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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Armaggeddon Clock, la fin programmée du cyclisme (1947-2005)

Armaggeddon Clock, la fin programmée du cyclisme (1947-2005)

En 1947 apparaissait l’horloge de la fin du monde, qui mesurait le risque d’apocalypse nucléaire pour la planète, en s’approchant plus ou moins de minuit ... Le cyclisme a lui comme épée de Damoclès le fléau du dopage qui risque de détruire ce sport si l’omerta reste la norme canonique du peloton …

En 2007, le journaliste Renaud Dely écrit l’article Arrêtez ce cirque dans le quotidien Libération, dont voici un extrait : Cette procession cycliste s’est transformée en caravane du ridicule. Si les organisateurs prétendaient vraiment sauver le vélo, ils devraient stopper la compétition. Et décréter une pause de plusieurs années, le temps de soigner ces ex-sportifs devenus des drogués […] Il est devenu totalement incohérent de continuer à publier des classements dépourvus de toute signification et à narrer une épopée qui n’a d’intérêt que pour quelques scientifiques en quête de nouvelles pharmacopées.

Pourquoi tant de haine (justifié) sur le cyclisme quand le football ou le tennis échappent souvent à l’opprobre général ? Bouc-émissaire du sport, le cyclisme concentre toutes les critiques en matière de dopage, fléau pourtant global au sport, qu’il soit de haut niveau en professionnel ou amateur … Nicolas Chaine, directeur de la communication du Crédit Lyonnais jusqu’en 1982, avance une explication : Le cyclisme est victime d’un préjugé de classe. Croyez-vous que tous les Roland-Garros ont été gagnés à l’eau minérale ? […] Or un tennisman qui se dope ne fait pas scandale, même aux yeux de gens qui sont réputés pour être bien. Savez-vous pourquoi ? Parce que les gens bien évoluent dans un monde où beaucoup de choses sont permises. Ils boivent du whisky, leurs enfants se droguent un peu … Qu’un tennisman prenne un peu de cocaïne, ce n’est pas ce qui les gênes le plus. A l’inverse, si c’est un cycliste !

Comme pour l’horloge réelle, on la fera démarrer à 23h53 en 1947, année de la renaissance du Tour de France.

On s’éloignera de 3 minutes par rapport à minuit pour une année sans problème de dopage (médiatisé), et on se rapprochera de 3, 5 voire 10 minutes par rapport à l’heure fatidique selon l’importance du scandale

