droits). Et je découvre en plus ce nouveau concept sous votre clavier, une esthétique socialement transposée. A-t-on des nouvelles de Lepage ?

                          • Christian Labrune Christian Labrune 3 août 10:24

                            @Paul Leleu


                            Marcel Duchamp était trop intelligent pour se prendre au sérieux. Il était paresseux, préférait les agréments d’une vie facile à son art, et il avait trouvé le moyen, tout en mystifiant les crétins qui, eux, le prenaient au sérieux, de se faire une réputation. Il n’y a rien à voir entre les bricolages ironique de Duchamp et les insanités d’un mouvement comme Supports-Surfaces, une quinzaine d’années après sa mort, qui imitent servilement sa démarche sans en percevoir l’ironie et sans la moindre distance critique. L’’urinoir devenu « fontaine » par la grâce de la monstration muséale, c’étaiit une énorme plaisanterie, mais il se sera trouvé quantité d’imbéciles pour contempler la chose fort sérieusement et presque religieusement, essayant d’en dégager le « sens ». Je me souviens de longs textes d’un comique très involontaire dans les galeries du 5e arrondissement, qui présentaient des « expositions » où l’on pouvait voir, par exemple, une poutre vermoulue et noircie de quatre ou cinq mètres, posée à même le sol, non loin de quelques mètres de cordages ou de détritus artistement disposés. Pour « comprendre », il fallait lire ces textes abscons, et les imbéciles qui entraient là se sentaient évidemment très mortifiés de n’avoir pas compris immédiatement par eux-mêmes. Or, il n’y avait rien à comprendre, et ils ne le savaient pas.

                            En revanche, je ne comprends pas pourquoi vous associez Baudelaire (vous ou votre interlocuteur, je ne sais plus) à ces dérives ridicules. Baudelaire, bien qu’il ait soutenu la modernité dans l’art (Constantin Guys par exemple), savait où cela risquait de conduire, et on le voit bien lorsqu’il écrit à Manet qu’il admirait, qu’il était « le premier dans la décrépitude de son art ». L’esthétique paradoxale de Baudelaire ne l’empêche nullement d’être un poète parfaitement classique, d’une aussi grande rigueur qu’un Racine. Vous ne trouverez chez lui aucune de ces facilités inconsistantes qui farcissent les productions d’un Victor Hugo.

                          • Paul Leleu 4 août 18:01

                            @Christian Labrune


                            Baudelaire a effectivement proposé une rigueur classique dans son art (au contraire des facilités d’un Hugo). C’est vrai. Et il aurait mieux fait de s’en tenir là, à la sagesse classique ; et à l’approfondir ! (car on pourrait discuter de la facture sommes toutes rigide de sa versification). 

                            Mais c’est surtout dans les thématiques, que Baudelaire a introduit dans notre poésie un genre de nihilisme petit-bourgeois, narcissique et mou qui n’était pas nécessaire. Et c’est ce narcissisme, et non la facture classique de ses vers, qui fait son succès chez des générations de français de la classe moyenne. C’est là que le bât blesse. 

                            Ce quelque chose de hâve dans la poésie baudelérienne, qui plaît tant, mais qui n’est que le pire penchant de son oeuvre. La dépression baudelérienne tient plus au manque d’audace qu’à la dureté du destin humain. C’est là le hic. Quel que soit son talent personnel par ailleurs, Baudelaire a permis au moindre médiocre d’accuser la vie de sa propre médiocrité (je ne sais pas si vous me suivez). Il me semble que la plupart des gens cherchent chez Baudelaire une excuse à leur manque d’imagination, de générosité et d’audace : ils veulent accuser « la vie » de leurs propres insuffisances. 

                            La vie est certes dure, mais sa dureté d’excuse pas nos propres médiocrités. Je reproche à Baudelaire un manque de stoïcisme, ou quelque chose comme cela. 

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Shawn

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