  • 1947 : 23h53, Jean Robic est le premier maillot jaune d’après-guerre sur le Tour de France
  • 1948-1954 : de 23h50 à 23h32
  • 1955 : 23h37, le Français Jean Malléjac est victime d’un malaise dans le Mont Ventoux, lié à un abus d’amphétamines
  • 1960 : 23h28, à la poursuite du descendeur émérite Gastone Nencini porteur du maillot jaune, Roger Rivière se brise la colonne vertébrale dans le col du Perjuret, sur le Tour de France 1960. Une étape anodine des Cévennes a sonné le glas des espoirs du Stéphanois, qui passe du Capitole à la Roche Tarpéienne. Dans la poche du coureur français, on retrouve des produits dopants …
  • 1961 : 23h25
  • 1962 : 23h30, fausse intoxication alimentaire au poisson avarié sur le Tour de France. Au départ de Luchon vers Carcassonne, le Tour de France se réveille avec la gueule de bois et pire encore. Des truites des torrents pyrénéens manquant de fraîcheur, seraient la cause de plusieurs malaises dans le peloton, avant que Gastone Nencini et Hans Junkermann n’abandonnent mais les journalistes ne sont pas dupes des perfusions, piqûres et autres pastilles faisant partie du quotidien des coureurs dans leurs chambres d’hôtel le soir …
  • 1963-1966 : de 23h27 à 23h18
  • 1967 : 23h28, décès de l’Anglais Tom Simpson le 13 juillet sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux, après un cocktail fatal alcool / dopage … Le champion du monde 1965 ne cachait pas ses penchants pour les drogues, dans un pays où les Beatles de Liverpool rendaient publique leur consommation de marijuana via le prestigieux quotidien The Times … Autre aveu public, celui de Jacques Anquetil qui avouait dans France-Dimanche que le Tour de France ne se courait pas à l’eau claire. Aux yeux du peloton et de sa loi du silence, le Normand avait franchi le Rubicon.
  • 1968 : 23h31, départ du Tour de France à Vittel, ville d’eaux … Jacques Goddet veut éviter que la banderille symbolisée par le décès de Simpson n’emporte la Grande Boucle. Pour éviter l’estocade, on annonce des mesures anti-dopage, mais le peloton s’y oppose farouchement
  • 1969 : 23h36, le virtuose du peloton cycliste, héritier des Coppi, Anquetil et Van Looy, le Cannibale Eddy Merckx, est exclu du Giro à Savonne pour dopage. Le bénéfice du doute sera laissé au champion belge dans cette ténébreuse affaire …
  • 1970-1977 : de 23h33 à 23h10
  • 1978 : 23h15, le maillot jaune Michel Pollentier est exclu du Tour de France pour avoir triché avec une poire d’urine à un contrôle de la F.I.C.P. suite à sa victoire dans l’étape de l’Alpe d’Huez
  • 1979-1983 : de 23h12 à 22h57
  • 1984 : 23h02, Francesco Moser explose le record de l’heure d’Eddy Merckx sur le vélodrome de Mexico. Les performances passées de Coppi ou Anquetil au Vigorelli de Milan sont à des années-lumière du champion italien préparé par le professeur Conconi, tandis que le Belge se retrouve à presque 2 km/h du Cecco (49.431 m/h contre 51.151 km/h)
  • 1985-1987 : de 22h59 à 22h53
  • 1988 : 23h03, affaire Pedro Delgado sur le Tour de France, le natif de Ségovie échappe à un déclassement pour vice de forme, le produit interdit figurant sur la liste du CIO mais pas sur celle de l’UCI, mais c’est une victoire à la Pyrrhus, tant l’Espagnol perd toute crédibilité sportive.
  • 1989-1990 : 23h puis 22h57
  • 1991 : 23h02, affaire PDM sur le Tour de France, l’ensemble de l’équipe hollandaise abandonne en seulement deux étapes entre Rennes et Quimper. Une prétendue intoxication alimentaire est à l’origine du mal, mais seuls les coureurs de l’équipe d’Erik Breukink sont malades. N’est pas expert de l’EPO qui veut, l’Eldorado du dopage sanguin se trouvant en Italie et en Espagne (déjà) à l’époque, au profit du trio qui dominera ce Tour de France, Miguel Indurain devant Gianni Bugno et Claudio Chiappucci
  • 1992 : 23h04, deux exploits trop beaux pour être vrais sèment le doute chez les observateurs, le massacre du Luxembourg signé Miguel Indurain, puis l’échappée fleuve de Claudio Chiappucci vers Sestrières. Gagner le Tour sans EPO est devenu utopique …
  • 1993 : 23h07, trois trentenaires (presque) inconnus se hissent dans le top 5 du Tour de France derrière Miguel Indurain, le Suisse Tony Rominger (deux Tours de Lombardie et deux Vueltas de Espana au compteur), le Polonais Zenon Jaskula et le Danois Bjarne Riis, alors que le professeur Conconi a fait étalage de la puissance offerte par l’EPO, terminant 5e d’une course de côte amateur au mythique col du Stelvio, course à laquelle participait le Ponce Pilate de Lausanne, Hein Verbruggen, président de l’opaque UCI cachée dans sa tour d’ivoire.
  • 1994 : 23h12, le docteur Michele Ferrari fait scandale avec sa comparaison toxicologique entre l’EPO et le jus d’orange, après le triplé sensationnel de l’équipe Gewiss Ballan sur la Flèche Wallonne. Tony Rominger et Miguel Indurain portent le record de l’heure à des hauteurs insoupçonnées (53.040 km/h pour l’Espagnol, 55.291 km/h pour le Suisse).
  • 1995 : 23h15, des performances surhumaines sur le Tour de France où Miguel Indurain impose sa férule, avec une montée de la Plagne surpuissante et un chrono au Lac de Vassivière super rapide par rapport aux références des vainqueurs précédents, Greg LeMond (1985) et Erik Breukink (1990). Quant à Marco Pantani, il fait exploser le record d’ascension de l’Alpe d’Huez …
  • 1996 : 23h18, hégémonique dans les cols, le Danois Bjarne Riis enfonce le clou en gagnant à Lourdes Hautacam sur le grand plateau, Monsieur 60 % a dressé la guillotine face à des rivaux médusés, tandis que l’équipe ONCE nous refait le coup de l’intoxication alimentaire sur la Vuelta gagnée par Alex Zülle
  • 1997 : 23h21, les watts continuent d’atteindre des sommets avec Jan Ullrich à Arcalis ou Marco Pantani dans l’Alpe d’Huez, tandis que le public est conquis par ces montagnes russes d’adrénaline. Festina est tellement puissante qu’elle met 93 coureurs hors délais à Courchevel, gruppetto ensuite repêché par la direction de course.
  • 1998 : 23h31, scandale Festina, le soigneur Willy Voët est arrêté par la douane à la frontière franco-belge à trois jours du départ du Tour de France. Sous la pression des organisateurs et du président Chirac, Richard Virenque et ses coéquipiers sont exclus de la Grande Boucle … La boîte de Pandore explose et va libérer ses démons.
  • 1999 : 23h36, Marco Pantani est exclu du Giro pour un taux hématocrite à 52 %, tandis que le rescapé du cancer Lance Armstrong ramène le maillot jaune sur le Tour de France, la suspicion étant au pinacle avec les démonstrations de force du Texan à Metz et Sestrières. Le champion du monde 1993 prit gentiment le Monsieur Propre du peloton, Christophe Bassons de quitter la course car il menace l’omerta.
  • 2000 : 23h39, l’US Postal est suivie par une équipe de France 3, de l’Actovegin est retrouvée dans les poubelles de l’équipe de Johan Bruyneel, quelques semaines avant le procès Festina de Lille où Richard Virenque est défendu par Me Gilbert Collard.
  • 2001 : 23h44, le blitz de San Remo fait scandale sur le Giro, et révélation des liens entre Lance Armstrong et le sulfureux docteur Michele Ferrari. Le Texan est contrôlé positif sur le Tour de Suisse mais blanchi par l’UCI …
  • 2002 : 23h49, l’affaire Rumsas décrédibilise le Tour de France, des médicaments étant retrouvés à la frontière italienne dans la voiture d’Edita Rumsas, épouse du coureur lituanien surprenant 3e de la Grande Boucle bien que débutant sur le Tour de France à 30 ans.
  • 2003 : 23h52, le coureur espagnol de Kelme Jesus Manzano frôle la mort après une transfusion sanguine, une mauvaise poche de sang lui ayant été transmis par le docteur Eufemiano Fuentes
  • 2004 : 23h55, parution de L.A. Confidential de Pierre Ballester et David Walsh sur Lance Armstrong qui s’offre le luxe d’une vendetta en plein de Tour de France sur le coureur italien Filippo Simeoni. Les décès de Jose Maria Jimenez et Marco Pantani rappellent que certains ont payé plus fort que d’autres le fléau du dopage et l’isolement. Tyler Hamilton médaille d’or du CLM aux Jeux Olympiques d’Athènes est ensuite disqualifié par l’UCI.
  • 2005 : 00h00, le scoop de L’Equipe condamne Lance Armstrong a posteriori un mois après sa retraite sportive, après un septennat d’imposture du septuple maillot jaune qui a tutoyé la perfection, usurpé la place de vainqueur et récolté les superlatifs outre-Atlantique, bien qu’étant un paria en Europe, surtout en France. L’apocalypse est donc atteinte, le cyclisme professionnel a définitivement perdu toute crédibilité et toute légimité …
  • 2006, 00h10, l’affaire Puerto fait scandale forçant Jan Ullrich, Ivan Basso et Francisco Mancebo à quitter le Tour de France avant même le départ de Strasbourg, dévoilant un système de dopage par transfusion sanguine dont le médecin espagnol Eufemiano Fuentes est la clé de voûte, tandis que Floyd Landis est déclassé après un autre polémique quelques jours après son triomphe à Paris, trop beau pour être vrai, vu sa prouesse colossale de Morzine …
  • 2007, 00h15, deux autres scandales éclatent sur le Tour de France, le Danois Michael Rasmussen et le Kazakh Alexandre Vinokourov
  • 2008, 00h18, l’EPO CERA fait parler d’elle chez Saunier Duval, avec le cobra italien Riccardo Ricco, Leonardo Piepoli et José Cobo Acebo
  • 2009, 00h15
  • 2010 : 00h20, l’affaire Contador éclate avec l’alibi de la vache enragée, l’Espagnol est ensuite déclassé par l’UCI de sa troisième victoire dans le Tour de France. 2010 voit deux anciens parias du peloton retrouver les sommets, Alexandre Vinokourov lauréat de la Doyenne à Liège, Ivan Basso maillot rose du Giro. Fabian Cancellara défraye la chronique par son doublé Tour des Flandres / Paris-Roubaix qui alimente les rumeurs de vélo truqué à moteur, soit un dopage mécanique !
  • 2011 : 00h17
  • 2012 : 00h27, l’USADA puis l’UCI réduisent à néant le palmarès de Lance Armstrong depuis 1998, le privant de sa médaille de bronze CLM aux Jeux Olympiques de Sydney (2000) et de ses 7 victoires dans le Tour de France. Le Texan a commis le péché d’orgueil de revenir dans le peloton en 2009 et 2010, rattrapé par l’usure du pouvoir il est battu par Contador et Andy Schleck sur le Tour de France 2009, mais revient dans l’œil du cyclone. En 2012, trois anciens coureurs convaincus de dopage reviennent au premier plan, le Kazakh Alexandre Vinokourov champion olympique sur route aux Jeux Olympiques d’été de Londres, l’Espagnol Alejandro Valverde 3e de la Vuelta gagnée par son compatriote Alberto Contador
  • 2013 : 00h32, chez Oprah Winfrey en interview, Lance Armstrong avoue publiquement s’être dopé entre 1999 et 2005, mettant fin à treize longues années de vetos et de dénis sans fin, tandis que Christopher Froome écrase la Grande Boucle avec un style de pédalage inhumain notamment dans le Mont Ventoux où le Kenyan Blanc ridiculise Alberto Contador
  • 2014 : 00h29
  • 2015, 00h32, la victoire édifiante de Chris Froome à la Pierre Saint-Martin relance les rumeurs de dopage sanguin et/ou mécanique pour le leader du Team Sky, tandis que la vidéo de son « exploit » de juillet 2013 au Mont Ventoux est disséqué par tous les observateurs sur Internet …
  • 2016, 00h37, la suspicion est plus forte que jamais sur le peloton suite aux affaires de dopage mécanique. En marge du renforcement de la sécurité dans le cadre des attaques terroristes dont la France a fait l’objet en 2015, Christian Prud’homme annonce la présence de caméras thermiques sur la Grande Boucle, pour détecter de potentiels vélos dont les cadres seraient truqués pour favoriser la vitesse via un moteur caché et synchronisé avec le pédalier.
  • 2017, 00h47, l’image du vélo de Chris Froome avançant tout seul après une arrivée de la Vuelta a fait le tour du monde via les réseaux sociaux. Roi de France et d’Espagne en 2017, le Kenyan Blanc est contrôle positif au salbutamol sur la Vuelta, mais sera blanchi par l’UCI quelques jours après le départ du Tour 2018. Entre temps, le leader du Team Sku avait gagné le Giro, devenant le troisième homme après les légendes belge Eddy Merckx (1972-1973) et française Bernard Hinault (1982-1983) à détenir les trois maillots des trois grands Tours (le rose du Giro, le jaune du Tour et l’amarillo devenu rouge de la Vuelta).

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16 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 30 octobre 2018 12:39

    Le sport est néfaste pour la santé.

    Qui sont les sportifs de haut niveau a être centenaires ?


    • Hijack Hijack 31 octobre 2018 01:28

      @Ruut

      Dépasser la centaine, n’est pas le but ... l’important est de vivre le plus longtemps possible en forme.
      .

      Beaucoup de sportifs dépassent l’âge moyen en France et dans le monde. Tu as dû entendre parler de Poulidor (82 ans) ... bcp de moins vieux, aimeraient avoir sa forme.
      .

      Robert Marchand, 105 berges est un bon exemple.


    • velosolex velosolex 31 octobre 2018 10:46

      @Hijack
      On peut considérer cependant que le physique d’exception des champions leur aurait permis de vivre vieux, même s’ils n’avaient pas fait de compétition.
      Bien des coureurs sont souvent morts très jeunes. Les risques liés aux chutes, (Montserret) à la drogue qui devient une addiction ( Pantani, Van Den Brooke) , à des reconversion difficiles, donnant parfois dans le folklore plus ou moins mafieux ..Un excellent article sur un coureur, Francis Ducreux, que j’ai connu jeune 

      CYCLISME. Francis Ducreux et René Grelin, anciens coureurs du ...

       https://bit.ly/2yLum1r 


    • Axel_Borg Axel_Borg 4 novembre 2018 10:23

      @velosolex

      Il faut distinguer les morts jeunes par accident (Cepeda chute en 1935, Saint accident de la route en 1960, Coppi de la malaria en 1960, Koblet accident de la route en 1964, Monséré accident de la route en 1970, Agostinho chute en 1984, Casartelli chute en 1995, Sanroma chute en 1999, Kivilev chute en 2003), de celles directement liées au dopage (Simpson en 1967, Draaijer en 1990, Jimenez en 2003, Pantani en 2004, VdB en 2009, Gaumont en 2013)

      Quant aux cancers d’Anquetil en 1987 et Fignon en 2010, rien ne prouve que le dopage en fut la cause première ...


    • Esprit Critique 30 octobre 2018 19:49

      Quand on visionne Le Tour des Flandres 2010 gagné par le suisse Fabian Cancellara y compris les changements de vélo, il est impossible d’avoir le moindre doute, Il laisse Tom Boonen qui parait effondré comparativement, sur place dans une pente a plus de 12 % assis sur la selle, mais dans les derniers Kilomètres après le deuxième changement de vélo, Il ne repend plus une seul seconde.

      Ce serait bien que ce type avoue !


      • velosolex velosolex 31 octobre 2018 00:06

        @Esprit Critique
        Connaissez vous cette enquête faite par Jacky Durand sur le Paris Roubaix gagné par Cancellara et qui posa problème...
        La video est confondante !https://bit.ly/2OijaOO


      • Esprit Critique 31 octobre 2018 08:37

        @velosolex
        Merci, du coup j’ai Re visionné Pas mal de choses.
        Vu l’ampleur des faits avérés, Avec votre pseudo vous « passeriez inaperçu » dans un course de « vélo »


      • Axel_Borg Axel_Borg 4 novembre 2018 10:13

        @Esprit Critique et@velosolex,

        Sur le sujet du dopage mécanique, je vous conseille la lecture de l’excellent livre de Philippe Brunel « Rouler plus vite que la mort », avec le spectre de l’inévitable Lance Armstrong en filigrane ...



        • velosolex velosolex 31 octobre 2018 00:02

          J’ai suivi toute cette époque qui va de 67 à nos jours, mis à part une fenêtre de sept ou huit ans autour de la fin des années 70 où je n’avais plus le gout. Il m’est revenu en retour d’enfance. « 100 fois j’ai dit adieu à ma jeunesse, et 100 fois elle est revenue », comme disait Vialatte....

          Il faut dire que j’ai pratiqué moi aussi. Connu quelques cadors dont j’ai admiré la roue arrière. Je connais donc la souffrance qui va avec cet engin, et aussi ses joies, celle de descendre un col à tombeau ouvert, et de se dresser sur les pédales en montant. Ce que vous dites sur le vélo est vrai. Un sport de gueux autrefois....Il faut dire tout de même que contrairement au tennis, où la technique est tout de même primordiale, le vélo est essentiellement physique, exige des performances physiques hors norme au niveau supérieur, que l’on possède, ou pas, l’entrainement ne faisant que parachever un état d’excellence... Dans les années 70, les coureurs du tour de second ordre devaient travailler comme laveur de carreau, ou barman sur la cote d’azur. Un champion qui réussissait s’achetait son bistrot ou son magasin de cycles en fin de carrière.

          L’époque Hinaut et son mentor Tapie à tout changé. Un peu plus tard a surgi l’EPO ;..Il était coutumier de dire auparavant qu’on ne transforme pas un mulet en cheval de course. Avec ce nouveau dopage inédit, c’est devenu possible. Un grand désenchantement est venu, par le fait que cette aventure de guerrier quasi mythologique, tels qu’étaient les champions d’avant, ont été supplantés par des robots sortis de laboratoires, comme autant de frankenstein casqués, ayant tous la même position travaillée en soufflerie. Les gamins ne continuent plus à jouer avec des coureurs en plastique sur un tas de sable ; C’est un signe ; 


          • Hijack Hijack 31 octobre 2018 01:36

            Le cyclisme est le bouc émissaire des sports ... faut le reconnaître.

            .
            Bcp parlent de dopage, comme si les autres sports en étaient exempts ...

            Mais ... dans le vélo, au très haut niveau ... par exemple dans le Tour de France, un mauvais cycliste non dopé ... fera presque la même perf s’il se dopait, sauf qu’il serait mon fatigué à l’arrivée ... respirerait et dormirait mieux (du moins, pour les dopes courantes).

            Un crac, disons gagnant le Tour en étant dopé ... s’il ne se dopait pas sera peut être second, à condition que les autres autour de lui ne se dopent pas. Ce que je veux dire, que si les cyclistes se dopent, ce ne sont pas seulement les meilleurs, mais tous ... ou presque.
            .

            Seule solution : que tous adoptent le même régime ... et que tous soient contrôlés à l’arrivée de chaque étape du Tour, du premier au dernier.


            • velosolex velosolex 31 octobre 2018 10:37

              @Hijack
              Tous les coureurs ne se dopent pas, contrairement à une légende. Mais comme dans le domaine foot, il suffit d’acheter deux joueurs dans une équipe pour changer résultat et dynamique. Il est vrai que la tentation est grande, quand on voit que ceux qu’on dépassait vous passent mystérieusement devant la saison après. Philippe Basson ( appelé monsieur blanc) qui fut mis au banc du peloton par Armstrong, semait Virenque à l’entrainement l’hiver. Gilles Delion, grand espoir français gagna le tour de Lombardie en 90 et mit prématurément fin à sa carrière, pour la raison évoquée plus haut. Il ne pouvait plus suivre....D’autre départ, on ne peut pas considérer qu’après tout, s’ils se dopent tous, le résultat sera le même : L’EPO par exemple booste certains de 30%, alors que sur d’autres, il sera nul, voir contreperformant...Sans parler évidemment du suivi, et des techniques individuelles, sauvages, le pot belge par exemple. Destiné à ceux de seconde zone qui se feront avoir ou tomberont le nez dans le caniveau. Je pense que si l’on veut réenchanter le tour, il faudrait des décisions draconiennes. Suppression des cardiomètres, des oreillettes, fourniture des vélos par la direction, retour pourquoi pas au pignon fixe sur certaines étapes, aux équipes nationales, à un nombre très limité, (5 ?) par équipe . 


            • Hijack Hijack 31 octobre 2018 11:53

              @velosolex

              Oui, je sais bien que quelques uns sortent du lot, ne se sont jamais drogués, mais n’ont jamais été des cadors du peloton. Je n’ai plus tous les noms en tête ... mais combien de bons coureurs, gagnants d’étapes et bien classés au final, étaient appelés « Mr Propre » ... par tous les journalistes, y compris « l’Équipe » ... et plus tard, il s’est avéré qu’ils étaient encore plus dopés que les autres ... (d’ailleurs, bcp avaient d’un seul coup disparu du cyclisme). Ce que je conteste, ce sont les hypocrisies dans le jugement des uns et des autres, que c’est un des sports les plus durs et où les gains sont les plus réduits par rapport à l’effort, la peine, souffrance etc ...

              Suppression des oreillettes ... oui, ce serait bien, mais ils trouveront autre chose, maintenant que c’est entré dans les mœurs. Les cardiomètres, à mon sens, ont toute leur place dans le cyclisme, vu l’effort fourni, surtout en haute altitude ... comme les appareils de mesures de la glycémie par les directeurs sportifs. Il faut quand même évoluer avec notre époque, sans en faire trop, mais le minimum vital.

              Que l’on fournisse les mêmes vélos pour tous, ce serait aller contre la modernisation du matos, sinon on reprendrait les vélos des années d’avant guerres. Il vaut mieux laisser libre choix à chaque équipe de choisir son vélo, tout comme leur mécanique ... autrement ce ne serait plus du vélo de haute compétition. Il faut simplement les contrôler au départ et à l’arrivée.


            • velosolex velosolex 31 octobre 2018 13:47

              @Hijack
              Remettre le principe d’égalité et de suspense serait compris par le public. Les performances et les records ne veulent plus rien dire depuis longtemps. C’est quel que soit les moyens, loyaux de préférence, ce principe qu’il faut réintroduire. Arrive un moment où la technologie est stupide et n’a plus d’autre fonction que de ringardiser le matériel d’avant, le sport cycliste faisant courroie de transmission et de promotion, de matériel que même les champions refusent, car dangereux, et contre performant, comme les freins à disque...Les oreillettes en étant une autre. On doit être capable de connaitre ses limites, gérer ses efforts. Tout cela fait partie de l’intelligence de course. Un dimension qu’on a supprimé pour illuminer l’aléatoire. « On »( les sponsors) ne veulent plus prendre de risque, assurer le retour sur investissement. Le cycliste es le miroir du monde, et la roue est voilée. 


            • Hijack Hijack 1er novembre 2018 00:22

              @velosolex

              Eddy Merckx ... aux arrivées d’étapes, bcp voulaient lui casser la figure, d’autres le bousculaient en plein effort ... un type, en haut d’un col lui a donné un coup de poing à l’estomac. Tout ça pour dire, que le public, quoi que tu lui donnes, sera tjrs mécontent. Ceux qui n’aiment pas le belge voulaient simplement voir un français gagner ... Donc, le public n’a jamais rien compris ...
              Malheureusement, on ne peu plus se passer de sponsors ... et les sponsors, pour casquer, veulent du spectacle et de bons résultats, c’est humain et économique à la fois ... il n’y a pas de mécènes dans le cyclisme de haut niveau, ou de tout autre sport.

              Je ne suis pas pour hyper moderniser le vélo, juste ce qu’il faut de mécanique, que tout soit léger et solide à la fois. Ce qui fera venir le public vers la petite reine en France, c’est tout simple : un nouveau Bernard Hinault ! Il viendra un jour ... mais nul ne sait quand ; ... aux débuts de sa carrière, je pensais que Thomas Voeckler tiendrait ce rôle, mais j’ai vite compris que, malgré son grand courage et tout le reste, ne sera jamais un vainqueur de Tours (à présent retraité du cyclisme, mais tjrs dans le milieu).
              Bref, tout change ... il faut s’y faire, on ne peut plus revenir en arrière, il s’agit juste de faire gaffe à ne pas tout gâcher. 


            • Axel_Borg Axel_Borg 4 novembre 2018 10:20

              @Hijack, Velosolex

              Tout d’abord il s’agit de Christophe Bassons (et non de Philippe) pour le fameux autoproclamé Monsieur Propre du Tour de France 1999, ce pseudo Tour du Renouveau sur-vendu par A.S.O. sur le modèle du Tour de la Santé 1968 suivant la mort de Tom Simpson en 1967 sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux.

              Pour lutter contre le dopage, il faut en faire un délit pénal au niveau de tous les Etats de l’Union Européenne, suspendre à vie les tricheurs dans tous les sports, et bien entendu les taper au portefeuille en prenant tous leurs gains (y compris de sponsoring) ...

              Actuellement, ce n’est pas dissuasif, et quand on voit Valverde, qui gagne encore plus après sa suspension de 2 ans (2010-2011) qu’avant, on se dit que le système cloche encore sérieusement.

              1 Vuelta (2009), 2 Doyennes (Liège Bastogne Liège 2006 et 2008), 1 Flèche Wallonne (2006), 1 Clasica San Sebastian (2008), 1 Tour de Catalogne (2009) et 2 Dauphinés Libérés (2008, 2009) pour El Imbatido jusqu’en 2009.

              1 Championnat du Monde sur route (Innsbruck 2018), 2 Doyennes (Liège Bastogne Liège

              2015, 2017), 4 Flèches Wallonnes (2014, 2015, 2016, 2017), 1 Clasica San Sebastian (2014) et 2 Tours de Catalogne (2017, 2018) depuis son retour en 2012 dans le peloton, sans oublier sa 3e place sur la Grande Boucle 2015 à 35 ans tout en étant coéquipier du dauphin de Chris Froome, en l’occurrence Nairo Quintana (Movistar)

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